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vendredi 25 avril 2014

Pourquoi la pêche miraculeuse n'est-elle pas le signe sacramentel de l'Eucharistie?

Aujourd'hui, l'Eglise propose à notre méditation le texte de la pêche miraculeuse. Celui-ci me fait m'interroger sur la relation de la Cène du Seigneur avec les gestes eucharistiques. La Cène du seigneur est le geste par lequel je suis censé absorber à l'intérieur de moi la Présence Même du dieuVivant. Jusqu'où vais-je être capable de laisser cette Présence habiter en moi, qui ne suis qu'une demeure indigne ? Vais-je approcher de la table ?et si je n'approche pas, vais-je avoir la Vie en moi ? Comment se fait-il que les gestes non sacramentels eucharistiques du seigneur me semblent a priori mieux faits pour moi ? Le premier est le lavement des pieds, où le seigneur me lave par le bas du corps. Moi qui ne veux pas servir, Il Se fait mon serviteur. Il se met à genoux devant moi qui n'aime pas me prosterner. Pour le second geste eucharistique, le Christ me prépare à déjeuner. Il ne Lui suffit pas de S'être Lui-même donné à manger à moi qui ne veux pas nourrir mes frères (cf la réaction des disciples avant la multiplication des pains). Au cas où je déclinerais ma participation au Repas qu'Il me donne et où Il est nourriture, Il cuit pour moi du pain et du poisson, c'est-à-dire qu'Il prélève dans la Création des éléments qui le symbolisent et qu'Il les transforme en ardeur. Il S'offre à moi en me dominantde la tête et des épaules. Ce feu qu'Il fait brûler pour moi, je le connais, il brûle en moi. Il ne m'intimide pas, et en même temps, la sollicitude de ce ressuscité qui cuisine pour moi me fait fondre. Comment se fait-il que la pêche miraculeuse soit le seule geste que l'Eglise ne puisse pas reproduire, et pourquoi est-ce celui qui m'attire le plus ? Car son imitation ne peut pas comme l'imitation de la charité dégénérer en condescendance. Jésus S'y donne tout autant, mais sans que ce mode de nutrition qui me réchauffe l'intellect n'entraîne de fragmentation de Sa Personne éparpillée en tous ceux qui vont Le recevoir sans Le refléter. Pourquoi n'est-ce pas la pêche miraculeuse qui est le signe de l'Eucharistie ? et pourquoi y a-t-il trois modes de nutrition : le service au bas de mon corps, la Libéralité culinaire de Dieu qui me fait perdre la tête, et le Signe eucharistique et sacramentel de la cène qui me prend le cœur parce que Jésus, le Christ, ne cesse de S'y briser jusqu'à la fin des temps ?

jeudi 10 avril 2014

LA DECLARATION DE POLITIQUE GENERALE DE MANUEL VALLS EN DOUZE MESURES

1. La langue des politiques est devenue "une langue morte", c'est pourquoi je parle la langue de bois. 2. Il ne faut pas seulement promettre du "sang et des larmes", "Il faut expliquer leurs sacrifices aux français." 3. Le communautarisme est antinational et antirépublicain, mais la diviision parlementaire entre majorité et opposition est un clivage normal et sain. 4. Il faut réduire les charges sur les bas salaires pour encourager la précarité… 5. En compensation, il faut rendre de l'argent aux smicards en les exonérant dégressivement des cotisations salariales. 6. Il faut faire des économies budgétaires, sans supprimer les niches fiscales. La Sécurité sociale et les collectivités territoriales paieront, c'est ça, la décentralisation. 7. Il faut faire les grandes régions dont parlait Pierre Hillard. 8. La France est en restructuration. Il faut supprimer les conseils généraux, dans un souci de proximité, pour lutter contre le "sentiment d'abandon" des "français les plus modestes". 9. Il faut remplir le tonneau des DanaÏdes de l'Education Nationale. 10. Il faut sortir le périscolaire de l'école pour élargir ses compétences. 11. Il faut apaiser le pays pour lutter contre "les extrémismes bouffons". 12. Il faut faire entendre "la voix de la France" en lafaisant entrer dans les standards. La clé de la réussite : un gouvernement équilibré, en fonction des sensibilités de la majorité.

Passage du désir

(Suite de mon dialogue exigeant et houleux avec l'abbé de TanoÜarn, qui relève mon défi ici: http://www.ab2t.blogspot.fr/) : et mon commentaire à son article) : PASSAGE DU DESIR Cher Monsieur l'abbé, Comme je vous l'ai déjà écrit ici même, je vouos pardonne tout, mais ne vous passe rien, et j'espère que vous agissez de même envers moi, même si je n'aurais peut-être pas la force de le supporter. Le moment où vous avez adressé ce poste a croisé celui où je postais un commentaire fulminant et tumultueux pour m'indigner de votre silence à propos d'un certain objet que vous savez et dont vous ne me dites rien, ni oui, ni non, ni m... On peut jeter pudiquement le manteau de Noé sur la faiblesse humaine, mais on peut aussi quelquefois assumer ses actes. C'est la première fois que je crois vous avoir manqué. C'est afin d'assumer ce commentaire que je vous adresse des excuses publiques sur (et non pas pour) la forme véhémente que n'aurait pas dû prendre ma plume furibonde. Vous n'êtes évidemment responsable de la mort de personne, vous vous êtes simplement trouvé, si je puis dire, à l'épicentre de quelques-uns des drames de ma vie – et il est vrai que j'aime dramatiser -. Il me peine d'avoir toujours été aux premières loges et au cœur des événements, sans jamais trouver ma "place dans le trafic", au risque de passer, parce que je suis résonnance, pour un témoin gênant et un "vacarme inutile". Je ne sais entretenir avec autrui que des relations passionnelles, et vous êtes homme à inspirer des passions contrariées. Voilà pour la forme. Sur le fond, j'essaie de dire maladroitement que le catholicisme, cette religionsublime, qui a eu le génie de construire pour abriter l'homme une triple pyramide, temporelle (de l'inné à l'éternité) cosmogonique (de la Création à l'apocalypse) et spatio-familiale (chaque famille a son arpent de terrain, et, louant un bengalo au paradis, nous habitons déjà dans l'Eglise du ciel avec celle de la terre) ; cette sublime religion pyramidale, a tendance à nous enfermer dans ses pyramides à momifier l'homme et à le cloisonner, parce qu'elle ne fait pas cas de la nature humaine, ne superpose pas la nature et la grâce, mais suppose que "tout est Grâce" . A trop faire l'ange, le catholicisme fait la bête. Il sort si constamment l'homme de lui-même que sa charité devient condescendance, nous momifions même nos vertus. Le catholicisme fait tellement crédit à la transcendance divine qu'il oublie que l'amour est d'abord la transcendance del'autre. Le catholicisme postule un dieu plutôt transcendant et les autres plutôt immanents alors que, si ça se trouve, c'est le contraire : ce sont les autres qui nous sont d'une transcendance adultérine alors que Dieu est d'une immanence utérine, Porte et chambre royale et secrète de notre intériorité. (Je tiens à préciser que tout ce que j'écris là concerne la religion catholique, et non pas la foi catholique, que je tiens pour immaculée). Dans cet article même, il vous faut absolument distinguer le désir et l'envie. Rien à la libido, tout à la Connaissance ontologique d'un Dieu-Loi. Pourquoi puis-jel'affirmer ? Parce que votre "désir" est de vérité ; le mien, désir d'artiste, est de beauté. Vous voulez que la beauté soit vraie, et je veux que la vérité soit belle, c'est pourquoi je crois que la vérité est relative comme Dieu Est trinité. La vérité n'est pas un Absolu, parce que Dieu Est Relation. Je pourrais m'arrêter là, considérant que tout est dit. "In coda venenum" ? Dieu m'en garde ! Vous vous attachez servilement les services de la psychanalyse pour faire haro sur le désir. Freud a été présenté à tort comme le maître du désir. En fait, il ne s'y intéresse que pour en chercher la sublimation. Vous et lui présumez de l'insatisfaction grâce à laquelle il nous modifie, nous mobilise et nous fait évoluer, pour condamner la libido et vous enliser dans des combats d'arrière-garde. Les catholiques retrouvent du punch pour protester contre le mariage gay, alors qu'ils feraient bien de dépenser la même énergie, par exemple, à repenser le mariage et à recomposer la famille. A propos du mariage, voici ce que nous avons trouvé cet après-midi, Nathalie et moi (à qui je suis marié puisque nous nous sommes donnés l'un à l'autre le Sacrement d'un amour indéfectible): "Le mariage, c'est être l'un à l'autre et s'offrir la liberté". Je crois au mariage, beaucoup moins à la fidélité conjugale. A vrai dire, Aucune de ses conditions dirimentes n'est indispensable au Sacrement du mariage. A force de dirimer, on finit par annuler le réel. Laissez-moi pour finir vous raconter une anecdote à propos du désir (encore une, allez-vous me dire). Le seul cours de psychanalyse auquel j'ai assisté de ma vie m'a été dispensé par Thieirry Piras, psychanalyste-chamane parisien, et, comme vous, un homme au demeurant fort estimable. Il était fier de parler sans notes. Il a dit beaucoup de choses brillantes sur le désir, que j'ai toutes oubliées. Mais à la fin de sa conférence, il concluait ainsi : "Aufond, le désir mène toujours à un constat d'impuissance. Chaque fois qu'on parle du Désir, on en arrive à parler d'impuissance parce que le Désir, c'est l'impuissance." Donc vous me parlez tous les deux du Désir pour forcer sur mon impuissance ? Beau programme, je n'en veux pas ! Je ne sais pas s'il faut "sortir de soi" pour "aller vers soi" ; mais ce que je sais, c'est qu'à force d'insatisfaction, on finit par être frustré. "La fabrique à névroses : les névroses, l'Eglise catholique, elle est là pour ça, elle est là pour les fabriquer", a dit un jour Philippe Sollers. Permettez-moi de souhaiter plus de bien à mon Eglise que ce dandy désabusé. Le catholicisme est là pour mener virilement la complétude humaine à la plénitude de Dieu. Peut-être avons-nous le même port, mais nous n'avons manifestement pas le même chemin. Ca ne fait rien, je continue de ne pas vous suivre, et j'aimerais que vous en fassiez autant : continuez… à ne pas me suivre pour me montrer le chemin!

mercredi 9 avril 2014

L'enfant adultère

Je publie ici le second commentaire, que j'ai fait paraître sur son blog, à l'abbé de tanoÜarn, suite à ce lien, après son propre article: "égocentrique ou autocentré". C'est un commentaire existentiel et autobiographique que j'assume entièrement. Un jour, je raconterai quel rôle l'abbé de TanoÜarn a joué dans ma vie. Voici mon texte, sans rien y chager, mais qui est truffé d'informations à l'usage des non initiés, chacun en fera son miel et certains se convertiront : Eh bien, moi, je voudrais que l'abbé de tanoüarn passe sa vie à m'aider. Car étant donné ma "situation de handicap", voyez-vous? Je le vaux bien. Mais je suis "la voix qui supplie] dans le désert! Je n'ai aucune raison de dire ça, sinon ce que j'ai vécu: j'ai plus de respect pour le secours Populaire et pour "la Croix rouge", que j'ai vus oeuvrer, que pour le "Secours catholique", qui vient aux pauvres avec les secours condescendants de la bourgeoisie morale ignobJ'ai très bien connu (puisque cohabité auprès du) P. Jean-françois Labruyère, ancien desservant du "Secours catholique" et de la péniche "Je sers", qui était tout dévoué à tous ses ministères. Mais ça ne me va toujours pas: je suis un éternel insatisfait, qui ne croit pas qu'"on n'a rien donné quand on n'a pas tout donné", mais ce n'est que le premier don qui coûte, faut faire le premier don, et le Ciel suppléera à toutes nos avarices ultérieures et stupides: faut faire le premier don, et le Ciel nous inspirera après le langage qui nous défendra de la condescendance et du prosélytisme... Cette espèce d'abbé Pierre sans bruit qu'était le P. (ou l'abbé) Jean-François Labruyère -j'ai vécu auprès de lui-, Je l'ai physiquement côtoyé, rencontré, je l'ai vu rentrer de nuits passées auprès de gens aux vies gâtées, et lui de ne plus en pouvoir, et moi de boire à sa santé, et lui d'avoir cessé de boire, à la santé de ceux qu'il accompagnait! Quand ma pauvre maman était au RMI, tout artiste régionale qu'elle était, et qui ne pouvait même plus exposer, de crainte que, exhibant ses premiers prix sur la liste des exposants, on la lèse de son indemnité et on la laisse creer pendant vingt ans, en n'étant reconnue que de la Renommée, sans secours des services municipaux ou de "La maison des artistes", une dame du secours catholique, un jour vint la voir, car elle se plaignait d'être seule. A la fin de la visite, la dame s'adressa à son chien (véridique): AUJOURD'HUI, ON A FAIT DU BIEN A TA MAITRESSE!" voilà pourquoi, tant qu'il ne fera pas repentance de cette condescendance, le Secours Catholique ne sera plus jamais crédible envers les pauvres à mes yeux, et je préférerai militer au secours Populaire. Je rappelle que tous les Présidents d'"Emmaüs France" étaient des espèces d'énarques et que jamais, ils n'ont appartenu, de près ou de loin, au milieu de la rue. Or c'est l'abbé Pierre qui a approuvé en ne s'y opposant pas cette kushnérisation d'Emmaüs! Qu'on m'entende bien : je n'attends pas que la maman de l'abbé de t. milite à "ATD QUART MONDE", mais il sait bien, ce quinquagénaire jeune abbé encore fougueux, non seulement le "merde" qu'il me doit pour le passé, il m'entendra très bien; mais, ce qui est impardonnable après ce passif, le délai entre ma dernière expédition et plusieurs silences antérieurs de ce grand causeur explique mon dépit... Ce silence antérieur ou connexe a même fait des morts colatéraux et tout à fait réels, je ne galège pas du tout, et l'abbé pourra se reporter à ma lettre, car c'est de ce silence que l'on meurt, et du chagrin qui vient de ce silence... Mais je voudrais aussi que l'abbé de t. ouvre son blog aux gens dont il n'imagine pas ce qu'ils vont dire, sans instrumentaliser Farida Belghoul, que récupère saintement Béatrice bourges! Après ma première visite au centre Saint-Paul qui venait d'ouvrir, j'ai déjeuné avec Zakia qui se consumait d'un chagrin d'amour, et zakia est morte de s'être faite renverser par une voiture. J'ai aussi accompagner la messe de l'ancien recteur de la basilique du Sacré-coeur de Montmartre, relégué dans le placard de la chapelle Saint-Louis des quinze vingts, qui n'en sortit que pour ne plus du tout savoir lire sa messe. Je sais des tas de gens, y compris dans des organes de presse très bien-pensants, et d'une vie autrement exemplaire que la mienne, qui connaissaient le Père Hazmann; je dirai à Samuel Pruvost et à Michel Emmanuel, que j'ai eu le privilège de jouer sa messe dans les derniers temps, quand il ne savait plus la dire et que je devais le rattraper au vol... Ca fait longtemps, mais on n'oublie pas de rester l'un des derniers, après avoir été si nombreux sur les routes de Chartre! "A bon entendeur, salut, je ne m'attendais pas à être si seul en vous connaissant !" Quand j'habitais rue du regard, le comble de l'aveugle que je suis, j'ai dîné avec Claude Valérie, le clochard de la rue dupin, qui avait édité quatre romans de gare. J'ai imposé Claude à mes restaurateurs du moment: ou ils accueillaient claude, ou je ne mettrais plus les pieds dans la gargote... Ils ont accueilli claude, ils ont fermé boutique, sont retournés à angers, Claude est mort dans la rue, je suis parti vivre à Mulhouse, mais tous, nous avions vécu un grand moment, à commencer par mes camarades, mes amis des "frères de la côte". Salut à eux, nous avons bien vécu! J'attends les catholiques pour être des décloisonnés, voire des adultères de la vie. Je les attends pour être de transcendants bricoleurs du Déplacement du Désir : l'amour est un effet d'entraînement qui adultérise l'enfant-adulte ! C'est l'écrivain Jean-Paul Bourre qui, en me faisant traverser à la sortie du métro Javel vers le square André Citroën depuis un café d'où il me regardait déambuler, me fit cet oracle : "Tu es presque libre, mais tu es cloisonné". J'ai pensé par-devers moi : "La faute au catholicisme !"

Dans la tête de françois Hollande

Je suis en train de "visionner" le documentaire de franz-Olivier Giesberg: "Dans la tête de François Hollande." J'avais aimé "La tragédie du Président", les carnets de Giesberg sur la fin de Chirac, publiés avant la fin... Les faiblesses de ce documentaire sont qu'il est une lecture rétrospective de la Chance. Je croyais avoir écrit le premier que "la Chance faisait partie du talent"; oui, mais ça ne se comprend qu'après! Ensuite, Franz-Olivier Giesberg feint de croire que la "candidature" de Ségolène Royal a été "spontanée". C'est doublement faux, car cette candidature avait été prévue par le Pen et, avant le Pen, par Emmanuel Ratier, comme étant dans les tuyaux du Parti socialiste, donc de François Hollande, qui en était le premier secrétaire au moment du forfait (qui fut la bonne candidature de ségolène). La seule vue témoignant d'un prévisionnisme prospectif doit au rebours être rendue à Montebourg, s'agaçant avec sagacité, au lendemain de l'élection présidentielle de 2007 où il avait eu la légèreté de lâcher que "la seule faiblesse de ségolène royal, c'était son compagnon", que "la vie du Parti Socialiste se limitait désormais à "une affaire de couple". Troisièmement, je rappelle ce que FOG évoque d'une pichinette: après la retraite de Jospin, Hollande aurait été nommé général avant d'être prêt pour la défaite ou à recevoir ses étoiles. Ca va tellement loin qu'à cette époque, Hollande a dû se justifier d'avoir les qualités requises pour devenir premier ministre de Chirac, c'est dire... Que le ridicule ne tue pas et peut même mener au "climaxe (chauffé) de l'Elysée. 4. Hollande se serait inscrit tel un Machiavel souriant dans la peau de ses prédécesseurs : Il serait Mitterrand parce qu'il saurait imiter ses mimiques; il serait Chirac parce qu'il lui aurait succédé en Corrèse, et qu'il a, comme lui, "la baraka d'un arriviste". Il serait enfin l'héritier de Delors; or ce technocrate à la retraite s'est surtout illustré par son retrait, et en concluant une émission de grande écoute, "Sept sur sept", par: "J'annonce que je ne serai pas candidat à la Présidence de la république", quand il fut pressenti tel par les sondeurs. Holande a donc été seulement le singe de personnages qu'il a imités, y compris les apolitiques, en aucun cas il n'est entré dans la peau des hommes d'Etat qu'ont été ses émules. FOG pense que le secret de Hollande, c'est qu'il n'a pas d'"ego" et que c'est son mystère. C'est sa faiblesse routinière de généralissime Généralité normale, qui est plutôt un scooter banalisée qu'une Clyo de "formule 1": Hollande n'a pas d'ego parce qu'il n'a pas de surface et que la France n'est que six coins de la planisfère hexagonale, sur lesquels il exerce sa suprématie superficielle, mise en exergue par les sommets mondialisés.Hollande est une surface, un point, c'est tout !

mercredi 2 avril 2014

La valse catastrophe

Dès qu'y a une connerie à faire, vous pouvez compter sur lui, Hollande, il est là… Il devrait pourtant savoir que les sondages de popularité sont bidon, qu'ils ne signifient rien... La preuve, sans ces sondages, il ne serait pas là, il n'y aurait jamais eu de Hollande ! De même qu'en 1995, si "la Marie", la bourgeoise au Delors, avait dit oui (fiat dolorosa Dolorsa notix [noticis]) : Delors, celui qui a vidé les caisses de l'Etat dès 1981), on aurait eu cet ombrageux et capricieux techno à l'Elysée à la place de Chirac, alors qu'aucun concitoyen n'aurait su pourquoi il avait voté pour le bruxellois congédié, et Balladur n'aurait pas été à se demander en se tapant le double-menton et sur le ventre pourquoi les Français avaient voté pour "ce garçon" De Chirac ! Il aurait ruminé ça devant Marie-Joseph dans son appartement du Xvme, en regrettant que tous ses fils n'aient pas réussi aussi bien que lui, surtout Romain, et en chantant à Marie-Joseph "Fais du feu dans la cheminée, Je reviens chez nous !" Mais autant le type d'oligarques ou d'élitocrates impopulaires comme Delors, fabius, Balladur, Hollande ou Valls, peut arriver au pouvoir sans que personne sache pourquoi il était pour et maintenant il est contre, autant, soudain, le peuple se souvient qu'il n'a rien fait pour les imposer. Il ne saurait pas exactement dire que c'étaient les sondages qui lui avaient forcé la main, mais il se dit qu'il y a un os dans le potage et que ça sent pas la moelle… Hollande a bénéficié de la "jurisprudence Delors", et Valls était un ami de Stéphane Fouks, le communiquant de DSK et de Cahuzac, avant que l'ascension se gâte. C'est le genre de copains de fac à vous fabriquer une popularité sur un plateau et sur un banc bien orienté, près d'Alain Bauer et entre deux paquets de chips. Hollande, qui n'en loupe pas une et qui a pourtant des kilos à perdre – Valérie le lui disait bien -, y a mordu lui aussi, et en plus au soir de la défaite des municipales, c'est-à-dire au pire moment. Quand il aurait fallu que Chirac nomme Sarkozy, le vieux Phénix a tergiversé ; mais quand il aurait fallu que Hollande ne nomme pas Valls, comme le corésien d'adoption a pris le chef de l'Etat RPR, son grand féodal, pour son maître-à-penser, notre grand Gouda-Bouddha de la pensée républicaine-fromagère croit penser plus loin que le bout du nez de Chirac : il fait sauter le vieux fusible nantais et nomme Manuel à sa place ; il croit dépasser, distancer son grand féal, jusque dans sa maladie d'Elzheimer (jusque quand il ne commet pas ses erreurs), moyennant quoi il fait ce que l'autre aurait dû ne pas faire, et il ne fait pas ce que l'autre aurait dû faire ou réciproquement : Chirac n'aurait pas dû ne pas nommer Sarkozy et Hollande nomme Valls ; et Holland n'aurait pas dû nommer Valls et Chirac, demi-dément, même avant, tout le monde le savait… Chirac aurait neutralisé Sarkozy en le nommant et si Hollande ne sort pas tout cuit de cette aventure, Valls la le croquer tout cru… Mais la dissoolution de la majorité du Président Bas-Pays (et bas de plafond) reste le plus probable : Valls a déjà à dos : - La gauche du parti socialiste ; -les parlementaires du PC et du Front de gauche ; - les écolos qui viennent de décliner le grand ministère du pacte de Nicolas Hulot, dont Ségolène royal (notre Marie-Ségolène d'Arc, "aimez-vous les uns les autres, je ne suis pas vierge, je suis mère de quatre enfants, les enfants de Hollande !") s'est ssouvenue à propos ; - la gauche du Parti Socialiste qui s'est réuni en Conseil et qui vient de redécouvrir que Marie-Noëlle Lienemann était une leader plus ancienne, autrement solide et moins martine-aubryste que Benoît Hamon, qui vient d'être nommé à l'Educ Nat après avoir été, anciennement, chef de cabinet de la susnommée ; - enfin, la droite "manif pour tous", qui appelle Manu Galfeti "le gazier des familles"… Ayrault, il a sauté ;Hollande, il va valser !"

jeudi 27 mars 2014

Réponses du Croissant de lune aux questions de Bernard Antony

"Bonsoir Torrentiel, voici les réponses du Croissant de lune, suivies dans un second temps de considérations. Réponses bruttes, puis développements. 1 : Il y a trois questions inter-dépendantes. a : Interrogé sur le point de savoir, si, selon l'auteur des questions, dans certains pays, des contraintes et poursuites arrivent quand un Musulman change de religion, interrogé le Croissant de lune répond qu'il n'approuve pas cela. b : Interrogé sur le point de savoir si le Croissant de lune agrée l'égalité des droits politiques, civiques et sociaux sans égard à la confession, le Croissant de lune répond qu'il tient à l'égalité totale des droits et devoirs sans égard à aucune confession ou autre appartenance ou distinction dans aucun pays. c : Interrogé sur le point de savoir s'il signerait des pétitions allant dans le sens des réponses précédentes, le Croissant de lune répond non, pas de pétition qui tienne, voire les considérations plus loin. 2 : Interrogé sur le point de savoir, s'il trouve légitime, la non-visibilité du culte Chrétien en Arabie comme d'autres cultes, s'il trouve légitime les contraintes mises aux participations à des offices ou prières, le Croissant de Lune répond, qu'attendu que les allégations soient vraies, il ne trouve pas cela légitime. 3 : Interrogé sur le point de savoir s'il agrée une situation de réciprocité totale en matière de religion, dans le cas des unions inter-religieuses, le Croissant de lune répond qu'il agrée la plus totale réciprocité en cette matière. 4 : Interrogé sur le point de savoir s'il agrée toute liberté d'exégèse, de discussion ou lecture des textes source de révélation en religion, le Croissant de lune répond qu'il agrée. Mais interrogé sur le point de savoir s'il tolère que cette liberté de discussion entraîne des risques de critique, le Croissant de lune reste réservé, plutôt hostile aux critiques, voire plus loin. 5 : Interrogé sur le point de savoir si les non-Musulmans devraient jouir en milieu Musulman, d'une réciprocité et égalité des droits dont jouissent les Musulmans en pays d'identité Chrétienne ou laïque, le Croissant de lune trouve la question mal posée, voire plus loin. Développements. Torrentiel, tu as toi-même relevé un ton supérieur dans l'énoncé des questions, oui, il y a un ton supérieur et dépréciateur, mais sur la totalité de l'énoncé. Les questions sont à adresser, dit l'auteur, aux Musulmans avec lesquels on est susceptibles de collaborer, retiens bien le terme collaborer, il sonne comme un lapsus. Substituer le verbe "coopérer" n'avancera pas beaucoup les choses, parce que la coopération, c'est un shéma bien connu, un pays riche, dira-t-on, développé, souvent d'identité Chrétienne ou laïque, coopère avec un pays pauvre, ou sous-développé, souvent une ancienne colonie qui dépend de lui, qui est souvent de peuplement Musulman. Alors, quoi dire? Il faut créer des vocables nouveaux, vivre l'égalité, être habité, hanté de l'esprit d'égalité, vouloir son vis-à-vis authentiquement plus fort et souverain. J'ignore si le questionneur a des projets, mais s'il en a, force lui sera d'interroger sans cesse ses réflexes conditionnés de supériorité. Pour l'instant, son questionnaire pourrait être celui d'une Caroline Fourest ou de la présidente du Front, voilà ce que je crois entendre. Il y a aussi que le questionneur se représente mal la situation de la nation des Musulmans, la situation exacte. Il semble ignorer certains éléments en matière religieuse, du reste. Sur ce point, je ne suis pas moi-même un érudit, mes réponses sont imparfaites. Je n'ai pas le Coran par coeur, il y a, paraît-il, 140 ou 240 mille hadiths, très peu de gens les connaissent tous, sans parler des fatouas qui sont par millions. Puis, collaborer ou co-agir, ou inter-agir avec qui? Avec des Chrétiens ou des laïcistes, important de savoir. Entends Farida Belghoul quémander la convergeance depuis 1984, depuis toujours, la convergeance Islamo-Chrétienne, s'entend. Elle traduit mieux que moi ma propre demande, le migrant Musulman qui aime la France la voudrait Chrétienne, son amour est comme une recherche de la substance Française, il trouve plus ou moins. La population Française Européenne peut se classer en catégories religieuses, les Chrétiens, ceux qui sont d'identité Chrétienne et qui y tiennent, qui en font promotion et valeur, et les laïcistes, qui font promotion de l'absence de religion, voire de l'absence d'idéologie, promotion du non-sens. Et il y a la grande masse de ceux qui se disent sans religion, mais qui ne font pas promotion d'ir-religion. Du moment que le questionneur s'adresse aux Musulmans, il ne peut leur demander l'amitié avec des laïcistes qui ne les aiment pas. Face à des laïcistes hostiles et hyper-critiques, le Musulman gardera ses distances, il se préservera. Il aimera ceux qui revendiquent tant soit peu leur Christianité, il viendra en aide à la grande masse des indifférents ou égarés, qui ne font pas promotion d'indifférence. Un bon point, l'auteur des questions a conscience de la oumma, celle-ci est en même temps une communauté religieuse, on peut dire une église, autant qu'une nation dans le sens du mot nation en politique. L'auteur semble-t-il, en prend acte, qu'il en soit remercié. Qui est la oumma, qui est la Nation des Musulmans, qui est l'Islam? J'aime à dire que l'Islam est celui qui est sorti de prison, celui qui fut longtemps absent et revient demander sa part de vie. En son absence on a partagé les biens et l'héritage, voilà qu'il vient réclamer sa part. Quelle est sa part? Rien de moins que la grandeur, la puissance, la force, la liberté, la souveraineté, la dignité, l'accomplissement, tout ça. Sa part, ce serait qu'un jour, il cesse d'être l'objet d'attention et de coopération, parce qu'il serait à son tour, source et origine de coopération et d'attention à d'autres. Le questionneur accepterait-il cela? Interroges-le, de grâce. Retour aux questions restées en suspens. Je développe en tant que Musulman de religion, un peu, mais beaucoup plus en tant que Musulman de nation. 4 : La quatrième question est la plus importante. La lecture libre, l'exégèse libre, l'interprétation libre, c'est probablement ce qui dut arriver dans les premiers temps, au moment de la révélation. Quand un enfant écoute le Coran, quand il lit le Coran, il le reçoit à peu près comme au premier jour, bien obligé. Pas tout-à-fait, parce que les gens de ce temps-là n'étaient pas comme nous, impossible de revivre pareil contexte, ceux-là étaient témoins de la révélation et des miracles, nous n'avons pas cette faveur, nous recevons des livres transmis d'âge en âge. Rien n'empêche de les recevoir comme au premier jour, autant que possible. Et en même temps, rien n'empêche de recevoir les commentaires et interprétations accumulés au cours du temps, ne serait-ce que pour les comparer avec nos propres interprétations. C'est d'ailleurs ainsi que les choses se sont passées pendant des siècles, puis, une certaine orthodoxie s'est créée, on peut voire un parallèle avec l'histoire Chrétienne des origines. Apparemment, rien ne s'y oppose, on ne trouve pas dans le Coran, des mentions qui l'interdisent totalement, on ne trouve nulle part comme dans l'Ancien Testament, "ceci sera pour vous une loi immuable d'âge en âge, et vous n'irez ni à droite ni à gauche...", aucune injondtion aussi claire d'immuabilité. Nombreux en revanche, sont les fins de versets qui invitent à la réflexion, dirait-on à la raison, "puissiez-vous réfléchir, puissiez-vous vous souvenir, ne réfléchirez-vous donc pas, ceci est bon pour vous mais vous l'ignorez, etc". On peut donc admettre un certain degret de liberté. Quant à la critique, je n'en vois pas la pertinence. Le Coran n'est pas un roman pour qu'il me soit permis d'en faire une critique et de dire, c'est bien ou c'est pas bien, on n'est pas dans un roman. La seule question qui se pose envers les textes de révélation, c'est, est-ce que j'y crois, est-ce que je n'y crois pas? Le négateur ne se prive d'aucune critique dépréciatrice, le croyant s'interroge, il médite, il doute, mais il ne peut pas dire, "je n'aime pas ça". La critique du Coran n'est pas pertinente si on est Musulman, les négateurs font ce qu'ils veulent. En revanche, les "hadiths" supposent une certaine critique, y compris du croyant. Cette critique porte au moins sur leur degret d'authenticité, ce qui demande des connaissances importantes. Les hadiths contiennent pourtant une part de révélation, avec une grande partie de contexte, ce sont des sortes de paraboles qui touchent souvent à la quotidienneté, un récit de ce qu'a fait, de ce qu'a dit l'envoyé de Dieu, paix sur lui. Le Coran contient plus de révélation, mais il y a aussi du contexte, un livre vivant. Donc, je suis réservé à propos de la critique des sources de révélation. En revanche, je ne vois pas ce qui interdit de s'interroger à propos des exégèses accumulées, c'est d'ailleurs ce qui advint, c'est ce qui se pratique. L'avènement de l'orrthodoxie, de la normativité dont je parle est un effet réactionel, répondant semble-t-il, à des interprétations tellement diverses qu'on pouvait aller dans tous les sens. Mais cette normativité concerne ceux qui s'en réclament, elle fut mise en cause et critiquée dès les débuts, Ibnou-Khaldoun ne l'épargne pas. Le Croissant de lune tient à une liberté d'interprétation, mais avec une certaine réserve. Est-ce que n'importe quel âne peut faire de l'exégèse? C'est un peu ça qui se passe, aujourd'hui, puisque tout un chacun peut à son gré, s'improviser exégète. Cheikh google est très proliffique, il a réponse à tout, alors qu'un vrai savant doit savoir répondre, "Je ne sais pas, revenez demain". Il importe donc, que le public Musulman éclairé, ait accès à des savants reconnaissables comme tels, ce qui veut dire que les cheikhs improvisés, qui pillulent du fait de la multiplication des moyens de communication, soient au moins reconnus comme tels, ramenés à leur proportion d'ignorance. Le public Musulman a besoin d'une parole libre, mais autorisée, liberté responsable des savants. Ceux-ci tiennent en quelque sorte pour nous, la même place de sapiteurs, que remplit en principe le clerger catholique, bien qu'à la base, leur connaissance est libérale. Le Croissant de lune tient à la préservation d'un ou de corps de savants indépendants mais solides, distants des gouvernants et autres puissances, des savants dont les qualités ne sont pas que la prestance et l'éloquence télévisuelles. Que Dieu préserve les savants authentiques, mais hélas, il est écrit qu'ils disparaîtront. 1 : J'ai répondu à cette question à la réserve près que je ne veux pas de pétitions, je n'en vois pas la pertinence. La question est politique, il semble qu'elle ne concerne que certains pays, savoir ce qu'il en est exactement. Au sujet des contraintes mises, selon l'auteur, quand des Musulmans embrassent d'autres religions. Ces contraintes ne sont pas canoniques, enfin, leur canonicité est discutée. Au temps de l'envoyé de Dieu, paix sur lui, il y avait un contexte de guerre, entre la communauté des Musulmans et un environnement hostile. Il y eut des espions introduits sous couvert de convertions affectées, qui renseignaient les ennemis des Musulmans ou tentaient de créer des troubles parmi eux. Il semble s'agir de cela, donc, situations d'espionnage, la preuve en est qu'il y eut bien le cas d'un homme qui a délaissé la religion pour redevenir associateur. Il a quitté la communauté, et si on l'a laissé partir, c'est qu'on faisait fond sur sa parole, selon laquelle, il s'engageait à ne causer aucun tort aux Musulmans ou les combattre. A ce malentendu, le contexte de guerre Arabique, on peut ajouter que dans les siècles qui ont suivis, les Musulmans avaient de qui tenir des exemples, puisque les Chrétiens ne laissaient nullement vivre des convertis parmi eux. Mais à présent que les situations ont changé, certains semble-t-il, se sont attardés, problème de canonicité mal placée. S'agissant de l'égalité des droits politiques, civiques et sociaux sans distinction, ça semble aller de soi. Mieux que ça, le Croissant de lune tient à l'établissement vigilant de l'égalité citoyenne, qui est le meilleur moyen de ruiner les privilèges minoritaristes dont jouissent certains Chrétiens d'Orient. Le questionneur en tombe-t-il d'accord, reconnaît-il la réalité de ces privilèges minoritaristes délibérés ou non, et veut-il d'une correction salvatrice? Et cette égalité citoyenne suppose que la Nation des Musulmans se fortifie, s'unifie et gagne en souveraineté. Parce qu'autrement, comment établir l'égalité citoyenne réelle, lorsque des minorités peuvent se prévaloir du soutien réel ou supposés de la force étrangère? Le questionneur ne saurait nier que les puissances agissantes sont aujourd'hui, d'identité Chrétienne et ou laïques, à l'exception de la Chine... Quatre puissances sur cinq, mettons trois. Le questionneur n'ignore pas l'abîme qu'on voit, sitôt qu'on compare la force des Musulmans dans tous les domaines, avec la force de leurs vis-à-vis, ennemis éventuels. Le questionneur ne nous fera pas l'injure de détourner les yeux, pour éviter de voire le tableau effrayant que représente le rapport de force militaire brut, aujourd'hui, et s'il détourne les yeux de ce tableau, les millions de morts des guerres injustes l'observent et témoigneront contre lui. On voudrait après ça, que les Musulmans envisagent les Chrétiens d'Orient comme des égaux, souvent ils les voient comme privilégiés, comment faire avec ça? Au-delà de l'égalité formelle, dans la loi, il faut, pour faire vivre une égalité citoyenne réelle entre les Musulmans et les Chrétiens d'Orient, une très grande augmentation de la force de la nation des Musulmans, je ne vois pas d'autre vrai remède. Mais créer de la force ne se fait pas aussi simplement que de l'écrire sur le papier. Paradoxalement, il semble bien que la Nation des Musulmans, hélas, ait à passer à travers une expérience de guerre entre factions, avant d'émerger sous la conduite d'un élément fédérateur. La défaite militaire immense, l'absence presque totale de souveraineté, l'endiguement des expériences récentes, tout ça semble conduire vers une expérience qu'on pourrait nommer par emprunt, "la longue marche Islamique". Voilà hélas, ce qui semble devoir se produire. Voulait-on autre chose, quand on a aplaudi le coup d'état égyptien? Que croyait-on? Une nation demande la vie, on lui répond qu'elle n'aura qu'une infime part de vie, alors il y a des conséquences. Veut-on une preuve que les Chrétiens d'Orient se présentent à tort comme victimes dans bien des cas? Il suffit d'entendre parler les représentants des Coptes en France, qui félicitent le général qui s'est fait maréchal, qu'on les entende inventer des griefs contre le vrai raïs d'égypte que des rebels tiennent captif. Le patrarcat Copte a pris une lourde responsabilité, depuis les débuts de l'expérience égyptienne, il y eut des situations de votte communautaire blocqué, des milices para-militaires, qui ont fait merveille dans les jours meurtriers de juillet. Il y eut aussi du lobiying auprès du congret Américain, revendiquant la mise de l'égypte sous tutelle, faut savoir tout ça. Pourtant, on assurait aux Coptes un quotat minimum de sièges au parlement et d'autres avantages, difficile de faire plus sur la voie de l'égalité citoyenne. L'activité politique des gens du Livre n'est pas nouvelle, c'est une vieille tradition Musulmane. La question fut tranchée du point de vue de la canonicité depuis le onzième siècle, les gens du Livre étaient admissibles aux plus hautes charges, il y en eut toujours. Le dernier en date est probablement l'Irakien, ce qui surprenait les Occidentaux n'était qu'une chose ordinaire en milieu Arabo-Musulman. L'égalité citoyenne n'empêche pas en principe, d'autoriser des juridictions diverses, certains pays vivent cette expérience. A priorie, il n'y a pas de raison que la multiplicité des juridictions atteigne au principe d'égalité. Mais dans les faits pratiques, le système jjudiciaire est coûteux et obscur, probablement trop lent. Qu'à la base, l'intention soit louable n'empêche pas des dysfonctionnements, lesquels sont déjà assez nombreux dans les pays à juridiction unique. Le Croissant de lune n'étant pas juriste, réserve son opinion sur ce point précis. Il réserve son opinion eu égard à l'identification confessionelle dans l'état civil, bien qu'elle soit nécessaire si on veut veiller à l'égalité citoyenne. N'étant pas Cheikh google, le Croissant de lune répond "Je ne sais pas". 2 : C'est la question du sanctuaire, encore du contexte. Eu égard à la tradition canonique, il me semble que le sanctuaire concerne un périmètre de cent kilomètres autour de la ville sainte de Médine. L'extension vague à toute l'Arabie n'est donc pas canonique. Mais y compris, à l'intérieur de ce périmètre, le culte Chrétien peut se tenir. Il semble bien que les Américains qui disposent dans cette zone de leur plus grande base militaire à l'étranger, vacquent à leurs offices comme ils veulent, avez-vous entendu parler d'un militaire Américain verbalisé? Pas moi. Cette gouvernance de l'Arabie porte la responsabilité considérable de trucs aussi énormes que le pacte de Quincy. En Arabie, il semble bien qu'il y ait une politique vaguement confessionaliste, majoritariste dans ce cas, principalement hostile aux shiites, au point qu'on a parlé d'apartheïd confessionel. Je suppose que les convertions au Christianisme dont il s'agit, ce sont, il y a de fortes chances, des convertions à des églises évangélistes. Celles-là posent de vrais problèmes, en Afrique du Nord notamment, elles font n'importe quoi pour gagner des convertis, elles les achète à prix d'argent. Est-ce que ce n'est pas une atteinte à la dignité des corps sociaux que de susciter de prétendues convertions à prix d'argent et de femmes? Une patiente Chinoise, oui, une Chinoise déplorait un jour que son pays n'interdise pas totalement l'activité de ces sortes d'église. S'il écoutait sa passion, le Croissant de lune tiendrait pour l'interdiction des missions dites évangéliques, l'expulsion de leurs missionaires étrangers, souvent Anglo-Saxons. Mais il faut écouter la raison, voilà pourquoi le Croissant de lune souhaite la surveillance la plus étroite de ces missions ou églises, notamment eu égard à leur sources financiaires, tolérance et surveillance à laquelle les églises anciennes et honorables pourraient participer. Mais il faut savoir mettre un frein à cette diffusion d'offices spectaculaires, cet enseignement de la paresse enjouée, cette liquéfaction des jeunes cerveaux. Concernant la zone du sanctuaire lui-même, il y avait une certaine pertinence à n'admettre que les Musulmans, puisque personne ne pouvait y porter des armes ou objets contendants. Cette injonction de trêve sur les terres saintes pouvait être ignorée des non-musulmans. Mais à présent, la pertinence est discutable,, l'interdiction de port d'armes individuels ne saurait suffire, bien entendu, nous n'en sommes plus là. Ce constat porte le Croissant de lune à ne plus voire une grande importance à l'interdiction de séjour de Chrétiens ou d'autres... 3 : La question concerne les unions inter-religieuse, problème de contexte, là encore. L'injonction se comprend dans le contexte de guerre qui prévalait. D'ailleurs, la chose est très discutée. A strictement parler, le Musulman peut épouser une fille des gens du Livre, une Chrétienne en réalité, parce qu'une Juive, il y a conflit avec la canonicité Juive qui entraîne semble-t-il, la convertion du mari. Et contrairement à ce que beaucoup de gens croient, selon ce point de vue, le Musulman n'aurait pas le droit de s'unir à une femme qui serait sans religion, comme on voit un peu partout. Selon ce point de vue, le fils de migrant Musulman ne saurait se tenir pour quitte à bon compte, en s'unissant à une fille Européenne non-Musulmane, si celle-ci est sans religion, la racine et l'identité ne suffisent pas dans ce cas. En revanche, on exigeait la convertion d'un homme qui s'unit à une Musulmane. Du fait de la contextualité évidente de l'injonction, des cheikhs, comme Et-Tourabi l'ont critiquée. Et-Tourabi est Soudanais, dès lors, son problème était les unions qui se faisaient avec des femmes animistes. Le Croissant de lune voit que cette injonction est inopérante aujourd'hui, hors du contexte qui la justifiait, voire même qu'elle est un frein à l'extension de la religion. Le Musulman qui veut s'unir à d'autres, exemple l'enfant de migrants, donnera la préférance aux Chrétiens, au lieu de gens sans religion avec lesquels il y a des risques de plus grande incompattibilité. Cette injonction est Coranique, mais elle se rapporte à un contexte de guerre. La petite communauté des Croyants devait veiller à ce que des associateurs unis à des Musulmanes ne rompent pas la solidarité intérieure. En fait, ce sont les associateurs dont il s'agit, c'est-à-dire, les Arabes païens du temps, les gens de la Mecque notamment. A partir du cas des unions inter-religieuses comme sur d'autres points, on peut voire le rôle de ce qu'on nommerait une "orthodoxie", mais cette orthodoxie ne résume pas à elle seule toute la tradition, toute la doctrine. On peut sans trahir la doctrine s'écarter des interprétations données comme orthodoxes, et parallèlement, il est possible de trahir la doctrine en alléguant à tort une fidélité littérale. On a même eu dans certains cas, des consultations rendues, qui n'étaient pas littérales mais se prétendaient littérales à tort, mais c'est une autre affaire... L'histoire du lien entre les croyants et les sources, puis entre les croyants et les éléments éthico-juridiques, cette histoire contient la dialectique permanente entre la lettre et l'esprit, rien de particulier en quelque sorte. Cette dialectique est agissante au cours du temps, dans les premiers âges, puis à un moindre degret, pendant les siècles intermédiaires. A l'époque contemporaine, il y a pléthore et excès de lettre ou d'esprit, avec souvent une sortie hors de la doctrine englobante et générale. C'est une histoire vivante, semblable à d'autres expériences, moins singulière qu'on l'imagine. Quelles sont à mon avis les limites du Musulman? Le Musulman peut tout tolérer, coexister avec tout, à l'exception du non-sens, l'ir-religion, l'absence de doctrine ou d'idéologie. Le Musulman peut être compagnon du Chrétien, du Marxiste, il ne sera jamais compagnon de l'insensé. L'insensé, c'est par exemple, celui qui dispose que le sexe dont la nature nous a pourvu est secondaire, qu'on peut à son gré, s'exercer à jouer l'homme, la femme et tous les intermédiaires possibles. Le non-sens, c'est l'indifférence, c'est retirer aux hommes le goût de vivre, dont le désir charnel est une partie. L'indifférenciation, c'est l'absence de désir charnel, l'absence de sens, et là, le Musulman partisan du sens, ne saurait manquer de lucidité. La différence qui fait le goût de vivre, c'est aussi la différence entre les communautés, les nations, sans cette différence, le métissage ne servirait de rien. Certains voient un encouragement au métissage dans une ocurrence Coranique qui dit en substance, "Nous vous avons fait peuples et tribus pour que vous vous connaissiez entre vous"... 5 : La cinquième question est celle de la réciprocité des droits religieux. Le questionneur s'attarde sur le cas de certains pays où des contraintes sont mises, il pouvait citer l'exemple des émirats-unis où vit une liberté de culte presque sans limites, temples Indous, Boudhistes, synagogues, églises évangéliques en tous genre, avec des cloches qui sonnent. Si le Croissant de lune veut voire une réciprocité des droits religieux, je suis perplexe, du reste peu m'importe cette réciprocité. Est-ce l'imitation du Centre-Afrique, des Philippines où sévit un reste de Croisérisme à l'Espagnole, esprit de reconquista, ou encore l'Union Sauviétique, d'identité laïque comme l'entend le questionneur? La Chine est terre de laïcité en ce sens. Que dire de la France où l'Islam est un soufre-douleur permanent des médias, qu'en pense le questionneur? L'accomplissement des Musulmans n'est pas une recherche de réciprocité ou comparaison, cette injonction de l'auteur trahit bel et bien son sentiment de supériorité, à la rigueur, il concède aux Musulmans qu'ils sont aptes à copier les autres, n'est-ce pas? Si la Nation des Musulmans revient à la vie, elle ne se souciera pas d'imiter qui que ce soit, elle devra faire plus, beaucoup plus. Au questionneur, il faut dire ceci. Le Croissant de lune ne croit pas du tout que vous tenez réellement à aucune égalité, le ton de vos question et apostrophes en témoigne. Le Croisériste que vous êtes, pense que le bien du Chrétien est bon dans l'absolu, que le mal du Chrétien est mal dans l'absolu, sans égard à autrui. Et là, j'entends par Chrétien, l'homme Chrétien, pas le Chrétien de religion. Dans ces conditions, la collaboration, ou la coopération, ou l'action avec vous n'est pas indispensable. Il n'est pas important de faire avec vous aucun chemin. Si vous rêvez d'une certaine convergeance, laquelle semble s'imposer, étant du reste un élément escataulogique, alors il faut déconstruire votre Croisérisme, votre sentiment de centralité Chrétienne. La Nation des Musulmans est le grand malade du monde, nous sommes en effet trop faibles et chétifs pour ne pas guetter tout regard supérieur. La convergeance ou l'alliance, si elle a du sens, ce ne sera pas de valider et glorifier celui qui est déjà le plus puissant, l'alliance est insensée, si elle n'aboutit pas à l'élévation de la Nation des Musulmans, grande composante qui manque à l'humanité. Grandissez la Nation des Musulmans. Croissant de lune." (NDLR, cet extrait de mon avis d'expédition des réponses du Croissant de lune à Bernard antony) : Je viens d'envoyer tes réponses à leur destinataire et m'en vais les publier sur "etudes torrentielles". Le temps me manque pour te dire comment je les reçois. Mais globalement, je les trouve pertinentes ; un peu confuses car passant d'une question à une autre ; je les trouve surtout subjectives : est-ce que les questions s'adressaient au croissant de lune ou à la nation des musulmans ? Dernière réserve (et tu t'y attends) : ta critique de la critique. D'accord, un texte révélé n'est pas un roman, mais la critique ne consiste pas non plus à dire : "J'aime" ou "je n'aime pas". Je pense que la question de Bernard Antony était de savoir si un musulman pouvait admettre que l'on applique des grilles historico-critiques à l'interprétation du Coran : contexte historique de la rédaction et genre littéraire du texte. Enfin, du point de vue du croyant lui-même et du fait que celui-ci a une conscience, il est normal qu'il reçoive certaines paroles révélées et qu'il se sente plus à distance d'autres éléments du corpus de sa doctrine. Ceci ne veut pas dire que la conscience du croyant est supérieure au contenu de la révélation. Ces réserves faites, je pense que ta contribution au débat est importante et j'espère qu'elle constituera une entrée en matière pour un dialogue avec Bernard antony. Amitié et fraternité amicale du torrentiel

dimanche 23 mars 2014

L'inaperçu des municipales

C'est la seconde fois que, du chapeau de la primaire citoyenne, est sorti le mauvais candidat. La première fois, c'était Hollande, désigné par les sympathisants de gauche aiguillonnés par les médias, et qui devait devenir Président de la République avec le succès foudroyant et douché que l'on sait… Aujourd'hui, c'est Marseille qui sert de cadre à la désillusion. Samia Ghali méritaitd'y être élue maire, ne serait-ce que pour rajeunir et diversifier la vie politique, mais le gouvernement ne l'entendait pas de cette oreille. Non content d'avoir commencé par soutenir, en la personne de Marie-Arlette Carlotti, une ministresse, pourtant chargée des handicapés, qui délaisse impunément son porte-feuilles pour mener sa vie municipale (donnant un grand coup de canif dans l'exemplarité de la vie politique, voire atteignant au "summum de l'immoralité politique", comme le disait sur le même sujet Ségolène royal dans son débat présidentiel l'opposant à Nicolas sarkozy), le gouvernement, ne pouvant se résoudre à la victoire de Samia ghali au premier tour, enjoignit les militants socialistes marseillais d'avoir à voter pour le candidat garagiste, tellement rompu au système Guérini qu'il était son ancien porte-paroles lors de la dernière explication municipale. Résultat de cette compétition entre deux vieux roués ? Gaudin sera octogénaire dans un fauteuil sur le vieux port, et les habitants des "quartiers Nord" continueront d'assister à la gentryfication de Marseille et à leur banlieuisation. A vrai dire, ce n'est pas tant les primaires qui sont en cause que le fait, d'une part que les médias et les états-majors prétendent les confisquer en les téléguidant et, d'autre part, qu'elles ne sont moralement et théoriquement ouvertes qu'aux sympathisants de leur parti, alors qu'elles sont conçues pour désigner le futur représentant, élu et leader de toute la commune ou de toute la nation.

mercredi 19 mars 2014

Questions à poser aux musulmans

Questions à poser aux musulmans avec lesquels on est susceptible de collaborer. Avec toute la délicatesse mais aussi la franchise requise Par Bernard Antony 1) Vous faites partie de l’oumma islamique. Dans les pays où règne l’islam, on affirme partout l’impératif exprimé dans le Coran « Pas de contrainte en religion !» (S 92, v. 256), pour faciliter la conversion des non-musulmans à l’islam. Mais inversement le passage de l’islam à une autre religion vaut la prison voire la mort. Acceptez-vous cela ? Signeriez-vous des pétitions de musulmans demandant la liberté religieuse partout dans les pays d’islam ? Et de même, souhaitez-vous les mêmes droits politiques, civiques et sociaux pour les non-musulmans et les musulmans ? 2) Vous qui tournez votre prière vers La Mecque, la ville sainte de votre religion, interdite tout comme Médine aux non-musulmans, trouvez-vous légitime que le moindre signe d’appartenance au christianisme, partout ailleurs en Arabie Saoudite, y soit très durement puni ? Et que toute assistance à une prière partagée, la plus discrète soit-elle, ou à un office religieux, même le plus caché, y fasse risquer la prison, et même la mort pour celui qui vient de l’islam ? 3) Selon les impératifs islamiques, un non-musulman ne peut épouser une non-musulmane sans se convertir à l’islam alors qu’un musulman peut librement épouser une non-musulmane, étant prescrit que les enfants seront obligatoirement musulmans. Acceptez-vous d’exprimer que cela doit être changé et que soit établie une exacte réciprocité de droits ? 4) Acceptez-vous que les textes sacrés de l’islam (Coran et hadiths) puissent, comme ceux du judaïsme et du christianisme, faire l’objet d’une liberté d’exégèse, de discussion, d’interprétation et d’une lecture au risque de la critique ? 5) Toujours dans la logique de votre attachement à l’umma et de votre droit de fidèle d’en suivre la vie et de participer à ses évolutions, acceptez-vous de souhaiter publiquement la liberté religieuse pour tous et les mêmes droits pour les non-musulmans en pays d’islam que ceux dont bénéficient les musulmans dans les pays d’identité chrétienne et de laïcité ? NDLR : J'assortis ce "partage" d'une précision et d'une double réserve : 1. J'ai honte de me sentir obligé de préciser, sous prétexte que Bernard Antony est une personnalité controversée dont bien des idées me séparent, que je n'ai pas égard à la réputation du questionneur, mais à la pertinence des questions en choisissant de les répercuter. 2. Mes deux réserves tiennent au ton supérieur sur lequel sont posées les questions 3 et 4. 3. Je rappelle que la règle qui prévaut dans l'islam concernant les mariages mixtes et l'appartenance des enfants à la religion islamique prévalait aussi dans l'Eglise catholique quand mes frères et moi sommes nés, tous trois issus d'un couple mixte qui, pourne pas avoir à se plier à cette règle, a préféré ne pas se marié religieusement. L'Eglise 4. La liberté d'exégèse, de discussion et de critique du texte coranique peut être souhaitée par les non musulmans, mais reste l'affaire des musulmans. Cette liberté d'exégèse a été imposée au catholicisme par le climat positiviste et scientiste du XIXème siècle, a commencé par entraîner la condamnation du modernisme par le pape Saint-Pie X, aavant que la majorité de la communauté des théologiens se raliant spontanément à la liberté de recherche, cette ancienne condamnation magistérielle se trouve de facto sans effet.

mardi 18 mars 2014

Je suis un rattachiste criméen

C'est la seconde fois que les gouvernements "démocratiques" de l'Union Européenne et de ce qu'on appelait naguère "le monde libre" s'opposent à un référendum. La première fois, c'était pour dénier au peuple grec, berceau de la démocratie, le droit de s'opposer à l'austérité que voulait lui imposer la troïka en guise de sauvetage. Cette fois-ci, nos gouvernements déclarent illégitime le référendum organisé par la crimée en application du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, et dont la conséquence est le rattachisme de ce qui fut artificiellement une région de l'Ukraine à la russie, son allié historique. La France a pourtant une tradition gaullienne, qui respecte l'histoire des peuples. Barak Obama dit que Vladimir Poutine est passé du mauvais côté de l'histoire. IL nous a pourtant évité il y a quelques mois une aventureuse intervention en Sirie, dont on prétendait qu'elle aurait pu déclencher la troisième guerre mondiale. Les Américains, peuple sans histoire, ont également perdu la mémoire immédiate. Serait-il mal venu de leur reprocher le nombre des interventions belliciste de leur armée dans le monde ? Et Faut-il envisager des sanctions contre les USA, puisque la manière dont ils ne se cachent même plus d'avoir espionné les chefs d'Etat du monde entier aurait constitué un cassus belli avant que la monopolarisation, consécutive à la chute du mur de Berlin, ne provoque un déséquilibre hégémonique, qui non seulement n'a pas libéré un quart de l'humanité du communisme dans sa version chinoise; mais pourrait, ce déséquilibre, s'avérer à la longue aussi dangereux que la guerre froide... Et si la russie prenait la tête d'un nouveau mouvement des non alignés ? "Si les ricains n'étaient pas là, Nous serions tous en germanie". C'est fait. Nous sommes loin d'une "Europe de l'Atlantique à l'Oural." Nous sommes tous en europe centrale, certes antinazie et bien centriste, mais néanmoins allemande. Dans une Union européenne qui est née pour la défense du charbon et de l'acier, et qui, trente ans plus tard, a accompagné la faillite de sa sidérurgie et a noyé par pans entiers ses gisements de charbon.

mercredi 12 mars 2014

L'inaperçu du jour

Le vrai scandale dans les écoutes dont Sarkozy est victime, ce n'est pas que Madame Tobira ait nié savoir alors qu'elle savait,, ce n'est pas le nième couac que Jean-Marc Ayrault a fait commettre à son gouvernement en ne soutenant pas la position de sa ministre de la Justice, c'est qu'un ex Président de la République puisse avoir été écouté comme un vulgaire droit commun, autrement dit c'est l'atteinte qui est portée au prestige de la fonction présidentielle. Imaginez un peu si de gaulle avait été écouté par les services de Pompidou! Sous la gauche, il y a des écoutes, l'histoire bégaie. Sarkozy qu'on accusait de tous les fascismes ne traîne pas de casseroles où il a été aux écoutes, mais c'est lui qui est écouté.

vendredi 28 février 2014

Contre l'Eglise vertueuse

Et pourtant, qu'est-ce que les catholiques ont aujourd'hui à proposer, en dehors du retour à la vertu? Quel est le ressort qui anime le retour en politique des catholiques, si ce n'est ce retour aux vertus morales qui vient cingler les "ligues de (contre)vertu"? Que nous chantent les catholiques, si ce n'est le bon vieux couplet: "O tempora, o mores"? Et pourquoi est-ce que ça réchauffe et que ça prend (car moi-même, ça me prend quelquefois)? Pourquoi va-t-on jusqu'à rêver que ce retour à la vertu pourra engendrer un nouveau "compromis national"? Or ce compromis, s'il est moralement vertueux dans sa fin, l'est-il dans ses moyens? Ceux-là mêmes qui l'auraient détestée chaudement se rallient à farida Belghoul qui trouve ce ralliement plus chaleureux que d'avoir été méprisée par ceux qui la détestaient froidement, on peut rêver mieux comme reprise chaleureuse de contact ou des hostilités... Que l'homme soit vertueux le rendrait-il moins peccamineux (depuis quand est-ce la vertu qui justifie)? Pourquoi dit-on en creux que c'est la vertu ou le néant (que l'on appelle "nihilisme" dans une très moderne inflation verbale et systématique)? En quoi est-on fondé à proposer par là un compromis national-vertueux? En quoi est-il capital que l'on revienne à des principes vertueux contre les valeurs subversives qui sanctionnent et viennent précéder les moeurs vicieuses de l'homme pécheur? Et si "le péchéest la place béante de Dieu", en quoi une société d'ordre et qui se croirait impeccable ne se révélerait-elle pas tellement imbue d'elle-même qu'elle aurait pris la place de Dieu? Questions qui valent d'être posées en ces temps de compromis vertueux. Et de compromis vertueux contre qui? Car c'est un autre danger de cette posture vertueuse de l'Eglise militante qui se croit triomphante: elle croit s'allier vertueusement contre la canaille à laquelle elle donne des noms: la maçonnerie, Manuel valls, Najat Valaut-bel Kacem. L'alliance vertueuse se fait moins en haine du péché que de certains pécheurs, dans la désignation de l'ennemi voué à la vindict publique. Enfin, n'est-il pas trop tard pour amorcer ce retour à la vertu (et constater cet a nachronisme est-il nécessairement tragique)? Est-ce que la recomposition n'est pas en effet la nouvelle donne? Et vouloir restaurer en dépit de la recomposition qui s'impose, n'est-ce pas oublier que les principes sont faits pour les hommes et non les hommes pour les principes? Bref, ne se fait-on pas plaisir à bon marché en proposant à grand bruit une société pharisienne contre des publicains corrupteurs? En ce cas, quoi de nouveau sous le soleil? Et ne le fait-on pas en se berçant de l'illusion qu'on combat pour la gloire... de dieu (et le salut du monde), sans avoir à en tirer aucun avantage personnel? Or cette apparente gratuité du combat ne cache-t-elle pas qu'on ne veut pas payer de sa personne en se convertissant dans un combat contre son propre péché et pour restaurer le pécheur, au lieu de quoi on s'enorgueillit de combattre contre le péché sans avoir à s'amender ni à restaurer qui que ce soit? Bien au contraire, ceux-là meêmes qui se plaignent de la pente vicieuse que prendraient nos moeursse lamentent aussi de devoir trop contribuer. Ils aiment dieu, ils n'aiment pas l'argent, et ils aiment encore moins le fiscalisme. "O tempora, o mores"! Est-il dit qu'on ne peut vivre qu'en se lamentant et en se battant la coulpe sur la poitrine de ses contemporains? Ou en croyant pouvoir se consoler dans la comparaison de ses péché mignons à leurs infâmes turpitudes? On se passe le mot comme ils se passent le joint: "Regardez comme je vaux mieux que cet affreux Peillon!"

jeudi 20 février 2014

Les petits inaperçus

61. Mikhaïl Gorbatchev disait lors d'un de ses voyages en France : "La France est le dernier des pays communistes." Hier soir, Jean Lassalle précisait plus à propos : "Personne n'aurait jamais cru qu'on réussirait en France à croiser le capitalisme américain et la bureaucratie soviétique" 62. Et aujourd'hui, 20 février, aux "matins" de "France culture", ce court dialogue entre Brice couturier et Vincent Peillon : Le journaliste : "Donc la démocratie a une idéologie, c'est le rationalisme ?" Le ministre : "Bien entendu." 63. Les grandes institutions, Eglise ou école, ont pris l'habitude de réfléchir sur elles-mêmes. Pendant qu'elles se spécialisent dans cet autocentrage (ou centrisme), l'Eglise fait moins de chrétiens et l'école moins d'élèves qui réussissent, ceux-ci ayant pourtant été déclarés "au centre du système". Le mot "système" a donc été lâché. L'école se dénonce comme un système et non comme une voie d'accès. A force de se penser en avant de ceux qu'elles servent et ce à quoi elles servent, les grandes institutions se sanctuarisent et deviennent des citadelles, qui ne laissent plus que des meurtrières ouvertes sur la vie, meurtries de ne plus passer. (L'un des grands débats de l'école, qui fut ouvert par Roger Ikor pour lutter contre l'influence des sectes, aboutit à la conclusion qu'elle devait s'ouvrir sur la vie, mais non pas à la vie.) 64. C'est au moment où le rapport PISA a pointé le système scolaire français comme l'un des plus inégalitaires du monde et un des plus "reproductifs" des inégalités sociales que l'école organise les ABCD de l'égalité, non pour réduire ce fossé qui ressortit à la lutte des classes, mais pour "déconstruire les stéréotypes de genre" tributaires de la lutte des sexes, pour promouvoir l'égalité entre les sexes à partir de l'école maternelle. C'est la dérive dérivative d'un système qui se réfléchit. Si cette réflexion s'était montrée efficace, depuis le temps que l'école réfléchit à la manière de lutter contre les inégalités (elle a même créé le collège unique pour cela), celles-ci ne continueraient pas à se creuser "Renvoyez l'ascenseur social, Il est bloqué !"

mardi 18 février 2014

Doit-on suivre Farida belghoul?

(Les inaperçus de l'actu, du n° 52 au n° 60). 52. Les enfants sont interdits de conservatisme. Faut-il suivre Farida Belghoul ? Pas trop lorsqu'elle parle du genre. Non pas que ses arguments n'aient aucun intérêt : l'offensive du genre est sans précédent. Elle provoque le révisionnisme peillonien : "La théorie du genre n'existe pas"... Elle fait réaliser des "expérimentations" sur des enfants dès l'école maternelle. Elle les fait lutter contre des stéréotypes que, par définition, ils ne peuvent pas avoir acquis puisque ce sont des enfants – Alain finkielkraut a raison de dire que les enfants n'ont pas des gueules de stéréotypes -. Lutter contre les stéréotypes dès la maternelle, c'est lutter contre la loi des muscles et des goûts naturels. Ce gouvernement n'aura pas son comptant tant que tous les petits garçons ne joueront pas à la poupée. Vincent Peillon colle les parents qui suivent Farida belghoul parce qu'ils dérogent à l'obligation scolaire, démontrant une fois de plus l'incohérence de ce droit obligatoire à l'éducation qui monte d'un cran :l'enjeu de l'école est de former des citoyens libres, c'est-à-dire des citoyens qui ne pensent pas comme avant... Bien que l'enfance soit conservatrice, car cet état de nécessité et de besoins cherche des cadres sécurisants, les enfants n'ont plus le droit d'être conservateurs, c'est interdit. La liberté, souvent évoquée, rarement octroyée, est, chez les cohercitifs moraux, liberté de choisir le bien ; elle est, chez les socio-libertaires, liberté de ne pas penser comme avant ; elle n'est, pour aucune des forces en présence dans ce combat de coqs, liberté d'exercer son jugement,et de penser selonson inclination. Le piège est donc que l'alternative réactionnaire à toutes les lois qui transfusent la théorie du genre à l'école maternelle n'est pas plus reluisante que ces lois. Que va-t-on opposer à la société du dérèglement moral ? Une société del'ordre moral, où les moeurs seront cadenassées comme enAfrique ou en russie, continent et Etta dans lesquels l'homosexualité est, non seulement pénalisée, mais réprimée de sévisses rarement dénoncés par ceux qui tempêtent contre les inversions gouvernementales. La répression non plus n'enrichit pas son homme. Il n'y a de richesse que dans la liberté. Mais les post-soixante-huitards ont peur de la liberté qu'ils n'ont pas assez chèrement conquise. Ils se sont retournés contre elle. Ou bien, jusqu'au boutistes, ils veulent orienter la libération sexuelle. Leurs adversaires réactionnaires craignent que tout cela ne nous désoriente. Contre le piège de cette fausse alternative, il faut prôner la libre construction de son comportement et de son identité sexuelle, hors des conditionnements psychiques ou politiques. Il faut refuser tous les tuteurs sociaux, aussi bien ceux qui font perdre ses repères à l'enfant avant qu'ils se soient mis en place, et puis qui se récrient contre la perte de la fertilité masculine ! Mais ces autres tuteurs ne valent pas mieux, qui entretiennent la fabrique à névroses et la fermentation des refoulements. La société n'est pas là pour nous faire la morale, elle vaut mieux en tant que substrat d'humanité qui nous fait tenir ensemble. 53. Une fraternisation qui couve bien des désillusions. Faut-il suivre Farida belghoul ? Au moins peut-on lui accorder le crédit de la sincérité. Je ne suis pas sûr que ce soit le cas des familles catholiques qui l'attirent dans leur nasse avec leur miel de guêpes. On a noté qu'il se trouvait peu de suiveurs de son "jour de retrait" dans leur rang. Or, si cette initiative a contrarié françois Hollande, c'est qu'il avait sous-estimé combien l'électorat musulman qui, avec celui du front National et de françois bayrou,avait assuré son élection, se sentait mystifié par les guerres du Mali et de la Centrafrique et les menaces siriennes. Cet électorat n'a pas seulement cessé de lui être acquis, il est irrécupérable. Le jour de retrait n'est qu'une goutte d'eau… Les familles catholiques, elles, qui ne feront jamais partie de l'électorat hollandais, sont trop heureuses que farida belghoul fasse le sale boulot à leur place : elles qui se désolent que, le lendemain des gardes à vue, leur progéniture arrive en retard à l'école, n'aurait jamais organisé un jour de retrait, ça va sans dire ; mais s'il devait arriver que les enfants de ceux qui suivent Farida belghoul soient inquiétés, ce ne seraient pas eux qui se cotiseraient pour leur payer une abée à Stanislas, les familles sont tellement pressurées… 54. C'est François qui a fait reculer Hollande. Les familles catholiques sont très fières de s'attribuer le recul du gouvernement sur "la loi famille". En fait de recul, il est purement cosmétique et tient seulement dans le révisionnisme peillonien qui, contre toute évidence, nie l'existence de la théorie du genre. L'examen des dispositions de la "loi famille" sera morcelé et ajourné. Il sera ajourné, PUISQUE les familles se représentaient cette loi comme le surplomb de la PMA et de la GPA sur le mariage homosexuel. Au moment où François Hollande voulait affirmer son virage social-démocrate, il ne pouvait pas ne pas l'appliquer à la gestion des clivages. La sociale démocratie n'aime pas les clivages, parce que ceux-ci obligent à trancher de façon binaire, entre le "oui" et le "non", et qu'ils contiennent en eux-mêmes un appel au référendum. Or la "sociale démocratie" croit que les corps intermédiaires doivent suppléer le peuple et se méfie du référendum qu'elle appelle plébiscite. L'antisarkozysme de François Hollande n'était pas de composition quand il lui reprochait dans la campagne d'avoir clivé la France. François Hollande s'est heurté à la fronde du front des familles à l'occasion d'une réforme pour laquelle il croyait que l'opinion était mûre, il a clivé la société, faisant du sarkozysme sans l'avoir prémédité. Il n'avait pas vu que la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe avait une logique référendaire. Mais si François Hollande avait consenti à soumettre cette loi au référendum, les familles qui le conspuaient n'en auraient pas été plus satisfaites. Nullement populistes, elles auraient répondu que la morale ne se met pas aux voix. Ces familles appartiennent à ce que les inventeurs de l'adjectif "sociétal" appellent "l'ultradroite". L'ultradroite n'est pas l'extrême droite populiste. Elle est plus radicalement et plus sordidement cynique. Même si les circonstances avaient permis de filer la métaphore entre le mitterrandisme d'après le tournant de la rigueur et cette loi "sociétale" votée et promulguée au début du quinquennat, François Hollande n'aurait pas pu s'en tirer par un subterfuge comme celui qu'avait trouvé françois Mitterrand avec "le référendum sur le référendum". Les familles avaient fait reculer le Charentais machiavélique devant cette réforme contre laquelle sa propre éducation le heurtait. Elles n'ont pas fait reculer François Hollande, comme elles le croient pour s'abuser. Ce qui a fait reculer françois Hollande aux dires de ceux quifurent du voyage et notamment Jean-Pierre Mignard, ami proche du Président, ce fut sa visite au pape François, son homonyme. Durant sa conférence de presse, le Président eut la maladresse de renfrogner son hôte en disant qu'il pouvait être "utile". Il n'en avait pas moins profité de cette visite au Vatican pour favoriser un beau moment de cohésion nationale, que les familles eurent garde de souligner et de porter à son actif : lui qui avait été critique envers le Père georges Vandenbeusch comme Nicolas Sarkozy l'avait été à l'encontre des journalistes qui compliquaient la vie du quai d'Orsay en se rendant dans des zones dangereuses pour y faire leur métier, il avait invité le prêtre, ex-otage, à faire partie de la délégation française qui l'accompagnait à Rome. Dans l'avion qui l'en ramenait, François Hollande décida de ralentir le tempo des lois sur des sujets clivants. Sa visite au pape François avait réveillé sa conscience sociale-démocrate. La séquence ouverte par le "pacte de responsabilité" (sans contrepartie) réclamait que cette conscience fût conséquente avec elle-même, des sujets économiques aux sujets "sociétaux". 55. Le recul de "la loi famille" est une victoire à la Pyrrhus. Encore faudrait-il s'assurer que ce recul de "la loi famille" soit conforme à l'intérêt général. Il n'y a que pour Béatrice Bourges que le refus de tout statut du beau-parent conforte l'autorité parentale. Béatrice bourges a au moins le mérite de la constance. Le statut du beau-parent n'aurait pas augmenté le nombre des divorces et aurait évité à bon nombre d'enfants de se retrouver dans des imbroglios juridiques ou des conflits d'intérêts ou d'autorité parentale inextricables. les enfants sont confrontés de plus en plus jeunes au divorce. Ils n'ont souvent pas dépassé l'âge de quatre ans que leurs parents refont leur vie. Les familles ont jugé de la première importance de faire beaucoup de bruit pour rien ou pour prévenir des mesures fantomatiques, comme on parle de membres fantomes... Ainsi, on peut supposer que la circulaire Tobira était bien un signal d'ouverture à la GPA, comme le PACS avait été institué en vue d'ouvrir le mariage aux homosexuels. Christine boutin avait eu un coup d'avance en affirmant cette certitude lors du débat sur le PACS. Que les familles aient voulu donner l'alarme n'entraîne pas qu'elles aient eu raison de crier "au feu" avant que soit allumé l'incendie. Or la Gestation Pour autrui ne pouvait pas être ouverte aussi longtemps que les intellectuels ayant voix au chapitre étaient divisés sur le sujet et, étant donné ce que la carrière de François Hollande doit à Lionel Jospin, l'un de nos derniers grands gouvernants, l'avis défavorable que donna sylviane agacinski n'était pas de nature à ce que l'on puisse passer outre. Il est amusant que la PMA ne soit plus un scandale que lorsqu'elle concerne un couple lesbien. Je me souviens du temps où elle s'appelait encore insémination artificielle et où elle secouait l'Eglise puisqu'elle coupait le cordon ombilical qui reliait symboliquement la Création à un acte sexuel, physiologique et amoureux. L'eglise s'est résignée à cette coupure symbolique ; même Béatrice Bourges fait bon marché de ce désordre dans la Création, pourvu qu'il ne sanctionne pas le désordre amoureux d'un couple saphique… Tant pis si on peut créer un homme artificiel, on n'a plus le droit d'être contre le clonage ! Encore, l'insémination artificielle cause-t-elle un préjudice plus grave que le clonage, car l'homologie cellulaire s'observe déjà dans la gémellité, et deux clones auraient beau reproduire un patrimoine génétique, la différence de deux destins signalerait deux âmes différentes et singulières ; tandis que, si mêlées que soient les raisons qu'ont un homme et une femme de s'accoupler, l'abstention de l'union charnelle désincarne l'homme et le délie du lien amoureux symbolique, faisant consister la finalité d'une existence dans un désir non qualifié. J'ai souvent exprimé, notamment dans une lettre au cardinal Vingt-trois (disponible à cette adresse : http://etudestorrentielles.blogspot.fr/2010/04/lettre-dun-pelerin-son-ordinaire.html, et) dont son secrétaire, mgr Eric de Moulins-Beaufort, aujourd'hui évêque auxiliaire de Paris, mavait accusé réception en me disant que le cardinal partageait beaucoup de mes préoccupations (et il était entré dans un certain détail), que l'Eglise avait perdu la bataille de l'avortement faute de s'être engagée dans une promotion active de l'adoption simple. L'obligation où se trouve un parent défaillant de renoncer à tout droit sur son enfant, voire à l'abandonner, prive de parents adoptifs un grand nombre d'enfants confiés à l'Asssistance publique. Cela entraîne une recherche de compensation de ces parents dans la seule adoption internationale, avec toutes les dérives que l'onsait, de la recherche eugéniste et lucrative de l'enfant parfait, aux limites du trafic d'enfants, par l'intermédiaire d'avocats véreux,pratiques qui n'ont rien à envier à la GPA, à la simple recherche de mise en valeur des parents adoptifs par l'adoption d'un enfantà l'exogamie accusée... La "loi famille" voulait mettre fin à cet abandon organisé des enfants, en ouvrant l'adoption simple aux enfants de parents défaillants. Cette disposition est de celles que les familles catholiques se réjouissent d'avoir ajournées sine die grâce au recul de "la loi famille". En cela, elles ne font que poursuivre une longue tradition. En effet, j'ai appris tout récemment que l'adoption fut proscrite depuis l'avènement du christianisme dans l'Empire romain jusqu'à la Révolution française qui en a rétabli le droit. C'est d'autant plus ahurissant que, par sa spiritualité, le christianisme avait tout lieu de promouvoir l'adoption, puisque la filiation baptismale des chrétiens était assimilée à une filiation par adoption de créatures qui devenaient Enfants de dieu à l'Image de l'Unique engendrée. Le christianisme, au nom duquel les familles catholiques militent vent debout contre le mariage homosexuel, a eu beaucoup moins de scrupules à laisser se pervertir le mariage chrétien, notamment en changeant la prescription, encore appliquée en terre d'islam, dans le prolongement de la coutume du premier livre saint, par laquelle c'était Jacob qui, en travaillant sept années durant sur les terres de son beau-père Laban, avait à doter Rachel et à mériter d'hériter de sa terre, et ce n'était pas au père des deux épouses de Jacob de doter ses filles et d'apporter dans leur trousseau une terre à leur mari. Je donnerai une dernière marque de l'hypocrisie des familles catholiques dans leur militantisme hystérique et réactionnaire. Se sentant acculés, certains parlementaires de leur bord avaient pris les devants et, contre toute attente, avaient fini par soutenir la demande des enfants nés sous X de retrouver leurs origines. Les amendements qu'ils avaient présentés à l'occasion du débat sur "le mariage gay" avaient été rejetés, mais le gouvernement comptait y revenir à l'occasion de l'examen de "la loi famille". Retrouvant toute leur arrogance, les familles ont refait savoir qu'il n'était pas question de permettre aux enfants adoptés d'avoir accès à leurs origines. Ils sont pour le primat du biologique ; selon eux, un enfant ne saurait être sans un père et une mère ; l'orphelin est tellement l'impensé de ces familles qu'ils mettent l'abandon dans le même sac et Moïse à la merpour qu'il ne puisse jamais être allaité par celle qui lui donna le jour à la demande de la fille du Pharaon. Un enfant a droit à un père et une mère, pourvu qu'il ne soit, ni pauvre, ni bâtard. Leur rancune est encore tenace contre les filles-mères et les enfants naturels, et il ne faut même pas entrer dans cette imagination profanatrice que papa puisse avoir été de la partie fine. C'est pur blasphème de suggérer que la Sainte Vierge est Notre-Dame des mères porteuses et que Jeanne d'Arc a vait sans doute un problème de genre… 56. Pourquoi je ne soutiendrai jamais la grève de la faim de béatrice Bourges… Béatrice bourges dit se battre pour les valeurs chrétiennes. Elle a fait une grève de la faim rebaptisé "jeûne spirituel" pour que l'on destitue françois Hollande. Son affaire était de traiter notre Président d'incapable. A l'en croire, c'était une sorte de Charles VI, le fou ! Elle eût dit qu'Hollande avait l'ahurissement d'un george bush dans sa guerre contre l'axe du mal, parce que les socialistes dérivent toujours dans l'atlantisme, tout le monde aurait compris. Elle eût dit que la succession gaullienne n'a cessé de se rétrograder, moins dans giscard et Mitterrand qui avait encore de la prestance, que depuis Chirac qui n'avait que de l'ambition, en passant par Sarkozy dont les gesticulations savaient se donner une importance historique, mais surtout dans la voie ouverte à des Hollande ou des copé, à des valls ou à des Wauquiez en qui l'on s'enfonce comme dans du beurre sans savoir à qui on a affaire, on l'aurait approuvée de se faire du mouron pour l'incarnation de notre nation par son personnel politique aux dents longues. Mais déclarer qu'un énarque est incapable est un peu fort de café, eu égard à la mécanique intellectuelle, si politiquement inactive soit-elle, qu'il faut mobiliser pour entrer, puis sortir de cette prestigieuse école. Mais surtout, je croyais que les valeurs chrétiennes en pinçaient pour la débilité, et voici qu'elles pourchassent les incapables et ne caressent les blessés de la vie que pourvu qu'ils sachent rester à leur place de démunis sans grade. 57. Les familles catholiques sont comme "SOS racisme". Les familles catholiques qui prennent Farida Belghoul pour une de leurs futures supplétives sont ses antiracistes de demain. Elles la décevront encore plus amèrement que ceux d'hier bien qu'elle doive s'apercevoir qu'elles ne se donnent pas la peine de lui faire croire qu'elles l'aiment. Car quelle est la déception qui a conduit Farida belghoul à être de ce combat-là ?Elle ne s'est jamais remise d'avoir été méprisée dans ses frères, puis trahie par les antiracistes, qui ont récupéré son initiative de "convergence 1984" anniversaire de "la marche des beurs" organisé par la base, et ont profité de l'occasion pour populariser la petite main qu'elle avait interdite à Harlem Désir et à Didier François de faire paraître devant elle. Farida belghoul s'est sentie mortifiée d'être récupérée par des cosmopolites qui auraient volontiers été proches d'elle si elle avait été une extension de leur narcissisme. Son dépit se lance aujourd'hui dans l'alliance et l'attraction des contraires, souvent plus riche d'être plus dense, mais qui retombe d'être sans lendemain. Car quand les forces purement réactionnaires, qui ont remporté une bataille, chercheront à en découdre si elles remportent la guerre,elles lui signifieront son congé. Le règlement de comptes risque d'être sanglant, et il n'est pas dit que farida Belghoul y laisse le plus de plumes, car les tartufes finissent par être pris au piège de leur insinération de tout ce qui brûle au service de leurimposture. A tout prendre, je préfère le front National ou Farida belghoul, parce qu'ils viennent du peuple, aux bourgeois contre-révolutionnaires qui, derrière leur combat soi-disant civilisationnel, n'aspirent qu'à substituer leur contre-révolution bourgeoise aux faiblesses de la révolution bourgeoise de 1789. 58. De quoi l'amertume de Farida Belghoul et de Dieudonné sont-elles ne nom ? De la polarisation sur l'étranger, qui s'est d'abord mutée en polarisation sur le racisme qui, à force d'être contre lui, a fini par le sécréter. Dans le propre camp des antiracistes, il fallait émanciper l'étranger, ce qui n'était qu'une façon élégante de dire qu'il fallait les "désarriérer". Les désarriérer, les "débarbariser", c'était les conformer à son propre modèle. La polarisation sur le racisme a eu pour effet qu'il n'y a eu plus d'ennemis que les ennemis de l'amour du prochain, c'est-à-dire les racistes, qui avaient le tort de l'imbécillité et qui ne voyaient pas l'évidente unité du genre humain derrière les petites différences culturelles ou pigmentaires. Pour dire "guerre à la guerre", on guerroyait contre ce qui l'avait toujours entretenu, les divisions entre nations, sans voir que la communauté internationale s'était dotée de moyens de pacification auxquels contrevenait essentiellement, non plus la vieille xénophobie, mais le facteur économique, qui rendaient les nations inégales devant la décision, et les modes d'ingérance des exfiltrations sans colonisation de leurs matières premières, pillées sans expropriation, ou de leur main d'œuvre, objet d'un nouvel esclavagisme. Or cette guerre faite aux anciens fauteurs de la guerre qu'étaient naguère les racistes, fut assortie de deux conséquences régressives :la première est la régression des guerres de religions en guerres de race. Dans cette guerre des races, Dieudonné ou le CRAN ne voient pas pourquoi ils ne réclameraient pas leur tribut. ON leur oppose qu'il ne faut pas tomber dans la concurrence victimaire ? Mais les premiers qui leur ont fait cette objection appartenaient à la communauté juive, qui doit le privilège représentatif relatif dont elle jouit à sa situation de victime historique. Dénier que d'autres pourraient bénéficier de ce statut revient à monopoliser la victimisation, ce qui est en partie justifié en ce que l'élection juive crée une névralgie de sacralité judéo-centré confirmée par toutes les religions du livre, qu'elles l'assument ou le dénient, qu'elles le veuillent ou non. Mais, à la longue, cette monopolisation et cette ignorance volontaire de l'autre en tant que victime finit par devenir inhumaine comme tout ce quine reconnaît pas l'existence de son vis-à-vis. Et elle aboutit à cette seconde conséquence régressive, que la liberté d'expression dégénère en liberté de haïr. C'est typiquement ce qui s'est passé dans l'affaire dieudonné. 59. Comment les antiracistes vivent-ils leurs propres valeurs ? Or il serait trop facile de tirer sur l'homme qui vient de tomber à terre avec un parachute doré de six cent mille euros. Passons sur le stupide arrivisme de son persécuteur de l'intérieur, celui-ci ne l'emportera pas au paradis électoral ! Mais alors qu'on est polarisé par l'étranger, est-ce qu'on laisse place à l'étranger parmi les représentations de la société de consommation ? Entendez-vous souvent prononcer des prénoms pas estampillés d'origine française dans la publicité ? Pas la peine d'aller chercher jusque dans les injonctions du marketing téléphonique où, si l'on n'a pas "un nom bien de chez nous", il est recommandé de le changer au début de la tirade que l'on débite comme une mitraillette, à donner juste envie au démarché asphyxié de raccrocher illico ! Je parierais que le prénom le plus souvent donné aux personnages masculins des scénarios publicitaires est celui de Paul, qui pourtant n'est plus guère porté. Coment s'intéresse-t-on aux jeux olympiques, comment les couvre-t-on ? Je croyais que l'idéal olympique était celui d'une amitié entre les peuples ; je m'aperçois que le compte rendu des compétitions ne fait état que de la performance des français. Si un français n'a pas la médaille d'or, on oublie tout simplement de dire qui a remporté l'épreuve. Le sport permet de confondre allègrement le nationalisme avec le chauvinisme. Comme le nationalisme est interdidt par crainte des cosmopolites qu'il ne devienne xénophobe, le sport offre une parenthèse chauviniste dans le nationalisme cosmopolite et adoptif ou de naturalisation, dont l'aventure de la création est interdite. Or il ne saurait plus y avoir de conscience nationale qui ne s'ouvre au métissage et au mélange, puisque le multiculturalisme est devenu une réalité inéluctable et de fait depuis la révolution des transports, qui permet aux voyages de former la jeunesse. Les biens virtuels vont certes plus vite que les personnes. C'est pourquoi la révolution des transports des biens et des ordres virtuels va plus vite que celle des personnes, et ce primat de la vitesse économique sur la vitesse humaine dessert le rapport humain dans les sociétés mondialisées. Mais qui couvre les jeux olympiques ? qui entretient la confusion du nationalisme avec le chauvinisme en empêchant l'identité nationale de se reconstituer en tenant compte de la réalité du voyage ? Les journalistes qui, en fait de vérifier leurs sources, regardent ce qu'on en dit sur Internet ; qui ne sont plus grands reporters dans les pays en guerre parce que c'est dangereux ; qui, quand ils bravent la peur de s'y rendre, ne le font que sous la protection de l'armée et en se logeant dans de grands hôtels réservés à la corporation mondialisée de leurs confrères bravant le danger ; dont la couverture, quand ils daignent se déplacer et sont correspondants de guerre ou correspondants permanents dans un pays même sans danger, se borne à donner, depuis le pays où ils sont envoyés, une revue de presse dudit pays. Les journalistes ont passablement contribué à orchestrer cette polarisation sur l'étranger, qui a eu pour conséquence régressive une recrudescence du racisme au sein de toutes les communautés, et la dégradation des guerres de religions en guerres de races, polarisation dont nous-même dénonçons être victimes, puisque nous sommes tombés dans le panneau d'analyser la situation en termes d'autochtones et d'étrangers. Or à quoi assiste-t-on en fait de ressources humaines au sein de la confrérie journalistique ? Il en va à peu près comme dans les écrans publicitaires : les derniers grands reporters sont souvent d'origine étrangère : "Pensez, c'est moins dangereux ! La protection consulaire s'activera un peu moins vite, les belligérents risquent même de les considérés comme des traîtres, mais que vaut un otage "étranger" ? Les derniers grands reporters sont souvent d'origine étrangère, il n'en est pas de même des têtes d'affiche que sont les présentateurs vedette. Quand par hasard on a quelquefois ouvert à "la diversité", il fallait que le type s'appelle Rachid Arab pour qu'il n'y ait pas péril d'erreur, ou soit un ressortissant des Dom-Tom, à qui on faisait l'aumône de le mettre à l'antenne bien qu'il fût noir, et on tenait à le/et à le lui faire savoir… 60. Appel à la civilisation ! Je demande à ceux qui s'illustrent dans de grands combats civilisationnels de relayer mon appel à la civilité des journalistes : Alors que, dans n'importe quelle autre conversation, il serait incivil d'interrompre son interlocuteur, j'aimerais savoir pourquoi l'interruption est le mot d'ordre de cette conversation qu'est l'interview, laquelle devrait au contraire, par souci de clarté, laisser l'homme politique aller au boutd'un raisonnement, or on l'interrompt quand il en est seulement à son premier point ! La chose serait compréhensible s'il s'agissait d'un tunnel en langue de bois, mais on repère la différence entre un raisonnement et un tunnel, à moins que les journalistes soient tellement dopés d'emphétamines qu'ils ne font plus la différence, "et qu'ça saute !"… On compte aussi sur les journalistes pour accroître le niveau d'instruction civique des citoyens, auxquels il se vante de faire "de la pédagogie" et qu'ils n'aiment pas qu'on traite avec des ressorts populistes. Je les prends au mot en appelant tous ceux qui sont engagés dans le combat civilisationnel à demander aux journalistes d'expliquer régulièrement à la population ce qu'est un scrutin municipal ou législatif, plutôt que d'être obmnubilé de savoir qui est en lice dans le combat personnel… J'appelle à la démocratie impersonnelle des idées au service d'un peuple personnalisé de personnes…

La geste centrafricaine du croissant de lune

(NDLR): Nous publions ce texte, bien que nous demeurions en désaccord partiel avec son auteur, pour des raisons que nous avons déjà exprimées, car il nous paraît qu'il en prend à son aise avec la rigueur de l'information. Mais l'auteur croit en la parole enchanteresse, et ce qu'il écrit enchante son rêve de bédouinisation nomade d'une Afrique "circulairement" et "séculairement" traversée par des "marchands" musulmans qui la feraient tenir et en constitueraient le ciment. Nous croyons de notre devoir de faire précéder cette publication de ce chapeau réprobateur et nous tenons à nous en excuser auprès de son auteur, qui est aussi notre ami.) Torrentiel, Dans la mesure où tu as consigné dans ton blog les autres développements sur le sujet, il faut pas que je laisse en suspens, quoi que le temps me manque. L'histoire des migrations fait largement partie des propagandes des uns ou des autres, en Afrique, voire ailleurs. Migration nord-sud, sud-nord, ou sur la même lattitude, quand des factions s'affrontent, il est courant qu'on désigne le vis-à-vis comme un nouvel arrivant. Or, il y a des nouveaux arrivants, mais ça fait pas tout. Au Centre-Afrique, il y a probablement des Musulmans venus récemment de pays voisins, mais ça veut tout dire et rien dire, ce truc. Il semblerait que la majeure partie soit d'installation séculaire, ou de circulation séculaire. L'actuel président de Côte d'Ivoire, je ne suis pas son partisan, mais lui disputer l'Ivoirité n'a pu se faire qu'en se fondant sur un fait franchement mineur, il est né hors du pays, en effet, dans un des pays voisins, je ne sais plus au juste. Pour autant, il descend d'une lignée royale du pays, selon France-Culture, alors qu'il soit né à l'étranger, franchement, qu'est-ce que ça change? En Cöte d'Ivoire, il y a des migrants, mais pas seulement. Et en plus de ça, il y a eu un usage forcené de la thématique de l'Ivoirité et de l'étrangeté, de la part du parti qui tenait pour l'ancien président. Donc, il y a des migrants récents, d'autres plus anciens, tellement anciens qu'on peut les qualifier d'autochtones, et des interpénétrations infinies. Un pays a le droit de régler sa politique migratoire, voire de n'avoir aucun courant, un gel complet du peuplement, pourquoi pas, ça se tient sur le plan du droit. Mais en revanche, une faction politique n'a pas le droit d'abuser de cette thématique pour exclure hors du champ national et citoyen, des gens qui s'y trouvent depuis des siècles. Sans compter qu'en Afrique, l'état civil est très discutable, des tribus chevauchent des frontières etc. Peu m'importe le président du pays qui se nomme en toute francophonie, la Côte d'Ivoire sans se rebaptiser, mais son procès en Ivoirité, selon mes sources est aussi peu valable que si on reprochait au premier raïs de Tunisie d'être un Lybien, il l'était par sa mère, il y a vécu longtemps, savoir s'il est né sur le sol Lybien... On pourrait aller jusque-là mais y croirait-on sérieusement? Autrement, il y a des Noirs, voire des communautés et des tribus Noires au Maghreb, avec leur influence culturelle, il y a des tribus de Noirs jusqu'en Iraq, dira-t-on qu'ils sont migrants? Concernant l'Iraq, des factieux anti-Shiites ont rendu tous les shiites Perses, et Alexandre Adler enfonce le clou, il embouche la trompette, il insinue la non-Arabité des shiites d'Irak, est-ce que ça a le sens commun? Dans ces conditions, puisque l'égypte était sheiite avant l'Irak, on dira que l'égypte est non-arabe? On peut aller loin comme ça. Pourtant l'histoire répond que le sultan Salah Ed-Dine l'Haayoubide est de naissance Kurde, va-t-on le révoquer pour ça? Si Dominique de Vilpint n'aimait pas le thème de l'Ivoirité, c'est qu'on en abusait, au point qu'on aurait déchu de citoyenneté pratiquement la moitié du peuplement du pays. Et la rengaine selon laquelle les Arabes d'Afrique du Nord sont des envahisseurs, que les vrais autochtones sont les purs Amazirophones au demeurant peu nombreux, puisque les tenants de ces fadaises ne sont à l'aise qu'en Français. D'ailleurs, il n'y a pas plus de vrais Arabes Sémites au Maghreb, ce qui domine le plus, c'est l'Arabo-Berbère, aufond, les Maghrébins sont des Nords-Africains vaguement Arabisés de sang, plus Arabisés de culture. Y compris en ethnologie pure, on ne retient comme pertinent que le type Arabo-Berbère, plus ou moins définissable. Pourquoi le désarmement des seuls Musulmans au Centre-Afrique? Le ministre Français de la défense l'a avoué lui-même, avec la misérable excuse que la faction Musulmane était alors, supérieurement armée. Après, à l'entendre, il aurait fallu désarmer les autres. Sauf qu'entre temps, les forces Françaises ont découvert leur inutilité, n'ont plus agi, ont besoin de la protection des Africains pour eux-mêmes patrouiller dans la capitale, ont besoin de guides touristiques, autrement dit. Tant vaudrait mieux opérer le retrait, sauf qu'on n'ose pas avouer le revers militaire, on n'ose pas avouer la dépréciation de la parole de la France, de la parole de l'élysée et des faussaires de l'élysée, ça, joint à d'autres échecs, le parti Sio-Franc-Maçon risque sa tête. Perso, si ce parti, qui est de gauche et de droite pouvait sentir la terre trembler sous ses pieds, si la peur gagnait ses entrailles, je m'en réjouirais. Or, il semble bien à certains signes qu'il commence à perdre ce que tu nommes la bataille du verbe, quand il rétrograde sans l'avouer en matière d'enseignements scolaire d'une certaine morale, sa morale à lui. J'ai l'intuition que ce parti dénaturé et non Français, qui abuse du sceptre et du trésor depuis des décennies, j'ai l'intuition que ce parti perd l'intelligence des choses, il pourrit par la tête, à force de solliloquer, il croit avoir raison, ce qui le porte à prendre des décisions douteuses. Ce parti ne représente pas la France mais une fraction qu'on pourrait dire l'anti-France, gauche et droite confondus, j'entends, ces gens massèrent dans l'ambiguïté, je ne vois pas comment on fait pour ne pas voire leur indignité au gouvernement de la France. Je crois que la faute militaire est la faute de trop. Or, ce qui arrive au Centre-Afrique étair relativement prévisible, médiatisation confessionaliste, désarmement assymétrique, démission du président intérimaire et la nomination stupide d'une femme. Ce que la France avait à faire, c'était d'obtenir une résolution qui oblige les parti-prenantes à une co-gouvernance, sous peine de sanction. A mon avis, les factions en présence eussent fini par se plier à l'injonction, étant tous les deux chétifs aucun n'étant capables de gerrer seul le pays. Je rapelle que la force militaire des deux factions était vraiment chétives, peu de charrerie, apparemment pas d'aviation du tout, pas de missiles et d'artillerie de distance. Maintenant, au Centre-Afrique, toute autorité est méprisée, la puissance a perdu sa prestance, du fait de l'impertinence de ses décisions, comme l'érection d'une présidente, sourire si c'était pas si tragique. Plus aucun frein devant la brutalité, comment, mais comment la France a-t-elle pu croire qu'une femme serait obéie dans un pays en guerre? Impuissante, elle assista aux violences qui semble-t-il ont redoublé sitôt sa nomination. Si cette dame comprenait bien son pays, si elle aimait vraiment son peuple, elle devait refuser sa nomination. Mais ce doit être une acculturée comme il uy en a tant, l'aculturation et l'aveuglement coûtent cher en l'ocurrence. Sa nomination était comme le signal de l'absence d'autorité, comme la validation de l'anarchie. Dans ces conditions de faillite de l'autorité, maintenant, même si on pouvait désarmer tout le monde, confisquer toutes les armes à feu, à supposer qu'on le puisse, ce qui est fantômatique, eh bien, on aurait un pays où la brutalité l'emporterait, brutalité de la machette, oui. On aprovisionne le pays en hâte et on dispose des stocs de vivre dans les localités, avant que la saison des fortes pluies ne rendent les routes difficiles. Mais l'anarchie régnant, il y a de fortes chances que les stocs soient pillés. Ce pays est habituellement dans l'auto-suffisance, mais l'état de guerre a nui à l'agriculture, et le départ des commerçants et paysans du Nord, notamment des éleveurs, laisse le Centre-Afrique en pénurie et en carence de distribution. Or, si on sait comment créer l'anarchie, on ne sait pas du tout comment remettre de l'harmonie. Pour restaurer l'harmonie, il faut un acte d'autorité, un acte qui tranche. Pourquoi pas un Musulman et Un Chrétien, puisqu'on s'est mis à parler comme ça, maintenant, tous les deux chefs de guerre, pourquoi ne déposeraient-ils pas la présidente sans coup férir ni discussion, pour restaurer l'ordre perdu et faire partir la France et les idées planantes de la France? L'entente virile entre deux chefs, le Musulman comme chef de cabinet, puisque les chrétiens sont plus nombreux, bien que les premiers ministres dans les situations de co-gouvernance aient souvent un pouvoir réel supérieur à celui du président. Deux vrais patriotes, n'y a-t-il pas deux patriotes de valeur en Centre-Afrique, capable d'un coup d'état salvateur, qui mettrait en même temps fin à l'anarchie et à l'ingérance? Première mesure, rebaptiser le pays, comme l'aix haute-Volta, c'est juste indispensable. Croissant de lune.

dimanche 16 février 2014

Modestie centrafricaine, éléments de réponse sous-informée

(par le torrentiel) Croissant de lune, Je trouve ton message, m'apprête à le lire dans son intégralité, mais commence par sauter sur le premier mot : j'aurais commis un "lapsus" en disant que les minorités musulmanes qui avaient "sustenté" le dernier coup d'Etat étaient des migrants. Je n'ai fait que reprendre l'information qui circule. Ces migrants habitent le centre afrique de ^raîche date. Leur agrégation dans le pays ne s'est pas faite sans heurt. L'esprit conquérant de ces populations et l'esprit factieux de ces terres africaines a beaucoup nui à leur installation. D'où cette rivalité actuelle, apparemment. Je te rappelle que le recours à "l'ivoirité" a été le fait des Ivoiriens, sous l'oeil désapprobateur, mais impuissant de dominique de villepin négociant les accords de Marcoussis. Autrement dit, la "préférence nationale" serait valable dans ces pays mal délimités, mais qui n'en ont pas moins, pour certains, comme la côte d'Ivoire, le centre afrique et d'autres, acquis une conscience nationale. J'ignore si Alassane Ouattara est d'une lignée royale du pays, j'en doute fort. Ce que je sais, c'est qu'il a été empêché de se présenter à l'élection présidentielle ivoirienne à défaut d'ivoirité. Or il était le candidat de la "communauté internationale" ou, si tu préfères, du mondialisme ou de "l'Empire". Il a pu finalement parvenir à ses fins. Son régime ne peut pas être plus brutal que le régime précédent ; pourtant, on y fait état de privilèges mafieux, mais la vie a l'air plus douce que sous Laurent Gbagbo. Donc les mondialistes ne se trompent pas toujours. Je veux bien acquiescer à tout ce que tu dis de l'africain musulman, mais j'ai l'impression que tu le tires de ton propre fonds et du transfert de représentations que tu fais par rapport à la société musulmane idéale, dont tu exportes le modèle en afrique. tu ne me parais pas connaître l'afrique beaucoup mieux que moi qui ne l'ai approché que par ses gens d'ambassades, dans divers bars africains, quelquefois plus ou moins clandestins, que j'ai fréquentés. J'en ai retiré une vision nécessairement tronquée et un peu parisienne, complétée de l'"afrique religieuse" que je connais également un peu, mais tout ça ne nous dit pas l'afrique profonde. D'autant que l'Arabe et le noir d'afrique sont relativement étrangers l'un à l'autre et s'entendent souvent fort mal ; ou, pour employer un mot dont je commence à croire qu'il faudrait le bannir de son vocabulaire à de très rares exceptions près, ils sont racistes l'un envers l'autre. Tu écris : "Qu'une faction ou l'autre ait eu l'avantage, les marchés étaient tenus, les marchands circulaient. L'atteinte aux marchands, c'est une atteinte aux Musulmans, parce que dans ce pays, on est à peu près sûr que quiconque tient étalage est Musulman ou presque." Cette vision d'une afrique autarcique et vivrière ne correspond malheureusement pas à la réalité de l'économie africaine, même s'il vaudrait mieux pour l'Afrique qu'il en aille ainsi. Là où ton raisonnement approche de la propagande, c'est qu'il tourne à ce syllogisme : l'Afrique est une économie marchande ; les marchands sont toujours musulmans ; donc il faut toujours défendre les musulmans en afrique. Ca ne tient pas, d'abord parce que ce n'est qu'un raisonnement qui fait fi de la réalité non marchande de cette économie trop peu vivrière ; ensuite parce qu'à ce compte, pourvu qu'ils approvisionnent leurs concitoyens, tout marchand plus ou moins implanté dans le pays pourrait terroriser les populations sans qu'on n'ait rien à y redire, comme la vengeance dont tes marchands musulmans implantés de fraîche date font l'objet semble démontrer que ç'a été le cas. Enfin, dans le grand "souk dans le désert" que tu nous décris, seuls les musulmans tiendraient échope ou à peu près. C'est méconnaître tout à fait l'atavisme marchand universellement réparti dans toutes les sociétés dont l'économie repose sur le lieu qu'est le marché. En Israël, il y a autant de juifs que d'Arabes qui vendent les mêmes choses dans nombre de marchés de villes à dominante palestinienne, mais à quartier juif prolétaire. Tu nous parles de l'Afrique comme si s'y promenaient les tribus de marchands des premiers pays berbères. L'Afrique est un peu plus moderne que l'image d'epinal que tu décris. Quant à tes reproches à la france, admets tout d'abord qu'ils sont de principe. Quoi que la France fasse ou ne fasse pas, tu trouveras à y redire. Sur le point de l'ingérance, certes, l'ingérance est un mal en soi, nous sommes à peu près d'accord là-dessus. Mais conviens en ce cas qu'on a fait à la france le reproche de ne pas s'être ingéré au rwanda et que ç'aurait été sa principale contribution au génocide, outre qu'elle n'aurait pas cessé d'armer la communauté génocidaire Sur le point de la confessionalisation médiatique, tu commets une erreur chronologique. Ces distinguos entre chrétiens et musulmans n'ont été émis qu'après le commencement de l'intervention française et de la force africaine, aux effectifs plus nombreux. C'a été une explication à destination du public français pour gommer le caractère ethnique du conflit en le confessionalisant. Ca s'est révélé contreproductif, parce que l'ancienne puissance coloniale a donnéé l'impression de prendre par principe le parti chrétien. Or le contraire s'est révélé en côte d'Ivoire, donc cette pétition de principe ne fonctionne pas systématiquement, même si elle a également joué au Mali, où il faudrait être sûr que le prétexte invoqué n'était qu'un prétexte, à savoir que certaines minorités ne se comportaient pas en talibans, mais là comme ailleurs, l'alliance des Nords-maliens paraissait composite. Tu feins de croire que le discours médiatique français est le même de France inter à RFI, la seule de nos radios qui soit beaucoup écoutée en afrique. Je n'ose croire que c'est parce que tu n'as jamais écouté RFI ou même regardé "france 24" qui est beaucoup moins caricaturale que la version publicisée par le quai d'Orsay à destination du public français. La raison en est simple : l'Africain connaît l'Afrique, et lui servir une version confessionnelle d'un conflit plus compliqué ne prendrait tout simplement pas auprès de lui. Je ne suis pas sûr que l'influence de la france soit toute-puissante sur les parlementaires centre-africains dans le choix de leur présidente. Je dis qu'elle n'est pas toute-puissante, je ne suis pas naïf au point de la croire nulle. Autre contre-vérité par rapport aux informations dont je dispose : les forces françaises ne se sont pas repliées loin de la capitale, elles ne se sont jamais déployées ailleurs, compte tenu de leur trop petit nombre. Quant à savoir si les forces d'interposition ont tué, tu n'en sais rien et moi non plus, donc tu parles dans le vide, en fonction de tes préjugés, parce que tu n'admets pas que des "casques bleus" puissent occasionner des morts, a fortiori quand ceux-ci sont théoriquement dirigés par une ancienne puissance coloniale, qui n'est pas numériquement supérieure. Maintenant, dans le cas d'espèce, je trouve de la dernière maladresse que la france ait prétendu prendre la tête de cette opération. J'y vois un effet de plus de la gauche mollettiste incarnée par François hollande, atlantiste et néo-colonialiste. Donc tu ne me feras pas dire du bien de cette intervention. Mais autre chose est de n'en pas dire du bien, autre chose est de la diaboliser par principe, parce qu'elle est française, et parce que tu veux faire fi du monde tel qu'il est en attendant qu'il s'organise en "démocratie de nations". Je rappelle que "la brutalité libérée de l'africain profond" n'est à cette heure pas musulmane. Se pose donc la question du désarmement. Comment se fait-il, étant donné la pauvreté militaire des forces d'interposition, que ceux-ci se soient laissés désarmer et pas les milices dites chrétiennes ? De même, au terme de quel chantage le Président putschiste a-t-il démissionné sitôt que la france est entrée en action ? On peut y voir une terreur post-coloniale, mais on imagine aisément que le chantage a été plus subtil. La question du désarmement est plus mystérieuse. Au résultat, on imagine qu'il a été "assymétrique". Or la force d'interposition était à la fois impuissante et divisée. Donc coment ce désarmement s'est-il déroulé ? Au terme de quel marché, respecté par les uns et manifestement pas par les autres ? comment une force d'interposition chétive a-t-elle pu imposer ce marché et comment l'a-t-elle fait respecter ? Comment est-il possible qu'un camp se soit fait duper et l'autre n'ait rien voulu déposer ? Voilà sur quoi il faudrait avoir des informations documentées. En quoi l'OCI devait-elle intervenir dans un pays qui ne relevait pas de son précarré ? L'OUA aurait dû être apte à se charger seule du conflit, mais elle n'y parvient pas mieux que la ligue arabe ne parvient à imposer ses solutions dans les pays qui la concernent. D'où cet appel résignés à l'ingérance. Or pays africains et arabes ont une diplomatie qui devrait respecter leurs concitoyens en ne planquant pas leurs valises diplomatiques pleines de billets dans les pays qui s'ingèrent. Il tient à ces diplomaties de ne pas entrer dans le jeu concussionnaire qui leur est proposé. Si tu es équilibré, tu dois autant souhaiter les moraliser que moraliser le dominant parce qu'il est dominant. La responsabilité est toujours réciproque. Les personnes que tu prends la main dans la valise ne sont pas des opprimés sans culture. Ils sont très cultivés et ne se sentent pas obligés à leur responsabiliité d'élites. C'est comme ça qu'à la suite de circulaires très favorables aux étudiants étrangers, tu te retrouves en Ile-de-France avec plus de médecins béninois et sénégalais qu'au sénégal et au Bénin. Voilà un vrai mal africain, qui n'a rien à envier à l'inertie verbeuse des diplomaties arabes en terre palestiniienne. Le mal vient d'abord de là. C'est une vision post-coloniale beaucoup trop facile que d'en faire porter la responsabilité à la France ou à l'Occident. Tu veux que la france soit "scripturaire" de l'afrique ? Elle le demeure ; mais pourquoi les élites africaines ou arabes se réfugient-elles en France, si ce n'est par indifférence patriotique ou, comme en Algérie, par crainte qu'il soit porté atteinte à l'intégrité physique de certains réfugiés au cas où ils voudraient revenir ? Comment le caractère inédit de cette situation ne t'étonne-t-il pas, que des vainqueurs trouvent refuge chez les vaincus qu'ils ont combattu avec l'ardeur de lajeunesse ! Le problème est d'abord là et pas ailleurs. Etant donné que le coup d'etat égyptien est un véritable scandale, je me désolidarise de la diaspora copte en france, dont ce que j'ai entendu a pris fait et cause pour ce coup d'etat, et je comprends a priori la décision des "frères musulmans" d'avoir entrepris la lutte armée sans me prononcer sur "la marche islamique", car j'aimerais être sûr qu'elle soit l'amie du genre humain, ce qui ne me paraît jamais le sort des religions fédérées, il y a là comme une impossibilité historique, du moins on n'a jamais connu de précédent favorable. le torrentiel