Je croyais que la fenêtre d’Obertone
était la fenêtre de Laurent Obertone qui n’a pas donné son nom à cette fenêtre,
mais a choisi ce nom en fonction de
cette fenêtre, même s’il a ouvert cette fenêtre en jetant de l’huile sur le
feu, avec sa France orange mécanique, comme le fait « CNews »
du matin au soir. »France inter » a consacré hier une émission à la
fenêtre d’Obertone. Elle désigne la réflexion d’un lobbyiste qui s’est penché sur
l’acceptabilité des idées pour donner plus de visibilité aux siennes.
« Le seul fait qu’on puisse
en débattre rend une idée acceptable », constate-t--il. Selon moi, il ne
devrait pas y avoir de débat interdit en démocratie.
Plus que de fenêtre, il faudrait
parler d’échelle. Avant d’être acceptée, une idée gravit une échelle qui monte du
scandale qu’elle provoque à la banalité, en passant par tous les espaliers intermédiaires.
« France inter » avait
invité un sociologue qui voulait écrire un livre sur la fenêtre d’Obertone,
mais fut bloqué dans son travail, car il ne parvenait pas à trouver comment la
fermer. Pour « France inter » et ceux qui sont invitées sur cette
station de service public (loin de moi de vouloir la « basher » comme
les Gilles-William Goldnadel et autres apprentis-sorciers deCauseur), les
idées qui n’auraient jamais dû être acceptées concernent la banalisation de la
xénophobie chère au RN et avant cela les idées qui voudraient réguler l’immigration
ou sous-tendraient implicitement ou explicitement comme Bruno Retailleau, à ne
pas convenir comme autrefois Bernard Stasi, qu’elle est systématiquement une
chance pour la france.
Une de mes amies pseudonomysée Régane,
avait écrit un livre, Sa sœur, dont le passage le plus poétiquement
sublime s’intitulait la Faim en état de synthèse, mais dont le principal
intérêt sociologique consistait selon moi
à montrer quelque chose que j’avais connu dans mon enfance, bien que l’auteure
provînt d’un milieu plus huppé, à savoir qu’entre la poire et le fromage, la
bourgeoisie convenait qu’il y avait des faux chômeurs qui profitaient du
système. Cete idée a passé la fenêtre d’Obertone jusqu’à la direction de France
travail où on passe désormais son temps à traquer les faux chômeurs, ceux
qui ne recherchent pas activement un emploi et ne sont pas convaincus que le
travail n’est pas une émancipation, mais au mieux une occupation alimentaire et
au pire un esclavage, quand ce qu’on fait ne nous intéresse pas.
Les médias sont très prééoccupés par l’éventualité que le RN qui n’a plus aucun contenu idéologique puisse un jour siéger à la tête de la France. Or l’idée qui est en train de passer la fenêtre d’Oberrtone est que peu importent les événements qui peuvent justifier l’escalade qui fit entrer notamment l’Europe dans la Première guerre mondiale dont la suivante fut la conséquence, »la Russie est devenue une menace pour la France et l’Europe » et il faut envisager de faire la guerre à la Russie, même si peu importe que les populations européennes soient en voie de paupérisation : il faut réarmer l’Europe jusqu’à la guerre des étoiles au moment où les États-Unis, non pas se pacifient, mais sont dans des logiques de conflits plus localisés et veulent éviter la guerre mondiale, quels que soient les défauts et la vulgarité de Donald Trump.
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