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mercredi 19 juillet 2017

Annick de Souzenelle en question

Annick de Souzenelle fait trop de cas des lois ontologiques, et on ne voit pas bien quelle est la place de la foi dans son œuvre. Elle émet l’hypothèse qu’une seconde information nous est transmise à partir du septième mois, qui permet l’accouchement de l’âme et fait que la seconde naissance est une réalité que n’aperçoit pas Nicodème, quand il ironise sur l’impossibilité de sortir une seconde fois du ventre de sa mère. Comment, nous qui devons enfanter le fils, pouvons-nous devenir des fils de l’Homme en n’’étant plus des fils de la femme,c’est-à-dire en nous détachant, en nous désaffiliant ? Je l’approuve entièrement quand elle dit que l’anthropologie chrétienne, héritée des Pères de l’Église, est à l’état larvaire, et que les clercs feraient bien de s’en préoccuper, en scrutant les Écritures avec la subtilité rabbinique pour dégager des chemins de vie, chemins d’accomplissement personnels qui ne sont pas linéaires, et nous sortent de l’illusion de progrès permanent qui résulterait de la connaissance que nous aurions de nous-mêmes. Je ne crois pas davantage au processus de mort et de résurrection continue que l’homme accomplirait de mutation en mutation. Je préfère l’idée de Madeleine Delbrel selon laquelle « tu mourras de morts ». Tu ressusciteras une seule fois d’être tellement mort à toi-même que tu dois mourir aussi aux dons de dieu. La loi de la Création, c’est que Dieu nous donne tout, non pas pour le reprendre,mais pour que nous lui redonnions tout, sans quoi notre vie ne peut pas avoir de fécondité. On ne vit qu’une fois, notre vie est une apoptose, en vue de ressusciter une seule fois aussi, bien que les germes de la Résurrection soient préfigurés par les guérisons que nous devons désirer désirer pour apprendre à aimer moins la vie que la Résurrection. Comme le dit l’abbé de Tanoüarn, « la vie est de toute façon un calvaire, mais c’est la résurrection si je veux ».
Je regrette qu’Annick de Souzenelle substitue systématiquement le terme de « mutation » à celui de « mort ». Si l’homme est un mutant, je ne vois pas ce qui lui interdit d’être un apprenti sorcier. Dès lors, la lecture que la théologienne fait du livre de Job me paraît pour une fois ne pas accepter la radicalité du texte et de l’expérience du malheur. J’entends parfaitement le cri de la femme de Job en face de l’agonie si pénible de celui qu’elle aime : « Maudis Dieu et meurs ! »L’euthanasie est sans doute une compassion qui doit se retourner pour prendre la mesure de l’épreuve et du rôle de la souffrance, mais ce n’en est pas moins de la compassion à l’état naturel. Annick de Souzenelle retourne la proposition de l’isha de Job en : « Bénis Dieu et mute ». C’est aller vite en besogne en ignorant le processus qui doit se métaboliser, non pas tant  dans la mutation que dans la conversion. Quel peut être le but de la thérapeutique d’Annick de Souzenelle ?
Annick de Souzenelle fait trop de cas des lois ontologiques, et on ne voit pas bien quelle est la place de la foi dans son œuvre. Elle émet l’hypothèse qu’une seconde information nous est transmise à partir du septième mois, qui permet l’accouchement de l’âme et fait que la seconde naissance est une réalité que n’aperçoit pas Nicodème, quand il ironise sur l’impossibilité de sortir une seconde fois du ventre de sa mère. Comment, nous qui devons enfanter le fils, pouvons-nous devenir des fils de l’Homme en n’’étant plus des fils de la femme,c’est-à-dire en nous détachant, en nous désaffiliant ? Je l’approuve entièrement quand elle dit que l’anthropologie chrétienne, héritée des Pères de l’Église, est à l’état larvaire, et que les clercs feraient bien de s’en préoccuper, en scrutant les Écritures avec la subtilité rabbinique pour dégager des chemins de vie, chemins d’accomplissement personnels qui ne sont pas linéaires, et nous sortent de l’illusion de progrès permanent qui résulterait de la connaissance que nous aurions de nous-mêmes. Je ne crois pas davantage au processus de mort et de résurrection continue que l’homme accomplirait de mutation en mutation. Je préfère l’idée de Madeleine Delbrel selon laquelle « tu mourras de morts ». Tu ressusciteras une seule fois d’être tellement mort à toi-même que tu dois mourir aussi aux dons de dieu. La loi de la Création, c’est que Dieu nous donne tout, non pas pour le reprendre,mais pour que nous lui redonnions tout, sans quoi notre vie ne peut pas avoir de fécondité. On ne vit qu’une fois, notre vie est une apoptose, en vue de ressusciter une seule fois aussi, bien que les germes de la Résurrection soient préfigurés par les guérisons que nous devons désirer désirer pour apprendre à aimer moins la vie que la Résurrection. Comme le dit l’abbé de Tanoüarn, « la vie est de toute façon un calvaire, mais c’est la résurrection si je veux ».
Je regrette qu’Annick de Souzenelle substitue systématiquement le terme de « mutation » à celui de « mort ». Si l’homme est un mutant, je ne vois pas ce qui lui interdit d’être un apprenti sorcier. Dès lors, la lecture que la théologienne fait du livre de Job me paraît pour une fois ne pas accepter la radicalité du texte et de l’expérience du malheur. J’entends parfaitement le cri de la femme de Job en face de l’agonie si pénible de celui qu’elle aime : « Maudis Dieu et meurs ! »L’euthanasie est sans doute une compassion qui doit se retourner pour prendre la mesure de l’épreuve et du rôle de la souffrance, mais ce n’en est pas moins de la compassion à l’état naturel. Annick de Souzenelle retourne la proposition de l’isha de Job en : « Bénis Dieu et mute ». C’est aller vite en besogne en ignorant le processus qui doit se métaboliser, non pas tant  dans la mutation que dans la conversion. Quel peut être le but de la thérapeutique d’Annick de Souzenelle ?

L'échec scolaire de l'Éducation nationale

L'Éducation nationale est en échec retentissant. En échec scolaire. Il ne suffit pas que 160000 élèves (on n'est pas sûr du chiffre exact) sortent chaque année de l'école sans aucune qualification. 80000 bacheliers ne trouvent pas non plus de faculté où poursuivre leurs études. L'orientation est si mal faite que le choix d'une carrière obéit au tirage au sort sans que l'école y trouve à redire. Elle préfère par idéologie perpétuer la démagogie du "baccalauréat pour tous" au risque de mettre ses élèves en échec, plutôt que de tirer les conséquences du fait que la filière la plus demandée est celle des métiers de l'éducation physique et sportive. Pas question que les élèves se dépensent ni n'entrent en apprentissage.
L'école ne forme que les classes moyennes. Elle ne forme ni de médecins ni de manœuvres, comme si un pays avait besoin de plus d'agents du secteur tertiaire et de littéraires que de chercheurs ou de producteurs. L'orientation est faite en fonction du désir de  l'élève auquel elle ne donne pas satisfaction, et sans corrélation avec les débouchés probables ou les besoins de la nation.

jeudi 22 juin 2017

L’EUROPE NÉO-PAÿENNE DES LUMIERES IMAGINAIRES DE MACRON


Mon analyse à chaud de la première interview d’Emmanuel Macron à la presse européenne dont « le Figaro » que l’on peut lire ici :

 

 

http://premium.lefigaro.fr/international/2017/06/21/01003-20170621ARTFIG00333-emmanuel-macron-l-europe-n-est-pas-un-supermarche.php

 

«[« Les démocraties occidentales] se sont construites au XVIIIe siècle sur un équilibre inédit entre la défense des libertés individuelles, la démocratie politique et la mise en place des économies de marché. » Cela fait deux éléments de progrès individuel contre un seul élément d’intérêt général.

« Un cycle vertueux a permis aux libertés individuelles d'être reconnues, au progrès social de se développer et aux classes moyennes d'avoir une perspective de progrès. » Le progrès social devrait-il s’arrêter aux classes moyennes ?

 

« Le doute ne s’est pas installé » depuis « la fin des trente glorieuses » : le modèle social des pays occidentaux a continué de progresser après le premier choc pétrolier, les années 70 et, en France, les « années Giscard », ont été des années fastes ; le doute s’est installé depuis le début des années 80, c’est-à-dire, en Fance, les années Mitterrand, qui ont correspondu à la première résurgence de la gauche molletiste, reagano-castriste (Mitterrand était castriste par sa femme et reaganien par lui-même comme Marguerite Duras….), et précurseur de la gauche néoconservatrice.

 

« Les démocraties illibérales » forment un néologisme qu’il fallaitinventer.

 

« Des Etats-Unis d’Amérique qui se retirent en partie du monde » font peur au vieux monde, qui se demande qui pour le gendarmer.

 

L’instabilité du monde proviendrait à la fois « des inégalités profondes engendrées par l'ordre mondial », « du terrorisme islamiste » et de la météo, « le déséquilibre du climat » : il ne fait pas toujours beau… « Car tout est lié », ajoute Macron. On ne peut pas vouloir lutter efficacement contre le terrorisme et ne pas s'engager pour le climat. »

»

Or le terrorisme islamiste ne prospère-t-il pas sur le terrain des « inégalités générées par l’ordre mondial » ? Et la politique peut-elle faire la pluie et le beau temps comme en celui de la royauté primitive ?

 

« Le leadership français » ne consistera pas, si son évidence culturelle s’impose à nouveau, à défendre la grandeur de la France, ce serait « [bomber] le torse », la présidence macronienne n’est pas gaulienne ; il consistera à défendre les valeurs de l’Europe ou le bien commun mondial tel que perçu par le « vieux monde » déserté par les États-Unis.

Le « leadership français » est donc un néoconservatisme désaméricanisé, car « Les États-Unis d'Amérique aiment autant que nous la liberté. Mais ils n'ont pas notre goût pour la justice. » Les Etats-Unis désobamisés laisseraient le champ libre à un Macron, porte-parole européen du vieux monde, et qui n’aurait pas les « frayeurs de gazelle » d’un Hollande abandonné par Obama, si la France devait « frapper seule » une Sirie qui aurait franchi ses « lignes rouge », un peu comme Trump fait des frappes à un coup.

Sans assumer le mot, Macron se pose en néo-conservateur des Lumières, qui regrette la « forme de néoconservatisme importée en France depuis dix ans », admet que la démocratie ne s’exporte pas à la serpe, hérite volontiers de l’abstention chiraco-villepiniste de la France dans la seconde guerre d’Irak, renie la guerre de Libye, mais ne se prononce pas sur la première guerre du golfe, péché originel de ce qui est devenu le gouvernement mondial de l’antiterrorisme auquel Macron ne veut pas renoncer : « Le président réaffirme que la lutte contre le terrorisme islamiste est sa priorité absolue «, commente « le Figaro ». « Ce sont eux nos ennemis» complète le Président.

 

« Les réformes fondamentales qui sont indispensables pourla France » le sont selon une analyse financière partagée par la Commission européenne. Le nivellement de la zone euro par la déréglementation et la précarisation n’a rien d’écrit dans les étoiles. Normalement, la stabilité devrait être la règle et la mobilité ou la flexibilité l’exception. Macron est convaincu du contraire et incarne cette conviction jusqu’à l’extrême au service d’une ambition individuelle purement économique : que les « jeunes » rêvent d’être « milliardaires » !

 

Le Président veut pousser l’union du « couple franco-allemand » jusqu’à ne jamais se rendre à un « conseil européen » sans avoir négocié « une position commune » avec son vis-à-vis d’outre-Rhin. Or l’union carolingienne est contraire au désaccord millénaire entre la romanité ou la latinité et la germanité qui aspire de tout temps à la remplacer. La France et l’Angleterre sont des frères ennemis qui ont pu se faire une guerre de cent ans pour une querelle de légitimité sur un même royaume, dont le général de Gaulle et Jean Monnet ont bien failli accepter qu’il soit  réuni en 1940 sous une même couronne, ce qui serait arrivé si Paul Reynaud n’avait brisé là. Le saint Empire romain-germanique a effacé l’Empire romain. L’Allemagne est aussi féodale et régionale que la France est stato-nationale. « L'Allemagne va dépenser plus que la France en matière de défense dans les années à venir. Qui l'eût cru? », s’étonne Macron.  La nouvelle Allemagne de Weimar humiliée jusque dans sa réunification ne se redresse plus par la remilitarisation de la Rhénanie, mais elle entend jouer un rôle actif dans le régentement du monde, sous couvert d’une Europe plus centrale que littorale. Or Macron accepte de déplacer son centre de gravité des évasions maritimes vers l’Est de l’Europe.

 

« La clé pour repartir est » certes « une Europe qui protège », mais plus dans le sens du protectionnisme européen que de la protection des frontières, surtout si l’on ne touche pas à Schengen et qu’on limite le contrôle aux frontières à celles qui sont extérieures à l’Union européenne. Or Emmanuel Macron inverse l’ordre des priorités. Certes, le partiel abandon de l’OTAN par les États-Unis tel qu’il est à prévoir offre une fenêtre d’opportunité pour une Europe de la défense et de la sécurité commune, qui aurait dû précéder le marché commun. Mais ce n’est qu’une fenêtre d’opportunité. Sans la préférence communautaire, cette protection extérieure est presque vaine, et le combat imprécis contre le travail détaché n’empêchera pas les délocalisations. La construction et l’attachement à l’Europe ne sont pas que l’affaire des classes moyennes, ils lancent une sourde demande de proximité que n’entendent pas ceux qui ne jurent que par le numérique et par la transformation des techniciens et vendeurs en conseillers de clientèle.

 

2 % du budget consacré à la défense à horizon 2025 contre combien aujourd’hui aux États-Unis ?

 

Si « l’[accélération] des délais d’instruction des demandes d’asile » en France était la solution miracle au problème des migrants ou à celui des réfugiés, la promesse faite par Jacques Chirac en 1995 de les réduire à trois mois aurait été tenue. Or pendant les » deux ans » que prend en moyenne l’instruction de ces demande avec ses recours, on ne « tisse » pas seulement « des liens familiaux », on est placé dans l’économie informelle par l’interdiction qui est faite par la France aux demandeurs d’asile de travailler, interdiction qui est à l’origine de l’attraction des migrants pour le Royaume uni, où ils ne sont pas obligés de vivre dans la clandestinité. Reconduira-t-on dans leurs pays les déboutés du droit d’asile, et comment, sans toucher à Schengen, «[ remédiera-t-on] à la situation ubuesque que l'on observe avec les «dublinés», ces personnes qui passent d'un pays à l'autre en espérant enfin obtenir l'asile » ?

Pourquoi enfin l’Europe a-t-elle l’air de considérer comme naturel que l’exode de ceux qui fuient la guerre se fasse si loin de tout espoir de revenir à la maison ? N’est-elle pas suspecte d’entretenir les trafics humains qui amplifient les phénomènes migratoires en ne punissant jamais les passeurs ? En quoi d’autre consiste la lutte « contre les dérives mafieuses » ?

 

Macron est le premier dirigeant français à ne pas rougir d’être qualifié de « populiste » s’il n’est pas démagogique et ne prend pas ses concitoyens pour des gens sans intelligence, mais aussi à condition de ne pas parler au peuple français, mais au « peuple européen « , ce qui serait le « combat de civilisation » selon lui. Or a-t-on jamais vu de « peuple européen » ailleurs que dans « l’imaginaire », dont Macron dénonce la crise, des néo-païens qui barbarisent l’Europe en la germanisant ou e la gothisant, c’est-à-dire en convertissant son nihilisme en un « Goth binn ich » ? Car on peut parier que Macron ne veut résorber la crise de l’imaginaire européen que comme il croit que Vladimir Poutine veut « restaurer l’imaginaire russe ». La « politique civilisationnelle » n’est à bâtir qu’à seul fin de lutter contre le terrorisme.

C’est un peu faible.

lundi 22 mai 2017

La guerre et l'associationnisme

Le moyen-âge et la Révolution sous les auspices du dieu verbe selon #Jules Michelet :
« Le moyen âge promit l'union, et ne donna que la guerre. » [La Révolution nous donna l’association, dans sa forme « qui, seule encore, peut nous réunir, et par nous, sauver le monde. » (La France n'a jamais douté de rien, et encore moins de sa vocation universelle).
Or il convient de peser  ce jugement de Michelet à l'aulne de l'histoire et de l'actualité. La Révolution n'a elle aussi donné que la guerre en promettant l'union, et elle n'a pas attendu longtemps. Elle a purgé le pays par la Terreur et a prétendu se répandre par le prosélitisme guerrier napoléonien. Elle s'est répandue en pillant et en s'emparant, car la révolution était bourgeoise et défendait, outre la liberté, le droit sacré de la propriété privée.
Les historiens contre-révolutionnaires prétendent que la révolution s'est imposée comme le modèle de toutes les guerres mondiales qui ont suivi. Je ne me sens pas qualifié pour discuter ce jugement historique. Mais c'est assurément vrai du présent, où les démocraties s'investissent de la mission de répandre le bon gouvernement par la guerre à ceux qui n'en veulent pas.
L’association, cet héritage révolutionnaire, s'est donc révélée être une ligue pour faire la guerre au reste du monde. Mais l'association divise encore la République de trois manières: elle divise l'intérêt général en conflit d'intérêts catégoriels; elle divise les causes mêmes que les associations défendent en autant de stratégies pour les faire avancer qu'il y a de scission entre elles; enfin, elles promeuvent des potentats qui se font élire présidents d'association parce qu'ils ne sont pas présidents de la République.
L'association, c'est la division et la révolution, c'est la guerre.
La Révolution a un point commun avec l'escroquerie socialist. Le socialisme fait presque toujours, sous couleur de bienveillance,le contraire de  ce qu'il promet.  Pour s'en convaincre, il suffit de dresser le bilan du mitterrandisme.
Ce président issu de Vichy et de la  répression algérienne, qui a exécuté à tour de bras et sans regret avant d'abolir la peine de mort, avait promis d'être #Salvador Allende, il est devenu le vassal de #Ronald Reagan; sous son premier mandat, la France est devenue atlantiste comme jamais et a consommé cet atlantisme, non seulement  en participant à la première guerre du golfe, mais en laissant #Bernard Kouchner au sac de riz se poser au nom de la France en ambassadeur de l'ingérance, moyennant quoi notre pays a assumé moralement la paternité du néo-conservatismeaméricain. Avec #Helmut Kohl, #François Mitterrand a construit une Europe atlantiste allemande, bien qu'à la chute du mur de Berlin, il ait émis des réserves sur l'opportunité de la réunification allemande, c'est-à-dire qu'il prétendait rien de moins qu'empêcher un pays de retrouver ses liens naturels.
Sur le plan intérieur, le président du "raser gratis" est devenu celui du tournant de la rigueur. Le président des nationalisations est devenu celui des privatisations. Le président des radios libres est devenu celui des télés privées. (Il concède la franchise de "Canal+" à un ami personnel, #André Rousselet,  bien connu pour son exploitation des taxis parisiens. Et il concède la franchise de "la 5" à #Sylvio Berlusconis,affairiste italien dont Mitterrand viendra nous vendre les mérites à la télévision française, et qui a dirigé, quelques années plus tard, dans son pays, une coalition  avec les néo-fascistes
dénoncée par les intellectuels de gauche, qui ont toujours les yeux de Chimène pour Mitterrand, de même que les fils de déportés, qui ne voient pas malice à faire trente ans plus tard l'éloge d'un président qui demanda et obtint la francisque. C'est que ce Président a immobilisé la politique française en la rendant esclave de l'antiracisme, mais surtout en créant le front national, qui est une machine à perdre et à éliminer les adversaires de "la pensée unique" ou des sortants.
#Hollande a agi en émule de son mentor. L'ennemi de la finance a porté un financier au pouvoir, au terme d'une succession très bien organisée. Le social démocrate est devenu un social libéral. Et le pacifiste s'est donné corps et âme, en néo-mollettiste, non seulement  à des guerres néo-coloniales qu'il annonçait subliminalement par la symbolique de son hommage inaugural à Jules Ferry (il est toutefois faux de dire que le colonialisme est issu de la gauche, car Louis-Philippe n'était pas socialiste...), mais encore à la guerre contre le terrorisme dont son premier ministre #Manuel Valls s'est fait le champion dès le lendemain des attentats contre "Charlie hebdo". Il s'agissait, une fois de plus, par respect des droits de l'homme, de livrer une guerre implacable et barbare à l'obscurantisme, sous prétexte de défendre le droit à la dérision des railleurs, blasphémateurs du sacré des autres. #Hollande et #Valls, ces héritiers de #Mitterrand, ont gouverné par le deuil national, en continuateurs de #George W Bush.
Pour l'avenir, on nous promet moins le gouvernement mondial que l'association mondiale. L'association est un héritage de la Révolution. Or l'associationnisme, c'est la guerre à fragmentation et effet immédiat. Est-ce à dire qu'il faut en revenir au médiévisme des fondamentalismes religieux? Bien sûr que non. Mais on ne lutte contre les médiévismes religieux que par la persuasion, et non pas en ajoutant la barbarie à la barbarie.

samedi 20 mai 2017

Pourquoi n'arrive-t-il jamais de miracle aux autistes ou au schizophrènes!


Ma réponse à cette question de Balbula intitulée « Miracle et santé mentale » et disponible ici :

 

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=827770

 

   1. La question de balbula est profonde et mérite qu'on y apporte des réponses circonstanciées et nuancées.

 

 

        a) Je discutais cet après-midi avec un animateur pastoral qui éprouve des difficultés à travailler avec des animateurs pastoraux appartenant au chemin néo-catéchuménal.

 

 

Voici en quelques mots la teneur de cette discussion, dans la mesure où elle a rapport au sujet qui nous occupe.

 

Lui: "Ce qui me gêne avec le chemin néo-cath, c'est qu'il détourne des gens de la mission du plein Evangile pour faire la même chosequ’eux."

 

Moi: "Mais je suis admiratif de ce que fait la mission du plein Evangile. L'Église doit croire au miracle."

 

Lui: "Sans doute. Moi-même, à titre professionnel, j'ai observé une femme guérie d'un cancer généralisé à qui cette Eglise avait imposé les mains, et je ne suis pas suspect de les approuver. Mais je n’ai pu que constater cette guérison. Ce qui me dérange, c'est qu'aussi bien le néo-cath que le plein Évangile leur font payer l'addition, non pas en espèces sonnantes et trébuchantes, mais en se les inféodant. Ils doivent répandre la Parole avec eux, être brandis comme des trophées de ce que le Seigneur a fait pour eux."

 

Moi: "Ces groupes demandent seulement à leurs miraculés d'être conséquents, et d'être reconnaissants pour le miracle dont ils ont bénéficié. Ils leur demandent de ne pas être comme les neuf lépreux qui ont profité de leur santé retrouvée pour reprendre leur vie."

 

Lui: "Seulement c'est à chacun d'être conséquent pour soi-même. Nulle communauté spirituelle ne doit faire à son adepte un chantage à la conséquence."

 

 

 

    b) Pour l'instant, Balbula, j'ai tourné autour de votre question.

 

Elle démontre que la guérison spectaculaire met en jeu la force spirituelle d'agir sur son propre corps ou de somatiser, chez celui qui reçoit la Grâce d'un miracle. D'où les objections que certains font aux pentecôtistes, aux charismatiques et à ceux qui, plus généralement, disent que les charismes par lesquels le Seigneur nous montre Sa Puissance ne sont pas éteints: ils agissent sur des personnes fragiles, susceptibles d'autosuggestion ou d'effet placebo. Un autiste ou un trisomique sont inaccessibles à l’effet placebo, donc aucun miracle ne leur arrive jamais.

 

Différent es tle cas de la schizophrénie:

 

-La schizophrénie est très souvent réactionnelle. Or ceux qui la soignent condamnent leurs malades à l'être à vie, au lieu de reconnaître qu'ils ont des phases de schizophrénie et souvent des phases de rémission. Certains pourraient même arrêter de prendre leur traitement comme ils le souhaitent, dès lors qu'ils ne traversent pas une phase aiguë de schizophrénie, la rémission pouvant durer des années quelquefois, et la maladie n'étant réveillée que par un nouveau traumatisme.

 

-Il en va de même de la schizophrénie qui résulte de la prise de drogue. Les toxicomanes qui ont la grâce de "décrocher" vivent constamment au bord d'un gouffre métaphysique et, après le saut dans l'inconnu qu'a été la désintoxication, vivent au-dessus du vide. Le miracle consiste, nous dit-on, à ce que la liberté retrouvée en dieu vienne combler le vide spirituel.

 

Je ne sais pas pour les psychopathes ou les pervers narcissiques, ces derniers entrant dans une catégorie pathologique récemment mis au jour et sur laquelle on fait peser une opprobre sociale, proportionnelle à la souffrance qu'ils infligent. Je suppose que dieu leur oppose des critères de conversion qui ne sont pas les mêmes que les critères visibles de guérison normalement requis pour en attester.

 

 

    2. Plus généralement, votre question demande d'évaluer à nouveaux frais le sens de la conversion et celui de la guérison.

 

 

        a) Pour la conversion, l'évaluation me paraît très simple: l'homme ne peut pas la mesurer, et les critères n'en appartiennent qu'à dieu.

 

Il convient de se mettre d'accord sur ce point: la conversion est un changement de vie ou un changement de cœur, elle 'nest pas un changement de caractère. Personnellement, je crois avoir vu (très peu ) [de] gens se convertir, je n'en ai jamais vu changer.

 

 

      b) Souvent, je me suis demandé pourquoi on accordait une telle importance à la guérison, aussi bien dans l'Evangile que dans l'Eglise. Il m'arrivait même d'ironiser: "C'est comme si l'on prétendait mourir guéri."

 

Eh bien je ne croyais pas si bien dire. Je m'en rendis compte en lisant cet échange Facebook sur la page de l'abbé de Tanoüarn. L'abbé y répondait à quelqu'un qui soulevait sensiblement la même objection que moi: "La vie, c'est de toute façon un calvaire, et c'est la résurrection si je veux."

 

Autrement dit, il ne m'appartient pas tant de vouloir guérir, que la guérison n'est un signe de la résurrection.

 

Nous ne mourrons pas guéris, la plupart d'entre nous mourront à l'agonie, mais la Résurrection sera notre guérison définitive.

 

Et comme il s'agit, dès ici-bas, de vivre en ressuscité, il faut rechercher la guérison comme un indice de résurrection.

 

 

    3. Enfin, cette remarque pour dame Glycéra: les anges ne sont pas pervers, ce sont des agents de perversion. S'ils étaient pervers, ils n'auraient pas le choix, car on ne choisit pas d'être pervers. La perversion, dans ce qu'elle a de plus détraqué dans l'obstination, est une maladie de l'âme. Mais les anges ne souffrent d'aucune maladie nie d'aucune altérration du choix. Donc les anges déchus rendent pervers, ils ne sont pas pervers.

Ma réponse à cette question de Balbula intitulée « Miracle et santé mentale » et disponible ici :

 

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=827770

 

   1. La question de balbula est profonde et mérite qu'on y apporte des réponses circonstanciées et nuancées.

 

 

        a) Je discutais cet après-midi avec un animateur pastoral qui éprouve des difficultés à travailler avec des animateurs pastoraux appartenant au chemin néo-catéchuménal.

 

 

Voici en quelques mots la teneur de cette discussion, dans la mesure où elle a rapport au sujet qui nous occupe.

 

Lui: "Ce qui me gêne avec le chemin néo-cath, c'est qu'il détourne des gens de la mission du plein Evangile pour faire la même chosequ’eux."

 

Moi: "Mais je suis admiratif de ce que fait la mission du plein Evangile. L'Église doit croire au miracle."

 

Lui: "Sans doute. Moi-même, à titre professionnel, j'ai observé une femme guérie d'un cancer généralisé à qui cette Eglise avait imposé les mains, et je ne suis pas suspect de les approuver. Mais je n’ai pu que constater cette guérison. Ce qui me dérange, c'est qu'aussi bien le néo-cath que le plein Évangile leur font payer l'addition, non pas en espèces sonnantes et trébuchantes, mais en se les inféodant. Ils doivent répandre la Parole avec eux, être brandis comme des trophées de ce que le Seigneur a fait pour eux."

 

Moi: "Ces groupes demandent seulement à leurs miraculés d'être conséquents, et d'être reconnaissants pour le miracle dont ils ont bénéficié. Ils leur demandent de ne pas être comme les neuf lépreux qui ont profité de leur santé retrouvée pour reprendre leur vie."

 

Lui: "Seulement c'est à chacun d'être conséquent pour soi-même. Nulle communauté spirituelle ne doit faire à son adepte un chantage à la conséquence."

 

 

 

    b) Pour l'instant, Balbula, j'ai tourné autour de votre question.

 

Elle démontre que la guérison spectaculaire met en jeu la force spirituelle d'agir sur son propre corps ou de somatiser, chez celui qui reçoit la Grâce d'un miracle. D'où les objections que certains font aux pentecôtistes, aux charismatiques et à ceux qui, plus généralement, disent que les charismes par lesquels le Seigneur nous montre Sa Puissance ne sont pas éteints: ils agissent sur des personnes fragiles, susceptibles d'autosuggestion ou d'effet placebo. Un autiste ou un trisomique sont inaccessibles à l’effet placebo, donc aucun miracle ne leur arrive jamais.

 

Différent es tle cas de la schizophrénie:

 

-La schizophrénie est très souvent réactionnelle. Or ceux qui la soignent condamnent leurs malades à l'être à vie, au lieu de reconnaître qu'ils ont des phases de schizophrénie et souvent des phases de rémission. Certains pourraient même arrêter de prendre leur traitement comme ils le souhaitent, dès lors qu'ils ne traversent pas une phase aiguë de schizophrénie, la rémission pouvant durer des années quelquefois, et la maladie n'étant réveillée que par un nouveau traumatisme.

 

-Il en va de même de la schizophrénie qui résulte de la prise de drogue. Les toxicomanes qui ont la grâce de "décrocher" vivent constamment au bord d'un gouffre métaphysique et, après le saut dans l'inconnu qu'a été la désintoxication, vivent au-dessus du vide. Le miracle consiste, nous dit-on, à ce que la liberté retrouvée en dieu vienne combler le vide spirituel.

 

Je ne sais pas pour les psychopathes ou les pervers narcissiques, ces derniers entrant dans une catégorie pathologique récemment mis au jour et sur laquelle on fait peser une opprobre sociale, proportionnelle à la souffrance qu'ils infligent. Je suppose que dieu leur oppose des critères de conversion qui ne sont pas les mêmes que les critères visibles de guérison normalement requis pour en attester.

 

 

    2. Plus généralement, votre question demande d'évaluer à nouveaux frais le sens de la conversion et celui de la guérison.

 

 

        a) Pour la conversion, l'évaluation me paraît très simple: l'homme ne peut pas la mesurer, et les critères n'en appartiennent qu'à dieu.

 

Il convient de se mettre d'accord sur ce point: la conversion est un changement de vie ou un changement de cœur, elle 'nest pas un changement de caractère. Personnellement, je crois avoir vu (très peu ) [de] gens se convertir, je n'en ai jamais vu changer.

 

 

      b) Souvent, je me suis demandé pourquoi on accordait une telle importance à la guérison, aussi bien dans l'Evangile que dans l'Eglise. Il m'arrivait même d'ironiser: "C'est comme si l'on prétendait mourir guéri."

 

Eh bien je ne croyais pas si bien dire. Je m'en rendis compte en lisant cet échange Facebook sur la page de l'abbé de Tanoüarn. L'abbé y répondait à quelqu'un qui soulevait sensiblement la même objection que moi: "La vie, c'est de toute façon un calvaire, et c'est la résurrection si je veux."

 

Autrement dit, il ne m'appartient pas tant de vouloir guérir, que la guérison n'est un signe de la résurrection.

 

Nous ne mourrons pas guéris, la plupart d'entre nous mourront à l'agonie, mais la Résurrection sera notre guérison définitive.

 

Et comme il s'agit, dès ici-bas, de vivre en ressuscité, il faut rechercher la guérison comme un indice de résurrection.

 

 

    3. Enfin, cette remarque pour dame Glycéra: les anges ne sont pas pervers, ce sont des agents de perversion. S'ils étaient pervers, ils n'auraient pas le choix, car on ne choisit pas d'être pervers. La perversion, dans ce qu'elle a de plus détraqué dans l'obstination, est une maladie de l'âme. Mais les anges ne souffrent d'aucune maladie nie d'aucune altérration du choix. Donc les anges déchus rendent pervers, ils ne sont pas pervers.

mercredi 17 mai 2017

Macron ou le pays artificiel?

Malgré tout, Je me demande si @BrunoNorthCNIP n'a pas raison de dire qu'avec l'élection de #Macron,  le pays réel a été cassé au profit d'un pays artificiel.
On a certes plaisir  à relever la compétence indéniable de certains ministres, comme la ministre du travail, ancienne DRH qui saura piloter à l'échelle nationale le dialogue social par entreprises,  ou la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, qui a milité pour leur scolarité dans le milieu ordinaire (ce qui n'est pas forcément une bonne idée d'ailleurs!) et l'optimisation du statut des auxiliaires de vie scolaire.
Mais que penser de la ministre de la santé, ancienne responsable de la haute autorité de santé, professeur de médecine et qui connaît donc le monde médical contrairement à #MarisolTouraine, mais dont on peut craindre cependant qu'elle est dans la logique protocolaire et technocratique d'objectifs chiffrés en matière de prévention (qu'#EmmanuelMacron envisageait de pratiquer dans les maisons de retraite), ou d'hospitalisation à domicile? On parle en outre à son sujet de possibles conflits d'intérêt. -Mais la formation des médecins de ville est assurée par les visiteurs médicaux travaillant pour l'industrie pharmaceutique-.
Que penser du ministre de l'Éducation nationale qui a certes été recteur de l'Académie de Créteil, mais qui nous arrive directeur de l'ESSEC, de quoi permettre aux écoliers d'avoir l'ambition d'être des milliardaires, comme en rêvait #EmmanuelMacron?
Que penser de la nomination comme garde des sceaux de #FrançoisBayrou, qui a monayé son soutien à #EmmanuelMacron bien qu'il ait promis que son ralliement était désintéressé, à pas moins de cent candidats MODEM, pour un parti qui ne comptait pas un seul député? Est-ce par le remplissage des caisses d'un parti dirigé de manière autocratique et bicéphale (et dont les deux dirigeants ont intégré le gouvernement) que doit commencer la moralisation de la vie politique?
Que penser de l'attelage d'un premier ministre, ancien directeur des affaires publiques d'AREVA, et de son ministre de l'écologie, #NicolasHulot qui, non seulement est antinucléaire par principe, mais accepte, lui qui faisait la promotion du ferroutage dans le Pacte écologique qu'il fit signer aux candidats de 2007, de devenir ministre du président des "autocars Macron" qui a tué la filière du ferroviaire et des petites lignes de TER?
Sur un plan plus humoristique, avec un ministre de l'Intérieur âgé de bientôt 70 ans, on se dit que les assassins pourront courir longtemps.
Que penser du manque d'intérêt que manifestait #EdouardPhilippe pour le travail en commission parlementaire?
Que penser des ssoupçons de conflits d'intérêt, à commencer par les Macron leaks qui ne sont toujours pas exploités, alors que le #FillonGate ou le #PénélopeGate ont ruiné les chances du candidat de la droite de gouvernement d'accéder à la présidence de la république?
De son côté, #EdouardPhilippe, qui doit lui aussi conduire la réforme inaugurale de la moralisation de la vie politique, se montrait jusqu'ici hostile à la transparence et avait des mouvements d'humeur pour évaluer son patrimoine. Ce qui me faisait écrire hier que voir ces deux hommes différer la proclamation de leur gouvernement pour vérifier que leurs nouveaux ministres sont irréprochables me faisait l'effet d'assister à #JérômeCahuzac et #AlainJuppé s'assurant que leurs subordonnés avaient bien tout verrouillé.
Que penser de ce maître des horloges qui semble prendre un malin plaisir à se faire attendre et qui dit ne pas aimer le tic-tac des alternances, au point de recomposer la vie politique en détruisant les partis, remplacés par le consensus des élites au sein de la "République des experts" dont se réclamait #JacquesAttali?
Que penser d'un président qu'un documentaire diffusé hier soir sur #LCP nous montrait fustigeant la reproduction desdites élites, en cela plus bourdieusien que disciple de Paul Ricoeur, et qui assure à ces élites les premières places au sommet du pouvoir, ayant l'air de réserver la "discrimination positive" ou la méritocratie républicaine au monde des entreprises ou de leurs cadres?
Que penser d'un président qui, non seulement n'a cessé, candidat, de dire tout et son contraire, mais dont il se murmmure que les discours étaient fabriqués par des algorythmes en fonction de ce que les gens avaient envie d'entendre, d'où leur imprécision, d'un populisme non pas plébéien, mais post-idéologique?

lundi 8 mai 2017

Macron, l'enfant-roi du monde primitif


Ma réponse au billet électoral du Croissant de lune qu’on trouvera sous cet article.

 

Mon Croissant de lune,

 

J'ai lu ton billet et les précédents. Je n'aurais pu publier que la partie proprement française de ton billet d'entre-deux-tours, et je ne me résous à publier ton billet post-électoral que parce que j'y réponds. Je sais qu'être publié par moi est le cadet de tes soucis, mais leur publication ma gêné, non parce que la substance de tes billets me paraît scandaleuse, mais parce qu'ils expriment un point de vue de la nation islamique infiltrée dans la nation française, et non pas la position d'un musulman de France, qui pèserait son vote ou ses réactions post-électorales dans l'intérêt général commun à tous ses concitoyens.

 

Marine Le Pen méritait-elle d'être élue ? Stratégiquement, non : elle a fait un débat calamiteux avec Macron qui l'a fait passer pour ce qu'elle est peut-être, une mégère comme, je crois, tu l'as écrit, une méchante, et quelqu'un pour qui, en définitive, la démocratie française compte moins que son antisystémisme, qui est le nom d'une haine de tous les acteurs de la vie civile et politique, à partir de laquelle il est bien difficile de construire une alternative nationale. La campagne de Marine Le Pen a commencé par un parricide et s'est clôturée par un débat dans lequel elle amontré qu'elle se vivait, à l'instar de son père, comme un tribun de la plèbe et non, comme l'assénaient les médias, en femme réellement désireuse de prendre le pouvoir, ce pour quoi elle n'aurait pas découvert après le second tour la nécessité de s'allier et de faire ce qu'on appelle dans son camp l'union des patriotes. 

 

Pourtant je crois aux programmes, même en régime de démocratie représentative, et je maintiens que le programme proposé par la candidate du front national eût été de beaucoup préférable pour la france à la solution antipolitique qui nous est  présentée par un candidat en qui on peut mettre toutes les espérances et les désespérances du monde, mais dont on sait que c'est le candidat de Minc ou d'Attali, donc de ceux qui n'ont pas fait Mitterrand, mais qui ont été ses conseillers de l'ombre et du tournant de la rigueur, puis qui ont été ceux du maniable Sarkozy, et qui ont fini par désigner un successeur à Sarkozy, à Hollande et plus encore à Mitterrand en la personne d'Emmanuel Macron, un rejeton tardif de la "génération Mitterrand", un successeur à leur main, un candidat du monde des affaires cherché dans le monde des affaires, une intelligence cooptée dont les qualités intellectuelles ne brillent pas au premier abord, un banquier qui ne l'est pas à la manière de Pompidou, qui paraît l'être dans toute sa personne, un homme incapable de parler sans prompteur, un défenseur de sa langue qui parle globish, un défenseur des arts et des lettres qui n'a pas l'air d'avoir des lettres, un président qui prétend diriger un pays qu'il ne connaît pas.

 

Paul-Marie coûteaux dont j'apprécie le gaullisme intégral qui a beaucoup muté depuis la parution du livre auquel je fais référence, disait que l'opposition de Gaulle-Mitterrand était celle d'"une certaine idée de la france" contre "la France physique". "La France physique" s'est dégradée en France sans substance et déréalisée. Macron est le nom de cette france menacée de disparition, dont on n'entendra plus la voix dans le monde, ce qui a commencé, moins depuis que Giscard a avoué que c'était une puissance moyenne, que depuis que Mitterrand l'a jetée pieds et poings liés dans l'euro-atlantisme au nom d'un : "Le nationalisme, c'est la guerre" repris par Macron, et qui se vérifierait si le mondialisme ne faisait pas lui-même la guerre, de façon préventive, injuste et assymétrique.

 

Que dire encore du héros Macron ? Que le candidat "dont l'ennemi n'avait pas de visage" et était la finance internationale, donc que le candidat Hollande qui cryptait son philosémitisme sans réserve sous un antisémitisme crypté, a fini par porter son ennemi au pouvoir, en se succédant à lui-même sous la forme de son fils spirituel. Mais encore que Macron a été rejoint par villepin, qui avait deux qalités pour ce faire : d'abord, comme Macron, Villepin n'a jamais été élu ; et ensuite, il est le conseiller de la dissolution. Le conseiller de la dissolution soutient le candidat de la France menacée de disparition. Depuis que l'ancien premier ministre de Jacques Chirac a quitté la vie politique, il est devenu l'avocat du qatar. Faut-il y voir un indice ?

 

Tu dis que Macron est un candidat "socio-bourge". Ce serait trop beau si la bourgeoisie sociale, ou simplement la bourgeoisie sociale ou socialiste existait encore. Macron est le candidat de la bourgeoisie qui a perdu ses valeurs. C'est le candidat des Grégoire deGerminal dans une France qui a noyé ses gisements miniers, que la Communauté européenne lui avait promis de protéger avant de lui ordonner de les détruire. Cette bourgeoisie qui a perdu ses valeurs n'a aucunprojet de société, sinon de noyer la france dans le monde, pas de faire entendre sa voix.

 

De ton point de vue, Macron fera-t-il un bon président ? Si tu penses que le gouvernement mondial par le chantage au terrorisme et par la guerre mondiale contre la guérilla est bon, alors  oui, tu pouvais te lever du bon pied lundi matin. Est-ce que cette manière de gouverner a encore de l'avenir face à Trump ? Un idéaliste comme moi aurait voulu croire que trump tiendrait ses promesses. Mais il n'est même pas capable de se montrer isolationniste jusqu'au bout des ongles. Trump est un petit blanc façon Daniel Conversano, qui ne s'en remet pas de ne plus dominer, et qui se pose en victime narcissique et virile d'un pouvoir qui a du mal à s'imposer face au système. En France, la trumpette n'a pas gagné, parce qu'on n'a jamais demandé à Jeanne d'Arc d'être une oratrice, que, lorsqu'elle l'a été, ses traits étaient insolents, mais non pas impertinents, que la galanterie française n'aime pas les femmes qui parlent la langue de Céline, et qu'au pouvoir, la langue de Larochefoucauld a toujours prévalu sur la langue de céline. Macron trouvera un terrain d'entente avec Trump sur cette base du gouvernement de l'antiterrorisme, auquel Trump a fait retour comme un républicain classique, isolationniste en campagne et belliciste au pouvoir. Et si ce n'est pas avec Trump, ce sera avec ceux du Pentagone, de la CIA, du département d'Etat, et de tous les lieux de pouvoir aux Etats-Unis qui ont théorisé cette manière d'être terrorisé par ceux chez qui on sème la terreur à titre préventif ou vindicatif. As-tu un intérêt à la subsistance d'une telle gouvernance, destinée à endiguer les guerres civiles par la guerre mondiale des plus puissants contre les moins armés, jusqu'à ce que ceux-ci se rebiffent en n'étant pas des caves ? Fais-tu le pari de cette rebiffade ?

 

Macron est-il plus intelligent que Valls ? Je le croyais. Aujourd'hui, je me limite à dire qu'il est mieux élevé. Son enfance n'a pas connu les troubles catalans. Son seul épisode romanesque est d'avoir désiré conquérir une femme plus âgée que lui en position d'autorité, qui l'a depuis entièrement pris sous son aile et qui le couve et le surveille comme le lait sur le feu. Il semble aujourd'hui que Macron soit métrosexuel et n'aime plus sa femme que pour se protéger contre lui-même. Macron est l'enfant-roi d'un système puéril qui le monte en épingle comme un produit de consommation désirable parce que sous cloche. Or "malheur à la ville dont le prince est un enfant".

 

Valls était un teigneux qui avait l'affectivité de son ambition. Macron n'a pas d'affect. C'est donc la seconde fois que nous élirons un président dont même ses plus proches sont incapables de dire qui il est. Hollande au moins singeait l'affectivité. Macron promet qu'il nous servira avec amour, mais cela sonne creux. On croit encore moins à son humilité. A quoi sera utile sa présidence servile ? Macron n'a pas d'affect dans un pays qui a besoin d'affection, ou qui a besoin de retrouver l'affection sociale et nationale. On aurait pu rêver que Marine fût la candidate de l'affection nationale. Elle était en réalité la candidate de la désunion nationale et de la guerre civile préventive. Macron est le candidat de la guerre mondiale qui prévient la guerre civile, jusqu'à ce que la cocotte minute n'en puisse plus de ne pas exploser.

 

Macron a rencontré Houellebecq et ces deux hommes se fascinent l'un l'autre. Malheur au pays dont Houellebecq est le voyant, ai-je lu récemment sur twitter, car c'est un voyant triste et qui ne croit en rien. Macron paraît en mesure de confirmer l'hypothèse émise par Houellebecq de nommer Bayrou premier ministre, certainement l'un des hiérarques politiques les plus nuls et dont on ne comprend pas qu'il ait  pollué le champ politique pendant tant d'années, en s'emparant du parti de Lecanuet et de Giscard d'Estaing. Certains en déduisent que Macron est le candidat de la soumission. Macron est le candidat de la soumission à la mondialisation sauvage, à la guerre mondiale de tous contre un, ce qui revient à faire du monde entier une société primitive, comme il appartient à la royauté primitive de croire que les politiques vont influer sur le climat et faire la météo ou faire venir la pluie, et de la soumission à la guerre civile contre laquelle on ne se sera ni prémuni ni préparé. La France a-t-elle des ennemis de l'intérieur, ennemis visibles et ennemis invisibles ? Ni plus ni moins que toute société.

 

Ceux qui auraient mené la guerre civile contre Marine Le Pen n'auraient pas été les musulmans, je n'y crois pas. Il y aurait peut-être eu des émeutes dans les banlieues, mais elles auraient été circonscrites et moins ravageuses que la révolte des corps intermédiaires : administration, justice, Education nationale, syndicats. Marine aurait eu du mal à gouverner contre les corps intermédiaires artificiels au moyen desquels l'Etat organise un  dialogue social antidémocratique.  Elle aurait eu du mal à gouverner contre "les partenaires sociaux" et contre son administration. Elle n'aurait pas dû mater cette administration et ces corps intermédiaires, mais les convaincre, ce qui aurait supposé qu'elle soit elle-même convaincue, non de sa protestation nationale, mais du modèle social alternatif qu'elle se proposait de construire.

 

Faudra-t-il  opposer au candidat de la soumission une majorité parlementaire issue de la gauche représentée par la France insoumise ? Je ne crois pas et pour plusieurs raisons. La première n'est pas tant que la présidentielle génère une dynamique majoritaire, car au pire, le gouvernement Macron trouvera une majorité au cas par cas. En cela Macron rappellerait le Rocard dont il se réclame, et Rocard n'a pas laissé de mauvais souvenirs. Mais je suis inquiet de la fragilité de Macron. Macron supporterait mal une cohabitation. Or, même s'il est le candidat de la flexibilité qui devrait être l'exception, contre la stabilité qui est la règle et que la politique devrait protéger, je ne suis pas pour l'instabilité en politique. Il ne me paraît pas sain de vouloir déstabiliser Macron.

 

La déstabilisation qu'exercerait la France insoumise sur Macron serait très limitée. Elle se ferait à l'aide des partenaires sociaux qui ne sont pas frontalement opposés à Macron. Cette déstabilisation serait moins sociale que politique, ce qui me paraît être le vice de fondation de la france insoumise. Celle-ci a bercé ceux qui votaient pour elle de l'idée d'une VIème république avec la même organisation sociale, avec les mêmes "partenaires sociaux" non représentatifs et où auraient eu plus de pouvoir, en prime, les féodaux parlementaires, qui auraient pu fronder tout leur saoul, sans la moindre efficacité. Veut-on une agitation politique qui ne change rien sur le plan social ? À moins de jouer avec le peuple dont on fait semblant de parler comme lui, alors que l'imitation qu'on fait du peuple n'existe plus. Tout se passe comme si on voulait faire passer le peuple, comme le disait Fillon à propos de Sarkozy, pour un plébéien teigneux.

 

Alors faut-il se croiser les doigts ? Au plan politique immédiat, je ne vois pas ce qu'il faut faire. Je crois qu'il faudrait lancer depuis la base, et non à partir des appareils partidaires livrés clefs en mains par la france insoumise, une refondation politique et sociale à partir de la matrice nationale, et associant tous ceux qui s'y reconnaissent. Pourraient s'y associer tous ceux qui s'intéressent à la chose publique, à commencer par les jeunes, surtout les étudiants de sciences po et ceux d'autres facultés catholiques poursuivant le même but. Cela changerait ces jeunes de vouloir devenir milliardaires, de fuir la France ou de fonder des startups. Pour une telle refondation, je voudrais que l'on commence par libérer la démocratie et le syndicalisme pour que la République redevienne la chose de la démocratie et non plus la chose de la démocratie orientée. Ensuite, il faudrait que nous nous repensions comme peuple avec toutes les composantes du peuple qui sont là. Il faudrait que nous définissions une identité commune et un consensus laïco-religieux qui nous permette de faire nation. Et il faudrait proposer ce modèle autrement que sous la forme d'une Assemblée constituante se réunissant à l'issue d'une future élection présidentielle. Il faudrait faire du Mélenchon sans appareil ou du soral sans exclusion du tiers juif. Il faudrait proposer un modèle de réconciliation nationale et de reconstruction sociale face à la mondialisation qui nous tiers-mondise.

 

                         Ton torrentiel

Billet post-électoral du croissant de lune


aAssalamou 'alaïkoum.

Sur ce que j'ai finalement fait hier, dimanche 7 mai, je n'en suis
satisfait qu'à demi, sans gloire, à contre-coeur, aucun enthousiasme, je
me suis résigné à votter Emmanuel Macron. Je m'ysuis résolu ou résigné à
partir de l'hypothèse non vérifiable par définition, qu'Emmanuel Macron
est le choix du moindre mal immédiat. Le moindre mal immédiat, ça ne
veut pas dire le moindre mal dans l'absolu.

En 2002, il y eut une configuration semblable, opposant Jacques Chirac à
Jean-Marie Le Pen, je ne vottais pas, parce que des circonstances m'en
ont empêché. Même pas au premier tour d'ailleurs. Je me suis déplacé en
hâte pour un travail, avec mon amie à l'époque, nous n'avions pas le
temps de faire les démarches, je ne pouvais pas anticiper. A ce
moment-là en 2002, sans cette circonstance, j'allais choisir Jean-Pierre Chevènnement au premier tour, en fait je me persuadais de ses chances.
Je suis même allé l'entendre dans une conférence quand il est passé à
Bordeaux, et à cette occasion, je lui ai même fait passer une lettre, je
l'interrogeais sur sa "laïcité" d'une part, et sur la politique
étrangère qu'il envisageait d'autre part, voilà ce qui me soutendait. Il
me répondit, en termes assez généraux, mais satisfaisants. Bon, il n'eut
qu'un faible score, ma voix ne lui aura pas beaucoup manqué. Sans mes
empêchements, au second tour en 2002, je suis pratiquement sûr mais
rétrospectivement de mon choix, en faveur de Jacques Chirac, mais avec
plus d'enthousiasme que cette fois-ci pour Macron. Donc, je ne pus pas
votter à ce moment-là, entre les deux tours, je fus gêné par les
manifestations nombreuses et on va quand-même dire couvertes par Chirac
ou encouragées. Ces manifs me gênaient aussi, parce qu'auparavant, il se
produisait en France des manifestations pro-palestiennes qui
commençaient à faire évènement, mais qui furent noyées et ont disparu
dans le flot du Front et de l'anti-Front. Il y avait quelque chose de
sain et de franc chez Jacques Chirac, voire même quelques signes pendant
son premier mandat d'une politique étrangère plus équilibrée bien que
très insuffisante que celle de son prédécesseur, le très Sioniste
François Mitterand. Sioniste viscéral, obscur et ayant des affinités
viscérale de par son passé et amitiés avec une vieille extrême-droite,
il n'eut rien de plus pressé sitôt élu que d'étendre l'amnystie aux
officiers et généraux pouttchistes, les rétablissant dans leurs dignités
et r'ouvrant leurs droits à la retraite confortable. En ce temps-là, il
n'était pas question de déchéance nationale ni d'indignité nationale,
s'agissant de gens qui ont porté alors-là des armes lourdes et
qualitativement évoluées contre la France au risque, eussent-ils réussi
leur coup, de faire couler des fleuves de sang. L'antinomie entre
l'affinité Sioniste et l'affinité fâchiste n'existe pas, elle n'a jamais
existé, même pas parmi les premiers dirigeants de l'état Sioniste
lui-même. Elle n'existe que dans les cerveaux à qui on a raconté des
fables et des romans faciles et binaires. Et si le Sionisme se
définissait des fois comme un nationalisme voire comme un fâchisme Juif
ou crypto-Juif?... Pas besoin de se dire fâchiste pour l'être, ce serait
même trop beau si chacun s'identifie tel qu'il est sans dissimulation,
mais il semble que la dissimulation, bien que de moins en moins soit
co-substancielle au Sionisme dès le départ.

Comment serions-nous si nous nous étions réveillés avec une présidente
au lieu du président? C'est en substance la question que posait Monsieur
le Curé d'ici, ce midi, parce que nous avons déjeuné ensemble. Il a fait
des frais, il a invité au restaurant les deux bénévoles en activité
aujourd'hui dont ma femme, une ancienne bénévole qui peut maintenant à
peine marcher, et moi par la même occasion, nous étions à une crêperie.
Nous ne parlions pas de politique même si c'était présent dans les
esprits, la conversation a porté pendant longtemps sur des problèmes
pratiques de la tenue de la paroisse, des choses qui ne me concernaient
pas directement. Puis une fois que ces sujets s'étaient épuisés, le curé
nous a dit avoir eu hier dimanche, des conversations un peu vives avec
certains paroissiens justement à propos de politique et du votte. La
question qu'il a posée, c'est un peu celle que je me suis posée,
anxieux, depuis samedi ou les jours précédents, mon intention première
était de m'abstenir, mais,... Les résultats eussent-ils été différents,
probablement j'eux passé une nuit de veille, les conséquences diverses
sur ma vie, pas facile à connaître. Quelles conséquences? J'eusse
éprouvé beaucoup de peine à continuer une vie quotidienne d'apparence
normale, la résignation m'eut coûté trop cher, je ne sais pas. En plus,
ma femme allait votter, elle avait arrêté son choix, anti-frontiste
depuis toujours, bien que traditionellement de droite, de famille
Gaulliste. Comment je me porte avec Macron? Pour l'instant certainement
mieux qu'avec Marine.

La question à propos d'Emmanuel Macron, pour moi, c'est la question de
savoir s'il n'est qu'un Manuel Valls intelligent et plus habile? Manuel
Valls fut-il à sa place, sa tortuosité Sioniste m'eut écoeurée assez
pour m'abstenir, Manuel Valls n'était pas pour moi le moindre mal
immédiat, peut-être était-il le pire.

Macron sera-t-il un Manuel Valls bis? Sans certitude, j'apréhende pour
l'instant qu'il ne se mette dans cette même doctrine de politique
étrangère répugnante, avec pour pendant, une politique intérieure
adéquate et cohérente avec elle. La désignation d'un ennemi extérieur
théâtralisé à fond est à mettre en corelation avec la théâtralisation
d'un ennemi intérieur élevé au rang du mal absolu. C'est à craindre,
d'ailleurs, cette hypothèse semble pour l'instant corroborée par les
déclarations de Macron sur ces sujets. Mais il y a une possibilité qu'il
en aille autrement. D'abord, cette situation de théâtralisation a
tellement duré qu'il est peu vraissemblable qu'elle perdure encore cinq
ans, trop de plomb dans l'aile. Cette politique Sioniste et
néo-conservatrice avec l'injonction de consensus qu'elle suppose et les
restrictions de libertés commence à faire murmurer, ça commence à
ressembler beaucoup à une tactique de contrôle social, à une tactique de
militaro-policiarisation du régime, les raisons invoquées ne tiennent
pas, la prolongation coûteuse au demeurant de l'état d'urgence n'est
même pas pertinente s'agissant des situations dites "terroristes" de
plus en plus difficiles à produire, adolescents, malades mentaux plus ou
moins relevant de la psychiâtrie, faute de bons éléments, au risque sans
cesse grandissant de manifestations de preuves sur ces menées opaques,
pas vraissemblable que ça dure encore cinq ans. Sauf si on se trouvait
d'autres ennemis et qu'on diversifiait les ennemis, mais ça resterait la
même chose, politique de petits troubles maîtrisés pour soutenir un plus
grand contrôle social avec déploiement militaro-policier important et
envahissant. Il n'est pas exclu qu'on recule ou qu'on hésite devant ces
politiques hasardeuses et anti-démocratiques. Quand j'ai entendu
partiellement le discours d'Emmanuel Macron après sa victoire, j'ai
entendu un peu de sincérité, "aimons la France" a-t-il dit, sur un ton
juste, la voix bien posée pour une fois, paraît qu'il prend des cours
dans ce sens. Si véritablement Emmanuel Macron veut tenter un
redressement, et je crois qu'il le veut, alors il a besoin d'un corps
social assez unanime ou pas trop désuni, ce redressement est impossible
je crois dans un contexte de troubles fussent-ils maîtrisés, sachant
qu'on ne pourra peut-être pas les maîtriser pour toujours. La guerre de
basse intensité, sauf à s'Israïliser carément, n'est pas soutenable pour
la France, elle coûte beaucoup trop cher et désunit le corps social. Si
un état brigand veut, pour ses raisons propres, que les autres l'imitent
dans le crime, ce n'est pas une raison pour que la France prenne
exemple sur les criminels. Donc, pour pacifier la société et rassembler
comme il dit, Macron sera porté s'il en a le pouvoir, à se confronter à
certains lobys pour qui le bien de la France et son équilibre sont
choses secondaires.

Après cette première raison d'espérer, donc le besoin de stabilité
intérieure, donc en même temps, le besoin de stabilité étrangère, il y a
une autre raison d'espérer. Les grands changements politiques, les
recompositions, les renouvellements importants, les situations de
majorité mouvante, la perspective annoncée de dissolution de l'assemblée
dans deux ans, autant de lieux de rupture où le militant Musulman peut
jouer son rôle et porter les causes qui lui sont chères et premières.
S'ils ont besoin de nous, ils nous entendront, il sauront nous entendre
si nous savons bien les questionner. La pire situation étant le
consensus non pas réel mais au moins apparent, et non pas du peuple
Français mais des responsables politiques, la pire situation au dehors
est le consensus de condominium qu'on tente de faire exister en cooptant
la Russie. Le meilleur ou le moindre mal est en France le vrai consensus
et détente populaire qui suppose justement pas l'injonction de
consensus, mais le vrai consensus est de liberté et donc liberté
supposant des enjeux. Pour redresser le pays, il faut un vrai consensus
et vraie liberté, celle qui n'exclue personne. Il faudra utiliser cette
liberté jusqu'au bout et avec la plus grande pugnacité, ne rien
consentir contre le droit, exiger par exemple, que la politique
étrangère Française reflète vraiment ce que veut le peuple Français dans
son ensemble et non plus le privilège de certains lobbis. Saurons-nous
exiger assez après des années ou des décennies de prosternation? Si la
France officielle n'a pas le courage politique de faire droit à nos
demandes qui au fond reflètent largement le voeu du peuple Français,
alors donc que la France ne se redresse pas, aussi simple que ça. A
prendre ou à laisser. Nous pouvons exiger, parce que notre exigence est
conforme à l'éthique basique. Si nos adversaire Sionistes manipulent des
gouvernements et exercent des contraintes déloyales pour que de grands
pays acquiescent à l'injustice, nous sommes d'autant mieux fondés à
exiger la justice, sans fléchir. Si nos adversaires tortueux font vivre
dans le monde l'étrange renversement des valeurs selon lequel, la
victime est coupable et le bourreau à plaindre, nous devons agir pour
que les valeurs renversées soient remis dans le bon ordre, la victime
n'étant pas à blâmer mais le bourreau devant paraître en justice les
mains liées. Et nous pourrons tenter de le faire si nous sommes
persuadés que notre cause est finalement la cause de l'Homme et de
l'humanité, la cause de la France et des Français, telle exactement est
la cause de la Nation Islamique dont l'absence politique et la vacquïté
déséquilibre le monde et le met dans le cahos.

Dans ce sens, il apparaît opportun de donner à Emmanuel Macron
l'opposition de gauche la plus marquée et la plus intense, parce que la
tendance malgré tout social-libérale et on va dire socio-bourge qu'il
représente bon gré mal gré, cette tendance aime bien une opposition de
droite forte, ainsi fait-elle passer plus aisément des réformes
anti-populaires. Si les choses restent en état, le Front National
n'ayant eu la majorité dans aucune circonscription, ses aptitudes à
attirer des candidats de droite traditionelle aux législatives
prochaines est faible, puisqu'elle apparaîtra comme un risque assez
certain d'échec électoral, ces gens-là sont carriéristes, ils
hésiteront. Il est donc permis d'espérer que le vaste centre qui préside
aujourd'hui subira une opposition de gauche aussi forte que l'opposition
de droite voire davantage. Or, la droite traditionelle avec François
Fillon s'est déclarée par sa bouche anti-Musulmane, que ça ne tombe pas
dans l'oreilles de sourds, il faut châtier la droite à cause de ces
complaisances.

Croissant de lune.

aAssalamou 'alaïkoum.

Sur ce que j'ai finalement fait hier, dimanche 7 mai, je n'en suis
satisfait qu'à demi, sans gloire, à contre-coeur, aucun enthousiasme, je
me suis résigné à votter Emmanuel Macron. Je m'ysuis résolu ou résigné à
partir de l'hypothèse non vérifiable par définition, qu'Emmanuel Macron
est le choix du moindre mal immédiat. Le moindre mal immédiat, ça ne
veut pas dire le moindre mal dans l'absolu.

En 2002, il y eut une configuration semblable, opposant Jacques Chirac à
Jean-Marie Le Pen, je ne vottais pas, parce que des circonstances m'en
ont empêché. Même pas au premier tour d'ailleurs. Je me suis déplacé en
hâte pour un travail, avec mon amie à l'époque, nous n'avions pas le
temps de faire les démarches, je ne pouvais pas anticiper. A ce
moment-là en 2002, sans cette circonstance, j'allais choisir Jean-Pierre Chevènnement au premier tour, en fait je me persuadais de ses chances.
Je suis même allé l'entendre dans une conférence quand il est passé à
Bordeaux, et à cette occasion, je lui ai même fait passer une lettre, je
l'interrogeais sur sa "laïcité" d'une part, et sur la politique
étrangère qu'il envisageait d'autre part, voilà ce qui me soutendait. Il
me répondit, en termes assez généraux, mais satisfaisants. Bon, il n'eut
qu'un faible score, ma voix ne lui aura pas beaucoup manqué. Sans mes
empêchements, au second tour en 2002, je suis pratiquement sûr mais
rétrospectivement de mon choix, en faveur de Jacques Chirac, mais avec
plus d'enthousiasme que cette fois-ci pour Macron. Donc, je ne pus pas
votter à ce moment-là, entre les deux tours, je fus gêné par les
manifestations nombreuses et on va quand-même dire couvertes par Chirac
ou encouragées. Ces manifs me gênaient aussi, parce qu'auparavant, il se
produisait en France des manifestations pro-palestiennes qui
commençaient à faire évènement, mais qui furent noyées et ont disparu
dans le flot du Front et de l'anti-Front. Il y avait quelque chose de
sain et de franc chez Jacques Chirac, voire même quelques signes pendant
son premier mandat d'une politique étrangère plus équilibrée bien que
très insuffisante que celle de son prédécesseur, le très Sioniste
François Mitterand. Sioniste viscéral, obscur et ayant des affinités
viscérale de par son passé et amitiés avec une vieille extrême-droite,
il n'eut rien de plus pressé sitôt élu que d'étendre l'amnystie aux
officiers et généraux pouttchistes, les rétablissant dans leurs dignités
et r'ouvrant leurs droits à la retraite confortable. En ce temps-là, il
n'était pas question de déchéance nationale ni d'indignité nationale,
s'agissant de gens qui ont porté alors-là des armes lourdes et
qualitativement évoluées contre la France au risque, eussent-ils réussi
leur coup, de faire couler des fleuves de sang. L'antinomie entre
l'affinité Sioniste et l'affinité fâchiste n'existe pas, elle n'a jamais
existé, même pas parmi les premiers dirigeants de l'état Sioniste
lui-même. Elle n'existe que dans les cerveaux à qui on a raconté des
fables et des romans faciles et binaires. Et si le Sionisme se
définissait des fois comme un nationalisme voire comme un fâchisme Juif
ou crypto-Juif?... Pas besoin de se dire fâchiste pour l'être, ce serait
même trop beau si chacun s'identifie tel qu'il est sans dissimulation,
mais il semble que la dissimulation, bien que de moins en moins soit
co-substancielle au Sionisme dès le départ.

Comment serions-nous si nous nous étions réveillés avec une présidente
au lieu du président? C'est en substance la question que posait Monsieur
le Curé d'ici, ce midi, parce que nous avons déjeuné ensemble. Il a fait
des frais, il a invité au restaurant les deux bénévoles en activité
aujourd'hui dont ma femme, une ancienne bénévole qui peut maintenant à
peine marcher, et moi par la même occasion, nous étions à une crêperie.
Nous ne parlions pas de politique même si c'était présent dans les
esprits, la conversation a porté pendant longtemps sur des problèmes
pratiques de la tenue de la paroisse, des choses qui ne me concernaient
pas directement. Puis une fois que ces sujets s'étaient épuisés, le curé
nous a dit avoir eu hier dimanche, des conversations un peu vives avec
certains paroissiens justement à propos de politique et du votte. La
question qu'il a posée, c'est un peu celle que je me suis posée,
anxieux, depuis samedi ou les jours précédents, mon intention première
était de m'abstenir, mais,... Les résultats eussent-ils été différents,
probablement j'eux passé une nuit de veille, les conséquences diverses
sur ma vie, pas facile à connaître. Quelles conséquences? J'eusse
éprouvé beaucoup de peine à continuer une vie quotidienne d'apparence
normale, la résignation m'eut coûté trop cher, je ne sais pas. En plus,
ma femme allait votter, elle avait arrêté son choix, anti-frontiste
depuis toujours, bien que traditionellement de droite, de famille
Gaulliste. Comment je me porte avec Macron? Pour l'instant certainement
mieux qu'avec Marine.

La question à propos d'Emmanuel Macron, pour moi, c'est la question de
savoir s'il n'est qu'un Manuel Valls intelligent et plus habile? Manuel
Valls fut-il à sa place, sa tortuosité Sioniste m'eut écoeurée assez
pour m'abstenir, Manuel Valls n'était pas pour moi le moindre mal
immédiat, peut-être était-il le pire.

Macron sera-t-il un Manuel Valls bis? Sans certitude, j'apréhende pour
l'instant qu'il ne se mette dans cette même doctrine de politique
étrangère répugnante, avec pour pendant, une politique intérieure
adéquate et cohérente avec elle. La désignation d'un ennemi extérieur
théâtralisé à fond est à mettre en corelation avec la théâtralisation
d'un ennemi intérieur élevé au rang du mal absolu. C'est à craindre,
d'ailleurs, cette hypothèse semble pour l'instant corroborée par les
déclarations de Macron sur ces sujets. Mais il y a une possibilité qu'il
en aille autrement. D'abord, cette situation de théâtralisation a
tellement duré qu'il est peu vraissemblable qu'elle perdure encore cinq
ans, trop de plomb dans l'aile. Cette politique Sioniste et
néo-conservatrice avec l'injonction de consensus qu'elle suppose et les
restrictions de libertés commence à faire murmurer, ça commence à
ressembler beaucoup à une tactique de contrôle social, à une tactique de
militaro-policiarisation du régime, les raisons invoquées ne tiennent
pas, la prolongation coûteuse au demeurant de l'état d'urgence n'est
même pas pertinente s'agissant des situations dites "terroristes" de
plus en plus difficiles à produire, adolescents, malades mentaux plus ou
moins relevant de la psychiâtrie, faute de bons éléments, au risque sans
cesse grandissant de manifestations de preuves sur ces menées opaques,
pas vraissemblable que ça dure encore cinq ans. Sauf si on se trouvait
d'autres ennemis et qu'on diversifiait les ennemis, mais ça resterait la
même chose, politique de petits troubles maîtrisés pour soutenir un plus
grand contrôle social avec déploiement militaro-policier important et
envahissant. Il n'est pas exclu qu'on recule ou qu'on hésite devant ces
politiques hasardeuses et anti-démocratiques. Quand j'ai entendu
partiellement le discours d'Emmanuel Macron après sa victoire, j'ai
entendu un peu de sincérité, "aimons la France" a-t-il dit, sur un ton
juste, la voix bien posée pour une fois, paraît qu'il prend des cours
dans ce sens. Si véritablement Emmanuel Macron veut tenter un
redressement, et je crois qu'il le veut, alors il a besoin d'un corps
social assez unanime ou pas trop désuni, ce redressement est impossible
je crois dans un contexte de troubles fussent-ils maîtrisés, sachant
qu'on ne pourra peut-être pas les maîtriser pour toujours. La guerre de
basse intensité, sauf à s'Israïliser carément, n'est pas soutenable pour
la France, elle coûte beaucoup trop cher et désunit le corps social. Si
un état brigand veut, pour ses raisons propres, que les autres l'imitent
dans le crime, ce n'est pas une raison pour que la France prenne
exemple sur les criminels. Donc, pour pacifier la société et rassembler
comme il dit, Macron sera porté s'il en a le pouvoir, à se confronter à
certains lobys pour qui le bien de la France et son équilibre sont
choses secondaires.

Après cette première raison d'espérer, donc le besoin de stabilité
intérieure, donc en même temps, le besoin de stabilité étrangère, il y a
une autre raison d'espérer. Les grands changements politiques, les
recompositions, les renouvellements importants, les situations de
majorité mouvante, la perspective annoncée de dissolution de l'assemblée
dans deux ans, autant de lieux de rupture où le militant Musulman peut
jouer son rôle et porter les causes qui lui sont chères et premières.
S'ils ont besoin de nous, ils nous entendront, il sauront nous entendre
si nous savons bien les questionner. La pire situation étant le
consensus non pas réel mais au moins apparent, et non pas du peuple
Français mais des responsables politiques, la pire situation au dehors
est le consensus de condominium qu'on tente de faire exister en cooptant
la Russie. Le meilleur ou le moindre mal est en France le vrai consensus
et détente populaire qui suppose justement pas l'injonction de
consensus, mais le vrai consensus est de liberté et donc liberté
supposant des enjeux. Pour redresser le pays, il faut un vrai consensus
et vraie liberté, celle qui n'exclue personne. Il faudra utiliser cette
liberté jusqu'au bout et avec la plus grande pugnacité, ne rien
consentir contre le droit, exiger par exemple, que la politique
étrangère Française reflète vraiment ce que veut le peuple Français dans
son ensemble et non plus le privilège de certains lobbis. Saurons-nous
exiger assez après des années ou des décennies de prosternation? Si la
France officielle n'a pas le courage politique de faire droit à nos
demandes qui au fond reflètent largement le voeu du peuple Français,
alors donc que la France ne se redresse pas, aussi simple que ça. A
prendre ou à laisser. Nous pouvons exiger, parce que notre exigence est
conforme à l'éthique basique. Si nos adversaire Sionistes manipulent des
gouvernements et exercent des contraintes déloyales pour que de grands
pays acquiescent à l'injustice, nous sommes d'autant mieux fondés à
exiger la justice, sans fléchir. Si nos adversaires tortueux font vivre
dans le monde l'étrange renversement des valeurs selon lequel, la
victime est coupable et le bourreau à plaindre, nous devons agir pour
que les valeurs renversées soient remis dans le bon ordre, la victime
n'étant pas à blâmer mais le bourreau devant paraître en justice les
mains liées. Et nous pourrons tenter de le faire si nous sommes
persuadés que notre cause est finalement la cause de l'Homme et de
l'humanité, la cause de la France et des Français, telle exactement est
la cause de la Nation Islamique dont l'absence politique et la vacquïté
déséquilibre le monde et le met dans le cahos.

Dans ce sens, il apparaît opportun de donner à Emmanuel Macron
l'opposition de gauche la plus marquée et la plus intense, parce que la
tendance malgré tout social-libérale et on va dire socio-bourge qu'il
représente bon gré mal gré, cette tendance aime bien une opposition de
droite forte, ainsi fait-elle passer plus aisément des réformes
anti-populaires. Si les choses restent en état, le Front National
n'ayant eu la majorité dans aucune circonscription, ses aptitudes à
attirer des candidats de droite traditionelle aux législatives
prochaines est faible, puisqu'elle apparaîtra comme un risque assez
certain d'échec électoral, ces gens-là sont carriéristes, ils
hésiteront. Il est donc permis d'espérer que le vaste centre qui préside
aujourd'hui subira une opposition de gauche aussi forte que l'opposition
de droite voire davantage. Or, la droite traditionelle avec François
Fillon s'est déclarée par sa bouche anti-Musulmane, que ça ne tombe pas
dans l'oreilles de sourds, il faut châtier la droite à cause de ces
complaisances.

Croissant de lune.