Pages

lundi 8 mai 2017

Macron, l'enfant-roi du monde primitif


Ma réponse au billet électoral du Croissant de lune qu’on trouvera sous cet article.

 

Mon Croissant de lune,

 

J'ai lu ton billet et les précédents. Je n'aurais pu publier que la partie proprement française de ton billet d'entre-deux-tours, et je ne me résous à publier ton billet post-électoral que parce que j'y réponds. Je sais qu'être publié par moi est le cadet de tes soucis, mais leur publication ma gêné, non parce que la substance de tes billets me paraît scandaleuse, mais parce qu'ils expriment un point de vue de la nation islamique infiltrée dans la nation française, et non pas la position d'un musulman de France, qui pèserait son vote ou ses réactions post-électorales dans l'intérêt général commun à tous ses concitoyens.

 

Marine Le Pen méritait-elle d'être élue ? Stratégiquement, non : elle a fait un débat calamiteux avec Macron qui l'a fait passer pour ce qu'elle est peut-être, une mégère comme, je crois, tu l'as écrit, une méchante, et quelqu'un pour qui, en définitive, la démocratie française compte moins que son antisystémisme, qui est le nom d'une haine de tous les acteurs de la vie civile et politique, à partir de laquelle il est bien difficile de construire une alternative nationale. La campagne de Marine Le Pen a commencé par un parricide et s'est clôturée par un débat dans lequel elle amontré qu'elle se vivait, à l'instar de son père, comme un tribun de la plèbe et non, comme l'assénaient les médias, en femme réellement désireuse de prendre le pouvoir, ce pour quoi elle n'aurait pas découvert après le second tour la nécessité de s'allier et de faire ce qu'on appelle dans son camp l'union des patriotes. 

 

Pourtant je crois aux programmes, même en régime de démocratie représentative, et je maintiens que le programme proposé par la candidate du front national eût été de beaucoup préférable pour la france à la solution antipolitique qui nous est  présentée par un candidat en qui on peut mettre toutes les espérances et les désespérances du monde, mais dont on sait que c'est le candidat de Minc ou d'Attali, donc de ceux qui n'ont pas fait Mitterrand, mais qui ont été ses conseillers de l'ombre et du tournant de la rigueur, puis qui ont été ceux du maniable Sarkozy, et qui ont fini par désigner un successeur à Sarkozy, à Hollande et plus encore à Mitterrand en la personne d'Emmanuel Macron, un rejeton tardif de la "génération Mitterrand", un successeur à leur main, un candidat du monde des affaires cherché dans le monde des affaires, une intelligence cooptée dont les qualités intellectuelles ne brillent pas au premier abord, un banquier qui ne l'est pas à la manière de Pompidou, qui paraît l'être dans toute sa personne, un homme incapable de parler sans prompteur, un défenseur de sa langue qui parle globish, un défenseur des arts et des lettres qui n'a pas l'air d'avoir des lettres, un président qui prétend diriger un pays qu'il ne connaît pas.

 

Paul-Marie coûteaux dont j'apprécie le gaullisme intégral qui a beaucoup muté depuis la parution du livre auquel je fais référence, disait que l'opposition de Gaulle-Mitterrand était celle d'"une certaine idée de la france" contre "la France physique". "La France physique" s'est dégradée en France sans substance et déréalisée. Macron est le nom de cette france menacée de disparition, dont on n'entendra plus la voix dans le monde, ce qui a commencé, moins depuis que Giscard a avoué que c'était une puissance moyenne, que depuis que Mitterrand l'a jetée pieds et poings liés dans l'euro-atlantisme au nom d'un : "Le nationalisme, c'est la guerre" repris par Macron, et qui se vérifierait si le mondialisme ne faisait pas lui-même la guerre, de façon préventive, injuste et assymétrique.

 

Que dire encore du héros Macron ? Que le candidat "dont l'ennemi n'avait pas de visage" et était la finance internationale, donc que le candidat Hollande qui cryptait son philosémitisme sans réserve sous un antisémitisme crypté, a fini par porter son ennemi au pouvoir, en se succédant à lui-même sous la forme de son fils spirituel. Mais encore que Macron a été rejoint par villepin, qui avait deux qalités pour ce faire : d'abord, comme Macron, Villepin n'a jamais été élu ; et ensuite, il est le conseiller de la dissolution. Le conseiller de la dissolution soutient le candidat de la France menacée de disparition. Depuis que l'ancien premier ministre de Jacques Chirac a quitté la vie politique, il est devenu l'avocat du qatar. Faut-il y voir un indice ?

 

Tu dis que Macron est un candidat "socio-bourge". Ce serait trop beau si la bourgeoisie sociale, ou simplement la bourgeoisie sociale ou socialiste existait encore. Macron est le candidat de la bourgeoisie qui a perdu ses valeurs. C'est le candidat des Grégoire deGerminal dans une France qui a noyé ses gisements miniers, que la Communauté européenne lui avait promis de protéger avant de lui ordonner de les détruire. Cette bourgeoisie qui a perdu ses valeurs n'a aucunprojet de société, sinon de noyer la france dans le monde, pas de faire entendre sa voix.

 

De ton point de vue, Macron fera-t-il un bon président ? Si tu penses que le gouvernement mondial par le chantage au terrorisme et par la guerre mondiale contre la guérilla est bon, alors  oui, tu pouvais te lever du bon pied lundi matin. Est-ce que cette manière de gouverner a encore de l'avenir face à Trump ? Un idéaliste comme moi aurait voulu croire que trump tiendrait ses promesses. Mais il n'est même pas capable de se montrer isolationniste jusqu'au bout des ongles. Trump est un petit blanc façon Daniel Conversano, qui ne s'en remet pas de ne plus dominer, et qui se pose en victime narcissique et virile d'un pouvoir qui a du mal à s'imposer face au système. En France, la trumpette n'a pas gagné, parce qu'on n'a jamais demandé à Jeanne d'Arc d'être une oratrice, que, lorsqu'elle l'a été, ses traits étaient insolents, mais non pas impertinents, que la galanterie française n'aime pas les femmes qui parlent la langue de Céline, et qu'au pouvoir, la langue de Larochefoucauld a toujours prévalu sur la langue de céline. Macron trouvera un terrain d'entente avec Trump sur cette base du gouvernement de l'antiterrorisme, auquel Trump a fait retour comme un républicain classique, isolationniste en campagne et belliciste au pouvoir. Et si ce n'est pas avec Trump, ce sera avec ceux du Pentagone, de la CIA, du département d'Etat, et de tous les lieux de pouvoir aux Etats-Unis qui ont théorisé cette manière d'être terrorisé par ceux chez qui on sème la terreur à titre préventif ou vindicatif. As-tu un intérêt à la subsistance d'une telle gouvernance, destinée à endiguer les guerres civiles par la guerre mondiale des plus puissants contre les moins armés, jusqu'à ce que ceux-ci se rebiffent en n'étant pas des caves ? Fais-tu le pari de cette rebiffade ?

 

Macron est-il plus intelligent que Valls ? Je le croyais. Aujourd'hui, je me limite à dire qu'il est mieux élevé. Son enfance n'a pas connu les troubles catalans. Son seul épisode romanesque est d'avoir désiré conquérir une femme plus âgée que lui en position d'autorité, qui l'a depuis entièrement pris sous son aile et qui le couve et le surveille comme le lait sur le feu. Il semble aujourd'hui que Macron soit métrosexuel et n'aime plus sa femme que pour se protéger contre lui-même. Macron est l'enfant-roi d'un système puéril qui le monte en épingle comme un produit de consommation désirable parce que sous cloche. Or "malheur à la ville dont le prince est un enfant".

 

Valls était un teigneux qui avait l'affectivité de son ambition. Macron n'a pas d'affect. C'est donc la seconde fois que nous élirons un président dont même ses plus proches sont incapables de dire qui il est. Hollande au moins singeait l'affectivité. Macron promet qu'il nous servira avec amour, mais cela sonne creux. On croit encore moins à son humilité. A quoi sera utile sa présidence servile ? Macron n'a pas d'affect dans un pays qui a besoin d'affection, ou qui a besoin de retrouver l'affection sociale et nationale. On aurait pu rêver que Marine fût la candidate de l'affection nationale. Elle était en réalité la candidate de la désunion nationale et de la guerre civile préventive. Macron est le candidat de la guerre mondiale qui prévient la guerre civile, jusqu'à ce que la cocotte minute n'en puisse plus de ne pas exploser.

 

Macron a rencontré Houellebecq et ces deux hommes se fascinent l'un l'autre. Malheur au pays dont Houellebecq est le voyant, ai-je lu récemment sur twitter, car c'est un voyant triste et qui ne croit en rien. Macron paraît en mesure de confirmer l'hypothèse émise par Houellebecq de nommer Bayrou premier ministre, certainement l'un des hiérarques politiques les plus nuls et dont on ne comprend pas qu'il ait  pollué le champ politique pendant tant d'années, en s'emparant du parti de Lecanuet et de Giscard d'Estaing. Certains en déduisent que Macron est le candidat de la soumission. Macron est le candidat de la soumission à la mondialisation sauvage, à la guerre mondiale de tous contre un, ce qui revient à faire du monde entier une société primitive, comme il appartient à la royauté primitive de croire que les politiques vont influer sur le climat et faire la météo ou faire venir la pluie, et de la soumission à la guerre civile contre laquelle on ne se sera ni prémuni ni préparé. La France a-t-elle des ennemis de l'intérieur, ennemis visibles et ennemis invisibles ? Ni plus ni moins que toute société.

 

Ceux qui auraient mené la guerre civile contre Marine Le Pen n'auraient pas été les musulmans, je n'y crois pas. Il y aurait peut-être eu des émeutes dans les banlieues, mais elles auraient été circonscrites et moins ravageuses que la révolte des corps intermédiaires : administration, justice, Education nationale, syndicats. Marine aurait eu du mal à gouverner contre les corps intermédiaires artificiels au moyen desquels l'Etat organise un  dialogue social antidémocratique.  Elle aurait eu du mal à gouverner contre "les partenaires sociaux" et contre son administration. Elle n'aurait pas dû mater cette administration et ces corps intermédiaires, mais les convaincre, ce qui aurait supposé qu'elle soit elle-même convaincue, non de sa protestation nationale, mais du modèle social alternatif qu'elle se proposait de construire.

 

Faudra-t-il  opposer au candidat de la soumission une majorité parlementaire issue de la gauche représentée par la France insoumise ? Je ne crois pas et pour plusieurs raisons. La première n'est pas tant que la présidentielle génère une dynamique majoritaire, car au pire, le gouvernement Macron trouvera une majorité au cas par cas. En cela Macron rappellerait le Rocard dont il se réclame, et Rocard n'a pas laissé de mauvais souvenirs. Mais je suis inquiet de la fragilité de Macron. Macron supporterait mal une cohabitation. Or, même s'il est le candidat de la flexibilité qui devrait être l'exception, contre la stabilité qui est la règle et que la politique devrait protéger, je ne suis pas pour l'instabilité en politique. Il ne me paraît pas sain de vouloir déstabiliser Macron.

 

La déstabilisation qu'exercerait la France insoumise sur Macron serait très limitée. Elle se ferait à l'aide des partenaires sociaux qui ne sont pas frontalement opposés à Macron. Cette déstabilisation serait moins sociale que politique, ce qui me paraît être le vice de fondation de la france insoumise. Celle-ci a bercé ceux qui votaient pour elle de l'idée d'une VIème république avec la même organisation sociale, avec les mêmes "partenaires sociaux" non représentatifs et où auraient eu plus de pouvoir, en prime, les féodaux parlementaires, qui auraient pu fronder tout leur saoul, sans la moindre efficacité. Veut-on une agitation politique qui ne change rien sur le plan social ? À moins de jouer avec le peuple dont on fait semblant de parler comme lui, alors que l'imitation qu'on fait du peuple n'existe plus. Tout se passe comme si on voulait faire passer le peuple, comme le disait Fillon à propos de Sarkozy, pour un plébéien teigneux.

 

Alors faut-il se croiser les doigts ? Au plan politique immédiat, je ne vois pas ce qu'il faut faire. Je crois qu'il faudrait lancer depuis la base, et non à partir des appareils partidaires livrés clefs en mains par la france insoumise, une refondation politique et sociale à partir de la matrice nationale, et associant tous ceux qui s'y reconnaissent. Pourraient s'y associer tous ceux qui s'intéressent à la chose publique, à commencer par les jeunes, surtout les étudiants de sciences po et ceux d'autres facultés catholiques poursuivant le même but. Cela changerait ces jeunes de vouloir devenir milliardaires, de fuir la France ou de fonder des startups. Pour une telle refondation, je voudrais que l'on commence par libérer la démocratie et le syndicalisme pour que la République redevienne la chose de la démocratie et non plus la chose de la démocratie orientée. Ensuite, il faudrait que nous nous repensions comme peuple avec toutes les composantes du peuple qui sont là. Il faudrait que nous définissions une identité commune et un consensus laïco-religieux qui nous permette de faire nation. Et il faudrait proposer ce modèle autrement que sous la forme d'une Assemblée constituante se réunissant à l'issue d'une future élection présidentielle. Il faudrait faire du Mélenchon sans appareil ou du soral sans exclusion du tiers juif. Il faudrait proposer un modèle de réconciliation nationale et de reconstruction sociale face à la mondialisation qui nous tiers-mondise.

 

                         Ton torrentiel

Billet post-électoral du croissant de lune


aAssalamou 'alaïkoum.

Sur ce que j'ai finalement fait hier, dimanche 7 mai, je n'en suis
satisfait qu'à demi, sans gloire, à contre-coeur, aucun enthousiasme, je
me suis résigné à votter Emmanuel Macron. Je m'ysuis résolu ou résigné à
partir de l'hypothèse non vérifiable par définition, qu'Emmanuel Macron
est le choix du moindre mal immédiat. Le moindre mal immédiat, ça ne
veut pas dire le moindre mal dans l'absolu.

En 2002, il y eut une configuration semblable, opposant Jacques Chirac à
Jean-Marie Le Pen, je ne vottais pas, parce que des circonstances m'en
ont empêché. Même pas au premier tour d'ailleurs. Je me suis déplacé en
hâte pour un travail, avec mon amie à l'époque, nous n'avions pas le
temps de faire les démarches, je ne pouvais pas anticiper. A ce
moment-là en 2002, sans cette circonstance, j'allais choisir Jean-Pierre Chevènnement au premier tour, en fait je me persuadais de ses chances.
Je suis même allé l'entendre dans une conférence quand il est passé à
Bordeaux, et à cette occasion, je lui ai même fait passer une lettre, je
l'interrogeais sur sa "laïcité" d'une part, et sur la politique
étrangère qu'il envisageait d'autre part, voilà ce qui me soutendait. Il
me répondit, en termes assez généraux, mais satisfaisants. Bon, il n'eut
qu'un faible score, ma voix ne lui aura pas beaucoup manqué. Sans mes
empêchements, au second tour en 2002, je suis pratiquement sûr mais
rétrospectivement de mon choix, en faveur de Jacques Chirac, mais avec
plus d'enthousiasme que cette fois-ci pour Macron. Donc, je ne pus pas
votter à ce moment-là, entre les deux tours, je fus gêné par les
manifestations nombreuses et on va quand-même dire couvertes par Chirac
ou encouragées. Ces manifs me gênaient aussi, parce qu'auparavant, il se
produisait en France des manifestations pro-palestiennes qui
commençaient à faire évènement, mais qui furent noyées et ont disparu
dans le flot du Front et de l'anti-Front. Il y avait quelque chose de
sain et de franc chez Jacques Chirac, voire même quelques signes pendant
son premier mandat d'une politique étrangère plus équilibrée bien que
très insuffisante que celle de son prédécesseur, le très Sioniste
François Mitterand. Sioniste viscéral, obscur et ayant des affinités
viscérale de par son passé et amitiés avec une vieille extrême-droite,
il n'eut rien de plus pressé sitôt élu que d'étendre l'amnystie aux
officiers et généraux pouttchistes, les rétablissant dans leurs dignités
et r'ouvrant leurs droits à la retraite confortable. En ce temps-là, il
n'était pas question de déchéance nationale ni d'indignité nationale,
s'agissant de gens qui ont porté alors-là des armes lourdes et
qualitativement évoluées contre la France au risque, eussent-ils réussi
leur coup, de faire couler des fleuves de sang. L'antinomie entre
l'affinité Sioniste et l'affinité fâchiste n'existe pas, elle n'a jamais
existé, même pas parmi les premiers dirigeants de l'état Sioniste
lui-même. Elle n'existe que dans les cerveaux à qui on a raconté des
fables et des romans faciles et binaires. Et si le Sionisme se
définissait des fois comme un nationalisme voire comme un fâchisme Juif
ou crypto-Juif?... Pas besoin de se dire fâchiste pour l'être, ce serait
même trop beau si chacun s'identifie tel qu'il est sans dissimulation,
mais il semble que la dissimulation, bien que de moins en moins soit
co-substancielle au Sionisme dès le départ.

Comment serions-nous si nous nous étions réveillés avec une présidente
au lieu du président? C'est en substance la question que posait Monsieur
le Curé d'ici, ce midi, parce que nous avons déjeuné ensemble. Il a fait
des frais, il a invité au restaurant les deux bénévoles en activité
aujourd'hui dont ma femme, une ancienne bénévole qui peut maintenant à
peine marcher, et moi par la même occasion, nous étions à une crêperie.
Nous ne parlions pas de politique même si c'était présent dans les
esprits, la conversation a porté pendant longtemps sur des problèmes
pratiques de la tenue de la paroisse, des choses qui ne me concernaient
pas directement. Puis une fois que ces sujets s'étaient épuisés, le curé
nous a dit avoir eu hier dimanche, des conversations un peu vives avec
certains paroissiens justement à propos de politique et du votte. La
question qu'il a posée, c'est un peu celle que je me suis posée,
anxieux, depuis samedi ou les jours précédents, mon intention première
était de m'abstenir, mais,... Les résultats eussent-ils été différents,
probablement j'eux passé une nuit de veille, les conséquences diverses
sur ma vie, pas facile à connaître. Quelles conséquences? J'eusse
éprouvé beaucoup de peine à continuer une vie quotidienne d'apparence
normale, la résignation m'eut coûté trop cher, je ne sais pas. En plus,
ma femme allait votter, elle avait arrêté son choix, anti-frontiste
depuis toujours, bien que traditionellement de droite, de famille
Gaulliste. Comment je me porte avec Macron? Pour l'instant certainement
mieux qu'avec Marine.

La question à propos d'Emmanuel Macron, pour moi, c'est la question de
savoir s'il n'est qu'un Manuel Valls intelligent et plus habile? Manuel
Valls fut-il à sa place, sa tortuosité Sioniste m'eut écoeurée assez
pour m'abstenir, Manuel Valls n'était pas pour moi le moindre mal
immédiat, peut-être était-il le pire.

Macron sera-t-il un Manuel Valls bis? Sans certitude, j'apréhende pour
l'instant qu'il ne se mette dans cette même doctrine de politique
étrangère répugnante, avec pour pendant, une politique intérieure
adéquate et cohérente avec elle. La désignation d'un ennemi extérieur
théâtralisé à fond est à mettre en corelation avec la théâtralisation
d'un ennemi intérieur élevé au rang du mal absolu. C'est à craindre,
d'ailleurs, cette hypothèse semble pour l'instant corroborée par les
déclarations de Macron sur ces sujets. Mais il y a une possibilité qu'il
en aille autrement. D'abord, cette situation de théâtralisation a
tellement duré qu'il est peu vraissemblable qu'elle perdure encore cinq
ans, trop de plomb dans l'aile. Cette politique Sioniste et
néo-conservatrice avec l'injonction de consensus qu'elle suppose et les
restrictions de libertés commence à faire murmurer, ça commence à
ressembler beaucoup à une tactique de contrôle social, à une tactique de
militaro-policiarisation du régime, les raisons invoquées ne tiennent
pas, la prolongation coûteuse au demeurant de l'état d'urgence n'est
même pas pertinente s'agissant des situations dites "terroristes" de
plus en plus difficiles à produire, adolescents, malades mentaux plus ou
moins relevant de la psychiâtrie, faute de bons éléments, au risque sans
cesse grandissant de manifestations de preuves sur ces menées opaques,
pas vraissemblable que ça dure encore cinq ans. Sauf si on se trouvait
d'autres ennemis et qu'on diversifiait les ennemis, mais ça resterait la
même chose, politique de petits troubles maîtrisés pour soutenir un plus
grand contrôle social avec déploiement militaro-policier important et
envahissant. Il n'est pas exclu qu'on recule ou qu'on hésite devant ces
politiques hasardeuses et anti-démocratiques. Quand j'ai entendu
partiellement le discours d'Emmanuel Macron après sa victoire, j'ai
entendu un peu de sincérité, "aimons la France" a-t-il dit, sur un ton
juste, la voix bien posée pour une fois, paraît qu'il prend des cours
dans ce sens. Si véritablement Emmanuel Macron veut tenter un
redressement, et je crois qu'il le veut, alors il a besoin d'un corps
social assez unanime ou pas trop désuni, ce redressement est impossible
je crois dans un contexte de troubles fussent-ils maîtrisés, sachant
qu'on ne pourra peut-être pas les maîtriser pour toujours. La guerre de
basse intensité, sauf à s'Israïliser carément, n'est pas soutenable pour
la France, elle coûte beaucoup trop cher et désunit le corps social. Si
un état brigand veut, pour ses raisons propres, que les autres l'imitent
dans le crime, ce n'est pas une raison pour que la France prenne
exemple sur les criminels. Donc, pour pacifier la société et rassembler
comme il dit, Macron sera porté s'il en a le pouvoir, à se confronter à
certains lobys pour qui le bien de la France et son équilibre sont
choses secondaires.

Après cette première raison d'espérer, donc le besoin de stabilité
intérieure, donc en même temps, le besoin de stabilité étrangère, il y a
une autre raison d'espérer. Les grands changements politiques, les
recompositions, les renouvellements importants, les situations de
majorité mouvante, la perspective annoncée de dissolution de l'assemblée
dans deux ans, autant de lieux de rupture où le militant Musulman peut
jouer son rôle et porter les causes qui lui sont chères et premières.
S'ils ont besoin de nous, ils nous entendront, il sauront nous entendre
si nous savons bien les questionner. La pire situation étant le
consensus non pas réel mais au moins apparent, et non pas du peuple
Français mais des responsables politiques, la pire situation au dehors
est le consensus de condominium qu'on tente de faire exister en cooptant
la Russie. Le meilleur ou le moindre mal est en France le vrai consensus
et détente populaire qui suppose justement pas l'injonction de
consensus, mais le vrai consensus est de liberté et donc liberté
supposant des enjeux. Pour redresser le pays, il faut un vrai consensus
et vraie liberté, celle qui n'exclue personne. Il faudra utiliser cette
liberté jusqu'au bout et avec la plus grande pugnacité, ne rien
consentir contre le droit, exiger par exemple, que la politique
étrangère Française reflète vraiment ce que veut le peuple Français dans
son ensemble et non plus le privilège de certains lobbis. Saurons-nous
exiger assez après des années ou des décennies de prosternation? Si la
France officielle n'a pas le courage politique de faire droit à nos
demandes qui au fond reflètent largement le voeu du peuple Français,
alors donc que la France ne se redresse pas, aussi simple que ça. A
prendre ou à laisser. Nous pouvons exiger, parce que notre exigence est
conforme à l'éthique basique. Si nos adversaire Sionistes manipulent des
gouvernements et exercent des contraintes déloyales pour que de grands
pays acquiescent à l'injustice, nous sommes d'autant mieux fondés à
exiger la justice, sans fléchir. Si nos adversaires tortueux font vivre
dans le monde l'étrange renversement des valeurs selon lequel, la
victime est coupable et le bourreau à plaindre, nous devons agir pour
que les valeurs renversées soient remis dans le bon ordre, la victime
n'étant pas à blâmer mais le bourreau devant paraître en justice les
mains liées. Et nous pourrons tenter de le faire si nous sommes
persuadés que notre cause est finalement la cause de l'Homme et de
l'humanité, la cause de la France et des Français, telle exactement est
la cause de la Nation Islamique dont l'absence politique et la vacquïté
déséquilibre le monde et le met dans le cahos.

Dans ce sens, il apparaît opportun de donner à Emmanuel Macron
l'opposition de gauche la plus marquée et la plus intense, parce que la
tendance malgré tout social-libérale et on va dire socio-bourge qu'il
représente bon gré mal gré, cette tendance aime bien une opposition de
droite forte, ainsi fait-elle passer plus aisément des réformes
anti-populaires. Si les choses restent en état, le Front National
n'ayant eu la majorité dans aucune circonscription, ses aptitudes à
attirer des candidats de droite traditionelle aux législatives
prochaines est faible, puisqu'elle apparaîtra comme un risque assez
certain d'échec électoral, ces gens-là sont carriéristes, ils
hésiteront. Il est donc permis d'espérer que le vaste centre qui préside
aujourd'hui subira une opposition de gauche aussi forte que l'opposition
de droite voire davantage. Or, la droite traditionelle avec François
Fillon s'est déclarée par sa bouche anti-Musulmane, que ça ne tombe pas
dans l'oreilles de sourds, il faut châtier la droite à cause de ces
complaisances.

Croissant de lune.

aAssalamou 'alaïkoum.

Sur ce que j'ai finalement fait hier, dimanche 7 mai, je n'en suis
satisfait qu'à demi, sans gloire, à contre-coeur, aucun enthousiasme, je
me suis résigné à votter Emmanuel Macron. Je m'ysuis résolu ou résigné à
partir de l'hypothèse non vérifiable par définition, qu'Emmanuel Macron
est le choix du moindre mal immédiat. Le moindre mal immédiat, ça ne
veut pas dire le moindre mal dans l'absolu.

En 2002, il y eut une configuration semblable, opposant Jacques Chirac à
Jean-Marie Le Pen, je ne vottais pas, parce que des circonstances m'en
ont empêché. Même pas au premier tour d'ailleurs. Je me suis déplacé en
hâte pour un travail, avec mon amie à l'époque, nous n'avions pas le
temps de faire les démarches, je ne pouvais pas anticiper. A ce
moment-là en 2002, sans cette circonstance, j'allais choisir Jean-Pierre Chevènnement au premier tour, en fait je me persuadais de ses chances.
Je suis même allé l'entendre dans une conférence quand il est passé à
Bordeaux, et à cette occasion, je lui ai même fait passer une lettre, je
l'interrogeais sur sa "laïcité" d'une part, et sur la politique
étrangère qu'il envisageait d'autre part, voilà ce qui me soutendait. Il
me répondit, en termes assez généraux, mais satisfaisants. Bon, il n'eut
qu'un faible score, ma voix ne lui aura pas beaucoup manqué. Sans mes
empêchements, au second tour en 2002, je suis pratiquement sûr mais
rétrospectivement de mon choix, en faveur de Jacques Chirac, mais avec
plus d'enthousiasme que cette fois-ci pour Macron. Donc, je ne pus pas
votter à ce moment-là, entre les deux tours, je fus gêné par les
manifestations nombreuses et on va quand-même dire couvertes par Chirac
ou encouragées. Ces manifs me gênaient aussi, parce qu'auparavant, il se
produisait en France des manifestations pro-palestiennes qui
commençaient à faire évènement, mais qui furent noyées et ont disparu
dans le flot du Front et de l'anti-Front. Il y avait quelque chose de
sain et de franc chez Jacques Chirac, voire même quelques signes pendant
son premier mandat d'une politique étrangère plus équilibrée bien que
très insuffisante que celle de son prédécesseur, le très Sioniste
François Mitterand. Sioniste viscéral, obscur et ayant des affinités
viscérale de par son passé et amitiés avec une vieille extrême-droite,
il n'eut rien de plus pressé sitôt élu que d'étendre l'amnystie aux
officiers et généraux pouttchistes, les rétablissant dans leurs dignités
et r'ouvrant leurs droits à la retraite confortable. En ce temps-là, il
n'était pas question de déchéance nationale ni d'indignité nationale,
s'agissant de gens qui ont porté alors-là des armes lourdes et
qualitativement évoluées contre la France au risque, eussent-ils réussi
leur coup, de faire couler des fleuves de sang. L'antinomie entre
l'affinité Sioniste et l'affinité fâchiste n'existe pas, elle n'a jamais
existé, même pas parmi les premiers dirigeants de l'état Sioniste
lui-même. Elle n'existe que dans les cerveaux à qui on a raconté des
fables et des romans faciles et binaires. Et si le Sionisme se
définissait des fois comme un nationalisme voire comme un fâchisme Juif
ou crypto-Juif?... Pas besoin de se dire fâchiste pour l'être, ce serait
même trop beau si chacun s'identifie tel qu'il est sans dissimulation,
mais il semble que la dissimulation, bien que de moins en moins soit
co-substancielle au Sionisme dès le départ.

Comment serions-nous si nous nous étions réveillés avec une présidente
au lieu du président? C'est en substance la question que posait Monsieur
le Curé d'ici, ce midi, parce que nous avons déjeuné ensemble. Il a fait
des frais, il a invité au restaurant les deux bénévoles en activité
aujourd'hui dont ma femme, une ancienne bénévole qui peut maintenant à
peine marcher, et moi par la même occasion, nous étions à une crêperie.
Nous ne parlions pas de politique même si c'était présent dans les
esprits, la conversation a porté pendant longtemps sur des problèmes
pratiques de la tenue de la paroisse, des choses qui ne me concernaient
pas directement. Puis une fois que ces sujets s'étaient épuisés, le curé
nous a dit avoir eu hier dimanche, des conversations un peu vives avec
certains paroissiens justement à propos de politique et du votte. La
question qu'il a posée, c'est un peu celle que je me suis posée,
anxieux, depuis samedi ou les jours précédents, mon intention première
était de m'abstenir, mais,... Les résultats eussent-ils été différents,
probablement j'eux passé une nuit de veille, les conséquences diverses
sur ma vie, pas facile à connaître. Quelles conséquences? J'eusse
éprouvé beaucoup de peine à continuer une vie quotidienne d'apparence
normale, la résignation m'eut coûté trop cher, je ne sais pas. En plus,
ma femme allait votter, elle avait arrêté son choix, anti-frontiste
depuis toujours, bien que traditionellement de droite, de famille
Gaulliste. Comment je me porte avec Macron? Pour l'instant certainement
mieux qu'avec Marine.

La question à propos d'Emmanuel Macron, pour moi, c'est la question de
savoir s'il n'est qu'un Manuel Valls intelligent et plus habile? Manuel
Valls fut-il à sa place, sa tortuosité Sioniste m'eut écoeurée assez
pour m'abstenir, Manuel Valls n'était pas pour moi le moindre mal
immédiat, peut-être était-il le pire.

Macron sera-t-il un Manuel Valls bis? Sans certitude, j'apréhende pour
l'instant qu'il ne se mette dans cette même doctrine de politique
étrangère répugnante, avec pour pendant, une politique intérieure
adéquate et cohérente avec elle. La désignation d'un ennemi extérieur
théâtralisé à fond est à mettre en corelation avec la théâtralisation
d'un ennemi intérieur élevé au rang du mal absolu. C'est à craindre,
d'ailleurs, cette hypothèse semble pour l'instant corroborée par les
déclarations de Macron sur ces sujets. Mais il y a une possibilité qu'il
en aille autrement. D'abord, cette situation de théâtralisation a
tellement duré qu'il est peu vraissemblable qu'elle perdure encore cinq
ans, trop de plomb dans l'aile. Cette politique Sioniste et
néo-conservatrice avec l'injonction de consensus qu'elle suppose et les
restrictions de libertés commence à faire murmurer, ça commence à
ressembler beaucoup à une tactique de contrôle social, à une tactique de
militaro-policiarisation du régime, les raisons invoquées ne tiennent
pas, la prolongation coûteuse au demeurant de l'état d'urgence n'est
même pas pertinente s'agissant des situations dites "terroristes" de
plus en plus difficiles à produire, adolescents, malades mentaux plus ou
moins relevant de la psychiâtrie, faute de bons éléments, au risque sans
cesse grandissant de manifestations de preuves sur ces menées opaques,
pas vraissemblable que ça dure encore cinq ans. Sauf si on se trouvait
d'autres ennemis et qu'on diversifiait les ennemis, mais ça resterait la
même chose, politique de petits troubles maîtrisés pour soutenir un plus
grand contrôle social avec déploiement militaro-policier important et
envahissant. Il n'est pas exclu qu'on recule ou qu'on hésite devant ces
politiques hasardeuses et anti-démocratiques. Quand j'ai entendu
partiellement le discours d'Emmanuel Macron après sa victoire, j'ai
entendu un peu de sincérité, "aimons la France" a-t-il dit, sur un ton
juste, la voix bien posée pour une fois, paraît qu'il prend des cours
dans ce sens. Si véritablement Emmanuel Macron veut tenter un
redressement, et je crois qu'il le veut, alors il a besoin d'un corps
social assez unanime ou pas trop désuni, ce redressement est impossible
je crois dans un contexte de troubles fussent-ils maîtrisés, sachant
qu'on ne pourra peut-être pas les maîtriser pour toujours. La guerre de
basse intensité, sauf à s'Israïliser carément, n'est pas soutenable pour
la France, elle coûte beaucoup trop cher et désunit le corps social. Si
un état brigand veut, pour ses raisons propres, que les autres l'imitent
dans le crime, ce n'est pas une raison pour que la France prenne
exemple sur les criminels. Donc, pour pacifier la société et rassembler
comme il dit, Macron sera porté s'il en a le pouvoir, à se confronter à
certains lobys pour qui le bien de la France et son équilibre sont
choses secondaires.

Après cette première raison d'espérer, donc le besoin de stabilité
intérieure, donc en même temps, le besoin de stabilité étrangère, il y a
une autre raison d'espérer. Les grands changements politiques, les
recompositions, les renouvellements importants, les situations de
majorité mouvante, la perspective annoncée de dissolution de l'assemblée
dans deux ans, autant de lieux de rupture où le militant Musulman peut
jouer son rôle et porter les causes qui lui sont chères et premières.
S'ils ont besoin de nous, ils nous entendront, il sauront nous entendre
si nous savons bien les questionner. La pire situation étant le
consensus non pas réel mais au moins apparent, et non pas du peuple
Français mais des responsables politiques, la pire situation au dehors
est le consensus de condominium qu'on tente de faire exister en cooptant
la Russie. Le meilleur ou le moindre mal est en France le vrai consensus
et détente populaire qui suppose justement pas l'injonction de
consensus, mais le vrai consensus est de liberté et donc liberté
supposant des enjeux. Pour redresser le pays, il faut un vrai consensus
et vraie liberté, celle qui n'exclue personne. Il faudra utiliser cette
liberté jusqu'au bout et avec la plus grande pugnacité, ne rien
consentir contre le droit, exiger par exemple, que la politique
étrangère Française reflète vraiment ce que veut le peuple Français dans
son ensemble et non plus le privilège de certains lobbis. Saurons-nous
exiger assez après des années ou des décennies de prosternation? Si la
France officielle n'a pas le courage politique de faire droit à nos
demandes qui au fond reflètent largement le voeu du peuple Français,
alors donc que la France ne se redresse pas, aussi simple que ça. A
prendre ou à laisser. Nous pouvons exiger, parce que notre exigence est
conforme à l'éthique basique. Si nos adversaire Sionistes manipulent des
gouvernements et exercent des contraintes déloyales pour que de grands
pays acquiescent à l'injustice, nous sommes d'autant mieux fondés à
exiger la justice, sans fléchir. Si nos adversaires tortueux font vivre
dans le monde l'étrange renversement des valeurs selon lequel, la
victime est coupable et le bourreau à plaindre, nous devons agir pour
que les valeurs renversées soient remis dans le bon ordre, la victime
n'étant pas à blâmer mais le bourreau devant paraître en justice les
mains liées. Et nous pourrons tenter de le faire si nous sommes
persuadés que notre cause est finalement la cause de l'Homme et de
l'humanité, la cause de la France et des Français, telle exactement est
la cause de la Nation Islamique dont l'absence politique et la vacquïté
déséquilibre le monde et le met dans le cahos.

Dans ce sens, il apparaît opportun de donner à Emmanuel Macron
l'opposition de gauche la plus marquée et la plus intense, parce que la
tendance malgré tout social-libérale et on va dire socio-bourge qu'il
représente bon gré mal gré, cette tendance aime bien une opposition de
droite forte, ainsi fait-elle passer plus aisément des réformes
anti-populaires. Si les choses restent en état, le Front National
n'ayant eu la majorité dans aucune circonscription, ses aptitudes à
attirer des candidats de droite traditionelle aux législatives
prochaines est faible, puisqu'elle apparaîtra comme un risque assez
certain d'échec électoral, ces gens-là sont carriéristes, ils
hésiteront. Il est donc permis d'espérer que le vaste centre qui préside
aujourd'hui subira une opposition de gauche aussi forte que l'opposition
de droite voire davantage. Or, la droite traditionelle avec François
Fillon s'est déclarée par sa bouche anti-Musulmane, que ça ne tombe pas
dans l'oreilles de sourds, il faut châtier la droite à cause de ces
complaisances.

Croissant de lune.

mardi 25 avril 2017

Ne pas voter Le Pen avec @Koztoujours?


En commentaire de son article qu’on trouvera ici :

 


 

Je me demande un peu pourquoi je perds mon temps à vous poster des commentaires puisque vous qui n'avez pas un esprit de peur, ne les publiez jamais sur votre blog et me bloquez par force, comme de nombreux interlocuteurs avec lesquels vous refusez de ferrailler ou simplement de discuter sous prétexte qu'ils vous ont un peu égratigné. Mais rien de tel que l'art pour l'art. Donc j’y vais et on verra bien.

 

Je me bornerai à trois aspects de la question.

 

Je commence par citer votre deuxième note: " Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut apporter des solutions aux questions soulevées par ses électeurs – que ce soit l’insécurité, l’angoisse face à l’immigration, le sentiment d’abandon dans les quartiers ou dans les zones rurales" (il n’y a pas que dans les quartiers qu’on peut être malade ou handicapé). Personne ne nie qu'il faut le faire, mais personne ne le fait et, quand on ne l’a pas fait, ça ne nous empêche pas de dormir. Si d'aventure on attirait votre attention sur telle situation qu'on pourrait être en train de vivre, vous ou vos pareils ne vous comporteriez pas, je vous assure, en bons samaritains, c'est du vécu. Vous passeriez votre chemin devant le caractère inextricable de certaines situations. Mais, pour avoir dit qu'il ne faut pas de déserts médicaux, pour avoir mobilisé le pouvoir illocutoire d'un verbe performatif, vous dormiriez sur vos deux oreilles.

 

Je continue par où j'aurais dû commencer, en vous avouant que je me suis longtemps posé la même question que vous: un chrétien peut-il voterFront national ? Comme vous, je répondais que non, jusqu'à ce que je me rende compte  que tout dépendait sous quel régime politico-religieux j’appréhendais la question. Bien sûr, à présent que nous sommes devenus des catholiques évangéliques, nous pouvons difficilement voter Front national. Mais nous avons vécu quinze siècles de chrétienté pendant lesquels il aurait été tout à fait banal de soutenir des pouvoirs qui portaient des idées plus tortionnaires ou plus simplement contraires à la dignité humaine que celles professées aujourd’hui par Mme Le Pen.

 

Contre laquelle je vous trouve assez unilatéralement suspicieux. Vous ne vous demandez pas si Emmanuel Macron ne va pas pratiquer "la mondialisation de l'indifférence", qui n'attiédira pas seulement un peu plus les rapports sociaux (on n'en est plus là, le mal est plus avancé), mais quirobotisera le citoyen remplaçable. Macron sera le président d'une République start up

remplie de citoyens remplaçables. Je comprends sous cet angle (mais sous cet angle seulement) le réquisitoire de Renaud camus contre le grand remplacement. Je me fiche qu'Emmanuel Macron soit le candidat d'un changement de peuple. Je ne veux pas qu'il soit celui du grand déclassement. La société pourrait bien exploser pendant sa mandature. Avec Marine Le Pen, ce serait un coup de tonnerre qui nous rendrait ardents à créer du lien : lien foudroyant dans un premier temps ; mais en nous écharpant, nous découvririons le besoin de rester ensemble. Le Pen père a même eu un mot que j'ai beaucoup aimé: "Jusque là, disait-il, le pays est resté relativement uni; mais il ne faut pas seulement que notre lien soit social, il faut aussi que notre lien soit national. » Macron n’a rien dit de tel à ma connaissance. Une société ne fait pas un corps politique et une nation est une matrice. Nous ne formons pas une patrie ni un corps politique, nous formons une société. L'élection de Marine Le Pen nous donnerait peut-être la chance de redevenir une nation et même une nation intégrative, adoptive, maternelle et qui naturaliserait. Car nous n'enfantons pas des Français en délivrant à leur majoritéune carte nationale d’identité à des enfants nés sur le sol français. Le plébiscite réciproque de l’adoption est un travail de tous les jours.

 

Vous vous dites opposé au programme économique de M. Macron. Je ne vois pas pourquoi. Il paraît modéré pour ce qu'on en connaît, mais justement, qu’en connaît-on ?Celui de Mme Le Pen se borne à sortir de l'euro, éventuellement de l’Union européenne  et à remettre en activité un Etat stratège et protecteur. Vous n'avez pas envie de quitter l'euro ni l'Union européenne. La zone euro n'est pas une zone homogène, donc ceux qui la contrôlent n’ont pas d'autre choix que de niveler les économies par le bas, avec un impact immédiat sur les plus défavorisés. Mais surtout, l'Europe, c'est comme le communisme, une belle idée qui est en train de mourir de sa bureaucratie (le capitalisme emploie à son service une bureaucratie de la mauvaise conscience). L’Union européenne d’aujourd’hui s'est adossée au pacte, puis à l'alliance atlantique, dont l'organisation aurait dû être dissoute en même temps  qu’était dénoncé le pacte de Varsovie. Mais comme l’OTAN lui a inutilement survécu, elle est devenue plus agressive et fait des guerres pour gendarmer le monde entier, voire une guerre mondiale contre la guérilla terroriste, et une guerre de religion puisque le calvinisme de l’abondance américaine accuse et dépouille l’intégrisme islamique bien pourvu en pétrole.

 

J’en suis là. Je fais partie de cette frange de vos amis qui envisagent assez sereinement de glisser ce bulletin dans l'urne en ne croyant pas commettre un péché. Pourtant j’ai longtemps supplié qu’on me retienne avant que je fasse ce malheur. Mme Le Pen n'a pas des mains blanches, mais ceux qui les ont trop blanches, on dit qu'ils n'ont pas de mains. Domine, fac salvam rem publicam et votons pour le mieux !

En commentaire de son article qu’on trouvera ici :

 


 

Je me demande un peu pourquoi je perds mon temps à vous poster des commentaires puisque vous qui n'avez pas un esprit de peur, ne les publiez jamais sur votre blog et me bloquez par force, comme de nombreux interlocuteurs avec lesquels vous refusez de ferrailler ou simplement de discuter sous prétexte qu'ils vous ont un peu égratigné. Mais rien de tel que l'art pour l'art. Donc j’y vais et on verra bien.

 

Je me bornerai à trois aspects de la question.

 

Je commence par citer votre deuxième note: " Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut apporter des solutions aux questions soulevées par ses électeurs – que ce soit l’insécurité, l’angoisse face à l’immigration, le sentiment d’abandon dans les quartiers ou dans les zones rurales" (il n’y a pas que dans les quartiers qu’on peut être malade ou handicapé). Personne ne nie qu'il faut le faire, mais personne ne le fait et, quand on ne l’a pas fait, ça ne nous empêche pas de dormir. Si d'aventure on attirait votre attention sur telle situation qu'on pourrait être en train de vivre, vous ou vos pareils ne vous comporteriez pas, je vous assure, en bons samaritains, c'est du vécu. Vous passeriez votre chemin devant le caractère inextricable de certaines situations. Mais, pour avoir dit qu'il ne faut pas de déserts médicaux, pour avoir mobilisé le pouvoir illocutoire d'un verbe performatif, vous dormiriez sur vos deux oreilles.

 

Je continue par où j'aurais dû commencer, en vous avouant que je me suis longtemps posé la même question que vous: un chrétien peut-il voterFront national ? Comme vous, je répondais que non, jusqu'à ce que je me rende compte  que tout dépendait sous quel régime politico-religieux j’appréhendais la question. Bien sûr, à présent que nous sommes devenus des catholiques évangéliques, nous pouvons difficilement voter Front national. Mais nous avons vécu quinze siècles de chrétienté pendant lesquels il aurait été tout à fait banal de soutenir des pouvoirs qui portaient des idées plus tortionnaires ou plus simplement contraires à la dignité humaine que celles professées aujourd’hui par Mme Le Pen.

 

Contre laquelle je vous trouve assez unilatéralement suspicieux. Vous ne vous demandez pas si Emmanuel Macron ne va pas pratiquer "la mondialisation de l'indifférence", qui n'attiédira pas seulement un peu plus les rapports sociaux (on n'en est plus là, le mal est plus avancé), mais quirobotisera le citoyen remplaçable. Macron sera le président d'une République start up

remplie de citoyens remplaçables. Je comprends sous cet angle (mais sous cet angle seulement) le réquisitoire de Renaud camus contre le grand remplacement. Je me fiche qu'Emmanuel Macron soit le candidat d'un changement de peuple. Je ne veux pas qu'il soit celui du grand déclassement. La société pourrait bien exploser pendant sa mandature. Avec Marine Le Pen, ce serait un coup de tonnerre qui nous rendrait ardents à créer du lien : lien foudroyant dans un premier temps ; mais en nous écharpant, nous découvririons le besoin de rester ensemble. Le Pen père a même eu un mot que j'ai beaucoup aimé: "Jusque là, disait-il, le pays est resté relativement uni; mais il ne faut pas seulement que notre lien soit social, il faut aussi que notre lien soit national. » Macron n’a rien dit de tel à ma connaissance. Une société ne fait pas un corps politique et une nation est une matrice. Nous ne formons pas une patrie ni un corps politique, nous formons une société. L'élection de Marine Le Pen nous donnerait peut-être la chance de redevenir une nation et même une nation intégrative, adoptive, maternelle et qui naturaliserait. Car nous n'enfantons pas des Français en délivrant à leur majoritéune carte nationale d’identité à des enfants nés sur le sol français. Le plébiscite réciproque de l’adoption est un travail de tous les jours.

 

Vous vous dites opposé au programme économique de M. Macron. Je ne vois pas pourquoi. Il paraît modéré pour ce qu'on en connaît, mais justement, qu’en connaît-on ?Celui de Mme Le Pen se borne à sortir de l'euro, éventuellement de l’Union européenne  et à remettre en activité un Etat stratège et protecteur. Vous n'avez pas envie de quitter l'euro ni l'Union européenne. La zone euro n'est pas une zone homogène, donc ceux qui la contrôlent n’ont pas d'autre choix que de niveler les économies par le bas, avec un impact immédiat sur les plus défavorisés. Mais surtout, l'Europe, c'est comme le communisme, une belle idée qui est en train de mourir de sa bureaucratie (le capitalisme emploie à son service une bureaucratie de la mauvaise conscience). L’Union européenne d’aujourd’hui s'est adossée au pacte, puis à l'alliance atlantique, dont l'organisation aurait dû être dissoute en même temps  qu’était dénoncé le pacte de Varsovie. Mais comme l’OTAN lui a inutilement survécu, elle est devenue plus agressive et fait des guerres pour gendarmer le monde entier, voire une guerre mondiale contre la guérilla terroriste, et une guerre de religion puisque le calvinisme de l’abondance américaine accuse et dépouille l’intégrisme islamique bien pourvu en pétrole.

 

J’en suis là. Je fais partie de cette frange de vos amis qui envisagent assez sereinement de glisser ce bulletin dans l'urne en ne croyant pas commettre un péché. Pourtant j’ai longtemps supplié qu’on me retienne avant que je fasse ce malheur. Mme Le Pen n'a pas des mains blanches, mais ceux qui les ont trop blanches, on dit qu'ils n'ont pas de mains. Domine, fac salvam rem publicam et votons pour le mieux !

Romain VIllet et mon Macron



« Est-il donc si loin le moment où, comme tu l'as raconté ici même avec une franchise qui t'honore, sur le point de voter pour son père, tu t'en étais détourné par égard pour la caissière de supermarché du coin de ta rue dont tu craignais qu'elle ne comprenne pas ton choix, qu'elle le trouve dépourvu de l'humanité dont tu te targues? En outre, un trait manque au portrait que tu dresses: Macron, comme toi, aime les livres, et pas seulement les Sterling qui se reproduisent en de stériles partouzes dans les algorithmes bordéliques de la city, non, ceux que tu aimes aussi, ceux qu'aime sa prof de femme? Comment ne pas voir qu'il y a dans le cœur de celui qui vit un amour aussi romanesque assez d'humanité pour t'inciter le choisir, ne serait-ce que pour ne pas offenser ta caissière? Et tout ça, si mes souvenirs sont bons, après avoir voté Hamon? Quand on a mis le doigt dans l'engrenage, puisque cette élection est un piège à "on", à quoi cela rimerait-il de ne plus voter en on, et de finir ton vers, plein de calembredaine, avec cette rime en N? »

 

Ma pomme torrentielle :

« Eh bien, je te réponds, tu n'en attendais pas moins de moi. Parfaitement, la caissière, mais elle est dans le même bateau que moi, il faudra bien qu'elle le comprenne et que je m'occupe de moi, soit pour m'occuper d'elle, soit pour ne pas être occupé par elle à force de m'abandonner au soin que j'ai d'elle qui n'en profite même pas. Charité désordonnée n'arrive jamais à soi-même. Et elle n'arrive pas plus aux migrants qui nous arrivent et que nous n'aidons qu'avec notre conscience fraîche comme le pain d'être si généreuse. Donc fini, la caissière. OU nous sommes dans le même bateau, ou il faut que je m'occupe de moi. Deuxièmement, je ne crois pas, mais alors pas du tout en la fiction d'un Macron qui aime les livres. Macron n'est ni un matheux, ni un fin lettré. Il n'a écrit que pour ses placards et ne sait pas combien font sept fois huit. IL n'a pas à réciter ses tables et nous assure qu'il n'y a pas besoin d'être matheux sous ce rtio, à cet escient ni sous ce quotient pour prendre la banque et avoir un coeur de milliardaire, celui-là même qu'il voulait pour les jeunes de notre pays. Macron a une gueule d'ange qui fait croire qu'il aime les livres, mais il n'aime que le chiffre de l'argent. Voire il en prend à son aise, fait plus que suggérer Eric Brunet dans une vidéo que la station de #PatrickDrahy pour laquelle il travaille l'a obligé à censurer. Tu regarderas "Macron et l'argent", où tu apprendras que, si ce que Macron a déclaré avoir gagné au fisc était vrai, il serait le directeur de banque d'affaires le moins payé de la planète, dixit une journaliste de Mediapart, autorité morale incontestée. Or Macron chapeautait d'autre part comme ministre de l'économie une agence chargée des transactions entre l'Etat et les entreprises sensibles. Au coeur de toutes celles qui furent conclues, Macron étant ministre, la banque Rothschild se trouvait seule, pas la banque Lazare NI bnp Paribas. #Eric Brunet soupçonne donc Macron d'être au coeur d'un gigantesque conflit d'intérêt auprès duquel le #Penelopegate est une histoire de corne-cul. Macron aime une femme plus âgée que lui, ajoutes-tu en sa faveur, où je devrais voir une preuve d'humanité. Les gens amoureux ni les gens heureux n'ont pas d'histoire. Pour Macron, je pense que c'est un enfant égoïste et sans attache qui a avant tout besoin de sécurité. Il a imposé à Brigitte son idyle come un défi: "Je vous veux et je vous épouserai." Il a voulu, il a eu. Maintenant il a peur et elle le protège. Elle corrige son parler faux quand il crie trop fort et les plans détaillés de ses mauvais discours. Enfin, je m'en prends à toi, ce qui est de bonne guerre. Ne sois pas de ces céliniens qui s'arrêtent au bord de céline. J'ai écrit hier à quelqu'un avec qui j'ai fâcherie que je ne m'aimais pas assez pour être capable de haine. Ne t'arrête pas sans l'éprouver au bord de la haine qui te fascine et du génie qui l'exprime. Va et hais sans trop forcer la dose. »


« Est-il donc si loin le moment où, comme tu l'as raconté ici même avec une franchise qui t'honore, sur le point de voter pour son père, tu t'en étais détourné par égard pour la caissière de supermarché du coin de ta rue dont tu craignais qu'elle ne comprenne pas ton choix, qu'elle le trouve dépourvu de l'humanité dont tu te targues? En outre, un trait manque au portrait que tu dresses: Macron, comme toi, aime les livres, et pas seulement les Sterling qui se reproduisent en de stériles partouzes dans les algorithmes bordéliques de la city, non, ceux que tu aimes aussi, ceux qu'aime sa prof de femme? Comment ne pas voir qu'il y a dans le cœur de celui qui vit un amour aussi romanesque assez d'humanité pour t'inciter le choisir, ne serait-ce que pour ne pas offenser ta caissière? Et tout ça, si mes souvenirs sont bons, après avoir voté Hamon? Quand on a mis le doigt dans l'engrenage, puisque cette élection est un piège à "on", à quoi cela rimerait-il de ne plus voter en on, et de finir ton vers, plein de calembredaine, avec cette rime en N? »

 

Ma pomme torrentielle :

« Eh bien, je te réponds, tu n'en attendais pas moins de moi. Parfaitement, la caissière, mais elle est dans le même bateau que moi, il faudra bien qu'elle le comprenne et que je m'occupe de moi, soit pour m'occuper d'elle, soit pour ne pas être occupé par elle à force de m'abandonner au soin que j'ai d'elle qui n'en profite même pas. Charité désordonnée n'arrive jamais à soi-même. Et elle n'arrive pas plus aux migrants qui nous arrivent et que nous n'aidons qu'avec notre conscience fraîche comme le pain d'être si généreuse. Donc fini, la caissière. OU nous sommes dans le même bateau, ou il faut que je m'occupe de moi. Deuxièmement, je ne crois pas, mais alors pas du tout en la fiction d'un Macron qui aime les livres. Macron n'est ni un matheux, ni un fin lettré. Il n'a écrit que pour ses placards et ne sait pas combien font sept fois huit. IL n'a pas à réciter ses tables et nous assure qu'il n'y a pas besoin d'être matheux sous ce rtio, à cet escient ni sous ce quotient pour prendre la banque et avoir un coeur de milliardaire, celui-là même qu'il voulait pour les jeunes de notre pays. Macron a une gueule d'ange qui fait croire qu'il aime les livres, mais il n'aime que le chiffre de l'argent. Voire il en prend à son aise, fait plus que suggérer Eric Brunet dans une vidéo que la station de #PatrickDrahy pour laquelle il travaille l'a obligé à censurer. Tu regarderas "Macron et l'argent", où tu apprendras que, si ce que Macron a déclaré avoir gagné au fisc était vrai, il serait le directeur de banque d'affaires le moins payé de la planète, dixit une journaliste de Mediapart, autorité morale incontestée. Or Macron chapeautait d'autre part comme ministre de l'économie une agence chargée des transactions entre l'Etat et les entreprises sensibles. Au coeur de toutes celles qui furent conclues, Macron étant ministre, la banque Rothschild se trouvait seule, pas la banque Lazare NI bnp Paribas. #Eric Brunet soupçonne donc Macron d'être au coeur d'un gigantesque conflit d'intérêt auprès duquel le #Penelopegate est une histoire de corne-cul. Macron aime une femme plus âgée que lui, ajoutes-tu en sa faveur, où je devrais voir une preuve d'humanité. Les gens amoureux ni les gens heureux n'ont pas d'histoire. Pour Macron, je pense que c'est un enfant égoïste et sans attache qui a avant tout besoin de sécurité. Il a imposé à Brigitte son idyle come un défi: "Je vous veux et je vous épouserai." Il a voulu, il a eu. Maintenant il a peur et elle le protège. Elle corrige son parler faux quand il crie trop fort et les plans détaillés de ses mauvais discours. Enfin, je m'en prends à toi, ce qui est de bonne guerre. Ne sois pas de ces céliniens qui s'arrêtent au bord de céline. J'ai écrit hier à quelqu'un avec qui j'ai fâcherie que je ne m'aimais pas assez pour être capable de haine. Ne t'arrête pas sans l'éprouver au bord de la haine qui te fascine et du génie qui l'exprime. Va et hais sans trop forcer la dose. »

lundi 24 avril 2017

Macron

Macron est le maître des horloges qui n'aime pas leur tic tac. C'est le candidat démocrate qui se prépare à administrer les hommes comme des machines. "Vous faites partie de ces françaises qui sont gérées par le RSI", répondait-il à une autoentrepreneuse. C'est le candidat des vieux écoutant la pendule "qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, et puis qui.... attend" qu'ils meurent. C'est le candidat des Fenêtres qui "surveillent L'enfant qui s'émerveille Dans un cercle de vieilles À faire ses premiers pas" (Jacques Brel): "En marche", commande aux grands-mères l'enfant militaire devenu le prince de Paris mont-parnasse, malheur à la ville dont le prince est un enfant!
C'est le candidat qui quitte le gouvernement par la porte et revient par la fenêtre pour faire beaucoup de défenestrés. C'est le candidat du grand déclassement. C'est le candidat de l'émigration (déplacement) des jeunes qui veulent devenir milliardaires et feront à cause de cette ambition purement personnelle beaucoup de déclassés.
Marine est la candidate du peuple déclassé. Macron est le nom du déclassement de la bourgeoisie qui a perdu ses valeurs et qui a perdu la classe, et ne se donne même plus, outre la peine de naître, des dehors de philanthropie.
Macron est le candidat remplaciste de l'homme substituable. Macron est un robot qui hake ses administrées et leur vole leurs données personnelles avant même d'être leur "big brother coaching them". Macron est un robot puérile et hyperflexible, prothésé par beaucoup de mamans et grands-mamans. Macron est le candidat du lys dans la vallée ouvrière, qui va manger dans l'auge de Jeanne d'Arc en commandant à dîner à la Rotonde. Macron boit dans le verre de Simone de Beauvoir comme Gambetta buvait dans la chope de Luther.
Macron est le candidat post-existentialiste qui dîne dans les cantines de Sartre entouré de cougars. Macron est le candidat attalien qui ne tient à rien, n'a pas d'enfant parce qu'il en est un, reste un inspecteur des finances éternellement collégien, a une intelligence artificielle cooptée, des qualités intellectuelles auxquelles on est prié de croire sans jamais les avoir remarquées, mais qui prétend malgré sa stérilité devenir le père de la nation.
Macron mange des asperges et du jambon au mépris des tribus wegane et musulmane.
Les animaux de la ferme sont désormais élevés en batterie de 1200 poules, même dans l'agriculture bio (reportage visionné hier midi sur TF1). Ces batteries sont les camps de concentration des animaux sans que les écolos le dénoncent, pas plus que le viol des juments attachées dans les haras pour l'assaut de l'étalon ou que l'insémination forcée des vaches, que ne chargent plus les taureaux. Les vaches se font engrosser par de la purée Mousseline.
Les citoyens interchangeables que nous sommes seront la volaille vidangée-dressée du robot Macron. Voilà pourquoi je voterai pour sa rivale qui a de l'humanité, car elle a des défauts humains, et qui me parle encore d'un ordre naturel.

dimanche 23 avril 2017

Le billet électoral du Croissant de lune

Assalamou 'alaïkoum, ce que je vais exprimer là, n'engage que moi, c'est complètement personnel, individuel, l'expression d'opinions qui n'engagent pas les autres du seul fait qu'ils les auront lus, soyons d'accord. Très humblement, je vous demande, lisez-moi et faites ce que vous voulez. Honnêtement, ce billet est tardif, j'y pensais, mais je devais l'écrire avant, la semaine a passé, les occupations, etc. D'abord, s'agissant du votte, de la participation électorale, qu'en est-il des Musulmans et que dit l'Islam sur la question? Nous sommes au minimum divisés sur la question. Et là je ne parle que du votte en France pour ne pas m'éparpiller. La plupart des prédicateurs aujourd'hui, après l'expérience anti-Musulmane plus que désastreuse du quaincainat écoulé du Sioniste et néo-conservateur François Hollande, beaucoup de Musulmans s'interrogent et à juste titre sur leur complicité du seul fait de leur suffrage dans les guerres injustes et les massacres de Musulmans que la France a perpétré, en se drapant toujours hypocritement derrière des sentences moralisantes et l'admiration de ces prétendues valeurs. J'ignore comment la France défendrait sa politique canibaliste en République Centre-Africaine, mais je fais confiance à l'imagination des faussaires pour ou bien vous trouver des justifications oiseuses, ou bien dévier la réponse et changer de sujet, la politique Française à l'étranger pendant le dernier quaincainat n'est pas du tout défendable, elle est même criminelle et sanglante, et si la Justice Internationale n'était pas vaine et pareillement hypocrite, on pourrait réclamer François Hollande et Manuel Valls devant les tribunaux. Donc, effrayés, certains Musulmans et la plupart des prédicateurs actuellement efficaces en France tiennent pour l'abstention, pour n'être pas coupables d'aucun sang versé ni complice, l'abstention serait gage de saine pureté, ou d'innocence. Tariq Ramadan lui-même se tient à cette ligne, il ne marche plus, c'est beaucoup dire, cette gauche intrinsèquement perverse et hypocrite a réussi à rendre Tariq Ramadhan pro-abstentioniste, alors que pendant des décennies il ne parlait que de citoyenneté, de participation et tout ce qui s'en suit. Il y a même un prédicateur qui va plus loin, généralement plutôt on va dire très ouvert, le prédicateur Islam Ben Hamed aujourd'hui, tient lui aussi et définitivement, pour ne jamais participer à aucune élection, parce que le votte, c'est du shirk, le votte c'est de l'associationisme en somme. Surprenant, non? C'est celui-là que je vous ai transmis il y a quelques mois au sujet du problème de la définition de l'usure et donc de la finance, son aperçu était alors très libéral, on peut aller à la banque, c'est du commerce, c'est pas du prêt amical, je trouvais ça judicieux, et même assez exact. Mais je trouve inexact d'élever le votte électoral au rang d'association et d'associationisme. Associe-t-on vraiment à Allah quand on choisit un ou des candidats? Enfin quand-même? Allah est-il candidat parmi les autres, et a-t-on seulement le droit de le choisir? Non, il n'est pas candidat, Allah n'est pas candidat, il a le mulk, la royauté suprême, sans aucun choix ni consultation humaine, c'est plutôt nous autres qui sommes candidats de Sa récompense ou Son chpâtiment, c'est nous qui sommes candidats pourvu qu'on s'efforce, au plus grand bien au-delà de la récompense, qui est, qui est, la satisfaction d'Allah. Donc, je réfute cet argument, le votte ne relève pas du shirk/association très blâmable, mais il s'agit plus simplement de savoir si votter en France sert ou dessert la cause de la Nation Islamique et du Musulman dans son dine. L'objection généralement faite au votte est la complicité, notamment dans les ingérances et les guerres injustes. Or, il n'y a pas que le votte, loin de là, il y a l'obéissance générale et quotidienne aux lois, il y a la participation par l'activité, le paiement de côtisations et taxes, les contributions de toutes les sortes. Si on travaille on fortifie le système et on y contribue directement, si on ne travaille pas, et si on perçoit des aides, on bénéficie du système et de la gouvernance dont on est également complice, de toute façon, si on ne travaille pas, on consomme, or, il y a contribution et impôt sur la consommation, donc pas moyen d'en sortir. Et ces contributions quel que soit le statut et la vie du Musulman sont largement plus importantes et lourdes que le simple votte. Si les Musulmans avaient connu d'avance les politiques à venir de François Hollande, probablement, ils n'eussent pas votté pour lui en 2012, ils ont votté sans savoir, sont-ils responsables de la nature anti-Musulmane violente et perverse du président et des membres de ses gouvernement successifs? On répondra que non, on n'est responsable que de ce qui est annoncé, pas de ce qui est inconnu et dans le cas de ces hypocrites, de ce qui a été délibérément caché. On ne connaît pas l'avenir, on ne peut pas lire dans les coeurs et les reins, on ne sonde pas les inconscients, je crois quand-même que le degret d'hypocrisie des socio-bourge comme j'aime à écrire, enfin, du social-libéralisme est pratiquement indépassable, difficile à imiter, il y faut un amour de l'impureté, de la corruption qui sont peu communs, c'est ça le PS traditionel, sa mort ne nous fera pas pleurer, autant que ces hypocrites travaillent vraiment pour gagner leur vie, d'un vrai travail et que ça les change. La France est malheureusement pays d'hypocrisie et de complaisance, le PS incarne très largement cette nature franchement Française, quelque chose à voire avec la part la plus mauvaise de la féminité, je suppose, la femme et la féminité n'est belle qu'en luttant volontairement contre ses travers intrinsèques comme la virilité doit aussi lutter contre ses mauvais travers, ce ne sont des vertus que si on s'y efforce. Alors comment essayer' de forcer la France à être honnête et respectable? A mon avis, il faut votter, mais pas pour le milieu, le consensus de la mollesse, non. Nous savons que la France est portée vers le centre, donc, moi ce que je vais faire, je ne vais pas votter centre. Ainsi, j'espère exercer sur le centre qui risque de l'emporter, une opposition et une hostilité suffisante pour qu'il l'enregistre, je veux faire trembler le centre mou. A droite, nous avons au moins deux anti-Musulmans déclarés, et eux, ils le déclarent au moins, ils ne nous prennent pas par traîtrise. Donc, il est impossible de votter pour eux, non seulement en raison de leur politique intérieure vis-à-vis des Musulmans de France, mais surtout envers leur politique étrangère, le pire étant probablement François Fillon, le pire parce que le plus efficace, celui qui a les meilleures chances de bénéficier d'une majorité, contrairement à la candidate du Front. En gros, ils proposent la même chose tous les deux, coopter la Russie pour aller vers un condominium de la planète, tout ça pour lutter contre quoi? On ne va même pas faire semblant de se la raconter, d'ailleurs François Fillon avant les scandales ne s'en est pas caché, ce n'est pas contre un groupe armé chétif dont le traitement militaire pose des questions et des énigmes et en tout cas, ce groupe armé à lui seul ne peut pas justifier l'unité du genre humain, c'est des conneries. Non, François Fillon l'a clairement dit, et ce n'est pas une surprise, la lutte contre le groupe armé n'est évidemment qu'un paravant, ce qui les anime réellement, surtout pour se coopter et fonder cette cohalition universelle qu'il veulent amplifier, c'est la prédation sur l'ensemble de la Nation Islamique pour saisir ce qui lui reste de souveraineté et de biens. A gauche, mon choix balance entre les deux candidats marqués, jusqu'à demain, je choisirais entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélanchon. Tous les deux restent dans le consensus anti-Musulman qui semble imposé, tous les deux n'osent pas s'y opposer ouvertement pour être juste, ce qui tend à signifier qu'ils auront éventuellement moindre courage politique s'ils étaient élus. Ce consensus Sio-Croisériste n'est que rarement franchi, de candidats minoritaires, celle de Lutte Ouvrière, par ailleurs laïciste genre l'opium du peuple, phrase mal comprise de Karl Marx, ou bien François Asselineau, un Gaulliste dont je crois les plans peu aplicables. Autrement, Hamon et Mélanchon ne demeurent dans le consensus anti-Musulman que parce qu'ils n'osent pas en sortir, ceci étant pour être honnête, plus vrai s'agissant de Benoît Hamon, parce que Mélanchon, quant à lui, preneur de postures et d'hollogrames, je ne crois pas que son sentiment et sa sensibilité le porte hors du Sionisme, c'est un admirateur de François Mitérand, on va dire un néo-conservateur bien déguisé. Ce qui compte, à la fin, c'est selon moi, que le candidat sans profondeur, le centriste, si d'aventure il l'emporte, qu'il soit sous l'effet d'une forte opposition sur sa gauche, et qu'un contre-feu de gauche éteigne le feu du front qu'a allumé l'hypocrite François Miterand. Conclusion, je votterais Benoît Hamon, je le crois le moins délibérément nuisible aux Musulmans de France et à la Nation Islamique, mais si on est impressionné par Mélanchon, c'est un choix valable en tant que choix de pression au premier tour, pour accabler d'une vive opposition au moins déclarée, cette France de l'injonction du consensus. Croissant de lune.

vendredi 21 avril 2017

Comment comprendre la fusillade des Champs-Élysées?

1. Il incombe au seul État incarné par l’actuel exécutif de traiter comme un attentat une fusillade à connotation terroriste intervenant à trois jours de la reine des élections. François Hollande a, comme d’habitude, réuni un Conseil de défense et prononcé un discours martial de président impuissant du deuil national. Bernard Cazeneuve a semblé préparer les esprits à interrompre le processus électoral, alimentant les rumeurs lancées par Mickaël Darmon, selon lesquelles il voudrait prendre la tête des élections législatives pour le parti socialiste, au besoin en ne quittant pas le gouvernement en cas de victoire de Marine Le Pen. Quant aux candidats : - Benoît Hamon a été le premier à caractériser cette fusillade d’ » attentat « puisque c’est ainsi que l’a caractérisé le Président de la république. » - François Fillon a immédiatement profité de ce trou d’air pour improviser une version néo-conservatrice intelligente de coalition mondiale incluant la Russie contre le terrorisme international. - Emmanuel Macron a averti qu’il faudrait compter avec le terrorisme comme notre défi durable de sous-développement politique, permettant, sous sa menace, de régner en divisant pour des années. - Marine Le Pen a surjoué « une colère sourde » qui donne au terrorisme de la fusillade l’importance qu’il veut avoir, tout en proposant, de l’aveu même des syndicats de policiers qui ont pignon sur rue, des solutions intelligentes, et qui ne sont pas appliquées par un État beaucoup plus expert dans le compassionnel de diversion que dans l’action résolue contre les ennemis de la sécurité nationale : a) Faut-il expulser tous les délinquants et tous les fichés S étrangers ?Doit-on tolérer que des étrangers soient accueillis pour faire du mal ? b) Doit-on incarcérer tous les fichés S français au nom de l’intelligence avec l’ennemi ? Selon moi, ce serait un abus de pouvoir. c) A-t-on les moyens humains de surveiller tous les fichés S qui sont nos nationaux ? La police et l’armée y seraient plus efficace qu’à faire le planton devant les lieux de culte. d) Le refus hypocrite d’augmenter les effectifs de la police et les places de prison, au risque de faire des prisons françaises, non seulement des viviers de radicalisation, mais encore des « zones de non santé publique », et au risque d’entraîner la condamnation de la France, pays des droits de l’homme, pour atteinte aux droits de l’homme dans ses prisons, n’est-il pas à l’origine de ce surcroît d’insécurité ? e) Doit-on surveiller les prêches qui seraient prononcés dans les mosquées salafistes ? Ce serait un abus de pouvoir. f) La France est-elle une université du djihadisme ? À strictement parler, non. Mais j’ai moi-même été cerné, entouré, aidé et surveillé, à mon arrivée à Lille, par un salafiste qui était allé faire ses classes en Égypte, qui a toujours refusé quand je lui proposais du travail, et qui faisait de la retape dans le métro de Lille. 2. On fait croire que la « récupération » de l’attentat-fusillade des Champs-Élysées émanerait davantage du Front national que de l’État régalien. Je maintiens que l’usage que l’on fait de la menace terroriste est une diversion scandaleuse. Il y a d’un côté ceux qui nous promettent que le terrorisme restera une menace pour longtemps et n’a rien à voir avec l’immigration ou les guerres étrangères que nous menons indûment, et de l’autre ceux qui proposent de mettre fin à ces guerres illégitimes et éventuellement aux migrations de masse et au « grand déménagement du monde » pour pacifier celui-ci. Ceci est un enjeu depuis l’opération « tempête du désert » et la première guerre du golfe de 1991. 3. Un attentat n’a jamais rien à nous apprendre sur la géopolitique. 4. Cet épisode de fusillade perpétrée par un délinquant multirécidiviste et vivant sous un régime de liberté malgré quinze ans de peine non purgée et un sursit qui n’a pas mis fin à sa remise de peine, est instrumentalisé par les pouvoirs publics comme un compromis entre l’affaire de Mohamed Merah agressant des militaires et des enfants et ce qui est arrivé en 2002 à celui que les médias appellent complaisamment « papi Voise ».

lundi 3 avril 2017

Le revenu universel par le Croissant de lune (II)

(Article rédigé le 29 janvier 2017) Assalamou 'alaïkoum, ce n'est pas mon candidat favori aux pprimaires du Parti Socialiste Français qui est désigné ce soir par les urnes, semble-t-il, les électeurs ont préféré Benoît Hamon, à la fin du second tour qui l'opposait aux vizir aux dents serrées Manuel Valss. Mon choix premier se portait au premier tour sur l'ancien vizir du redressement productif, le volontariste Arnaud Montebourg, et sa démondialisation graduelle. Ce projet de protectionisme ou plus exactement de régulation commerciale dans le but de réduire la partie toxique des échanges internationaux, autre façon de nommer ce qu'on apelle "protectionisme" ou "démondialisation graduelle", ce projet avait pour moi l'avantage ou le charme de la rationalité, j'aime ce qui est dur et concret, la démondialisation, ça je comprends. L'ennui est qu'elle n'est pas facile à expliquer, et qu'au lieu de ça, les électeurs ont préféré les sourires et les sentiments de Benoît Hamon et son revenu universel garanti semble-t-il à tous, un minimum vital garanti, un minimum sanitaire garanti. Arrivé en troisième position au premier tour, Arnaud Montebourg, selon moi, le meilleur candidat du PS aux présidentielles, celui qui se fut le mieux opposé au projet structuré de François Fillon avec des chances à mon avis sérieuses de l'emporter, Arnaud Montebourg dut se désister en faveur de Benoît Hamon, moins carré et plus prometteur. Maintenant, si je réfléchis un peu plus, je blâmerais volontiers Arnaud Montebourg dans sa dénonciation du projet de revenu universel, puisqu'après tout, sa démondialisation à lui, à quoi servirait-elle si ce n'est à garantir à tous, sinon au plus grand nombre possible un revenu minimum, que ce soit par simple redistribution ou fruit d'activité, en fait, le moyen est secondaire, c'est la fin qui est première et supérieure. On pourrait dire, qu'afin que le projet de Benoît Hamon s'accomplisse, il faut que les éléments du projet Montebourg soient mis en oeuvre sans faiblesse. D'ailleurs, Benoît Hamon lors de cette campagne a mis la main sur une autre régulation, la régulation technaulogique, avec sa taxation des "robots", entendre par là, que les innovations techniques destructrices de travail humain doivent par intérêt supérieur être mises à contribution et payer pour garantir un minimum vital sous peine de saisie et perte d'agrément. C'est cette régulation technaulogique qui manquait semble-t-il au projet d'Arnaud Montebourg, puisque la seule concurrence étrangère ne dévaste pas plus en substance le travail humain, pas plus que les innovations technaulogiques voire moins. Pourquoi ai-je autant écrit et parlé contre le principe du revenu universel? Je l'ai blâmé et éreinté, parce qu'il n'est garanti par rien, non pas que je m'oppose à ce qu'on distribue vraiment à tous un revenu minimum sans condition, mais j'ai posé maintes fois la question, que fait-on si le revenu universel n'est plus versé? La grève? Non, certainement pas, puisqu'on ne travaille pas, donc on ne peut pas faire grève. Et bien entendu, j'étais sourd et je le reste sourd aux garanties morales en démocratie etc, je laisse ça aux songe-creux indécrottables qui croient aux garanties morales surtout dans un monde sans doctrine, moi, je n'y crois pas et je n'y croirais qu'après qu'on me l'aura démontré, et il est impossible de le démontrer. Dans un monde et un univers culturel dépourvu de doctrine et de loi supérieure, laquelle d'ailleurs ne suffirait pas toujours, seules les garanties concrètes matérielles comptent, les paroles s'envolent, les écrits changent et s'abrogent par d'autres écrits, donc sauf des garanties matérielles et concrètes, je ne vois pas ce qui empêcherait une gouvernance qu'elle soit ou non étiquetée démocratique, question de pure apréciation au demeurant, de suspendre ou d'interrompre, avec ou sans raisons allégués, le versement d'un revenu garanti, détruisant ainsi, la substance même du pain et de la vie de millions de gens faibles et crédules. Je préférais de loin donc, la sauvegarde optimale du travail humain et de la distribution du travail humain, par la "démondialisation", donc des règles commerciales atténuant ou anéantissant les concurrences étrangères destructrices, la substitution par versement et distribution d'un revenu non lié au travail du bénéficiaire n'étant que réparation du mal que représente sa mise à distance du travail et des revenus du travail. Et si on me posait la question sur le plan technaulogique, est-il préférable de mettre un frein par taxation ou régulation aux innovations limitantes du travail humain plutôt que de réparer leurs effets par distribution de revenus sociaux, j'eusse répondu que ma préférance va aux limites et à la régulation des technaulogies pour préserver le plus possible l'activité humaine, qui reste dans mon esprit le meilleur gage et la meilleure garantie de revenu. D'ailleurs, ma préférance initiale n'est pas à la taxation des innovations technaulogiques, ma préférance initiale va à leur limitation, leur régulation, voire l'interdiction pure et simple des technaulogies les plus destructrices. Et quand on dit les choses comme ça, vous entendez répondre le dogme non démontré selon lequel on ne peut pas aller contre le progrès, etc, qu'on ne peut pas aller contre les nouveautés technaulogiques. Je ne vois pas pourquoi, d'ailleurs on l'a fait et largement encore, on a limité certaines innovations, on en a censuré, certains disent qu'on a éliminé des innovateurs, mettons au moins qu'on ait fait des choix technaulogiques pas toujours vers les plus efficaces ni les moins coûteuses, pour faire fonctionner, ce qui est légitime, un modèle et un régime économique cohérent. Donc, ce qu'on a su faire pour certaines raisons discutables ou pas, on peut le faire pour d'autres raisons. Donc, pour des raisons de cohérences, parce qu'en effet, il faut qu'à tous bénéficient un revenu de minimum vital, par le travail ou autrement, il faut donc procéder à cette régulation commerciale graduelle et en même temps à la régulation technaulogique. Et si cette sauvegarde du travail humain ne suffit pas, alors il faut impérativement qu'à chacun soit garanti un minimum vital jusqu'à ce qu'il ait meilleure situation et justement pour qu'il y parvienne à ce changement de situation vers meilleure fortune. Donc, les deux problématiques ne s'opposent pas et sont même complémentaires en toute rationalité et cohérence. Arnaud Montebourg eut donc tort d'éreinter le principe de revenu universel, puisque son propre projet n'a de sens que dans ce but, préserver le travail humain et la substance économique, pour que chacun bénéficie des ressources disponibles. Arnaud Montebourg que je continue de croire supérieur en qualité et en responsabilité au sentimental Benoît Hamon eut mieux fait de préhempter les deux projets qui en réalité n'en font qu'un. Or, lui seul à mon avis aurait eu des chances de succès aux présidentielles, parce qu'il a cohérence supérieure et de loin à Manuel Valss et à Benoît Hamon, des gens qui aiment trop les valeurs creuses. Il eut gagné à intégrer le revenu universel dans son projet, ça allait de soi dira-t-on mais c'était mieux en le disant, or, il ne l'a pas dit, il a plutôt fait chorus contre le revenu universel pour flatter un peu la galerie. Parce que finalement, dévarrassé de toute considération morale et sentimentale, le principe du revenu universel n'est pas ce qu'il y a de plus utopique, de moins réaliste. Le réalisme, c'est la volonté de garantir à tous un revenu, quelle que soit la contraction du travail humain, ce qui n'est pas réaliste, donc ce qui est utopique, c'est de ne pas le garantir et d'escompter que ça arrive par les seules lois du marché, sans volontarisme politique et sans l'obligation arcente ou l'ardente obligation. Benoît Hamon quant à lui, eut tort de ne pas souligner le caractère réaliste et dirait-on inévitable de la problématique "revenu universel", il l'a trop vendue avec des sourires et des valeurs, les sourires ne produisent pas et ne nourrissent pas, quant aux valeurs, elles sont variable, haussières et baissières, dans cet univers dépourvu de sens et de doctrine. Que dirait le Musulman et comment trancherait-il ces débats? Premièrement, pas question d'ignorer la problématique de minimum vital que la Nation Islamique semble-t-il a la première mis en oeuvre au moins partiellement. Ibnou-Khaldoun en témoigne de ce souci. Et la protection sociale était parfois très généreuse, ainsi à Cordoue, n'importe qui, de passage dans la ville, était admissible à l'hôpital public, trois jours après son arrivée, délai de séjour chez un hôte responsable, et après l'hospitalisation, on pouvait séjourner dans la ville et percevoir des indemnités dirait-on journalières de convalescence jusqu'à être jugé apte à gagner sa vie par le travail. Ibnou-Rouschd, que certains nomment Averroès, élevait l'hôpital public au rang de première réalisation de l'Islam. La question de distribution sociale optimale des ressources disponibles semble validée par l'expérience des Musulmans et il n'y a pas dans les sources révélées de notion de maximum ou de plafond dans cette redistribution, si le pauvre à qui on fait aumône n'en veut plus et s'en récrie, selon les interprétation majoritaires des hadiths, ce n'est pas une raison suffisante pour cesser envers lui l'aumône, bien au-delà des besoins premiers s'entend, donc vers un vrai changement de fortune. Donc, la question qui se pose n'est pas tant la limite aux distributions des ressources disponibles, la seule limite et le seul plafond objectif, ce serait si la redistribution est elle-même destructrice de distribution à l'avenir, si elle détruit trop de richesses atteignant aux moyens et possibilités de production. La question est donc de savoir si la distribution optimale des ressources disponibles doit se faire par la préservation au mieux du travail humain, régulation commerciale et technique, ou par la distribution d'un revenu sans lien avec le travail et la production de richesses. La préférance du Musulman ira il me semble forcément, vers la préservation optimale du travail humain et sa distribution. Le Musulman préfèrera que les richesses soient créées par le maximum de gens et craindra la concentration dangereuse de production des richesses aux mains d'une minorité. Et il le craindra davantage s'agissant des pays et univers dépourvus de doctrine, donc d'un minimum de freins éthiques et moraux, donc le Musulman préfèrera la préservation du travail humain par tous moyens apropriés et ne se résignera que contraint à la généralisation croissante de la distribution de revenus sans lien avec le travail à des gens qui en sont écartés et éloignés contre leur gré. Et toutes les religions du Livre voient dans le travail une adoration et réprouvent l'oisiveté, peu importe qu'elle soit volontaire ou involontaire. Certes, le travail n'est pas l'unique destination des gens, la parole d'Allah désigne bien la destination première, puisque la création des jinns et des hommes ne se justifie selon la parole même d'Allah qu'à fin qu'ils adorent Allah. "Nous n'avons créé les jinns et les gens qu'afin qu'il Nous adorent", est-il écrit en substance au meilleur des livres. Or, si Allah a prescrit à l'homme le travail comme fait d'adoration, il semble certain que l'abandon ou la raréfaction du travail humain aille de pair avec la diminution de l'adoration et moindre tenue du culte. On pourrait croire le contraire, que les gens délivrés d'obligations se consacreraient aux adorations et aux bienfaits, nous observons dès maintenant que ce n'est pas ce qui arrive, moins les gens sont occupés de travail, plus les gens sont libres de leur temps, moins il y a de bénévoles, le travail et l'occupation journalière vitale et nourricière semble bien être une colonne vertébrale morale, le Musulman craint comme tout autre, l'absence de cette solide colonne. Ceci étant dit, si donc le travail humain diminue, le Musulman est obligé de valider la distribution de revenus sociaux de substitution, du fait du principe basique du moindre mal. Plaise à Allah que l'emportent en même temps les idées de régulations commerciales et techniques et celles de distribution universelle de revenu, la cause étant la même, la cause de l'homme et de l'humanité. Croissant de lune.