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mardi 30 août 2016

Rencontre au sommet entre le chef du corps du christ et celui du livre des visages

Voici la transcription d'un petit dialogue avec un "liseur" du forum catholique, @Aigle, qui se demande pourquoi le pape, qui se montre si sévère avec les pélagiens et dit ne s'intéresser qu'aux pauvres, reçoit un "juif richissime" périphérique. Est-ce pour crever l'écran et pour prendre la lumière? Voici une esquisse de réponse. "Cher Aigle, Vous sauriez me définir ce que c'est, vous, un pélagien, dans le concret de la vie quotidienne? Si vous y arrivez, vous êtes très fort -mais je ne doute pas que vous le soyez-. Pour moi, la vraie question est celle que pose AVVVK: le pape et Facebook poursuivent-ils le même but? Je vais vous paraître ridicule, mais de tout ce que j'ai lu sur la révolution numérique, c'est françois Fillon qui en parle le mieux. Dans Faire, il a écrit ceci (je le cite de mémoire): "Internet n'est pas seulement une mutation dans le monde, il en change l'étoffe." Le pape ne fait-il pas bien de se demander avec l'inventeur de cette nouvelle forme de communication ce qu'il en est de cette étoffe renouvelée du monde? Ce que j'en entrevois est que, sur le "livre des visages" comme dans le monde virtuel en général, on parle sans se connaître et directement d'âme à âme, avec quelquefois des "smileys" ou des clins d'œil pour animer ce que nous nous disons. Nous parlons-nous sans raison puisque nous ne nous connaissons pas? Nous ne nous parlons pas comme des avatars, nous nous parlons comme des créatures de Dieu qui existent dans le monde réel. Et tant pis si cette conversation est virtuelle! Mais que dit cette virtualité? Elle exprime et rend presque visible, pas seulement la possibilité de montrer nos vacances ou notre humeur à qui n'a aucune raison de s'y intéresser, mais la capacité d'intercession que nous avons les uns pour les autres. Quel demeure le problème de FB? En voici trois, dont les deux premiers n'en font qu'un. -Il ne faudrait pas que le dialogue avec les vivants prenne la place de la prière au dieu des vivants et des morts. -Il ne faudrait pas qu'un dialogue d'âme à âme entre des créatures qui existent se prenne pour la communion des saints. -Enfin, que dit l'interdiction qui nous est faite par le fondateur de ce dialogue d'âme à âme qui se montrent des images et s'envoient des photos, de manifester qu'il y a des choses que nous n'aimons pas? N'est-elle pas en contradiction avec ces paroles de l'Eclésiaste qui nous disent qu'"il y a un temps pour haïr" et que cela entre dans notre processus de maturation, dans ce qui fait que, peu à peu, nous pouvons sortir de la caverne et nous habituer à la lumière? Facebook n'est-il pas très "conciliaire", en ce sens que Vatican II a surtout été un rjet de l'anathème? Est-il éthique de forcer la bienveillance qui est un fruit de l'Esprit? Voilà quelques réflexions qu'en propres termes ou en creux, ont pu échanger le pape et M. Zuckerberg."

dimanche 28 août 2016

"Sur parole", une critique d'avant critique

"Le poisson est un animal d'une grande signification symbolique et spirituelle. Chez les peuples indo-européens, ils représentent la fécondité et la sagesse" (le poisson a donc un lien symbolique avec la moisson, les signifiants ne se choisissent jamais par hasard.), "en Chine, la chance et la richesse." (Je suis indo-européen, mais la Bible, qui n'est pas confucéenne, attribuait à l'huile de poisson le pouvoir de guérir les yeux du vieux Tobit). "Quant aux chrétiens, pour ne pas attirer l'attention des romains, ils utilisaient cet animal comme signe de reconnaissance." (Le poisson fut pour les premiers disciples un signe de ralliement parce que l'Evangile est une équipée sur un lac. Quand j'ai appris à Rome que l'Evangile a ouvert "l'ère du poisson" -non astrologiquement, mais spirituellement ou symboliquement-, je me suis toujours demandé s'il n'y avait pas un lien plus fort et plus caché entre le poisson et la Croix. Les chrétiens, le poisson et INRI -la traduction en latin de l'écriteau de Pilate inscrit en épitaphe sur la tombe de Jésus ressuscité: "ici gît Jésus -Iesus- de Nazareth, roi des juifs.") C'est donc une symbolique forte. Concernant les vertèbres, pas de sens caché, juste un rôle de protection de la moelle épinière." (Nous sommes des vertébrés, et nous n'y mettons pas de sens, sinon que les vertèbres protègent la moelle, qui transmet l'influx nerveux du centre à la périphérie, du cerveau aux organes, qui sont aussi des centres nerveux (le corps est un vaste organigramme). Nous sommes des vertébrés, des mammifères supérieurs, des cérébro-lésés, et nous ne trouvons pas de sens à nos vertèbres. #François Nourrissier disait que son mariage avec Cécile, sa seconde épouse, avait vertébré sa vie. Une vie sans colonne vertébrale n'a pas d'ossature, mais nous ne mettons pas de sens derrière nos vertèbres, sinon la moelle, la substantifique, celle dont on pourrait faire de l'huile de poisson qui nous dessillerait les yeux. Pour moi, comme chrétien, c'est le poisson qui vertèbre ma vie. Les quelques phrases commentées ci-dessus sont issues du livre de ma camarade Olivia Dupuy: http://livre.fnac.com/a9348946/Olivia-Dupuy-Sur-parole Ces quelques considérations délirantes en avant-goût d'une critique qui ne viendra jamais, pour te montrer, Olivia, que je suis plongé dans ton livre. J'ai eu du mal à y entrer, je n'en connais pas le dénouement (surtout, ne me raconte pas la fin), je saisis ces quelques idées au vol de la lecture, mais je te retrouve, énergique et poétique, méthodique et secrète, dans ta manière de mener cette intrigue policière. Au début je croyais que tu cousais ta narration de fils blancs: ce meurtre surune île, ces quatre suspects que l'on suit, confondus par leur passé judiciaire. Mais je n'y suis pas, tu me déroutes. "On the road again!" La déroute, the "road reading", cela fait un livre qui mérite de nous arrêter dans sa trame, de nous captiver dans ses filets. Quel jardin secret a-t-on, as-tu, pour écrire un (ou des) polar(s -ce "s" entre parenthèses est de la grammaire de nombre-)? Je suis trop cérébro-lésé, trop scholiaste, pour comprendre et m'imaginer. Je remonte des échelles, je ne fais pas le mur des jardins secrets des auteurs de romans policiers. Tu m'avais dit que tu aimais que j'aie réalisé ton rêve de jouer de l'orgue en n'ayant appris que sur le tard, avec mes deux maîtres successifs et concommitants et concommitamment mes amis. Mais tu m'avais caché tes liens avec l'Alsace, ton commissaire, est d'Hammerschwir. La vie noue les affinités et les coïncidences. Tu devrais passer quelques jours avec ton fils en Alsace auprès de nous comme Odile et Martine l'ont déjà fait. Tu as toujours pris de nos nouvelles, l'année de notre grande épreuve. Le poisson pourrit par la tête. Ainsi du monde occidental et des cérébro-lésés qui publient des critiques à clés, hermétiques et débiles. Mais les vertèbres protègent la moelle. Nous serons sauvés par la moelle. Les vertèbres protègent la sensibilité qui nous fait croire que nous avons du cœur, "et nous n'en faisons pas cas", comme disait la sainte Vierge à la Sallette.

jeudi 25 août 2016

Lettre ouverte sceptique à #ARnaud Montebourg

Cher Arnaud Montebourg, Je sors d’une première lecture de votre discours de frangy avec une impression de d’éception et de malaise d’autant plus affligeante, que je me réjouissais de votre candidature. J’avais envie de vous suivre. Est-ce définitivement impossible ? Ne concluons pas trop vite. Mais pourrez-vous dissiper mon malaise ? D’où vient-il ? Vous seriez la bonne alternative entre Marine le Pen et Jean-Luc Mélanchon. Vous n’avez ni leur commune violence, ni la xénophobie de l’une, ni le chavisme de l’autre. En 2002, le discours de J.P. Chevènement était décalé et ne faisait vibrer que les médias et que « Marianne ». Nous aurions besoin aujourd’hui de quelqu’un qui parle comme lui. Nous aurions besoin d’un retour au gaullisme de gauche, au séguinisme, d’un souverainisme raisonnable. Nous aurions besoin d’une union nationale alternative entre vous et Henri Guaino pour éviter le front des populismes. Vous incarnez un peu tout cela, mais dans un caneva tellement personnel qu’un chat républicain n’y retrouve pas ses réflexes citoyens. Vous proposez une union autour des PME auxquelles vous voulez intéresser le grand patronat et presque subordonner les grands groupes entreprenoriaux. Comment allez-vous vous y prendre ? Puisque la BPI ne remplit pas son rôle, vous proposez de créer une autre banque qui ait les mêmes missions, en utilisant l’épargne des assurances vie. Vous n’avez pas la barre sur tout le système bancaire. Vous croyez vous en sortir en nationalisant temporairement une seule des cinq grandes banques françaises. Cela suffira-t-il ? Vous proposez d’affecter 80 % des marchés publics aux PME. C’est le seul projet sur lequel vous puissiez exercer un contrôle réel. Mais envisagez-vous en même temps de réduire leurs charges sociales, sans quoi ce « made in France » d’appellation anglaise ne sera pas complet ? Mettrez-vous fin à la disparité entre les subventions accordées aux très grandes entreprises et les charges que doivent payer les petites ? Comment allez-vous organiser la république autour des PME ? La PME deviendra-elle le nouveau maître étalon de la cohésion nationale ? Comment allez-vous forcer les syndicats à s’intéresser aux PME sans changer profondément les règles de la représentation syndicale ? Coment alez-vous forcer les PME à embaucher, même un seul employé, si elles n’ont pas les marges nécessaires ? Ne risquez-vous pas de vous fourvoyer dans une version CGPME du pacte de responsabilité, mal négocié par François Hollande avec le MEDEF ? Comment est-ce à partir des PME que vous comptez égaliser les revenus du capital et du travail ? Sur le chômage, vous réactivez la vieile croyance en la formation professionnelle. Mais que n’agissez-vous en amont, en montrant que l’école doit aussi former ses élèves aux métiers de haute et det de basse qualification ? La France a besoin de manœuvres et de médecins. Que ne développez-vous une réflexion sur l’échelle des salaires et le progrès technique dans le lien qu’ils ont avec le chômage et la précarité ? Vous voulez réindustrialiser la France, mais vous ne dites pas un mot de l’agriculture. Comptez-vous favoriser la résurgence des petites exploitations agricoles ? Que ferez-vous pour démondialiser l’agriculture et redévelopper une agriculture de proximité, source d’une économie de fonctionnalité, beaucoup plus écologiques que toutes les gesticulations climatiques ?Que ferez-vous pour limiter l’agriculture industrielle et développer la filière bio ? Vous voulez réformer l’Europe. Mais vos prémices ne sont pas très encourageantes. Car vous finissez certes par parler à demi-mots de protectionnisme européen. Mais vous commencez par évoquer le protectionnisme climatique, un peu comme J.C. Cambadélis a renoncé à la fracture sociale pour parler de fracture numérique, sans lutter contre cette extension de l’illettrisme. Vous spécialisez les PME dans le thermique. Vous, le partisan du nucléaire qui vouliez à raison qu’on stope la construction de Notre-Dame-des-Landes, l’écologiste équilibré, vous faites le pas de trop en donnant dans la lubie de la croissance verte. Quelle sera votre marge de manœuvre avec la Commission européenne ? Pourquoi serait-elle plus grande que celle d’Alexis Tsipras ou, pour rester en France et sauf votre volontarisme,, de françois Hollande ou de Marine le Pen pour sortir de l’euro, ce à quoi il faudra bien se résoudre si l’Europe nechange pas et continue de rogner le pouvoir d’achat des classes moyennes et des plus pauvres ? Quelle garantie pourez-vous donner à vos concitoyens que vous pourrez peser à 1 contre 27 ? Le rapport de forces démocratiques doit aussi tenir compte de cet aspect quantitatif. En quoi le contrôle de la politique économique de l’Union Européenne serait-il plus efficace contre l’ultralibéralisme s’il était assuré par un Parlement, quand on connaît le poids des lobbys au Parlement européen ? Votre canevas républicain vous est tellement personnel qu’il est presque loufoque. Comment pourrez-vous assurer la séparation des pouvoirs en plaçant l’exécutif sous le contrôle de référrendums d’initiative populaire ? N’est-ce pas à l’exécutif d’organiser des référendums en respectant le pouvoir de pétition des citoyens ? Que vient faire le tirage au sort dans la désignation des sénateurs ? Pourquoi céder à un effet de mode et faire plaisir à Etienne Chouard ?Comment combinez-vous votre vieille fibre parlementaire et votre nouvel antiparlementarisme en interdisant la saisine du Conseil constitutionnel par le Parlement ? Et quelle est, juste après, la cohérence de cette proposition imaginative, entre la quatrième République ou le mandat impératif et un modèle encore inédit de sixième République un peu bizarre, de faire destituer un ministre par le Parlement ? Quelle sera la stabilité gouvernementale dans une telle configuration ? La politique étrangère que vous proposez est un retour à l’équilibre gaullien. Mais par quel aveuglement partisan pouvez-vous feindre de croire que françois Mitterrand n’a pas fait les erreurs majeures qui ont précipité notre pays dans le soutien au néo-conservatisme américain ?Pêle-mêle, atlantisme effréné, scepticisme face à la réunification allemande, participation à la première guerre du golfe et, last but not least, la reconnaissance dans un discours télévisé des putschistes qui avaient tenté de renverser Mikhaïl Gorbatchev, avant un rétro-pédalage sans précédent effectué dans un autre discours prononcé dès le lendemain, où les Français étaient priés de croire que leur président n’était pas naïf, et n’avait jamais cru un instant en la victoire de ces putschistes? Énorme erreur diplomatique, qui avait suivi le vichysto-résistantialisme du même homme, son retournement dans l’affaire algérienne, sans parler de la pratique très expéditive de la peine de mort de celui qui se vanta plus tard de l’avoir abolie. Quand les socialistes cesseront-ils de se contenter du droit d’inventaire et dégonfleront-ils la baudruche mitterrandienne ? Votre candidature ne doit-elle pas revenir à plus de clacissisme, si vous voulez créer une cohésion autour de votre personne ? Pourra-t-elle survivre, si elle est un mécano siparticulier ? Je vous le dis avec espoir et avec estime, si vous ne voulez pas que votre destin soit inachevé. Julien WEINZAEPFLEN

vendredi 12 août 2016

Réflexions sur le nationalisme

Le nationalisme a mauvaise presse. On lui oppose le patriotisme qu’on lui préfère. On lui préfère le patriotisme, ce nationalisme de « la terre et les morts » et de la marseillaise où notre « sang » non « impur » viendrait abreuver les sillons de notre identité. Je n’aime pas la marseillaise. Le patriotisme est un nationalisme identitaire et de civilisation. Je n’ai jamais été patriote. Ma boussole pour juger de mon nationalisme est cette citation attribuée à Maurras : « Un peu de nationalisme éloigne de l’universel, beaucoup de nationalisme en rapproche. Catholique, je suis nécessairement un nationaliste universaliste. Ma matrice nationale est adoptive, sans être naturalisatrice à tour de bras. Même si la naturalisation imite ce que fait la grâce et bien qu’un enfant ne choisisse pas les parents qui l’adoptent, l’adoption nationale, parce qu’elle est mature et devrait concerner des adultes ou des pupilles, devrait supposer l’accord de l’adoptant et de l’adopté. Mon nationalisme n’est pas civilisationnel comme l’est le patriotisme identitaire, mais il est culturel. Sa matrice adoptive suppose le choix, ou au minimum l’adhésion à un modèle historique et culturel. La nation dont je suis le natif et, en tant que tel, un adoptant de droit, est historiquement chrétienne et a tout un patrimoine culturel qu’on ne doit pas assumer en bloc, mais dont on doit accepter l’essentiel. Je suis contre la double nationalité, non seulement à cause du dilemme et du risque de trahison qu’elle fait courir en cas de guerre entre les deux nations qui se disputeraient l’allégeance du soldat, mais parce que le choix de la nationalité doit exprimer une préférence. Une origine étrangère n’exclut pas le choix préférentiel de la culture et de la matrice nationale, tout en n’impliquant pas le reniement de la culture du pays d’origine, pourvu que préférence il y ait. La double nationalité pose en outre un problème démocratique dont on parle peu : un citoyen binational a deux voix dans le monde. Je suis contre « le droit du sol » dans les sociétés multiculturelles, précisément parce que la greffe nationale n’a pas eu le temps de prendre, ni le pacte d’adoption celui d’être signé. Je ne crois pas au contrat social que l’on ne signe pas. J’estime qu’on ment à un musulman de France d’origine maghrébine en lui racontant qu’il est Français. Suis-je national socialiste ? Je lève tout de suite une équivoque que pourrait faire planer cette question provocatrice : le nazisme, qui a brandi cet étendard, était condamnable, non en tant que socialiste, mais en tant queraciste. Du reste, sa politique sociale se limitait à tarir la reproduction de la misère en éliminant les « dégénérés », et à investir l’énergie du prolétariat dans une politique de grands travaux qui réduisit beaucoup le chômage, seul point positif à porter au crédit de ce régime bestial. Je serais plutôt national socialiste en ce que, considérée extérieurement à la nation, la société est une abstraction. Le nationalisme peut incarner l’abstraction sociale, même si le danger du nationalisme culturel dont je me réclame, est de ne pas échapper à l’abstraction, à trop ignorer la terre pour éviter l’appel du sang. Alain soral se dit un national socialiste qui ne serait pas impérialiste et n’aurait pas besoin d’espace vital. Mais Alain Soral étant antisémite est raciste, et partage le fond du national socialisme allemand, même s’il ne prétend pas faire de nouvelles guerres de conquête – parfois, l’appétit vient en mangeant, mais je charge inutilement la barque -. Je remarque que le racisme sanguinaire est un avatar du patriotisme de terroir et non du nationalisme culturel, même si le nationalisme culturel n’est pas indépendant des ethnies majoritaires et autochtones. La décolonisation a purifié le nationalisme français de la tentation impérialiste. Mais la décolonisation n’est pas terminée. Je crois à l’autodétermination et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Je suis heureux que les Dom-Tom soient français. Mais si j’étais né sur ces territoires, je serais séparatiste. Et je suis partisan qu’on leur demande s’ils veulent rester Français et pourquoi. La tentation impérialiste n’est pas jugulée dans nos gouvernements extérieurs au nationalisme. Les guerres néo-coloniales de la France-Afrique ne sont pas faites conformément au génie français, mais au néo-conservatisme américain qu’on voudrait incorporer à la France. À l’origine, les guerres d’ingérance modernes ont été d’inspiration américaine, même si la tendance française à la théorisation a porté le français juif Bernard Kouchner à les présenter au nom de la France et à les imposer à l’ONU. L’imposition mondiale d’une norme nationale n’appartient pas à l’universalismefrançais. La décolonisation n’est pas terminée. Le constat est valable dans les deux sens. Les ressortissants des pays ayant accédé à l’indépendance devaient ne pas émigrer massivement, et nous devions ne pas les accueillir en masse, comme si nous avions à réparer d’avoir envahi leur pays. L’invasion est un mal, mais la réparation n’est pas un acte politique, et la tendance à l’émigration de masse des pays ayant accédé à l’indépendance, comme notre tendance à l’accueil de masse, a pillé les forces vives de ces pays et formé des génératiions d’apatrides, assis entre leur pays d’origine qui ne les reconnaît plus, et la France qui fait semblant de les avoir assimilés et qu’ils ne se sont pas assimilée. Mais les migrations ne sont pas un mal. Elles sont un phénomène inéluctable dont on ne peut que limiter l’ampleur entâchant de le contrôler. L’origine de ce phénomène est démographique et tient à la révolution des transports. On ne saurait à la fois admettre le libre échange en permettant la libre circulation des capitaux et empêcher des émigrants de venir par avion. Mais un émigrant n’est pas un migrant, et la désorganisation des pays arabes par l’afflux de migrants qui n’ont aucun désir d’Europe est un facteur de déséquilibre majeur pour les sociétés tant arabes qu’européennes. Existe-t-il un nationalisme européen ? La question s’entend ainsi : il n’existe certes pas de nation européenne, mais le nationalisme peut-il s’insérer dans une structure européenne ? Je ne vois pas ce qui s’y oppose, sinon que l’antieuropéisme systématique de tous les nationalistes français prétend avoir réglé la question. Le nationalisme impérialiste et raciste allemand a voulu bâtir une mittel europa qui se serait méfiée des puissances occidentales. En réaction, on a bâti une Europe technocratique dont le ciment était l’économie et le marché. Mais le marché ne fonde pas un peuple, ni n’entretient un désir decoalition. L’europe périt d’avoir été pensée et fabriquée par des commissaires au service des marchés et d’une paix lointaine. Il n’y a pas de paix économique. Mais l’Union européenne avait un second vice originel : sa construction s’est adossée à l’atlantisme. Le pacte atlantique a précédé de deux ans la CECA et a été négocié et signé par les mêmes, Robert schumann et Jean Monnet. L’euro n’était pas condamné de naissance à son échec actuel, qui n’est pas irrémédiable, s’il avait vraiment voulu faire concurrence au dollar pour refonder un ordre monétaire juste, et si la « zone euro » ne s’était pas ouverte à des pays aux économies trop éthérogènes, l’euro ne serait pas la monnaie de la baisse du pouvoir d’achat et du niveau de vie des européens. Le nationalisme est-il chrétien ? La question est difficile. La Bible reconnaît l’appel du sang d’abel qui doit être vengé d’un assassinat et d’un fratricide. L’appel du sang dans la genèse pouvait passer pour un patriotisme primitif, mais c’est beaucoup plus le cri de l’opprimé qui monte vers Dieu depuis les profondeurs de la terre. La matrice chrétienne est adoptive, mais la matrice adoptive du nationalisme culturel ne doit pas singer l’adoption divine. En d’autres termes, la naturalisation ne doit pas singer la Grâce du baptême. D’autre part, la construction de l’Église montre que la notion de peuple est privilégiée à celle de la terre du père, le peuple de dieu se déclarant de la patrie céleste. Cette prémice étant admise, toutes les formes d’organisation de l’exil terrestre me paraissent permises, du cosmopolitisme du citoyen du monde au patriotisme charnel de l’homme qui pense que l’incarnation se prolonge en révération de la terre, en passant par la position, qui serait plutôt la mienne, de celui qui veut faire nation pour faire peuple. Doit-on donner sa vie pour sa nation ?La forme classique de la question contient le mot patrie. J’aurais tendance à dire que, si le peuple auquel on appartient et qu’on choisit de former avec d’autres, dans le « plébiscite de tous les jours » dont parle rEnan, si ce peuple est en danger, on peut lui donner sa vie, atendu qu’il est bon de dévouer sa vie à quelque chose qui la dépasse. Mais le don de sa vie à la nation n’est pas celui chanté par LE CHANT DU DEPART : « Un Français doit vivre pour elle, pour elle un Français doit mourir ». Pouvoir n’est pas devoir, et on ne doit donner sa vie ni à la terre selon le lieu commun du patriotisme, ni à la République que désigne le Chant du départ, régime idéologique et idéologie de régime. On doit donner sa vie à son peuple, pour défendre son peuple, on à sa terre et non à une idée d'égrégation sociale ayant pris une forme de gouvernement. Le nationalisme a-t-il une forme de gouvernement ? L’hydre lepéniste, comme une résurgence de la bête immonde, a effrayé l’État et la société qui lui ont oposé un républicanisme exacerbé, qu’on peut globalement réunir sous le vocable de chevènementisme, et qui va aujourd’hui de Jean-Luc Mélanchon, l’ancien international-socialiste devenu nationaliste chavésien, ou d’arnaud Montebourg, le démondialisateur qui se soigne, à Emmanuel Macron, qui apporte au patronat l’obole du nationalisme français et républicain. (ON voit par là qu’il n’y a pas de doctrine économique du nationalisme, sinon que le libéralisme est plus américain que Français, quoique Calvin soit français...) Le chevènementisme est un nationalisme républicain, qui voudrait monopoliser la République au service de la nation, pour respecter et capter l’héritage révolutionnaire. Le lepénisme peut revêtir trois formes de gouvernement : la royauté (que drague Emmanuel Macron), la démocratie ou le fascisme. À la croisée des deux derniers se trouve le populisme. Ce mot de la démocratie, dévoyé par « nos élites » qui le sentent opposé à elles, peut désigner, soit le respect du peuple, soit la démagogie (le populisme mélanchoniste est une démagogie argotique) qui, dans le cas du lepénisme, flatterait les instincts xénophobes,dans un contexte où le racisme et l’antiracisme se nourrissent réciproquement et obsessionnellement comme l’autre nom de la peur de la guerre et de l’envahisseur. Le nationalisme doit participer à la construction du peuple tel qu’il apparaît, dans toutes ses composantes, en respectant l’origine de la nation matricielle. Je suis un nationaliste social, démocrate, éventuellement européen, populiste et non xénophobe, étant entendu que mon national populisme s’oppose à la sociale démocratie,gouvernement des corps intermédiaires qui bâtit la société contre le peuple, au détriment de l’intérêt général et au service des intérêts catégoriels. Je crois en une refondation démocratique et sociale de la nation.

Inaperçu social (II): la crise du logement

#construction des logements sociaux : politique portée par deux ministres écologistes malgré la saturation de l’espace urbain. Alternative à #la construction de logements sociaux : la réquisition des logements vides permise par la loi. Accueil des réfugiés et appel à une immigration de masse dans un contexte de #crise du logement. Traitement différencié entre les réfugiés et #les SDF à qui M.A. Carlotti n’a jamais imaginé d’offrir les 76000 logements disponibles du parc public. Impression ressentie par ceux qui vivent en France que « les autres sont mieux traités que les nôtres » #Accueil des réfugiés : @Anne Hidalgo propose d’ouvrir un #bidonville dans un quartier défavorisé de la capitale.

Inaperçu social, la fracture numérique

La #fracture numérique est à la #fracture sociale ce que #la dette écologique est à la #faim dans le monde. #Jean-Christophe Cambadélis a inventé #la fracture numérique parce que le #parti socialiste était incapable de résoudre #la fracture sociale. Le #parti socialiste a renoncé à résoudre #la fracture sociale comme la fondation #terra nova lui a conseillé d’abandonner le monde ouvrier. La #fracture numérique contribue à l'extension de l’illettrisme, mais l’administration préconise #la dématérialisation des supports. Le #parti socialiste n’a pas plus l’intention de résoudre #la fracture numérique que #Chirac ne croyait avoir prise sur #la fracture sociale. Réduire #la fracture numérique par #la dématérialisation des supports, c’est comme réduire le chômage en baissant le nombre de fonctionnaires.

jeudi 11 août 2016

L'histoire édifiante et émouvante de l'Eglise de Perse

http://www.radiocourtoisie.fr/34445/libre-journal-de-chretiente-du-4-aout-2016-la-vivacite-du-christianisme-dorient-lassassinat-du-pere-hamel-dernieres-nouvelles-de-sainte-rita/ En première partie de l'émission, l'abbé de Tanoüarn reçoit un prêtre du Prado qui raconte sa vie de missionnaire un peu comme un Père blanc, comme s'il était assimilé à la Perse, tique de langage de missionnaire. Il explique bien comment la greffe islamique n'a pris en Iran que par l'influence conjuguée du zoroastrisme et du chiisme, la première étant "la plus riche des religions extrabibliques" et le second ayant été fondé par le martyre d'Hossein, que les musulmans vivent de façon mystique, toutes choses égales par ailleurs, comme nous essayons d'incorporer la Passion de Jésus-Christ. Le P. Humblot répond ensuite à la question: "Y a-t-il des Eglises au pays des Mollahs? "Les actes de certains apôtres" désignent les Perses et les Mésopotamiens dès le récit de la Pentecôte. Si Saint-Pierre et Saint-Paul ont orienté l'Eglise vers l'Empire romain, Saint-Thomas et Saint-Barthélemy tournent l'Eglise vers la Perse. Dès le chapitre 1, Saint-Mathieu parle des mages zoroastriens "venus d'Orient", donc de la Perse. La tradition de l'Eglise d'Iran raconte que ces mages passaient chaque année une retraite dans la [caverne] en attendant la lumière, jusq'au jour où la lumière est venue. À leur retour, les mages parlèrent de Jésus. Saint-Thomas parvenant en Perse fit la connaissance de ces mages, les baptisa et les ordonna prêtres et évêques. Il y avait près d'un million de juifs au royaume de Babylone. Saint-Thomas respecta la méthode des apôtres et commença par évangéliser ces juifs. Thomas passa de la Perse et a pu aller jusqu'en Chine. Saint-Paul serait allé jusqu'en Espagne. Les apôtres seraient allés aux deux extrémités du monde connu. Les transports fluviaux faisaient marcher le commerce pendant l'Antiquité. (L'archéologie montre aussi que l'Alsace fut une marque tournante du commerce mondial: dans ce pays des Allamans (alle Mäner, tous les hommes, au contraire des Goths qui s'autodivinisent et font naître le côté terrible du pangermanisme, l'archéologie retrouve des traces des Phéniciens, des Egyptiens et, bien sûr, des Celtes). -En 410, l'Église de l'autre côté de l'Euphrate prend son autonomie après le concile d'Alexandrie où Saint Cyril condamne Nestor en son absence. L'Église d'Orient avait déjà refusé le concile d'Éphèse que l'expression de Marie "theotokos", mère de Dieu, scandalisait. L'Église la désigne comme "Marie, mère de Jésus, non pas Fils de Dieu, mais mère de notre Sauveur et de notre Seigneur. Jean-Paul II a signé un accord avec le patriarche héritier de l'Eglise nestorienne un accord reconnaissant la validité des deux formules. - Après la séparation de l'Eglise d'Orient et de l'Eglise romaine, Ctésiphon gardera toujours le désir de rester unie de quelque façon à Rome, d'où séparation de Ctésiphon et d'Antioche. L'expansion du christianisme vers le Père vers la Chine se fait sans soutien militaire, contrairement à l'Eglise impériale de Rome. On trouve des traces du credo en Chine, traduit avec des accents empruntés au bouddhisme. -L'Empire Perse et l'Empire romain étaient très affaiblis de s'être tant battus. Les invasions arabes ne leur ont pas fait peur, elles étaient dans la tradition des razzias. Ces empires n'ont pas compris le caractère spécifique des invasions du VIIème siècle. Les contacts ont été fructueux entre les abascides et les autorités de l'Église d'Orient à cause de la connaissance qu'avaient les chrétiens du Grec, de l'Arabe et de l'Araméen, d'où en partie la pénétration de la philosophie grecque auprès des Arabes. Le patriarche Timothée Ier et le checkh Al-Mahdi ont même rédigé un Dialogue sur la Trinité. Les petites gens ont été soumis, dhimis. La dhimitude était très dure après les invasions. Les siècles de soumission ont fait lâcher prise à une majorité d'anciens chrétiens devenus musulmans. L'islam s'est imposé à la Perse de cette manière. Il s'était imposé beaucoup plus brutalement aux Coptes égyptiens. -Avant l'arrivée des chrétiens, il y avait autant de chrétiens dans cette Eglise d'Orient s'étendant jusqu'en Chine qu'il y en avait en Europe. Les deux catastrophes qui détruisirent les équilibres furent l'invasion des Mongoles et les Croisades. "L'Empire mongol, le plus grand empire continu ayant jamais existé, est fondé au début du XIII siècle par Gengis Khan, ses fils et petits-fils et leurs armées." La femme. (Wikipédia) du petit-fils de Gengiskhan était chrétienne. Il y eut à Bagdad un grand massacre de musulmans qui entraîna ensuite une longue persécution des chrétiens après la chute de l'Empire mongole. Tamerlan fut le plus célèbre de ces persécuteurs. Les Mongoles ont été vaincus par les Egyptiens, se sont retirés en Mésopotamie et se sont progressivement convertis à l'islam. En 2001, Benoît XVI et le cal Kasper reconnaît la validité de la messe nesthorien bien qu'elle ne comporte pas les paroles de la Consécration, parce que la prière eucharistique comporte l'invocation à l'Esprit-Saint. "Pourquoi dirions-nous ce que nous sommes en train de faire?", demandent les Nesthoriens. -En Orient, "Les croisades vues par les Arabes" d'Amin Maalouf montrent que celles-ci se sont déshonorées par des faits de cannibalisme. "Le patriarche latin de Jérusalem est un débris de croisé", s'indigne le P. Humblot. L'Eglise latine, même dans cette partie de l'Orient, a détruit tout le patrimoine arabe. En Iran, les chrétiens sont au nombre de un pour mille. "Le Persan est introduit par le régime." Dans un diocèse de Téhéran deux fois grand comme la France, il y a un prêtre et deux évêques, chargé en outre de visiter la diaspora chaldéenne dans toute l'Europe. Le P. Humblot a fondé un centre de formation chrétienne en Persan, qui traduit en Persan les sources chrétiennes. Il travaille avec 14 personnes. On peut prendre contact avec lui à l'adresse suivante: pierre.sdv@gmail.com Un des derniers mails qu'il a reçus émanait d'une femme vivant dans un village perdu d'Iran. Elle lui écrivait: "Cher Père, je n'aime que Jésus, je ne veux que Jésus, je lis l'Evangile tous les jours. Mais dans mon village, il n'y a pas un chrétien. Est-ce que je peux me donner le baptême à moi-même?"

lundi 8 août 2016

Philosophie de la phrase

J’aime les idées, mais je ne suis pas un penseur. La phrase est de la synthèse qui voudrait analyser. Notre époque aime la synthèse et fait l’ellipse de l’analyse. Comme je ne suis pas elliptique, je ne me crois pas de mon temps. Je crois ne pas aimer mon époque alors que je suis synthétique et même si je ne suis pas elliptique. Notre époque croit que la phrase est de l’analyse et elle en fait l’ellipse. Le pronom possessif de la première personne du pluriel antéposé à « époque » dépersonnalise le mot qu’il détermine et son emploi est ridicule. S’agit-il de sonder l’air du temps ou de peindre mes époques ? Je ne sais ni décrire ni dépeindre. Je suis seulement le fils d’un peintre de sexe féminin. Comment caractériser la culture d’une époque (ce déterminant indéfini la générise pour hameçonner l’infini et le ramener sur ce rivage textuel) qui fait l’ellipse de la phrase ? La production culturelle de notre époque est fulgurante, mais manque de liant. La synthèse est une ardeur. La fulgurance naît de cette ardeur. Mais le feu de l’ardeur synthétique se neutralise pour n’être pas éteint par l’eau de l’analyse. L’analyse apporte à l’ardeur de la synthèse une sorte de plastique. Il nous manque cette plastique. Nous sommes fulgurants et fragmentaires. C’est pourquoi le niveau de la production culturelle de notre époque baisse malgré sa fulgurance. Le ton réactionnaire (réagir, c’est s’exposer à l’insulte) de cet oracle a réclamé de moi que je me ridiculise en repassant au « notre ». Cette époque est nôtre, elle manque de plastique et nous sommes des fulgurants fragmentaires. Mais pourquoi la phrase résiste-t-elle à l’analyse ? Tant qu’elle s’intègre dans le discours, elle n’y résiste pas. Mais le but de la phrase est de devenir une phrase, de définir en devenant indéfinie, d’être ramassée comme un trophée pour être citée à comparaître. Dans la citation, la phrase trouve un caractère orphique qui prouve que la phrase est le véritable mètre de la poésie. La poésie tend vers la phrase, mais prosternée, elle l’oublie en rampant dans le rythme. La phrase résiste à l’analyse parce que l’analytique n’est pas sa fin. La phrase a l’apparence de l’analyse et la réalité de la synthèse. Ce qui fait croire qu’elle est analytique est qu’elle n’est elliptique qu’à contre-cœur ou à contre-génie. La phrase, de couleur analytique, passe pour la prédication d’un thème. Le croire, c’est omettre la circonstance. La phrase est construite pour être formulée comme l’addition du thème et du prédicat. On retrouve la même illusion dans la formulation qui la définit comme sujet, verbe, complément. Ici, l’illusion est double, car la vraie formule serait : sujet, verbe, attribut. Mais on raisonne toujours en l’absence de circonstance. Que vienne se placer, surtout en tête de phrase, un complément circonstanciel, et l’édifice grammaticale vacille. La circonstance renverse la prédication. La circonstance fait tout vaciller. Je n’aime pas que l’on parle de « doctrine des circonstance», mais y a-t-il une histoire humaine qui ne soit pas l’amalgame d’un caractère avec des tribulations ? Notre caractère est notre vision. Notre vision entraîne une prévision, mais la circonstance renverse cette prévision pour finalement nous faire nous ressembler mieux que si tout s’était passé comme prévu. Grâce à la circonstance, nous trouvons notre ressemblance. L’image est un travail du développement analytique. La ressemblance éjecte l’image au moyen de ce qui paraît le contraire d’un travail. La circonstance n’est pas travaillée, mais elle s’est peut-être travaillée, ou quelqu’un a programmé les tribulations pour que nous y trouvions la ressemblance. Si Dieu était le programmateur des tribulations, il aurait permis l’épreuve à seule fin que nous y trouvions la ressemblance. La circonstance n’est pas toujours une épreuve. Pour la phrase, elle est certes le renversement du schéma prédicatif, mais elle renverse en vue d’une mise en relief. La circonstance a renversé un mécano pour le remplacer par une montagne. Le mécano est au pied de la montagne. Le schéma prédicatif est au pied de la phrase. La circonstance ne s’est pas seulement interposée entre la phrase et sa vision grammatiicale, elle s’est antéposée au schéma prédicatif. Dans la phrase, le thème est prêché. Mais la phrase voulait le prêcher par sa vision. La circonstance renverse cette volonté pour prêcher le thème en le rendant invisible. Le thème est transparent à la circonstance. Les phrases s’enchaînent sans que l’on sache de quoi on parle. La circonstance jette du trouble dans l’interlocution. La circonstance agit sur le thème comme le contrepoint sur l’idée de la mélodie. Il le souligne en le noyant. Nous sommes des fulgurants fragmentaires qui nous noyons dans un verre d’eau. Quel malheur d’être l’enfant d’un siècle où tout le monde écrit comme Roland Barthes !

vendredi 5 août 2016

Le fascisme islamique ne passera pas!

Je suis conscient de parler sans savoir alors qu’il deviendrait urgent de se cultiver avant de parler. « Le salon beige » signale ici http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/08/le-fascisme-islamique-ne-para%C3%AEtra-pas-en-france-ainsi-en-va-lauto-censure-en-france-afin-de-respecter-le-nouveau-dogme-r%C3%A9p.html l’autocensure par la maison d’édition Pirrhana de l’ouvrage : LE FASCISME ISLAMIQUE de Hamed Abdel-Samad. Il diffuse également des propos de l’auteur dans une interview du « Point ». Je n’ai jamais compris ce qu’était le fascisme et me suis toujours dit qu’il fallait que j’en prenne connaissance à partir de deux sources : un fasciste (Maurice Bardech) et un historien (Marc Lazare). Les premiers points communs que l’auteur signale entre le fascisme et l’islamisme ne m’éclairent pas : « Le premier point commun, déclare Hamed Abdel-Samad, c'est l'idée d'avoir été choisi, d'être des gens qui sont supérieurs au reste de l'humanité. Vous pouvez lire ça dans le Coran, où les musulmans sont considérés comme la meilleure communauté n'ayant jamais existé. Allah leur donne une responsabilité particulière d'être ses représentants sur terre. » On trouve également cela dans le judaïsme (« nous sommes le peuple élu et le berger de l’humanité ») et dans le christianisme (« Nous sommes le reste d’Israël »).Et, reprend l’auteur, « Vous avez ça aussi dans le fascisme : « Nous sommes la race supérieure. » (supériorité mieux rendue à mon avis par l’expression « race des seigneurs ») « Deuxième point commun : la culture de la mort. Dans les deux idéologies, la mort est glorifiée, car la vie et l'individu ne comptent pas. Ce qui est important, c'est la nation ou la religion. » On l’a certes vu exprimé très clairement par Mohamed Merah : « Vous, vous aimez la vie (sous-entendu « profiter de la vie ») ; moi, j’aime la mort. » Ce culte de la mort est compris dans le christianisme dont je prétends sans avoir été démenti depuis que je l’ai écrit, qu’il a inventé le martyre. Certes, il s’agit de donner sa vie et non de donner la mort. Mais pour que je puisse donner ma vie, il faut que j’aie des ennemis qui veuillent toujours me donner la mort, et entretiennent un climat de violence psychologique que théorise la béatitude des persécutés. C’est peut-être en ce sens que le pape a parlé de « violence catholique », suscitant l’ire de ceux qui voudraient qu’une fois pour toutes, l’islam soit du côté de la violence physique et le christianisme ne soit pas du côté de la violence psychologique. Le judaÏsme et le christianisme attachent eux aussi une grande importance à la religion. Le peuple juif précède l’individu juif, et c’est pourquoi il est de faible importance qu’il soit observant ou athée, du moment qu’il demeure attaché à son peuple, et, comme le disait Jean-claude Guillebaud, qu’il « descend à travers [cette ascendance] jusqu’aux racines de la durée ». Quant à l’individualisme, s’il a pour origine le sanctuaire de la conscience qui seule juge du péché, c’est une idée relativement neuve dans l’Europe chrétienne. Il date du siècle des Lumières, et le christianisme l’a passablement fustigé. « Troisième parallèle, reprend notre auteur : l'idée de combat, le Kampf en allemand et le djihad en arabe. Vous ne vous battez pas pour vivre, mais vous vivez pour vous battre. » On tient là une vraie diférence. Dans le christianisme, c’est l’union à Dieu et non le combat spirituel qui est la fin de la vie spirituelle. La tribulation éprouve la sainteté, mais la sainteté n’est pas faite pour se confronter à la tribulation. La tribulation est un mal nécessaire. Le combat spirituel est un djihad au sens où l’entend le soufisme et où nous sommons tous les musulmans de l’entendre. Le fascisme (qui devient le nazisme dans la bouche de l’auteur) et l’islamisme auraient encore en commun d’accorder une importance exagérée à l’ennemi. David n’aurait pas écrit les psaumes sans la notion d’hostilité. C’est pourquoi je n’ai jamais compris qu’on y ait fait contenir toute la poésie de l’humanité. Le christianisme transcende y compris la béatitude des persécutés par l’amour des ennemis et le fait qu’il faille prier pour ses persécuteurs. L’ennemi extérieur des nazis était l’Ouest et leurs ennemis intérieurs étaient les juifs et l’extrême gauche. La lecture paranoïaque est fondamentale dans la compréhension islamique du monde. La oumma ne saurait être coupable de rien, le mal qui lui arrive lui vient toujours de ses ennemis. La nation islamique serait florissante sans les ingérances étrangères. Un commentateur des « moutons enragés », Moogly, le précise avec éloquence : « la lecture du coran est assez significative de la tyrannie endogène qui s’exerce sur le musulman afin qu’il puisse mieux l’exercer sur le non-musulman (koufar) coupable de tous les malheurs et de toutes les injustices qui touchent la ouma (communauté des croyants)…. L’islam impose aux musulmans un centre de contrôle externe, c’est à dire que tout ce qui arrive n’est jamais de la responsabilité directe du croyant. Cette médiocrité déresponsabilisante de l’esprit islamique se résume en deux mots « inch allah » (si dieu le veut). » Hamed Abdel-Samad décrit plus classiquement l’hostilité en islam: « Pour les islamistes, [l’ennemi], c'est les autres. Il y a d'abord eu les juifs, les chrétiens ou les non-croyants dans le Coran, puis ont suivi les croisés, les colonialistes et aujourd'hui l'Occident dans son ensemble. » Toujours en amalgamant islamisme et non fascisme, mais nazisme, l’auteur parle de « déshumanisation ou animalisation de l’ennemi »(« Le Coran qualifie les non-croyants de chiens, singes ou porcs »), et du fait qu’Hitler comme Hassen el-Banna, le fondateur des frères musulmans, voulait régner « sur la planète entière » : ce n’est pas ce qui ressort des recensions qui m’ont été faites de MEIN KAMPF, où Hitler voulait assujettir l’Europe dans la mesure où l’Ouest franco-britannique s’opposait à la germanisation de la mittel Europa, les latins étant plus inoffensifs et plus légers. Certes, chaque musulman crée sa canonicité. Mon correspondant le Croissant de lune, qui est de tendance « frères musulmans » se contenterait bien d’un « pré carré » pour le dar-el-islam. Mais je ne vois pas que cela soit compatible avec la nécessité de convertir toute la terre, qui rejoint l’injonction du Christ de « baptiser toutes les nations » et d’en faire « des disciples », de sorte que la question se pose (je l’ai posée à Aymeric Chauprade qui n’a pas su y répondre) de savoir ce qui distingue matriciellement la oumma de la catholicité. Car s’il s’agit de s’inculturer, l’islam a su le faire en Indonésie ou en Afrique de l’Ouest. Jajouterai un septième point, que l’auteur ne fait pas entrer dans sa nomenclature de ce qui unit islamisme et fascisme ou nazisme, mais qui doit être pourtant considéré. Si Mohamed revenait aujourd’hui « avec le même message, comme le fait d'annoncer que si vous allez en enfer, votre peau sera brûlée et que vous aurez une nouvelle peau pour sentir la même douleur à nouveau, on le qualifierait de psychopathe et on ne le prendrait pas au sérieux. » On ne qualifierait pas Jésus de psychopathe si, revenant Lui aussi, Il disait tout à trac que tel, qui a préféré ne pas se couper la main qui le portait à voler plutôt que d’entrer manchot dans le Royaume de Dieu, « sera jeté dans la géhenne, où il y aura des pleurs et des grincements de dents », et qu’il n’en sortira pas, et qu’il ne communiquera pas avec les élus du paradis come Virgile n’avait pas accès à béatrice dans LA DIVINE COMEDIE, CAR « UN ABIME A ETE MIS ENTRE NOUS ET VOUS », DIT ABRAHAM, AMBASSADEUR DU PAUVRE LAZARE, AU MAUVAIS RICHE DE LA PARABOLE, AVEC QUI IL N’A LIEU DE PARLER QU’A LA FAVEUR D’UNE PARABOLE. MAIS QUE DIRAIT-ON DE SAINT AUGUSTIN ET DE SON FEU SANS CONSONMPTION BRULANT ETERNELLEMENT LES DAMNES PAR LA VOLONTE D’UN DIEU AMOUR ? NE DIRAIT-ON PAS QU’IL A IMAGINE UN GENOCIDE PIRE QUE CELUI D’HITLER ? ET POURTANT SAINT AUGUSTIN EST UN PERE DE L’ÉGLISE ET HITLER EST AU PURGATOIRE. MEIN KAMPF est réapparu dans le domaine public après avoir fait l’objet d’un autodafé dans toute l’Europe. L’auteur poursuit en montrant que l’islam fournit un terreau favorable au terrorisme comme solution politique : les jeunes musulmans, à qui on dit que « mordre dans le fruit défendu est haram », sont « confrontés à la société moderne, libre et multiculturelle. » Après avoir transgressé l’interdit, « ils se sentent coupables, et retournent vers un discours religieux les ramenant en arrière : « Tu es un pêcheur, reviens à Dieu. » La voie express, c'est le djihad. Mourir en tant que martyr, c'est la seule garantie d'aller directement au paradis. » Certes, mais en sortant décidément de la catégorie du fascisme, comment mettre en parallèle l’Occident, qui livre une guerre contre le terrorisme, et l’islam, qui se livre au terrorisme contre la guerre. L’islam, dans sa violence structurelle, contre les guerres conjoncturelles et injustes de l’Occident post-chrétien ? Faudrait-il ne pas les mettre en parallèle parce que, « pour l’islam », dont il se peut que ce soit le troisième totalitarisme contre lequel il faille lutter après le nazisme et le communisme, et qui s’intensifie comme totalitarisme du fait de la mondialisation, l’Occident sera toujours « l’ennemi », « c’est immuable » ? Faut-il lutter contre le totalitarisme avec les armes du totalitarisme ? La seconde guerre mondiale nous a donné une terrible leçon à cet égard : deux totalitarismes ont été aux prises. Le totalitarisme socialiste a rejoint le camp des Alliés, et son humanitarisme de façade a vaincu celui qui traitait ses ennemis de sous-hommes. Mais cette alliance contre nature a conduit à la justice de Nürenberg et n’a jamais instruit le procès ducommunisme. Elle a fait se succéder la guerre froide et l’impérialisme monolythique. Le camp des non alignés, qu’a tenté de diriger la France de de Gaulle et dont la Russie de Poutine essaie de prendre la tête aujourd’hui, n’a jamais émergé plus que le Tiers-monde. La justice contre le totalitarisme serait un remède possible contre l’embrasement. Un remède ou un mot d’ordre !

Ma contre-lettre aux musulmans de Tahar Ben Jelloun

(en réaction à Lettre aux Musulmans, par Tahar Ben Jelloun… lesmoutonsenrages.fr « Dans le mot « islam » il y a la racine du mot « paix ». À ma connaissance, il y a même celle du mot « salim », qui signifie « sain » et « santé », un service saint de Dieu Qui seul est Saint. « Cet aspect a été gommé. C’est violence et brutalité qui apparaissent. » Oui, mais depuis quand ? Depuis les origines de l’islam, depuis que Mohamed a soulevé une armée, depuis que ses successeurs se sont entre-déchirés, depuis que l’islam a conquis la moitié du monde en cent ans en voulant le convertir à sa religion. Cette violence est originelle. Peut-on la déraciner ? Pourquoi le taire aux musulmans ? Au nom de quelle fausse amitié ? Pourquoi taire cette violence structurelle, qui répond certes aux guerres conjoncturelles et injustes de l’Occident, qui attise le feu et profitent des divisions de l’islam. La franchise est la meilleure amie de l’amitié. L’islam a toujours été une théocratie tempérée par l’assassinat. Comment peut-il évoluer ? Je suis contre les sommations faites aux musulmans. La résistance musulmane ne consiste pas à se conformer sans réserve au modèle occidentale. Elle peut en dénoncer les injustices. La résistance de tahar ben Jelloun veut sauvegarder un confort intellectuel de Marocain qui a sa place en Europe pourvu qu’il déclare la perfection du modèle d’accueil. Personne n’a à somer les musulmans de se dégager de l’islam ou de dégager l’islam de la responsabilité du terrorisme. Chaque musulman doit se déterminer en conscience à partir de l’idée qu’il se fait de sa religion. Si cette idée est celle d’un message de paix, peut-il dégager ce message du contexte de guerre dans lequel il s’est répandu ? Et s’il ne le peut pas, doit-il sauver l’islam ou se sauver de l’islam ? Les guerres chrétiennes sont indépendantes du contexte dans lequel s’est répandu le message évangélique. Les guerres de l’ancienne civilisation chrétienne sont antichrétiennes en ce que le christianisme n’aurait jamais dû devenir une civilisation. Le christianisme n’est devenu une civilisation que par une ruse de l’histoire. Les guerres occidentales actuelles ne sont plus chrétiennes, même si ce sont celles de l’ancienne chrétienté. Elles sont purement hégémoniques et mercantiles. Peut-on certifier autrement qu’en le désirant que les terroristes qui ont agi au nom de l’islam n’ont rien à voir avec l’islam ? Selon moi, c’est impossible, à moins de se mentir à soi-même. Mais je ne suis pas musulman. Je ne peux que respecter infiniment ceux qui ont à se dépatouiller avec cette question, où il en va de tout leur être. Sauver l’islam ou se sauver de l’islam ! Dégager le message de son contexte intrinsèquement guerrier et de sa transmission encore plus conquérante, oui mais comment ? L’islam a-t-il été un facteur de progrès ou d’arriération sociale ? Voilà les questions qu’avec respect, un ami sincère doit poser aux musulmans de France, sans amalgamer leur piété à celle des terroristes !

jeudi 28 juillet 2016

Après Saint-Étienne du Rouvray, affronter les questions qui fâchent

À deux jours à peine de l'attentat qui a frappé de mort, de la pire des manières, à l'arme blanche, le Père Jacques Hamel, et qui a blessé un autre paroissien, certaines questions doivent être posées pour réfléchir à ce qui nous arrive. UN certain nombre de réponses peuvent scandaliser si l'on se place dans l'émotion. -Le Père Jacques Hamel est-il un martyr? Il paraît que le martyr est canoniquement constitué, mais il me semble qu'un martyr doit pouvoir se défendre, et le Père Hamel n'avait pas les moyens de se défendre. Il me semble avoir été plutôt victime d'un acte terroriste qu’un martyr mort en confesseur de la foi, même si son martyr a eu lieu pendant qu’il disait et célébrait la messe. -L'islam est-il terroriste ou cet acte terroriste a-t-il été commis en marge de l'islam? L'islam a cette ambiguïté d'être une révélation de nature religieuse, transmise dans des conditions mystiques, et qui s'est imposé par la terreur, par la volonté même de celui à qui elle fut transmise. Donc, dans la mesure où l'islam s'est imposé par la terreur, celui qui commet un attentat au nom de l'islam prolonge le caractère terroriste de l'islam. On ne peut donc se satisfaire que des musulmans se désolidarisent de cet acte terroriste en disant qu'il ne représente pas l'islam. IL est encore plus vain de demander aux musulmans de manifester publiquement ces réaactions d'indignation vertueuse. Mais ceux qui les manifestent spontanément ne doivent pas être tenus pour insincères. Ils ont simplement opté pour la dimension mystique de l'islam et pour une pratique pacifique, non de l'action guerrière du prophètede l’islam, mais de la morale contenue dans la révélation coranique, morale belle au demeurant, car elle fait une part essentielle à la prière et à l'aumône, mais morale qui est socialement trop contraignante pour être tenable: les sociétés musulmanes exigent . une moralité si complète de tous leurs membres pour atteindre à l'idéal d'harmonie qu'elles seproposent, qu'il suffit qu'un seul dévie pour que l'harmonie soit brisée. Et alors deux choses peuvent se produire: soit des dissentions internes qui font que les sociétés musulmanes implosent, ayant toujours été politiquement très instables, soit un aveuglement sur la cause interne de la dysharmonie, qui fait que toute la société se tourne contre l'étranger, supposé responsable d'avoir démoralisé la société islamique. L'islam se nourrit de l'humiliation pour s'excuser de n'être pas à la hauteur de ses ambitions morales. -L'islam est-il violent? Dans la mesure où il s'impose par la terreur, il est violent. Difficile de dire si c'est une religion d'amour, mais ce n'est pas une religion de paix, c'est même une religion guerrière."L'islam, religion de paix et d'amour" est un mantra. Mais il y a un autre mantra: le christianisme est intrinsèquement non violent. Sous-entendu, par opposition à l'islam. Ce simple sous-entendu est une violence verbale. La non violence originelle du christianisme (le Christ n'a jamais levé de troupes et a interdit que ses disciples combattent par l'épée quand on est venu l'arrêter) doit cependant rendre compte de la violence de la chrétienté. Une des manières de le faire consiste à dire que la chrétienté ou civilisation chrétienne, est un avatar du christianisme, qui a existé en dépit de l'esprit du christianisme, mais qui est une ruse de l'histoire grâce à laquelle le monde, globalement dominé par les restes de l'influence chrétienne, a accédé à une liberté relative. Le monde est libre à proportion qu'il est resté chrétien. -Le christianisme est-il non violent? J'aborde cette question, que j'ai tout à l'heure appelée un mantra, par deux autres biais. En premier lieu, j'affirme que le christianisme est lointainement à l'origine de la charia, dans la mesure où l'injonction faite au voleur de se couper la main si sa main le portait à voler, ou à l'adultère de s'exorbiter un œil si son regard était libidineux, se trouve dans le sermon sur la montagne, et a été interprétée par l'islam dans un littéralisme maximaliste, qui a enjoint à la société d'infliger au voleur le châtiment qu'il n'aurait pas eu le courage de s'infliger à lui-même. Mais le christianisme a également inventé le martyre, non pas tellement à travers la Passion du Christ et la victimisation de Dieu, qu’à travers la permanence de la béatitude des persécutés: "Heureux serez-vous, si l'on vous insulte, si l'on vous calomnie et si l'on vous persécute à cause de Moi", qui a donné ses lettres de noblesse au complexe de persécution dont l'islam se sert aujourd'hui pour se victimiser géopolitiquement, qui a généralisé la paranoïa, qui a sublimé le don de sa vie qu'est le martyre (le martyre musulman prenant la vie d'autrui en attentant à la sienne de son propre chef et le martyre chrétien se laissant tuer pour que son sang devienne semence de chrétiens). Par ailleurs, la béatitude des persécutés entretient la violence, non pas guerrière, mais psychologique, en ce que, pour qu'il y ait des persécutés, il faut qu'il y ait toujours des persécuteurs, et l'islam est dans le rôle de l'ennemi idéal, d'autant qu'il aspire à jouer ce rôle, et que ce rôle, à son corps défendant, réalise la prophétie d’Ismael faite dans la Bible: "Tu seras une grande nation. Tu seras contre tous tes frères et tous tes frèrs seront contre toi." Mon frère d'adversité et correspondant le Croissant de lune réalisait cette prophétie quand il m'écrivit: "Je préfère brûler le monde entier plutôt que de continuer à consentir ce que le monde entier ne me reconnaisse pas." -Faut-il signer un concordat avec l'islam? Bernard Cazeneuve envisagerait de le faire, se plaçant sur la ligne de Pierre Manent qui propose de signer un accommodement avec l'islam, qui soit contraignantde part et d’autre, et aussi de Nicolas Sarkozy, qui proposait en 2005 de toiletter la loi de 1905 pour transformer notre laïcité de méfiance, qui "ne reconnaît aucun culte", en une "laïcité positive", dont la religion ne soit plus l'ennemie. Signer ce concordat dans la foulée des attentats serait un très mauvais signe donné aux terroristes, qu'ils n'ont qu'à terroriser, et l'État cédera du terrain. Mais dans l'absolu, il faudrait que l'État revienne dans toute la République à une logique concordataire, telle qu'elle régit en Alsace-Moselle les relations des Eglises (dénomination impropre) avec l'État, malheureusement à l'exception de l'islam, qui n'a pas été intégré dans le dispositif. Or François Hollande voulait faire tout le contraire, annonçait-il dans son discours du bourget: sanctuariser la loi de 1905 et abroger l’exception concordataire, qui montre l'exemple bien plus qu'elle est un contre-exemple. Le concordat permet aussi l’enseignement du "fait religieux" (n''importe que cette expression soit un oxymore apparent), appelé de ses vœux par Régis Debray, bien que son action soit restée lettre morte. François Hollande a cru bien faire en disant qu'"égorger un prêtre, c'est profaner la République." Mais il s'est une fois de plus trompé en inversant la source du sacré: le sacré vient de la foi et de la religion qui l'exprime, il ne vient pas de la société qui tolère cette expression religieuse par volonté civile de vivre ensemble. - Faut-il anonymiser les terroristes ? Je ne crois pas qu’on devrait faire pour les terroristes ce qu’on voulait faire avec les CV anonymes : leur permettre de trouver un emploi. Je ne crois pas que l’on doive continuer de dissimuler la consonnance des noms des fauteurs d’attentat Je ne vois pas pourquoi on devrait égrainer le nom des victimes et taire celui des terroristes. Je ne sache pas que le nom d’Adolf Hitler ne doive pas être connu des victimes de la seconde guerre mondiale et de celle de la Shoah ! - L’égorgement du Père Hamel sera-t-il la goutte d’eau qui fait déborder le vase ? L’émotion qui a rappelé à la société française qu’elle aimait ses prêtres est de bon aloi, mais nous restons un peuple anémié par l’abondance et par la consommation, outre que nous avons intériorisé l’incapacité du christianisme à se défendre, bien qu’il entretienne une violence psychologique en ayant toujours besoin de persécuteurs. Le chrétien est sommé de tendre l’autre joue. La chrétienté ne le faisait pas en n’ayant pas mauvaise conscience. Elle ne se posait pas la question. Mais la post-chrétienté se pose la question, car elle a compris que la chrétienté est l’avatar du christianisme auquel elle doit la liberté, mais que bâtir une civilisation est contraire à l’Évangile, et que c’est l’œuvre de CaÏn, non celle d’Abel, de celui qui a commis le fratricide en ne voulant pas garder son frère, non de l’adepte de la fraternité, troisième vertu théologale des droits de l’homme. Le christianisme n’a plus de réflexe d’autodéfense, et la société post-chrétienne a intégré cette baisse de l’agressivité dans celle de sa fertilité. Elle l’’a intégré, persuadée qu’elle ne connaîtrait plus la guerre. En même temps, a eu lieu une crise du sacrifice, où l’individu était devenu tellement triomphant comme fin de la société qu’aucune cause ne valait plus qu’il donnât sa vie pour elle. Post-chrétienté et crise du sacrifice, et crise du martyre ! - Sommes-nous dans une guerre de religions ? Un twittos a dit qu’une seule religion faisait la guerre. IL avait raison , mais elle la fait contre une domination économique qu’elle interprète comme une domination religieuse. Le réflexe calviniste et américain est peut-être sain, de croire que Dieu est à l’origine de l’abondance, ce qui donne une raison transcendante de défendre notre identité, et des anticorps contre la perte des réflexes d’autodéfense favorisée par l’Évangile. - Devons-nous continuer nos ingérances extérieures pour prouver que nous sommes forts contre l’islamisme ? Nous devons cesser ces guerres extérieures, car elles sont injustes, nous sommes illégitimes à nous interposer, et cela entretient l’humiliation des minorités musulmanes qui comptent se servir de l’islam pour nous terroriser. Nous devons cesser nos guerres extérieures pour lutter contre la guerre civile. - Avons-nous eu raison de faire des Français de gens qui ne le voulaient pas sous prétexte qu’ils étaient nés sur le sol de France ? Non, car c’était leur mentir. Nous ne pouvions pas en une génération leur imposer notre identité alors qu’ils n’avaient pas assimilé notre héritage. Et l’assimilation est un mot cannibale. Nous ne sommes pas Dieu, pour nous rendre les étrangers semblables. - Devions-nous les empêcher d’aller faire le djihad en sirie ? Nous n’en avions pas le droit, c’était attentatoire à leurs libertés. En revanche, nous avions le droit de nous prémunir contre le retour des djihadistes. Nous ne pouvions pas pénaliser leur départ, mais nous devions criminaliser leur retour. Nous avons si mal fait que nous avons obligé à revenir de Sirie par deux fois quelqu’un qui a assassiné un prêtre de ce fait, étant placé sous contrôle judiciaire à l’aide d’un bracelet électronique par un juge antiterroriste, contre l’avis du Parquet. - Le « grand remplacement » est-il un fantasme ? C’est une expression polémique, qui désigne une réalité sans doute inévitable, avec laquelle les politiques qui font venir une immigration massive dont ils ignorent quelle est la volonté de faire peuple avec nous, ne devraient pas jouer, pas plus que les chrétiens ne devraient politiser l’accueil de l’étranger, charité individuelle qui contribue au salutde ceux qui la pratique, sans que cette charité individuelle doive être transposée politiquement si tel n’est pas le bien commun.

mardi 26 juillet 2016

La double peine et la criminalisation du djihadisme

L'identification d'Adel Karmiche, le premier des assassins du P. Jacques Hamel, prouve ce que je dis depuis des mois: il ne faut pas pénaliser le départ des djihadistes, il faut pénaliser leur retour. Dans le cas d'Adel Karmiche, la Turquie nous renvoie ce djihadiste via la suisse, vers la France qui le place en détention préventive. Mais le juge antiterroriste décide qu'il suffit de le placer en contrôle judiciaire, avec la pose d'un bracelet électronique, et avec pour seule contrainte de pointer une fois par semaine au commissariat. J'apprécie peu thiery Solère, ariviste qui devient intéressant à force de se voir tendre les micros dans tous les médias. J'avais moyennement goûté sa démagogie carcérale touchant Salah Abdeslam qui, étant un "détenu sensible" (come on dit aujourd'hui en détournant la sensibilité en nocivité), nécessite un système de surveillance personnalisé. Jusqu'à lui attribuer une salle de sport? Je n'ai pas d'avis sur la question, je n’ai pas réponse à tout. Mais la France s'honorerait que son système carcéral respectât les droits de l'homme, au lieu d'affecter systématiquement son secrétariat d'Etat aux Droits de l'homme, quand elle en a un, à la surveillance de l'application des Droits de l'homme dans les pays étrangers, et de le faire émarger au quai d'Orsay et non au ministère de l'Intérieur ou de la Justice. Mais Thierry solère fait une remarque intéressante que j'espérais entendre depuis longtemps, l'ayant formulée bien des fois: « Un étranger qui représente un danger pour la sécurité nationale devrait être expulsé de notre pays. » Sarkozy se vantait d'avoir aboli la double peine: un délinquant étranger puni en France n'est plus expulsé de France après avoir purgé sa peine. J'aurais préféré que la peine que l'on supprimât pour ne pas lui infliger une double peine fût son incarcération en France, et qu'on se contentât de l'expulser vers son pays d'origine, qui le traiterait comme bon lui semble, cette expulsion étant assortie d'une interdiction de revenir sur le territoire français, comme c'est le cas aux Etats-Unis,où cette interdiction du territoire est prononcée à vie, m’apprend Thierry Solère, mais je ne voudrais pas être si dur!

samedi 23 juillet 2016

Dialogue houellebecquien. Islamistes contre identitaires? (II)

Du torrentiel : Bonjour, mon croissant de lune, Quelques mot ssur l'extrême droite. Tu n'as pas été le seul à avoir été aproché par l'extrême droite antisioniste (ou antisémite), puisque le jeu d'Alain Soral, qui a pris car il sait produire sur Internet, est comme tu le sais de "réconcilier" les musulmans avec l'extrême droite au nom de l'antijudaïsme. Au vrai, il y a une extrême droite antijudaïque et parfois sincèrement arabophile (de loin la moins nombreuse aujourd'hui, le Pen père pouvait bien appartenir à ce courant-là) et une extrême droite antimusulmane et philosémite ou philojudaïque pour être plus précis, incarnée aujourd'hui par le front national, tel qu'il est devenu sous le Machiavel Philippot, gaulliste mon oeil, chevènementiste boîteux, aigle sans envergure et gourou de Marion Chauffroy (alias Marine le Pen). Je connaissais les mises en garde de Patrick Calvar. Sa crainte se fonde avant tout sur "la montée de l'ex^trême droite sur Internet", c'est risible. L'extrême droite utilise certes Internet comme un exhutoir, mais elle n'y montre ni décapitations, ni n'y lance d'appels à se préparer à la guerre civile dans des camps d'entraînement. Elle s'agite autour des affaires Benzema et Black M. Tu dis toi-même qu'il ordonne la menace de l'xtrême droite à l'activisme musulman. Je te cite : "Son raisonnement est le suivant. Si les mesures sécuritaires importantes prises n'empêchent pas la survenue d'attaques d'aventuristes Musulmans, alors c'est un argument, ou un prétexte pour l'activisme de l'ultra-droite.". Les gens qui l'entendent n'entrent pas dans ces nuances. Ils n'entendent pas qu'il les avertit que les dispositions mises en place pour lutter contre l'islamisme terroristes sont insuffisantes et que certains groupes d'ultra droite pourraient se croire fondées à agir en légitime défense. Le directeur du renseignement français cache l'impuissance de l'État sous le chiffon rouge de l'extrême droite. Donc bien sûr que c'est de la com ! Qu'il y ait des activistes identitaires qui dégradent des mosquées comme il y a des musulmans plus ou moins délinquants qui dégradent des églises et que tous ceux qui attisent le conflit comunautaire en France en fassent leurs choux gras, de sorte que ce qu'aurait prédit Houellebecq existe déjà, mais pas à une échelle politique, ça ne fait aucun doute. Qu'il y ait même des groupuscules d'extrême droite prêts à faire le coup de poing, c'est vrai aussi, mais ils sont encore moins puissants que la Ligue de défense juive, dont on grossit le pouvoir de nuisance du fait de son impunité. Ce qui est absurde, c'est de prétendre que les groupuscules d'extrême droite ont un pouvoir de nuisance égal à celui de la communauté musulmane prolétarisée, radicalisable ou délinquante en france. Il n'est que de faire le bilan des attentats de ces trente dernières années. On remarque en outre que le scénario est toujours le même : dès qu'on le peut, on comence par accuser l'extrême droite, et puis l'on feint de découvrir que ceux qui ont perpétré les attentats appartiennent à la mouvance islamiste. Ce rapport de forces est du reste explicable : un musulman n'est pas un français de souche et peut en vouloir à la France de la politique qu'elle mène ou de se sentir rejeté. Un militant d'extrême droite "identitaire" a beau être rejeté dans les ténèbres extérieures de la République, il ne l'est pas dans celle de la nation. Tu en tires argument pour estimer que la réserve des "identitaires" est supérieure en nombre et en technique à celle des contingents musulmans prêts à en découdre. Admettons pour la technique ! Admettons même qu'une part non négligeable de l'armée soit favorable aux thèses d'extrême droite (l'armée compte aussi dans ses rangs quelque 10 % de soldats musulmans, chiffre approximatif qu'il faudrait affiner). L'armée défend la nation, et l'extrême droite en présente une stratégie de défense qui est assez militariste dans les fins, bien qu'elle soit beaucoup moins militariste dans les moyens que le militarisme républicain, qui déploie une armée exsangue aussi bien sur le territoire qu'anarchiquement dans toutes les zones de conflit du monde où les intérêts des puissants sont en péril. Mais crois-tu sérieusement que la réserve des "identitaires" soit nombreuse ? Hollande nous rejoue la "garde nationale" comme après la révolution de 1948. Mais les Français se sont habitués à considérer leur armée comme un service public et non comme une émanation de la nation. Serait-il condamné par la République, un "identitaire" est intégré à la nation, puisqu'il se lève en défense de son pays d'origine, étant le plus souvent Français ou européen. La gauche voudrait voir disparaître les racines et les origines au nom de l'antifascisme ou du constructivisme politique. Mais en mettant les racines hors la loi, en déclarant comme Michel foucault que le retour aux origines est un myte, en faisant des origines un tabou, on en fait le totem de notre temps, au risque de confondre entièrement l'identité avec les origines, de la faire coïncider entièrement avec ce marqueur qui n'existe pas. "Le droit du sang" est une horreur conceptuelle, héritier d'une nation qui naît de la république, mais dans l'épuration, come cela est très bien exprimé par les paroles de la marseillaise : "Qu'un sang impur abreuve nos sillons !". Il est traditionnel quoique dangereux de faire coïncider la pureté avec la vertu, comme le font la Révolution, l'islam et le christianisme dans une moindre mesure. Mais il n'y a que l'Europe pour avoir imaginé que la pureté soit dans le sang. Curieux mélange des vertus nationales et du patriotisme républicain ! Mais si le droit du sang est une horreur conceptuelle, le droit du sol est un mensonge démagogique. Il tend à laisser croire que la nationalité n'est pas un héritage quis s'acquiert. Les "français musulmans" sont plus musulmans que Français. La France n'aime pas ses identitaires, mais elle ne peut pas douter qu'ils soient Français. Et moi qui suis plus catholique que Français, je suis pourtant plus français qu'un français musulman, car le catholicisme fait partie de l'histoire, de l'identité et donc de l'héritage français. Pour qu'un musulman devienne français, il faut au minimum qu'il ne soit pas hostile à cette partie essentielle de lh'éritage. Je t'ai souvent dit être choqué par l'islamisation de l'Égypte, ce qui te révolte, car tu y vois une inconséquence démocratique. L'inconséquence est en partie avérée, mais l'histoire ne se met pas aux voix. Certains voudraient aussi que la morale ou même que la vérité ne se mette pas aux voix, au nom des "lois non écrites" dont Antigone serait l'étendard. Je ne mettrais pas l'histoire et la morale sur le même plan. L'histoire est factuelle. On ne peut pas adhérer ou écarter les faits. On peut les réécrire, transformer l'histoire en mémoire, mais on fait de la mythologie, et l'historien qui récrit sciemment l'histoire devient un mythographe, dont la mythomanie est d'autant plus blâmable qu'il écrit pour mentir. On ne peut pas refuser l'histoire, mais la morale demand notre consemntement. La démocratie ne dit pas le juste et l'injuste, ele dit quel est notre consentement auv rai. On ne peut pas forcer quelqu'un à se comporter pieusement ou moralement. La démocratie ne fait pas le forcing. Ton torrentiel

Dialogue houellebecquien. Islamistes contre identitaires? (I)

Du Croissant de lune : Bonsoir mon Torrentiel, il y a beaucoup de choses à revoir, s'il plaît à Allah, je ferais meilleure réponse demain ou dimanche, le temps me manque. Normal que le frère Abou Al-Banète me soit supérieur, il s'y connaît beaucoup, vraie bibliothèque Islamique, belle rigueur intellectuelle, c'est rare mais ça m'arrive de reconnaître la supériorité de quelqu'un au moins dans ses meilleurs domaines. Souvent je l'interroge lui, de préférance, parce qu'il est honnête homme, pas un fourbe de salafi comme il en foisonne. Je dirais mieux prochainement, mais enfin, je crois qu'on s'est mal compris, enfin, j'ai parlé d'activisme d'extrême-droite comme d'une étiquette globale. Nous sommes d'accord, il y a une diversité dans l'extrême-droite, ou de l'ultra-droite si tu veux, et là, je ne parle pas des partis politiques il faut comprendre. Tu te souviens pourtant que je t'ai raconté avoir été, enfin, deux fois, de deux personnes différentes, on a essayé de me convaincre moi, de trouver des gens pour l'extrême-droite, enfin, même si le vocable est vague. C'était il me semble assez manifester le désir d'activisme ou mettons d'activisme en manipulant d'autres, mais enfin, le désir ete et depuis longtemps. Pour que moi, je l'ai rencontré ce désir par deux fois, ça fait quand-même des probabilités, même si après, ça peut être coïncidence, mais,... Et ça, c'était pour l'extrême-droite hostile au Sionisme ou s'exprimant comme telle, bien qu'hostile à la présence d'immigrés et leurs descendants, donc à moi-même en fait, ça veut dire que j'inspire au moins confiance, lool. Et après, il y a l'extrême-droite Sioniste, genre Erik Zemmour qui fait promotion ouvertement de troubles civils, sans pour ça se trouver derrière les verrous, comme quoi, la justice est inégale,... D'ailleurs, toi-même tu y crois bien un peu, puisque tu m'as rapporté tenir Michel Houellebecq pour prophète, or, il fait vivre dans son roman des troubles entre Musulmans et "identitaires", sauf qu'il les met en symétrie etc, avec neutralité de l'état... L'idée n'a pas germé seule dans mon esprit, beaucoup de gens apréhendent l'avenir, vroyant aux troubles civils. Et le patron Français de la DGSI lui aussi allègue sa crainte, ça peut être de la comm, ça peut être une crainte fondée. Son raisonnement est le suivant. Si les mesures sécuritaires importantes prises n'empêchent pas la survenue d'attaques d'aventuristes Musulmans, alors c'est un argument, ou un prétexte pour l'activisme de l'ultra-droite. D'autant que ces mesures sécuritaires, enfin, certaines sont bidon, tout l'état d'urgence est coûteux et inaproprié, les perquisitions nombreuses, inutilement violentes et spectaculaires n'aboutissent à rien, enfin, des mises en examen rares, ce qui ne veut pas dire condamnation. Tant de déploiement déjoué aussi simplement qu'à Nice donne à réfléchir. Alors oui, c'est vrai, les Musulmans ont à priori un avantage sur leurs éventuels ennemis, qui consisterait à moindre considération du risque, enfin croit-on, voire un volontarisme plus proche et plus à portée de main. Je ne dis pas, parce que je l'ignore après tout, si l'ultra-droite ou si tu préfères le violentisme ou l'activisme anti-Musulman comme ça c'est plus clair, je ne dis pas qu'ils sont déjà prêts à agir, que ça va arriver d'un jour à l'autre etc. Mais si ça arrivait, au bout de quelques répliques, il y a effet d'entraînement, effet de copie, et en ce cas, la réserve est plus importante, voire les possibilités plus grandes, complicités diverses, techniques supérieures, meilleur accès aux armes. Tu n'as pas su s'agissant du Ku Kucks Klan Américain ce qui s'est passé, ce sont des Juifs qui ont vendu la mèche, parce que le K-K-K les aprochait pour les mettre dans l'affaire, ils ont mis au point une arme indétectable qui aurait permis d'assassiner sans être repéré, par doses léthales d'irradiations radio-actives qui n'agissent pas dans l'immédiat, le dispositif pouvant avoir une apparence justement pas apparente mais banalisée? Il est très probable que ce genre d'armes est depuis longtemps à disposition de services discrets, mais que des groupes officieux le développent eux-mêmes, arme peu repérable, voilà le genre de chose que l'ultra-droite peut réaliser. Tu me diras qu'il faut pouvoir s'aproprier la substance radio-active, ce qui est très surveillé, mais bon, c'est un exemple, il y a probablement d'autres systèmes qui pourraient aussi échapper à la surveillance, des systèmes peu repérables. Et la circulation des armes, ou au moins la circulation des techniques d'armes peut aller très vite, à travers le monde, passer plus vite qu'on croit d'un continent à l'autre. Les possibilités de tuer sans être repéré, sans être vu, que ces possibilités soient aux mains de gens officieux, c'est un élément aussi important en innovation et en danger que le transhumanisme, et ça peut venir de n'importe où, et certes, des Musulmans aussi peuvent avoir ce genre de moyens ou en disposent déjà, hors des responsabilités des gouvernances, donc on peut avoir des situations de guerre moins organisée encore et plus traîtreuse que ce qui existe déjà beaucoup trop, c'en est effrayant. Tout ça pour dire que l'objection selon laquelle l'ultra-droite n'a pas croit-on proportion au sacrifice de soi n'est pas un argument militaire suffisant, des techniques nouvelles peuvent y supléer, ces techniques peuvent exister partout, mais les premiers à s'en servir évidemment auront une longueur d'avance au moins pour un temps. En tout cas, c'est destructeur ces états, des structures politique, puisque la police devient inefficace, voire l'armée. D'ailleurs, l'argument des éventuelles évolutions techniques non maîtrisées, voire non maîtrisables s'ajoute en plus de tout le reste à la plaidoirie du frère qui est plus savant que moi. La recherche de la paix vaut mieux que tout, l'arrogance des puissances d'aujourd'hui expose notamment à ces risques et les avance, donc la recherche de la paix est urgente, savoir si elle rallentirait ce genre de développement. Enfin, voici donc à l'appui de ma préoccupation de l'ultra-droite un article tiré d'ailleurs du Figaro, où le patron s'exprime. http://www.islametinfo.fr/2016/06/22/le-patron-de-la-dgsi-craint-une-confrontation-en-france-voire-une-guerre-civile/ Croissant de lune.

vendredi 22 juillet 2016

Rétablir la liberté d'expression sur une base exclusivement raciste?

Commentaire de l'analyse d'Henry de Lesquen. https://lesquen2017.com/2016/07/22/retablir-la-liberte-dexpression-par-henry-de-lesquen/comment-page-1/#comment-1876

jeudi 21 juillet 2016

Réplique à Nice par la cessation des ingérances (II)

Du torrentiel : Mon Croissant de lune, J'ai lu ton billet, intéressant, je vais le publier. J'ai lu également les deux articles que tu me recommandais et ai publié sur ma page facebook la réaction de ton frère Abou Al banete que j'ai trouvée, sauf ton respect, plus intéressante que la tienne. Il faut relayer son appel au peuple français à manifester pour demander l'arrêt des ingérances de la france qui attisent le feu et plutôt que de l'éteindre. Il identifie les personnalités politiques et du monde intellectuel "fréquentables" à avoir réagi significativement pour demander au Président de la République l'arrêt des ingérances : Dominique de Villepin, Alain Marceau et Michel ONfray. Il argumente religieusement car il s'adresse à un public religieux. Tu restes victime de schémas de pensée où l'extrême droite serait ta pire ennemie, avec une inflation délirante de son danger : elle pourrait déployer des forces paramilitaires nettement supérieures à celles de l'islam. Or l'extrême droite, combien de divisions ? Combien d'attentats a-t-elle à son actif depuis qu'elle sert d'épouvantail à la société française? L'extrême droite a dénoncé le danger des ingérances bien avant Dominique de Villepin, qui le fait depuis que son discours pacificateur à l'ONU en 2003, qui n'est pas allé jusqu'à opposer le veto de la France à l'intervention américaine, et qui n'était donc qu'un discours, lui a attiré une certaine renommée. Il est d'autre part l'avocat du qatar et ne peut moins faire que soutenir la politique étrangère profonde de ses clients. Jean-Marie le Pen a le rare mérite d'avoir manifesté une cohérence tout au long de sa vie politique. Partisan de l'Algérie française, il a milité pour l'égalité des collèges électoraux et pour une pleine intégration de l'Algérie dans la République française, avec une liberté totale d'aller et venir entre les deux rives de la Méditerranée. L'indépendance obtenue et donc la séparation consommée, il a estimé que l'immigration algérienne devait être contrôlée, ce qui aurait été le moyen pour l'Algérie de réussir son indépendance. La première guerre du golfe, origine du caractère mondial de toutes les ingérances qui ont suivi, l'a vu s'insurger seul contre cette ignominie et l'a vu miliiter constamment contre les embargos subséquents, à travers l'association de son épouse, "SOS enfants d'Irak". La même, rencontrant Hans Blick dans un hôtel, inspecteur pour l'ONU en Irak pour contrôler si ce pays avait acquis des armes de destruction massive comme le prétendait la propagande américaine, a juré l'avoir supplié de dire qu'il n'y avait rien, quoi qu'il trouvât, pour ne pas embraser le conflit. Hans Blick se serait montré sensible aux arguments de Jeanie le Pen et sur la même ligne qu'elle. Mohamed El-baradei, au contraire, fut beaucoup plus souple avec les commanditaires occidentaux de son rapport et moins accommodant avec les Iraquiens. Son zèle onusien l'a fait pressentir par l'Occident, au début de la révolution égyptienne, pour succéder à Moubarak et ramasser la Révolution au mépris de la démocratie. Même en raisonnant d'un point de vue tactique, indépendamment de l'immoralité politique qu'il y a, depuis 25 ans, à jeter de l'huile sur la cohésion fragile des sociétés musulmanes, la France n'avait que deux solutions raisonnables à l'orée de ces guerres d'ingérance pétrolière : ou bien ne pas les faire, car la France comptait beaucoup de populations musulmanes sur son sol, à qui ces guerres injustes crieraient vengeance un jour ou l'autre, et qui le lui feraient payer par des guérilas civiles à échéance de vingt ou trente ans, telle a toujours été ma prévision ; ou bien les faire, mais la contrepartie était qu'on arrêtât l'immigration. L'extrême droite dont tu te gargarises, et qui compte beaucoup moins de divisions en france que les antifas, était partisan de ne pas faire ces guerres et d'arrêter l'immigration pour éviter la guerre civile. Si elle était arrivée au pouvoir, il y aurait eu un soulèvement des corps intermédiaires ; mais ceux-ci étant très sensibles aux compensations financières (la République n'est pas solide en france), cette insurrection, après avoir été spectaculaire, se serait vite calmée. Tandis que l'ambiance de guerre civile dans laquelle entre le pays et qu'exagèrent notre président sans envergure et son premier ministre matamore est beaucoup plus nocive. J'entends bien que Nice peut provoquer une prise de conscience : les réactions populaires ou politiques ne sont pas toujours proportionnées au degré de politicité des événements qui les provoquent. Mais enfin qu'est-ce que Nice ? Un attentat terroriste ? Non, un meurtre de masse commis par un Breivik tunisien au trois quart fou et au quart musulman. Musulman dans la mesure où sa folie était influencée par l'ambiance qui met l'islam sur la sellette dans une destruction volontaire de la cohésion nationale, les dirigeants de la nation réagissant à à ce crime de masse comme si c'était un attentat. Le 14 juillet au matin, Hollande, guilleret et ravi, dit qu'on ne va pas indéfiniment prolonger l'état d'urgence, hochet qui rassure la population, mais qui n'a empêché aucune manifestation ni aucun débordement de casseurs, et qui n'a pas pu prévenir ce crime de masse à caractère attentatoire, les forces de l'ordre n'étant pas capables d'interdire un feu d'artifices à la circulation, seule mesure qu'ils pouvaient prendre pour empêcher ce carnage, car on est toujours à la merci d'un fou qui utilise son véhicule comme arme par destination. Combien de fois le piéton que je suis, circulant toujours avec un fond de peur de se faire renverser, ne s'est-il pas fait la réflexion qu'il suffirait que ma tête ne revienne pas à un automobiliste ayant une tonne à disposition de son impulsivité, pour qu'il me le fasse savoir en m'écrasant sans autre forme de procès. L'arène politique qu'on dit sérieuse rivalise de propositions absurdes. Des candidats à la primaire de droite comme NKM, proposent de mettre le salafisme hors la loi. Comme si on pouvait rendre illégale une sensibilité religieuse. Manuel valls fait semblant de réfléchir à cette proposition loufoque avec un sérieux tendu, méticuleux et catalan, preuve après cent autres de son inculture. Yves Nicolin ne fait pas de moulinets. Il avait participé à la discussion nocturne sur la prorogation de l'état d'urgence. Au cours de la séance de questions au gouvernement, il dit son "amertume", son "indignation" et sa "colère", d'avoir vu refuser toutes les mesures qui auraient donné du corps à l'état d'urgence. Son intervention est visionnable ici : https://www.youtube.com/watch?v=kkU84s1G8dI Une seule de ces mesures est de basse politique : la suppression des prestations familiales aux familles des terroristes : à quoi sert la vengeance de ce que les fils ont fait sur leurs mères et réciproquement ? Une autre est excessive sie elle s'applique de façon indifférenciée : "créer des centres de rétentions pour tous les fichés S". Beaucoup sont de bon sens : armer les polices municipales, pénaliser le retour des djihadistes de nationalité française (les empêcher de partir est une atteinte à leur liberté), fermer les mosquées salafistes (et non pas mettre le salafisme hors la loi), interdire le financement étranger des mosquées... J'en termine en me félicitant de ta russocompatibilité retrouvée. Tu espérais naguère que, contre toute attente, la Russie serait l'alliée de tes causes nationales. Russie et Turquie expriment leurs convergences dans une ambiance de guerre froide où Erdogan fustige Hollande et où le Comité international olympique, organise, symbole fort, avec une hypocrisie toute olympique, un boycott de la Russie pour les prochaines olympiades, comme si le dopage des athlètes russes était une découverte. "La Russie n'est pas mariée à Bachar el-Assad",elle n'a jamais publié les bans. La Turquie soutient les opposants au régime sirien, qui sont-ils ? Une Sirie sunite n'aggraverait-ele pas le désordre dans le pays ? Ne persécuterait-elle pas encore plus de population ?Bachar el-Assad est-il le boucher que l'on dit ? Et qui dit cela ? Après 1945, l'ONU a voulu abolir le droit de conquête. L'intention était louable, mais quand les armes parlent, la guerre ne pouvant être mise hors la loi, elles donnent leur verdict. Il faut bien le respecter. L'aventurisme de daech cessera avec les ingérances. Et la guerre classique pourra seule décider de ce qu'il restera, si regrettable soit-elle, de son influence. Si on ne veut pas de la guerre classique, on doit instaurer un gendarme du monde et rien n'est plus inégalitaire ni malsain q'une hégémonie mondiale des puissances, qui peuvent seules tenir ce rôle. Celui qui abolit le droit de conquête, et fait contrôler cette abolition par des puissances dont l'hégémonie est allée à la conquête du monde, s'assied sur "le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes", autre principe de l'ONU, incompatible avec le précédent. Ton torrentiel

Réplique à Nice par la cessation des ingérances (I)

Du Croissant de lune Bonsoir mon Torrentiel, Qu'en es-tu à penser maintenant des conséquences du drame de Nice et de ce qu'il faudrait faire si on était dans le meilleur des mondes? Dominique De Vilpaint fustige la politique étrangère du président pâle, il fait promotion de changements, de cessations de l'action militaire Française au moins, sinon d'autres pays, moyennant, enfin, c'est pas clairement écrit comme ça, mais c'est suggéré, moyennant que l'Organisation "Etat Islamique" use de son influence fléchissante pour faire cesser ces évènements. Si c'est le cas, il n'est que temps, puisque l'Organisation comme semble le démontrer la tuerie de Nice, n'influe pas tellement, l'homme en question étant semble-t-il sans idéologie, trouvant seulement une amplification à sa violence intrinsèque, voire sa fascination des accidents routiers fussent-ils volontaires ou non. Et il ne serait que temps parce que les gens se sont mis à percevoir plus précisément le risque que s'allume et se mette à fonctionner un activisme d'extrême-droite aventuriste et semi-militaire, en France et sur le continent, lequel activisme pourrait avoir de grandes réserves et ressources en volontaires et serait difficile à contenir une fois allumé. Je crois percevoir le starter, le démarreur de cette vague à travers le meurtre de la députée Britannique, je crois y voire une sorte d'inauguration. Si l'ancien ministre était entendu, rien n'étant moins sûr, les issues politiques ne devraient être que, la fin des ingérances, contre une influence de l'Organisation, mais rien de plus, rien d'autre. Par exemple, les puissances ingérantes ne sauraient négocier aucune tenue de terre, en fait, elles ne sauraient que négocier la fin de l'ingérance, puisqu'autre chose, la reconnaissance de l'Organisation comme gouvernance légale sur une terre, ce serait encore de l'ingérance. Les puissances ingérantes étrangères ne seraient pas non plus légitimes si elles accordaient aucune garantie ou protection à l'Organisation dans le conflit local et régional qui demeurerait, du moment que l'Organisation elle-même n'est pas légitime et fortement soupçonnée d'ambiguïtés Américaines et autres. Que les acteurs locaux négocient des sollutions politiques avec cette Organisation et les autres groupes armés de toute tendance, et ou que les choses se règlent par la voie des armes, ça peut se faire sans lien avec les forces étrangères, qui devraient s'en tenir à un pur et simple cessé-le-feu sans parti-pris politique. Je crois qu'en dehors des ingérances, l'Organisation se dissoudrait et ou négocierait son recyclement politique, on doit même pouvoir lui refuser aucune possession de terre, et l'absence d'ingérance étrangère lui ferait perdre des arguments et des volontaires, lui feraient perdre une certaine dynamique. Les autrexs groupes armés de toute tendance, sauf s'ils bénéficient de couverture et protection locale ou mondiale, l'imiteraient dans cette transformation. Ceci ne résoudrait pas tout, il resterait jusqu'à un certain point des risques tenants à des aventuristes semi-Musulmans sur lesquels on ne peut pas influer, comme le camioneur de Nice, et évidemment, ce serait sans effet sur l'activisme d'extrême-droite si d'aventure il s'allumait et prenait de l'ampleur. Ce ne serait donc qu'une tentative, qui ne peut attendre maintenant. Cette posture de la France comme gendarme d'une partie du monde pourrait devenir de moins en moins soutenable, si par exemple, l'instabilité Algérienne augmentait et dégénérait au-delà d'un niveau où elle reste contenue, les éventuelles ingérances Françaises ou influences partisannes sont périlleuses, et déborderaient probablement les limites militaires et budgétaires Françaises, que ce soit au dedans ou au dehors. Ceci dans un monde qui change aussi, la tentative de coup d'état aura probablement des conséquences. A refuser des alliés dans la région du Moyen-Orient, n'exigeant que des valets, un certain Occident a commis une erreur énorme, on peut estimer que la Turquie évolue vers plus de non-allignement, plus de neutralité, et que parallèlement, la Russie évolue dans le sens de la Turquie, donc dans le sens des tendances les plus fédératives dans l'univers Musulman, abandonnant peut-être s'il plaît à Allah, la cliquaille de criminels de Dammas avec qui, la Russie n'a contracté aucun mariage. Cette évolution Turque semble être l'arrivée d'une situation de vraie multipolarité, ou bipolarité, sortant d'une bipolarité apparente mais d'une réalité de contiminium et continium Russo-Occidental au détriment de la Nation Islamique. Voici donc l'article consacré au ministre, pas qu'il soit très intéressant par lui-même, mais les commentaires valent le coup, surtout celui d'un frère pseudonommé Abou-El-Banète, très connaisseur en ces choses, et ma pomme qui complète. Je te prie aussi de lire l'article consacré à la Turquie, enfin, tu l'avais déjà, mais les commentaires se sont bien amplifiés et bien développés. Qu'Allah vous dispense une nuit dans la paix. http://www.islametinfo.fr/2016/07/18/nice-dominique-de-villepin-hollande/ http://www.islametinfo.fr/2016/07/16/turquie-le-peuple-turc-refuse-le-coup-detat-contre-r-erdogan-et-chasse-les-putschistes/ Ton Croissant de lune

samedi 16 juillet 2016

Turquie, l'échec du coup d'état

Par le Croissant de lune Assalamou 'alaïkoum, tout vrai citoyen de la Nation Islamique et plus largement tout homme honnête et libre se réjouissait ce matin en aprenant l'échec de la tentative sanglante de vils rebels en Turquie. Mais la joie des hommes honnêtes et libres, c'est simultanément, quand les faussaires montrent des visages blêmes, ils s'attendaient à aplaudir, ils sont contraints de condamner la tentative qu'ils ne peuvent pas aisément aprouver. D'où vient cet échec? enfin, d'où vient la réussite de la démocratie? Je parle de démocratie dans le sens initial et pur du mot, qu'on ne s'y méprenne pas, nullement au multiples sens déformés des faussaires, étant le mot "démocratie" dans leurs bouches, comme une rose dans une poubelle. Comment la démocratie a-t-elle vaincu? Certes, la majeure partie de l'armée Turque est restée loyale, elle a obéi aux ordres du premier ministre et du raïs glorieux. Mais enfin, partout, quand il y a coup d'état, ce n'est jamais qu'une fraction de larmée, le reste suit généralement, malgré les unanimités affichées, les coups d'états ne sont jamais unanimes dans aucune institution militaire. C'est d'ailleurs pour ça, que les premières victimes et les plus sûres victimes des coups d'état, ce sont des militaires justement, des officiers suspects de manquer de zèle dans le changement, et leur élimination ou au moins leur remplacement est absolument vital du point de vue des officiers rebels, question pour eux de vie et de mort. Ainsi, en Algérie après 1992, en égypte après 2013, les coups d'état se sont accompagné inévitablement de purges très sanglantes au sein des armées respectives. Certainement, ces précédents ont pesé sur l'esprit des officiers loyaux qui ont héroïquement affronté ces vils rebels, leur ont livré combat, ce qui fut court, puisque les criminels lâchent vite pied étant peu hardis. Mais comme je disais, malgré le péril plus qu'évident de purges militaires qui suivent toujours les coups d'état, souvent les officiers loyaux se résignent. Quel est donc l'élément qui a donné la force et le courage militaire nécessaire aux officiers loyaux? Alors que pendant un certain temps, les rebels avient mis la main sur les points névralgiques, ont contrôlé l'essentiel des médias? C'est le peuple, oui, le peuple qui le premier a affronté les rebels, le peuple qui en pleine nuit a rempli les rues et places de Turquie! Le peuple a répondu à l'appel du raïs glorieux, il est sorti par millions de ses demeures, s'arrachant au doux sommeil pour son avenir garder, et sa souveraineté, et sa liberté, et son pain. Les rebels alléguaient la démocratie et les droits de l'homme, façon faussaires, leurs principes furent vite mis à l'épreuve, puisqu'en fait de démocratie et droits de l'homme ils ouvrirent le feu sur les manifestants, qui avaient le tort de ne pas entendre le même sens derrière les mêmes mots. C'est cette résistance populaire initiale qui a fortifié les officiers loyaux dans leur combat, parce que le mouvement populaire leur fit voire le gouffre qui s'ouvrait si les rebels l'emportaient, avec la multiplication des crimes, la spoliation du pays, les émeutes, les luttes armées, la ruine générale, en plus du risque ou de la certitude de purge, parce que les coups d'état sont d'abord tueurs de militaires. La résistance populaire fut un exemple, et l'exemple est aussi un ordre, l'armée Turque, née du peuple a obéi au peuple. Nous connaissons des pays où on organise à grand-peine de grands rassemblements bien encadrés de flicaille, tandis que le peuple Turc est sorti s'exposer aux périls. Il n'y a pas encore dans ce pays libre, un vieil anarchiste qui chante qu'il a embrassé un flic entre Nation et République, si vous entendez ce que je veux dire, la liberté vit en Turquie, elle a la force de se tenir devant la soldatesque. Parmi ceux qui vomissent le mensonge calomnieux envers Recef Teïp Erdogan, glorieux raïs de la Nation des Turcs, il y en a qui allèguent son atlantisme. Visiblement ils n'y sont pas, c'est un milliardaire planqué en Amérique qui anime toutes ces menées subversive, traître à son pays, il sustente les rebels de son argent impur. Il paraît d'ailleurs que c'est un iman, enfin, un de ces intellectuels, j'ai entendu dire qu'il a quelques proximités avec le fameux Tariq Ramadan, grand conférencier bavard. Plaise à Allah qu'il réponde devant la justice de son pays, et vive donc ses idées jusqu'au bout, puisqu'il a beaucoup d'idées éclairées, plaise à Allah que saisie d'une demande insistante, l'Amérique l'extrade, c'est le minimum. "Quittes ce nom de Juste" écrivait je crois, Agripa d'Aubigné, encourageant Louis 13 au siège de la Rechelle, nous n'en dirons pas autant, mais que la justice purge le pays du dernier traître, qu'il soit militaire, fonctionnaire dans tous les domaines, surtout justement dans l'institution judiciaire, première à assainir, dans les médias, et surtout, ne pas oublier les hommes d'affaire, s'il y a des traîtres parmi eux, que leurs biens soient confisqués au profit de gens loyaux et patriotes. Justice sans faiblesse, c'est ce que demande le peuple courageux et libre de Turquie, en démocratie, le peuple est souverain, qu'il soit fait selon la volonté du peuple Sultan. Qu'est-ce que la Turquie acteulle? Beaucoup ont écrit que la Turquie est artificielle, que Mustafa Kémal l'a arrachée et mise hors du domaine Ottoman. Artificielle, jusqu'à un certain point, oui, et justement, la Turquie curieusement, est un condensé, un résumé de la Nation islamique, donc l'identité Turque n'est autre que l'identité de la Nation, de la Oumma. Par conséquent, la Renaissance Turque ne sera complète que dans et au travers de la Renaissance de la grande nation au nom oublié, Renaissance qu'Allah promet, véridique comme il est vérifié des annonces et promesses. Le laïciste borné, Mustafa Kémal, probablement sans le vouloir, a créé avec la Turquie actuelle, le germe même de la Renaissance de la Nation Islamique, quand il plaira à Allah en disposer. Voici donc un article sur les évènements de la nuit dernière et de la journée, les faits vont vite, les vils rebels sont écrasés, beaucoup sont apréhendés, ils parleront et le parti des traîtres sera déraciné et privé de vie, s'il plaît à Allah. Validez sur le lien, puis allez au titre de niveau 2. http://www.islametinfo.fr/2016/07/16/turquie-le-peuple-turc-refuse-le-coup-detat-contre-r-erdogan-et-chasse-les-putschistes/#comment-114607 Croissant de lune Commentaire du torrentiel : « Bonjour, mon croissant de lune, Absorbé que je suis, comme tout le monde en france, par le choc de la tuerie de Nice, j'ai entendu parler du coup d'eTat turc, mais n'ai pas approfondi la suite des événements. L'issue me paraît heureuse. Si mon centralisme français à travers lequele je ne connais l'histoire qu'à travers les précédents français, n'opère pas abusivement, je vois eRdogan opérer comme de Gaulle et plus vite que lui, en activant les médias qu'ils pouvaient contrôler. En une nuit, les putschistes doivent renoncer à faire changer le gouvernement de mains. Cependant, je voudrais te rappeler que tu faisais la même analyse lors de la Révolution égyptienne débouchant sur le renversement de Moubarak : l'armée est issue du peuple. Moubarak était certes isssu de l'armée, le contexte est différent, mais la révolution égyptienne a connu un épilogue où l'armée s'est retournée contre le peuple, contre la souveraineté du peuple, en sabordant la présidence d'un homme élu démocratiquement, qui avait le malheur d'être "frère musulman". Je ne nie pas que le peuple turc soit attaché à ERdogan, à qui il assure la continuité du pouvoir, gage de stabilité politique. Mais il y a dans cet attachement quelque chose qui relève du "culte de la personnalité" et d'un certain infantilisme. Ce qui me le fait dire ? Une réaction que j'ai entendue en marge des manifestations hostiles à la reconnaissance du "génocide arménien" par la france. La "communauté turque" de France s'y opposait de toutes ses forces et le fit savoir. Quand on interrogea un manifestant pour savoir quels arguments il avançait pour s'y opposer avec tant de vigueur, il répondit : "TAip nous dit qu'il n'y a pas eu de génocide, donc il n'y a pas eu de génocide." Le suivisme de cette "communauté" qu'on voudrait intégrée en france et en Europe était tel, de ce leader étranger de leur pays d'origine, que les Turcs pouvaient bien avoir manifesté parce qu'eRdogan leur en avait donné l'ordre. Il s'y entend pour faire sortir le peuple dans la rue. de même, pendant la campagne des dernières législatives turques, Erdogan s'est offert un meeting au zenith de Strasbourg, au confluent de la France et de l'Allemagne où se concentre une communauté turque assez dense, pour la convaincre de voter pour lui. Les médias français n'ont pas annoncé la venue d'ERdogan. Ils ont fait de la rétention d'information. Mais il ne me paraît pas très normal qu'un chef d'Etat étranger vienne faire campagne hors de ses terres, dans une Union européenne qu'il voulait intégrer. Arlésienne que l'intégration de la Turquie en Europe, dont tu es un partisan à peine plus modéré que moi, et qui ne respecte pas la spécificité des ères géographiques et culturelles. Enfin, tu estimes aujourd'hui que la réussite de la Turquie est le flambeau de la "nation islamique" que tu appelles de tes voeux. Tu croyais d'abord que l'Iran éclairerait cette nation et lui montrerait le chemin d'une naissance démocratique dans un etat moderne, plus que d'une renaissance : l'unité du kalifat a à peine duré un siècle aud début de l'expansion islamique, non sans renversement de kalif, les sociétés musulmanes étant implosives de nature, et n'ayant pas besoin d'ingérance étrangère pour imploser, sauf s'agissant de mettre le feu aux poudres, rôle que joue cyniquement l'Occident aujourd'hui, qui ferait mieux de veiller à sa sauvegarde et survie. Tu as changé d'avis, et ton modèle est plutôt turc qu'iranien. Je ne serais pas contre un développpement où tu expliquerais en quoi l'Iran a changé, en quoi les divergences de l'Iran et de la Turquie ne sont pas un obstacle à l'unité de la nation islamique, et comment Iran et Turqui pourraient réconcilier leurs pays et leur influence sur "le droit des gens", en laissant l'arabie sahoudite de côté, qui n'est pas un pays libre, tant de son propre chef qu'en qualité de monarchie pétrolière. Ton torrentiel »