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mercredi 21 janvier 2026

Trump, le Poutine de Davos en échec et mat?


"Vous ne savez pas jusqu'où j'irai", avait fanfaronné Donald Trump avant de s'envoler pour Davos. Il a failli ne pas aller bien loin, retardé par un "problème d'avion". Puis il est allé trop loin, comme toujours, puisque l'administration américaine "ne cesse d'insulter la terre entière" (Emmanuel Todd). Et puis le secrétaire général de l'OTAN, qui le papouille en l'appelant "papa" comme Jean-Bedel Bokassa le faisait avec De Gaulle et Giscard, "a trouvé les codes" pour lui rappeler jusqu'où ne pas aller trop loin. Enfin pour le moment, en grignotant quand même un peu la souveraineté du Groenland comme il n'a lâché l'Ukraine, dont la guerre est l'affaire des Européens, s'est-il défaussé non sans répéter que Poutine ne s'y serait jamais risqué si l'élection présidentielle de 2020 ne lui avait pas été volée, à lui Trump, , qu'après avoir signé un accord pour piller ses terres rares, l'Ukraine étant en proie à deux atteintes, l'une russe et l'autre américaine, à sa souveraineté, l'une territoriale et l'autre s'en prenant à ses ressources naturelles.

Mark Rutte a dû trouver les mots pour rappeler à l'avaricieux et grognon usus-fruitier impérial que certes, la danseuse otanienne lui coûte cher et qu'on comprend qu'il en ait parfois marre de l'entretenir, mais c'est sa danseuse et ce n'est pas elle qui le tient, mais c'est par elle qu'il tient le monde.
Daddy a paru comprendre, comme il a semblé comprendre que la rhétorique de JD Vance consistant à fustiger l'Ukraine pour son impolitesse de ne pas remercier les États-Unis, reproche que "le président des superlatifs" ("le Soir) a répliqué contre l'Europe qui filerait du mauvais coton, a ses limites, quand on sait que l'Europe "détient huit mille milliards de dollars d'obligations et d'actions américaines, soit près du double de ce que détient le reste du monde, ce qui fait de l'Europe le principal créancier des Yankees, d'après une étude du Wallstreet Journal. L'Europe, principale créancière et non la Chine, comme je l'ai cru si longtemps parce qu'on nous bassine avec ce chiffre, et je me suis laissé bassiner jusqu'à dire que l'économie états-unienne reposait sur une montagne de dettes qu'il n'appartenait qu'à la Chine de laisser s'effondrer tandis que les États-Unis plastronneraient en jouant les gros bras, assis sur leur Évrest. Ben non, apparemment, ce n'est pas la Chine ennemie, mais c'est l'Europe vassale et "le cave se rebiffe"."Oui, les Yankees vivent à crédit et c'est nous qui possédons la dette, on va leur serrer le kiki", insiste Richard de Ceze dans son décryptage sur "Ligne droite", qui commence à 8 mn).

https://www.youtube.com/watch?v=bCV5IsBqsJE

"Les marchés financiers, poursuit-il, qui avaient déjà calmé le bouillonnant Trump en avril dernier ont commencé à réagir au projet délirant de taxes en augmentant le taux à long terme qui joue sur le taux immobilier et le pouvoir d'achat et pour une fois, les Européens ont montré à l'oncle Sam qu'eux aussi savaient compter. Si Donald Trump avait mis ses droits de douane à exécution le 1er février, des contre-mesures douanières sont déjà prêtes, portant sur quatre vingt treize milliards de marchandises américaines.
Trump veut-il ruiner les Américains?" Ceux-ci commencent à souper de ses rodomontades puisque "la charge de l'augmentation des droits de douane a été supportée à 4 % par les exportateurs étrangers en baissant leur prix et à 96 % par les consommateurs américains en payant des prix plus élevés." Leur pouvoir d'achat est en berne, Trump ne cesse de baisser dans les sondages et de perdre les élections partielles, sa majorité au Congrès se délite avant de probablement se désagréger aux élections de midterm.
À l'aube de 2026, rien ne va plus pour le "président des superlatifs" et le seul levier dont il sache se servir, les droits de douane, comme si l'économie était une cour de récré pour le milliardaire souvent failli, se retourne non seulement contre les Américains, mais contre lui, qui ne fait pas du protectionnisme intelligent, pille les pays

dont il veut que les ressources naturelles soient à sa merci sans réindustrialiser son pays comme il l'avait promis. 

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