Ceux qui aiment les roulements d'épaule ont admiré Macron en avionneur porté par des expressions belliqueuses, au moins en public, comme Trump n'arrête pas de dire du mal de ses homologues en leur absence et presque du bien quand ils sont devant lui, les ridiculisant juste ce qu'il faut, mais assurant qu'ils "font du bon travail et sont de grands leaders" des fois qu'il viendrait à l'idée d'un de ces chefs d'Etat serviles de lui coller un pain, une des facettes de la lâcheté trumpienne qui rappelle le Nicolas Sarkozy du "Descends si tu l'oses", proféré en bas d'un immeuble où quelqu'un l'insultait depuis la fenêtre d'un appartement, sur qui toùs ses gardes du corps seraient tombés manu militari si le provoqué en duel avait relevé le défi du président qui cherchait la bagarre protégé par ses gorilles.
Dans son article, Élisabeth Lévy trouve que Trump est arrivé au comble de l'indécence parce qu'il a "fait du Macron", pour retourner l'expression "faire du Trump" qu'on renvoie à nos politiques quand ils s'affranchissent de toute common decency.
Non non, Macron ne fait pas du Trump à l'envers, mais Trump a fait du Macron, du Macron se filmant en train de téléphoner à Poutine, applaudi par un quai d'Orsay en pâmoison devant tant d'audace présidentielle après que, courtisé par des harpies un peu riches et séniles, le "président exceptionnel" eut été l'enfant prodige qu'un "cercle de vieilles" le surveillant depuis "les Fenêtres" de Jacques Brel, s'émerveillait à "voir faire ses premiers pas". Trump a révélé les messages serviles envoyés par Macron en privé et qui contrastaient avec le ton matayankee employé par le président à l'égard de "la brute" qui sévit désormais à la tête des Etats-Unis bilatéralistes et non plus multilatéralistes comme au temps béni, non pas des colonies, mais de l'universalisme.
Macron a attendu "la Madeleine Trump" des fois qu'ilaurait pu lui serrer la "pince, monseigneur" à son arrivée à Davos, se trouvant tout déconfit que Trump ait refusé son dîner à Paris avant qu'il reparte jouer les "oncles d'Amérique" un peu à l'Ouest dans son domaine du Farwest.
Trump en "jeune fille susceptible" joue les Madeleine de Proust effarouchant les "Albertines" éconduites et prisonnières de leur dépit amoureux parce que la France n'a plus de voix quand son président tend un bâton qu'il n'a pas avant de jouer les aimables comme une carotte qu'il n'est pas, s'attirant l'ironie de Trump pour exercer un pouvoir à peine moins versatile que le sien mais beaucoup plus impuissant: "Si tu veux, je peux organiser un G7 à Paris jeudi avec la Russie en marge pour t'en mettre plein la vue, pourvu que tu viennes dîner avec moi avant ton départ, car tu sais, j'ai le bras long et Poutine rapplique dès que je le sonne."
"Non merci, mon petit Emmanuel, rentre à la maison et profite bien de ton palais, tu n'es plus là pour très longtemps."
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