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jeudi 18 juin 2026

Observations supplétives après l'armistice de Trump

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Ce mémorandum contient 14 propositions, comme celles du président Willson à l'issue de la guerre de 14. Les propositions de Willson visaient (déjà) à réunir l'Europe pour la prémunir d'embrasements ultérieurs. Les propositions de Willson, très critiquées par Freud, ont fait l'Europe et l'Europe fut réduite à feu et à sang, mais Willson était un président intelligent et raisonnable qui a fait une erreur d'analyse en partant d'une bonne intention. Les 14 propositions de Trump font mesurer toute la distance qu'il y a, dans cette guerre dont les objectifs n'ont jamais été clairement identifiés ni définis, du #RegimeChange envisagé au départ pour venir en aide au peuple iranien qui devait redoubler d'émeutes, car leur libérateur arrivait, à ce blang-sein donné aujourd'hui à la République islamique d'Iran à l'autorité renforcée sous la férule de radicaux d'autant plus cruels qu'ils sont plus pragmatiques, dans ce qui ressemble fort à une capitulation américaine, qui plus est signée à Versailles comme le désastreux traité d'après la Grande guerre dont il fut difficile d'accoucher, un traité de Versailles où Trump, bouffon bouffi de lui-même, inflige aux Etats-Unis des réparations à verser à l'Iran qu'il a démoli sans raison en procédant de cette manière désordonnée, réparations qui seront peut-être atténuées si Trump compte toucher sa commission dans le péage consécutif à la réouverture du détroit d'Ormuz déminé et participer à l'autorité de régulation irano-omanienne qui réglera désormais les flux dans ce détroit. Trump capitule, répare, se corrompt, se rétame, croit gagner quand il a perdu dans une guerre sans objectif. La seule consolation pour les États-Unis est qu'Israël obligera bientôt Trump à se déjuger en frappant le Liban et peut-être même l'Iran de manière à l'obliger à riposter et de telle sorte que les clauses de l'accord ne seront plus tenables, la versatilité de Trump faisant le reste et garantissant que ce pré-accord sera bientôt déchiré, ce qui ne sera pas une bonne nouvelle pour la paix mondiale, mais on commence à être habitué. Et c'est sur ce pantin qui a déjà fait deux guerres d'agression depuis le début de son second mandat et qui na rien à envier à Poutine que les Européens comptent pour régler la guerre en Ukraine, ce qu'il n'a pas réussi à faire en 24 heures bien que Poutine le respecte, lui qui n'aurait jamais osé agresser l'Ukraine si Trump au lieu de Biden s'était trouvé à la Maison blanche en février 2022. Une guerre éclair, se promettait Poutine, qui, soit dit en passant, a passé elle aussi la durée de la guerre de 14!


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