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jeudi 10 mars 2016

Olivier Latry, l'orgue ou le diaconat musical


Je viens d'entendre Olivier Latry parler depuis l'auditorium de la maison de la radio dans la perspective de l'inauguration du nouvel orgue de salon de cette grande maison du service public…

 

Je n'avais jamais entendu la voix de ce grand organiste réputé accessible  et qui est l'ami de quelqu'un de mes maîtres et amis. J'ai été surpris de le trouver d'autant plus disponible, dandy, mondain  et facile qu'athée.

 

En cela, il a bien pris la suite de Pierre cochereau avec qui moins le talent, je partage, m'a dit son ami le facteur Philippe Hartmann aux eaux de Néris les bains où je l'ai connu avec Nathalie, la maladie dont je mourrai par excès de foi(e).

 

Ce qui me gêne chez Olivier Latry, c'est qu'il a l'air de veiller sur les fonds baptismaux républicains de l'orgue de la maison de la radio avec ingratitude.

 

Il feint en effet d'oublier que le premier qui a insisté pour qu'il y ait des orgues de salon plus capables en réalité de donner les foudres d'un orage quune intégrale de Bach, fut Jean Guilloux, qui présida à la fabrication plus qu'à la restauration des orgues de Saint-Eustache à sept claviers.

 

J'aimerais qu'Olivier Latry n'hésitât pas à se proclamer son héritier. Au lieu de cela, il improvise avec force virtuosité de noyade à l'introit sur "La marseillaise" au moment des attentats terroristes du 13 novembre 2015, comme l'a fait son prédécesseur Claude-Bénigne Balbastre durant la terreur pour sauver les orgues  de Notre-dame d'être détruites.

 

Je ne sais pas si je me fais bien comprendre. Olivier Latry est un héritier de Jean Guilloux qui joue les Balbastre au lieu d'assumer, fût-il athée, l'héritage religieux de l'orgue.

 

Tout juste a-t-il pour excuses que l'orgue, par la position de la tribune près de l'entrée de l'église, est un "ministère du seuil", un diaconat musical.

 

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