https://www.youtube.com/watch?v=Rp3ziREZisc
Indépendants de qui, on ne sait pas, mais pas de la France insoumise en tout cas, ils semblent tous insoumis ou apparentés, donc sans grand risque de débat contradictoire. Ils posent néanmoins de bonnes questions auxquelles Mélenchon ne répond pas, ou répond en noyant le poisson, ce qui revient au même.
1. "Comment avez-vous été désigné candidat à cette quatrième élection présidentielle d'affilée?"
"Par une procédure incompréhensible impliquant ou consultant 150 personnes qui ont dit que j'étais le mieux préparé. Mais que je gagne ou que je perde, je ferai de la politique jusqu'à mon dernier souffle et je continuerai à défendre ma vision du monde." (Je me souviens que #MauriceRadioLibre disait du père Le Pen qu'il mourrait en faisant de la politique, sous-entendu sans être assassiné par un de ses redoutables adversaires.) Donc comme j'ai le plus d'expérience, continue Mélenchon en discours indirect, attendez-vous à ce que je sois candidat à vie. Next, question suivante!"
2. "Pourquoi annoncez-vous votre candidature sur TF1? Nous, les "médias indés", on ne vous suffit pas? N'auriez-vous pas pu faire un pied de nez aux médias dominants en nous l'annonçant à nous, les médias alternatifs?"
"Nigauds, je n'aurais pas atteint ma cible. Et puis quoi! J'ai d'abord annoncé ma candidature sur TF1 d'accord, mais ensuite, j'ai donné une interview à "Brute", média indépendant."
https://www.youtube.com/watch?v=poenc_MwgG0
"Pardon, mais "Brute appartient à M. Saadé."
"T'occupe, poufiasse. On a beaucoup discuté comme pour ma candidature, et puis on a fini par se dire qu'il fallait faire les choses dans l'ordre: d'abord TF1, puis Brute, puis vous, la dernière roue du carrosse. Avec tout ça, même si l'audimat de TF1 a dévissé pendant l'annonce de ma candidature, nous avons atteint 10 millions de vus. L'efficacité économique, c'est une question d'atteindre sa cible." "Mais faire les choses dans l'ordre ou atteindre sa cible, c'est pas un peu capitaliste, tout ça?"
3. "Vous avez fait une vidéo de douze heures pour expliquer que la dette est un rapport social, d'après les travaux de #StephanieKelton. Comment comptez-vous en convaincre les créanciers et les investisseurs?"
"Écoute, jeune freluquet, la France n'est pas la Grèce, elle représente 18 % de l'économie européenne, on ne va pas traiter les Français comme des Grecs."
Le freluquet à part: "Qu'est-ce qui le prouve, grand-père?
https://www.facebook.com/jpderuelle/photos/le-loup-d%C3%A9guis%C3%A9-en-grand-p%C3%A8res%C3%A9quence-m%C3%A9lenchon-sur-tf1-dimanche-soir-premi%C3%A8re-p/10164120824157357/
N'avais-tu pas écrit en son temps un billet de blog intitulé: "Il a la classe, notre Tsipras, avant de te rendre compte que ton Tsipras, il t'avait bien roulé dans la farine?"
"Car j'ai de la volonté politique, moi. Donc nous allons réunir la BCE qui est une institution indépendante et la convaincre en tapant du poing sur la table qu'elle doit prêter directement aux États au lieu de confier cette tâche aux banques privées. Après ça, on leur dira de jeter tous les titres de la dette Covid à la poubelle. On va convaincre la BCE comme Tsipras a convaincu la Banque mondiale. Fais pas chier, gamin. C'est pas toi qui as mis dans le débat public que la dette d'un pays ne se calculait pas sur un an de PIB, mais sur huit ans, comme la dette des ménages et qu'à ce compte, elle ne représentait plus 120 % du budget, mais seulement 14 %. D'accord, les financiers n'ont pas été convaincus par notre transformation du ratio de 1 à 8. Mais on va les convoquer et ils viendront fiça et ils auront intérêt de faire baisser les taux d'intérêt et plus vite que ça.
Je t'explique, bonhomme. Ce qui n'éteint pas l'économie, c'est la consommation populaire. Si tu veux qu'ils consomment, il ne faut pas baisser la dépense publique, mais il faut injecter en puisant de l'eau dans la pompe à finances pour amorcer la pompe, tu comprends? En fait il faut arroser. Je convaincrai mes interlocuteurs les grands financiers que l'arrosage est la bonne stratégie pour ne pas être l'arroseur arrosé. Next."
4."Vous avez dit à brute que le progrès de l'intelligence artificielle pouvait faire envisager la fin du travail. Ne serait-il pas temps de remettre sur la table la fin du salariat pour le remplacer par la rémunération à vie pour être payé à ne rien faire au nom du droit à la paresse?"
"Tu es un malin, toi, me voilà démasqué."
Le choeur des critiques atterrés: "L'itinéraire du marxisme, c'était donc ça? L'appropriation publique des moyens de production avec l'obligation d'emploi au nom de la valeur Travail qui augmentait le capital individuel y compris contre l'aliénation si le travail était approuvé par un commissaire politiqueou un inspecteur du travail, pour finir par l'automatisation des moyens de production en espérant que les machines ne deviennent pas les nouveaux capitalistes?"
Jean-Luc: "Ce qui m'a toujours rendu optimiste sur le non-devenir machine de l'homme, c'est qu'on n'éliminera jamais la fantaisie humaine.Pour l'instant, l'intelligence artificielle peut reproduire les automatismes de pensée. Les questions auxquelles elle répond font plus appel à la mémoire qu'à la force d'imagination. La fantaisie n'est pas son fort, même si elle peut le devenir. Je suis pour les robots contre la France, non pour la France contre les robots. Quant à savoir s'il faut instaurer la fin du salariat et la rémunération à vie après l'échec retentissant du revenu universel, laisse-moi réfléchir et réunir un Politbureau en assemblée délibérative. Contente-toi pour l'instant de l'arrosage généralisé.
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