Je devrais partager beaucoup plus souvent cette chronique américaine qu'est "Maintenant média". Dommage que je le fasse ce soir pour souligner qu'elle se trompe. Elle est tenue par une famille franco-germano-britanno-américaine, la famille #Reymond, qui s'est installée aux États-Unis, d’abord au Texas, et puis à Las Vegas Nevada. #WilliamReymond, le père de famille, a été pendant quinze ans un journaliste d'investigation en Franceet aux États-Unis, a écrit un livre intitulé #BushLand où il révélait entre autres les connexions de la famille Bush avec les nazis (mais les Windsore avaient également ce pédigré). William Reymond voulait devenir champion du monde de poker et il l'est devenu. Il a co-scénarisé un une comédie familiale intitulée "les Parfaits" qui sortira le 24 juin.Je ne suis pas sûr d’aller voir ce film, je n’aime pas les comédies familiales du cinéma français. Mais William Reymond est resté un excellent journaliste. Sa "Chronique américaine" restera dans les anales. Sa thèse ? Ou bien #DonaldTrump provoquera la chute de la "démocratie" américaine, ou bien la démocratie américaine provoquera la chute de Donald Trump.
Ceci pour vous présenter son travail. Comme l'a très bien exprimé #FrançoisDevaux dont j'ai partagé la publication ce matin sur FB et qui dénonçait la passivité d’un G7 poltron et pleutre, le #G7 "applaudit à grands cris" à l'accord qu'a signé Trump avec l'Iran. Pour nos grands dirigeants comme pour pas mal d'autres (et William Reymond est plutôt du côté des "politiquement corrects"), cet accord est une défaite historique, pour commencer parce que Trump y cède à la propagande iranienne et se contente d'une déclaration verbale de l’Iran, selon laquelle l'Iran ne cherchera jamais à se doter d'une arme nucléaire, pour croire en cette promesse. "Or l'Iran n'a jamais tenu ses promesses", déclare William Reymond. Jusqu'à preuve du contraire, on n’en a pas la preuve. L'Iran était, malgré un régime abrutissant, arriérateur et meurtrier, un pays inoffensif, en ce sens que ce n’était pas un pays offensif. Il se défendait, mais n'attaquait pas et il est parfaitement plausible qu'il n'ait pas ou ait fait peu de recherches dans le domaine du nucléaire militaire parce que le Coran ne le lui permettait pas. Autre étant le régime iranien et autre la société perse, sur laquelle la greffe de cet islamisme fanatique n'a jamais pris, contrairement à la Turquie moins armée, mais plus offensive, et moins inoffensive comme plus stratégique, car intriquée sur tous les fronts des conflits où le monde se déchire.
Mais il y a une autre raison pour laquelle cet accord ne saurait être une "défaite historique": il est un simple épisode du feuilleton trumpien, dont le principal protagoniste non seulement changera d'avis comme de chemise au moindre coup de Trafalgar iranien, mais surtout se fera mener en bateau par Israël qui a provoqué cette guerre: il suffit qu'Israël relance à petite ou grande échelle des frappes sur le Liban en rompant le "cessez le feu" pour que l'Iran sorte du préaccord et décide de reprendre les hostilités si tel est son intérêt et qu'elle l'estime supérieur au fait de recevoir 300 milliards de dollars en guise de réparation de la part de ceux qui ont prétendu détruire ce pays en changeant son régime en pure perte.
Attacher de l'importance à cet accord, c'est prendre Trump au sérieux. Or Trump, comme tous les enfants mal élevés ou autres « enfants rois », est un dictateur. Les enfants, on les ramène à la raison ; on ne flatte pas leur illusion d’être rois en leur offrant Versailles sur un plateau dargent ou même plutôt d’or. les Européens ont peur de Trump et quand Trump arrive en retard dans une réunion du G7 qui l'ennuie en disant pour les provoquer : "I'm the boss of the world", Macron au lieu de relever la provocation et de le remettre à sa place de président des États-Unis d’Amérique, lui rend l'insulte de son ancien époussetage en lui demandant s'il va bien: "How are you?" et non pas "est-ce que ça va encore dans ta tête ?". Hitler était un enfant dictateur, mais d'autant plus dangereux qu'il avait été un orphelin, un enfant solitaire et un étudiant relativement pauvre. Sartre a expliqué que "[tout] orphelin était un dictateur". Trump n'a pas connu la pauvreté. Il est né dans la richesse vulgaire et dans une famille où le père n'aimait personne. Il pouvait se déjuger en faveur de ses enfants qui lui prouvaient qu'ils pouvaient réussir. Pour se distinguer de son frère Fred junior, l’héritier présomptif, Donald Trump a relevé le défi comme il a pu. Maintenant il joue les enfants gâtés. Les Européens en ont peur, mais dans le reste du monde, personne ne le prend au sérieux, à commencer par la Russie de Vladimir Poutine. Cesser de prendre Trump au sérieux et le traiter comme un bouffon serait sans doute la meilleure manière de s'en débarrasser. Il ne mérite pas notre peur, son jeu ne vaut pas une chandelle et Trump est loin d’être un joueur d’échecs qui a trois coups d’avance. C’est juste un enfant capricieux qui caresse ou menace au gré de ses humeurs. Il n’y a pas de quoi fouetter la communauté internationale !
Signé par un homme qui a fait de la versatilité une méthode de gouvernement, son préaccord avec l'Iran est trop transitoire pour mériter tant d'attention.
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