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jeudi 27 mars 2025

La protection de l'enfance

Quant aux enfants, « le Figaro » nous apprend que le nombre des enfants placés en vingt ans a cru de 40 %. Ce n’est pas un bon signe pour la société française, identifie le quotidien du matin. Ni cela, ni le fait que les enfants de France semblent frappés d’une épidémie d’hyperactivité et de troubles de l’attention, de TDH ou de traits autistiques si difficiles à diagnostiquer qu’on les appelle TSA et que l’autisme est devenu un spectre. (Cela dit, je préfère les spectres en psychiatrieà des assignations à résidence auxquelles on condamne les malades à vie.) Il y a vingt ans, une médium assez barrée d’ »Ici et maintenant » Monique Guérin, nous promettait des « enfants indigos » pour cette génération. Comme ils sont enfermés dans la coquille et dans le carcan d’un système scolaire qui n’a aucune intention de les comprendre ni de s’adapter à eux, les éduque au moins-disant et ne leur inculque que « la prévention des conduites à risques », leur agressivité se développe en réaction à ce système et leurs traits autistiques sont peut-être le versant incarcéré de cette épidémie d’inadaptation sociale et dintelligence allant trop vite et trop impérieusement droit au but. Robert Kennedy junior me semble dire quelque chose dejuste, non pas quand il affirme que les vaccins ont fait croître l’autisme dans des proportions hallucinantes (la modification génétique qu’a sans doute exercée ces vaccins n’a pas eu le temps de se révéler), mais que ce phénomène qui frappe près d’un enfant sur quatre, si je ne donne pas des chiffres fantaisistes, et fatigue des parents qui ne savent plus comment réagir tout en restant d’une incroyable patience, ce qui est un des facteurs expliquant l’accroissement du noombre de placements en masse, est un des traits majeurs et tus de l’évolution des générations, auquel il faut ajouter, last but sadest, le fait que la mortalité infantile, cet « indicateur fétiche » d’Emmanuel Todd, ait cru en France de 3,7 à 4,1 pour mille. Or le démographe a observé que la mortalité infantile était un des indices presque toujours certains de déperdition pour ne pas dire de décadence très profonde d’une société. Déperdition au sens de déperdition de l’énergie, car « la mortalité infantile était très faible sous Staline », et décadence comme perte des valeurs qui font qu’à la fois on ne veut plus faire denfants, on ne sait plus comment les faire, on n’a pas envie de les mettre au monde pour qu’au choix ils accroissent la charge de la terre ou soient désespérés, ou on n’a plus l’énergie de cette abnégation : « La mortalité infantile est passée en Russie sous la mortalité infantile américaine », a-t-il noté, voyant là un des facteurs de prévisibilité de sa défaite de l’Occident.

 

 

Et quant aux enfants, « le Figaro » nous apprend que le nombre des enfants placés en vingt ans a cru de 40 %. Ce n’est pas un bon signe pour la société française, identifie le quotidien du matin. Ni cela, ni le fait que les enfants de France semblent frappés d’une épidémie d’hyperactivité et de troubles de l’attention, de TDH ou de traits autistiques si difficiles à diagnostiquer qu’on les appelle TSA et que l’autisme est devenu un spectre. (Cela dit, je préfère les spectres en psychiatrieà des assignations à résidence auxquelles on condamne les malades à vie.) Il y a vingt ans, une médium assez barrée d’ »Ici et maintenant » Monique Guérin, nous promettait des « enfants indigos » pour cette génération. Comme ils sont enfermés dans la coquille et dans le carcan d’un système scolaire qui n’a aucune intention de les comprendre ni de s’adapter à eux, les éduque au moins-disant et ne leur inculque que « la prévention des conduites à risques », leur agressivité se développe en réaction à ce système et leurs traits autistiques sont peut-être le versant incarcéré de cette épidémie d’inadaptation sociale et dintelligence allant trop vite et trop impérieusement droit au but. Robert Kennedy junior me semble dire quelque chose dejuste, non pas quand il affirme que les vaccins ont fait croître l’autisme dans des proportions hallucinantes (la modification génétique qu’a sans doute exercée ces vaccins n’a pas eu le temps de se révéler), mais que ce phénomène qui frappe près d’un enfant sur quatre, si je ne donne pas des chiffres fantaisistes, et fatigue des parents qui ne savent plus comment réagir tout en restant d’une incroyable patience, ce qui est un des facteurs expliquant l’accroissement du noombre de placements en masse, est un des traits majeurs et tus de l’évolution des générations, auquel il faut ajouter, last but sadest, le fait que la mortalité infantile, cet « indicateur fétiche » d’Emmanuel Todd, ait cru en France de 3,7 à 4,1 pour mille. Or le démographe a observé que la mortalité infantile était un des indices presque toujours certains de déperdition pour ne pas dire de décadence très profonde d’une société. Déperdition au sens de déperdition de l’énergie, car « la mortalité infantile était très faible sous Staline », et décadence comme perte des valeurs qui font qu’à la fois on ne veut plus faire denfants, on ne sait plus comment les faire, on n’a pas envie de les mettre au monde pour qu’au choix ils accroissent la charge de la terre ou soient désespérés, ou on n’a plus l’énergie de cette abnégation : « La mortalité infantile est passée en Russie sous la mortalité infantile américaine », a-t-il noté, voyant là un des facteurs de prévisibilité de sa défaite de l’Occident.

 

Les parents qui veulent encore faire des enfants ne savent plus les élever, car ils tombent en adoration devant eux et en font des « enfants rois ». Les enfants n’ont pas à tomber en adoration devant leurs enfants, ils doivent les élever. Aujourd’hui les enfants ont fait leur et de bonne heure la question de l’anarchiste qu’ils posent sans ambages à leurs parents : « Qui t’a fait roi sur moi ? » et le père – celui qui dit la loi, surtout à son fils. À sa fillec’est plus difficile, il en a fait sa reine : le père est au moins autant amoureux de sa fille que la fille de son père –devrait lui répondre : « Cela ne te regarde pas », non pas pour conserver son statut de patriarche et son ascendant sur son enfant, mais pour le bien de l’enfant, dans l’intérêt de l’enfant, pour lélever.

  

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