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samedi 20 juin 2015

Le féminisme, le spirituel et le social


Une amie m’ayant dit que, tout en profitant des bienfaits de l’individualisme, il faudrait que nous luttions contre le droit à l’avortement en interdisant particulièrement celui du premier enfant, ce qui serait ouvrir la voie aux grossesses précoces, à quoi la société n’est pas prête, non plus qu’à remettre en cause le féminismedont les femmes comencent à peine à bénéficier, féminisme qui tient irrationnellement le droit à l’avortement et le travail des femmes comme moyen obligatoire d’émancipation pour deux de ses conséquences logiques, je lui ai répondu en mettant en ordre une conception que je commence d’avoir :il ya deux groupes de polarité qui se superposent, mais ne sont pas faits pour communiquer. Principiellement, il y a le matériel et le spirituel ; superficiellement, il y a le psychologique et le social. Le spirituel n’est pas fait pour s’imposer au social, il ne peut certainement pas s’empêcher de se communiquer à lui, mais il n’est pas certain qu’il y gagne. L’Invisible est invisible au psychologique et au social.

 

jeudi 18 juin 2015

Egalité et trinité


Faut-il que la passion de l’égalité embrase l’homme jusque dans sa vision de dieu pour que l’égalité des personnes divines soit le second sujet de préoccupation de saint-augustin dans son livre sur la trinité que je lis depuis peu !

 

Et faut-il que l’homme veuille s’égaler à dieu ou Lui transpose les attributs dont il manque comme le dit feuerbach pour que son principal souci soit d’établir que « tous les hommes naissent égaux en droit », tandis qu’on ne peut pas plus réaliser cette égalité dans les faits qu’on ne peut empêcher, dans la trinité, qu’il y ait un Père, un fils et un Esprit qui serait la relation entre les deux, posant cet  autre redoutable problème qu’est de savoir si la relation peut être une personne, moyennant quoi Carriger n’aurait qu’à retourner la question tenue pour résolue en prétendant que la personne est relation ou elle n’est rien ni personne.

vendredi 12 juin 2015

Moi est un jeu





 

Ce qui intéresserait le logicien en moi, ce serait de comprendre pourquoi Dieu a joué ainsi avec des personnes créées pour ne s’atteindre jamais et être réduites à leur “ego” si elles se cherchaient. Je crois à l’idée de Montaigne qu’on est sa matière première. J’aimerais croire au “travail sur soi”, or on est condamné à se jouer de soi.

 

Je ne me joue pas de moi, mais encore moins des autres. Est-ce que je me joue de la vie ? Mon père me disait que je l’avais récuséde d’instinct. C’était pour rejoindre l’orphelin qu’il était.  Je me suis joué de la vie par la force des choses et par autodéfense. Je continue un peu de m’en jouer, mais j’ai appris à aimer la vie, je commence donc à la choisir.

 

jeudi 11 juin 2015

Le pseudo-catholicisme du docteur Carriger

J'ai peur que ceux qui défendent Vincent Lambert aiment trop les combats perdus.  Et que perdre ce combat  ne les conforte dans leur dégoût du monde actuel. Or quelle que soit leur vision du monde, ils n'ont pas le droit de le perdre.  Quoi qu'il arrive, ils auront été du bon côté mais ils n'ont pas le droit de s'en satisfaire. .
S'il se produisait, l'arrêt des soins prodigués à Vincent Lambert serait un crime d'Etat cautionné par la Cour européenne des droits de l'homme qui n'aura plus qu'à déchirer sa Convention, mais avant tout  commandité par un pseudo-catholique.
Le parti de la mort, à l'existence duquel je finis par me rendre, ne pouvait rêver meilleur allié. Avec des catholiques comme le dr Carriger, on n'a plus besoin d'ennemis. Mais quel est le ressort profond qui rend ce médecin allergique au catholicisme conservateur auquel son militantisme politique au parti chrétien démocrate le rattache,  comme son propre modèle de vie familial? Est-il infiltré dans l'Eglise? A-t-il une double vie spirituelle? Peu importe.
Ce qui compte, c'est de pointer où se situe son ereur, qu'elle soit ou non commise de bonne foi, ce qui paraît  quasiment  impossible compte tenu de la qualité du sujet, dont la dépenddance aux médias est telle qu'il avait promis de ne pas commenter la décision de la CEDH pour ne pas jeter de l'huile sur le feu, et n'a pu s'empêcher de manquer à sa parole à peine une heure après que la Cour avait rendu son arêt.
Mais où se situe l'erreur du dr Carriger? Dans la définition qu'il donne de la vie: pour lui, la vie n'est pas d'abord l'expression d'une conscience individuelle qui peu à peu découvre l'autre, mais la vie est relation.
Je le soupçonne de transposer dans la nature l'idéal d'union trinitaire qui conduit la vie de la grâce. La naturalisation de ce que nous n'atteignons que par la Grâce, une vie qui sort de notre individualité ou de notre égotisme primaire pour n'exister que dans la relation qu'elle rend première et nécessaire, est  une nouvelle "idée chrétienne devenue folle". Folle à l'exemple de la "théologie du mariage" expliquant que le mariage crée un ménage à trois où il y a toi, moi et la relation, et donc l'entité que nous formons du fait de notre relation, un "toi-et-moi" qui précède le "toi" et le "moi" qui doivent librement renouveler leur engagement l'un vis-à-vis de l'autre, dans la conscience du vis-à-vis,d ans la construction de la relation. Et si tel est le cas, c'est peut-être que l'union trinitaire n'est ele-même pas immédiate, mais relève d'un processus d'engendrement et de reconnaissance éternelle. Mais l'éternité d'une telle Vie n'est pas transposable dans l'ordre temporel.
L'erreur du docteur Carriger est d'opérer cette transposition. C'est l'erreur invers de celle de Sartre qui est de tellement privilégier la distance sur le miracle de la rencontre  qui devient  relation que, dans le huis clos qui risque d'être un cloaque des regards, immédiatement, "l'enfer c'est les autres", ce qui peut se corriger ultérieurement dans une relation qui évolue bien et cale ses regards pour qu'ils ne possèdent, n'enferment ni ne figent l'autre. L'erreur du dr Carriger est de vouloir éliminer la vie si le miracle de la relation ne se produit pas. C'est l'erreur confusionniste de quelqu'un qui croit que la vie est fusionnelle, ou bien elle ne vaut pas la peine d'être vécue. Je le soupçonne tout à fait gratuitement d'avoir raté son couple fusionnel et de ne  pas permettre la fusion de sa mère avec Vincent Lambert. Je le soupçonne d'avoir raté là où Sartre et Simone de Beauvoir ont rréussi. Mais eux assumaient de ne pas être catholiques, le dr Carriger s'effondrerait si on lui contestait cette qualité.

jeudi 4 juin 2015

La hiérrarchie des trois amours


Voilà une question qui ne cessera jamais de m’obséder.

 

Saint-Bernard y fait droit, lui qui a écrit un Traité de l’Amour de Dieu, quelle ambition que seul un saint  peut caresser ! Mais c’est aussi un saint du Moyen-âge, où l’on n’avait pas peur d’écrire des traités sur des sujets pareils.

 

J’ai toujours estimé que l’Église en rajoutait sur le fait qu’il faut aimer les autres à et soi-même à raison de Dieu. Je pense que ce n’est ni humainement possible, ni sain, dans la mesure où ce n’est pas naturel. J’ai toujours tenu comme un tournant important que pourrait prendre la théologie qu’elle accepte l’inclination naturelle à commencer par soi en matière d’amour, c’est-à-dire à commencer par se reconnaître, pour subordonner ensuite les amours[1]

 supérieurs à ce premier amour, à cette première reconnaissance de notre réalité personnelle, non pas que l’amour de nous-mêmes soit intrinsèquement supérieur aux amours supérieurs à celui-ci en tant qu’ils nous décentrent et quel’objet du plus grand Amour étant Dieu, c’est aussi l’objet supérieur entre tous les objets ; mais parce qu’il y va de la santé de notre âme et que Dieu nous a créés, certes afin que nous puissions tendre vers la perfection et vers la sainteté, mais il n’y apas de sainteté sans santé.

 

Saint-bernard sème le doute dans ma certitude en faisant ce constat :nous ne sommes que trop enclin à trop nous aimer, à trop nous considérer, à nous donner trop d’importance. Donc si le premier degré de l’amour est bien de nous aimer, le second degré n’est pas de nous tourner vers les autres pour eux-mêmes, parce qu’ils sont des compagnons qui méritent la même attention que nous nous accordons à nous-mêmes. Il est de nous tourner vers Dieu « sans qui nous ne pouvons absolument rien » et, non pas de pratiquer « l’interversion des autres et du moi » comme le prêchent les boudhistes, c’est-à-dire d’aimer les autres comme si c’était nous, mais d’aimer les autres comme Dieu nous fait sentir son amour dans les épreuves, avec la même douceur, d’ »aimer les autres comme nous sommes aimés » de Dieu, « comme Jésus-Christ nous a aimés ».

 

Saint-Bernard reprend donc implicitement, dans sa didactique de l’amour, le précepte christique de « nous aimer les uns les autres ». Mais il ne le fait paradoxalement pas comme on le fait aujourd’hui, où on nous dit qu’il faut s’aimer les uns les autres jusqu’à donner Sa vie pour eux, sous prétexte que le commandement n’est pas de « nous aimer les uns les autres », mais de nous aimer « comme », « comme le Christ nous a aimés ». Or Concrètement, ne sommes-nous pas dans une pratique trop émoliente des commandements pour que nous songions sérieusement à mourir pour les autres, s’il s’agit de les aimer comme le Christ nous a aimé… ?.

 

Saint-bernard nous dit avec beaucoup plus de réalisme qu’il faut commencer par les aimer comme Dieu nous console. Il faut les aimer en les consolant.  Il faut les consoler comme nous aimerions être consolés. Et en les aimant ainsi, ajouterais-je, nous pourrons mesurer que Dieu nous a aimés le premier ou que nous sommes aimés de Dieu.

 

Personnellement, j’ai toujours eu beaucoup de mal à me convaincre que l’amour que nous portons à Dieu doit partir de cet amour de Dieu pour nous, car je ne sens pas que je suis aimé de Dieu,., je n’en suis pas convaincu dans ma chair. Le sentiment que nous sommes aimés de Dieu ne s’impose pas avec évidence. Donc il est très difficile d’aimer les autres ou nous-mêmes en vertu d’un amour que nous ne sentons pas. Même si nous devrions nous rendre à l’idée qui me paraît assez outrée que, si nous ne sentons pas que Dieu nous a aimés, c’est que nous ne nous aimons pas. C’est donc que notre amour de nous-mêmes doit être guéri, et qu’il n’est qu’en apparence l’amour qui est le mieux et le plus directement partagé comme le bon sens… Il irait dans le sens de la nature que nous nous aimions et que nous sentions l’Amour de dieu. Mais souvent nous ne nous aimons pas et donc nous ne sentons pas l’Amour de dieu pour nous.  La première guérison de santé de notre « moi », celle qui nous fera avancer dans la sainteté, est d’être réhabilités dans notre amour ou notre reconnaissance de nous-mêmes pour pouvoir aimer Dieu Qui nous a aimé le premier.

 

Quant à savoir s’il est vrai que nous ne nous aimons pas, je crois que c’est une outrance, car le départ est très difficile à faire entre l’excès et le défaut d’amour pour nous.

 

Enfin, nous dit Saint-bernard, il faut aimer Dieu, non pour le « moi », mais pour LE SOI, dirions-nous aujourd’hui. Il n’est pas à nous dire, comme le ferait maître Eckhardt, qu’il faut L’aimer en Soi, parce qu’Il est Dieu, mais il nous propose de L’aimer parce qu’Il est Bon. Tel est pour lui le troisième degré de l’amour.

 

Et le quatrième degré, nous dit-il : « Ne plus s’iamer soi-même que pour l’amour de dieu » !



[1] Je n’écris volontairement pas « amour » au féminin pluriel. Car l’amour ordonné à Dieu est trop singulier pour s’écrire au pluriel, donc je devrais aller jusqu’à m’abstenir de ce respect orthographique élémentaire ; mais il est aussi trop viril pour s’écrire au féminin. Il procède d’un choix du cœur et de la raison, il ne relève pas d’une inconditionnalité instinctive à l’exemple de l’instinct maternel qui existe régulièrement, n’en déplaise à Elisabeth Badinter, et qui n’existe pas seulement à titre exceptionnel.

vendredi 29 mai 2015

Antinarcissisme primaire




« Mais enfin ! Tu ne m’as pas vu depuis NoÊL « !

 

Je le repris :

« si tu n’étais pas narcissique, tu dirais : je ne t’ai pas vu. Ou depuis Noël ! Et si tu aimais simplement la réciprocité, tu dirais : On ne s’est pas vu depuis Noël . »

 

Je suis un antinarcissique primaire depuis que ma passion de l’égalité m’a fait considérer à quel point chacun avait un droit égal à monopoliser l’attention. Tout le monde, il est vrai, n’en a pas le même désir ni le même besoin.

 

J’ai alors fondé mon antinarcissisme sur la dépréciation de l’autre figeant mes possibilités, apprise en philo comme étant l’opinion de Sartre. Jusqu’à ce que je découvre avec effarement, dans les romans de Sartre et plus encore dans les mémoires de Simone de Beauvoir, combien ces deux craignant-le-regard-d’autrui étaient des passionnés des autres.

 

J’ai toujours défini l’amour comme le surcroît de place qu’on aimait que l’autre rognât sur la nôtre. D’après ma définition, l’amour est donc une passion du narcissisme de l’autre.

 

René Girard nous apprend que freud éprouvait une passion enfantine pour les narcissiques absolues dont l’innocence de tout faire roter autour de soi le faisait fantasmer. Je crois que le premier amour des parents pour leurs enfants n’a pas d’autre origine que l’innocence avec laquelle ils croient tout naturels d’être le centre du monde et de leurs attentions.

 

L’ennui, c’est que la passion pour le narcissisme de l’autre, fût-il son propre enfant, ne dure pas. Ce n’est pas un amour durable.

Scène de rue


Ce matin, un peu choqué d’avoir manqué avant-hier d’être renversé par une voiture électrique, j’appréhendais prudemment le quai du tram à destination de la gare, et une passante avait accosté pour moi une passagère qui acceptait de me dire à quel moment ce serait mon tram qui ariverait à quai, quand nous fûmes, ma mentauresse et moi, bousculée par une gamine qui nous demanda de ne pas prendre ombrage de ce qu’elle se fît une ombrelle de nos corps étant donné qu’elle se cachait. Pourquoi se cachait-elle, demanda la dame. Elle se cachait pour bleuter, répondit l’adolescente. Elle trouva ce verbe au moment où j’allais lui demander si c’était pour sécher qu’elle se cachait. Non, elle ne séchait pas, elle bleutait. Et pourquoi bleutait-elle, renchérit la dame. Elle bleutait pour ne pas aller en cours. Et pourquoi n’allait-elle pas en cours, s’enquit la dame. Elle voulait rater la cuisine, s’excusa la jeune fille. Et pourquoi voulait-elle rater la cuisine, du moment que la cuisine allait lui servir toute sa vie, prêchais-je en veine de refonder une école ménagère et des cours de maintien. Parce qu’elle était kossovare, s’abattit la petite sécheuese.

« Tu n’as pas conu la guerre ! moralisa la dame.

Si, corrigea la jeune fille.

Tu n’as pas connu la guerre. C’est pourquoi tu ne peux pas comprendre le prix d’une école. Les petites népalaises, tes payses, font des kilomètres pour aller à l’école. Et toi, tu ne saisis pas la chance d’avoir des cours de cuisine.

 

La petite Léonarda était parvenue à conjurer la leçon. Je dis à la dame que, si on n’avait pas fait une obligation de l’école, cette petite n’aurait pas conçu le désir de la transgresser. Et je regrettai que la jeune kossovare accueillie dans une république scolaire et sa professeur dans une autre école ou dans une vie future vivaient dans deux mondes étrangers.

La prière de Jésus qui maudit le figuier


L’évangile du jour nous donne à méditer sur l’épisode du figuier desséché (Marc 11, 11-26).

 

Plusieurs passages retiennent mon attention :

 

 

« Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il parcourut du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze. »

 

-         Saint-Marc situe les conflits avec le temple après l’arrivée de Jésus à Jérusalem. Un certain temps sépare donc cette entrée triomphale de la passion chez Saint-Marc alors que le conflit ne fait que s’envenimer chez saint-Jean et culmine dans la Passion.

 

-         A mettre en revanche dans le diatésaron est l’amitié et le ressourcement que Jésus et Ses disciples trouvent dans leur amitié avec Lazare, Marthe et Marie. Comment ne pas penser à notre arrêt à Béthanie avec Gilles chez des Palestiniens qui nous ont demandé de ne jamais les oublier ?

 

-         Il arrive aussi à Jésus de trouver le temps long dans le temple ¨comme c’était déjà le soir, il rentre à Béthanie.

 

-         Le Jésus qui trouve le temps long est le même qui s’impatiente. Retournant au Temple le lendemain, il renverse les échopes des marchands du temple après avoir maudit le figuier.

 

    Mais cet évangile nous fait participer à toute une journée du Seigneur.

 

-         C’est le même Jésus Qui, quand IL a faim, maudit le figuier et Qui, quand Il a soif des âmes, les atend.

 

-         C’est le même Jésus qui, quand Il n’arrive pas à prier, a faim et maudit le figuier,  Qui nous demande de prier sans cesse.

 

Dieu n’est pas que patience dans la sécheresse. Comme notre prière, il est aussi impatience de notre dessèchement.

 

- C’est le même Jésus Qui, tantôt Se transporte librement, avec impatience, du temple à Béthanie et de Béthanie au temple ; et tantôt « ne [laisse] personne transporter quoi que ce soit à travers le Temple. Tantôt Jésus est le Dieu du devenir et tantôt Il Est le Dieu du choix qui fait vœu et serment de fidélité.

 

-         Limpatience est une condition de l’intercession : « C’est pourquoi, je vous le dis : tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez obtenu, et cela vous sera accordé. ».

 

-         C’est le même Jésus Qui, tantôt maudit le figuier par impatience de le voir advenir à lui-même, tantôt ne le laisse se détruire jusqu’à la racine que pour la forme et pour la force, la force de déplacer des montagnes.

 

-         Pourquoi une montagne irait-elle se jeter dans la mer ? Jésus bénit la force de ce défi absurde aux éléments, et il christianise la croyance juive que, du jour où tous croiront à la venue du Messie et observeront le shabat pour le faire venir, Il viendra. Il christianise cette abrogation de la peur dans le désir de celui qui prie avec impatience pour que se lève l’objet de son désir.

 

- La seule marque spécifiquement chrétienne de la prière de Jésus Qui a faim est le pardon des offenses, et cette marque est indiquée du « notre Père » à cet accès de rageet de (sainte) Colère.

mercredi 20 mai 2015

Hollande, le roi primitif


Hollande au chevet du climat. C’est un peu comme le roi primitif qui se convainc qu’il peut faire tomber la pluie parce qu’il ne sait pas gouverner le paysoù il règne. Avec une variante laïque :  Hollande ne prie pas le ciel pour que le ciel fasse tomber la pluie, Hollande prévient le ciel que, puisqu’il ne sait pas commander à la terre, il va s’occuper de lui. Le ciel tombe sur la tête de M. Météo, à sa grande satisfaction. Hollande est un roi primitif et un M. Météo qui arrive à ses fins puisque pour lui, « gouverner, c’est pleuvoir. »

 

IL est plus facile à Hollande de faire tomber la pluie ou de recevoir un coup de foudre que de faire baisser la courbe du chômage. Même Mme Merkel a un faible pour son Hollande foudroyé. Puisqu’il attire la foudre, elle met la tête sur son épaule. C’est le côté Sturm und Rang de cette romantique austère. Et il ne faut pas dire que Hollande ne sait pas infléchir les courbes. Il a trouvé un moyen avec les chômeurs, c’est de les contrôler pour les radier.

 

 

2. « tout chômeur est tenu d'effectuer des actes positifs et répétés de recherche d'emploi", dit le Code du travail . Comment fait le chômeur dépressif ?

 

Sous la gauche avant le hollandisme révolutionnaire, il était indécent à la droite de supposer qu’il y ait des faux chômeurs. Jacques Attali conseillait déjà sous cette gauche-là. Aujourd’hui, tous ces tabous ont sauté et Jacques Attalipeut déclarer : « Nous sommes un pays qui préfère des chômeurs bien payés à des travailleurs mal payés. »

 

Eh bienmoi, j’assume ma préférence. C’est peut-être parce que je suis un assisté, mais je crois aux chômeurs dépressifs. Je crois que tout travail mérite salaire, et que les boulots ingrats devraient être les mieux payés. Ce renversement de l’échelle des salaires, c’est mon gauchisme à moi. Si j’étais syndiqué, je le serais pour la défense des ouvriers au marteau-piqueur. Mais Claude reichmann, le grand pourfendeur de la sécurité sociale,  a raison de dire qu’il ne faut pas parier sur la révolution des assistés.  Mon gauchisme est tout à la fois trop rationnel, trop idéaliste, trop naÏf  et trop simplement chrétien pour être révolutionnaire.

 

Le gauchisme de Jacques Attali, son ambition sociale pour les travailleurs, c’est qu’ils deviennent des travailleurs pauvres.  Soit c’est que Jacques Attali sévit depuis trente-cinq ans auprès de gouvernements qui n’ont jamais réussi à régler le problème du chômage, soit c’est que, comme son homonyme Séguéla, Jacques Attali n’est qu’une espèce de puboliciste florentin et de publicitaire machiavélien qui n’a jamais eu aucune autre ambition pour les travailleurs.

 

 

  1. Sous la gauche, on peut précariser les travailleurs et parler des faux chômeurs tout en ne s’embarrassant plus de cogérer l’Éducation nationale avec les syndicats. La réforme actuelle n’est que la continuation du projet de Vincent Peillon sans son instigateur. Lequel instigateur ne s’inscrivait à son tour que dans la lignée des didacticiens et des pédagogues de la Ligue de l’enseignement. Ceux-ci, en plus d’être des dissipateurs de jargon qui se dissipent dans l’interdisciplinarité, sont des équaliseurs de citoyens standards, sans sel, sans ciel et désessentialisés, dont on veut faire les rejetons médiocres de l’enseignement de masse.  Ils ne deviendront ni médecins ni manœuvres. On importera les futurs ressortissants de ces deux classes sociales. Ceux-là végéteront dans le tertiaire s’ils trouvent du travail. Les plus doués s’en sortiront toujours. Ils n’ont que faire de l’antiélitisme affiché de « l’école de la République ». C’est quand la chose manque qu’on y met le mot. Ainsi de la « République », qu’on ne saurait trop placer comme complément de détermination de l’école antidéterministe.

    L’èlève est moins que jamais au centre du système puisque l’enseignement ne s’adapte pas au genre d’intelligence de chacun. Et plus elle vise l’égalité, qui est sa seul obsession depuis  Edgar Faure, plus elle essaie d’éviter la reproduction que dénonçait Bourdieu, et plus le fossé se creuse dans la prédétermination des catégories sociales. Moins lécole et la république sont méritocratiques, plus l’ » ascenseur social » est en panne.

mercredi 13 mai 2015

Spéculation spirituelle

Une amie me confiait hier qu’elle se demandait si ce n’était pas en raison de la presscience de Sa crucifixion que le Christ a tellement insisté sur les dévastations de l’apocalypse, en contradiction manifeste avec la promesse de dieu que plus jamais, Il ne provoquerait de déluge.

 

J’aime cette acuité de la lecture spirituelle de se rappeler les promesses de dieu qu’un livre entier vient démentir.

 

J’aime cette lecture parce qu’elle ne tombe pas dans deux pièges :

 


 

et celui de nier qu’Il l’eût permis, au point que la crucifixion ne serait qu’un accident dans la vie du verbe incarné, où tombe la théologie moderne par défaut de mysticisme. Où elle tombe au point de ne pas voir la souveraine beauté du « minuit, chrétiens » (composé, paraît-il,  par un athée), dont le premier couplet rappelle, avec « le courroux divin », la doctrine traditionnelle du péché originel ; et dont le troisième ouvre sur les vastes horizons de la largesse cosmique où plane le Saint-Esprit, Celui-là même, écrivait le cal Newman, qui a « rendu nos cœurs accessibles à la Miséricorde divine » :

 

« La terre est vide et le ciel est ouvert. »

 

 

 

 

 

La France, combien de divisions?


« Les démocraties » n’avaient pas rougi de combattre avec Staline pour vaincre les nazis. Elles ont des pudeurs de cocottes pour venir commémorer cette victoire avec Poutine.

 

Seul Laurent fabius a bien voulu se déranger, mais en prenant soin de communiquer  qu’il n’assisterait qu’au cocktail.  La femme de l’ambassadeur Pérol aimait raconter que Michel Rocard avait l’habitude de se goberger en participant à des colloques sur la faim dans le monde. Fabius doit être devenu rocardien.

 

Quant au « snobage » de la fête de Poutine où les BRIC sont venus remplacer les invités qui s’excusaient comme dans la scène évangélique, es 20 ou 25 millions de morts soviétiques seraient-ils un détail de l’histoire de la guerre mondial, à moins que la guerre mondiale ne soit qu’un détail de l’histoire de l’holocauste ?

 

Ce n’est pas moi qui le dis ni même qui le pense, ce sont les médias qui organisent trois fois par semaine un culte en mémoire du peuple qui a connu le Golgotha du monde. Un peuple configuré de ce fait au Messie qu’il n’a pas reconnu. Du moins le pensais-je. Je ne sais plus ce que jeen pense et cela m’attriste, car je ne voudrais pas que la régression historique où nous sommes me contamine tellement que je rretrouve l’ingratitude millénaire des chrétiens à l’égard des juifs, parce que ceux-ci se rendraient insupportables à force de judéo-centrisme.

 

Là encore ce n’est pas moi qui le dis. C’est Bernard Lazare expliquant l’antidreyfusisme au moment de l’affaire dreyfus par le fait que les juifs avaient le don de se rendre insupportables aux nations auxquelles ils s’assimilaient. Pourquoi diable ?

 

De Charlie à « l’affaire Dreyfus », je voudrais savoir pourquoi et de quoi la République interdit que l’on discute.

 

La France avait presque pris la tête des pays non alignés. Mais c’était sous de Gaulle et il y a loin de de Gaulle à Hollande. Comme Obama a permis que les frères Castro (pas l’ex à Fabius) redeviennent fréquentables, le toutou Président est parti en éclaireur des espions US. Il préfère les îles à Poutine.

 

Répartition des rôles entre François Hollande et Manuel Valls : Hollande est le Président du deuil national (il marche et pleure sur toutes les catastrophes), et Manuel valls est le premier ministre de la division nationale : la République contre ses ennemis. Contre les ennemis désignés par Michel Houellebecq : les islamistes et les identitaires.

 

Et comme Manuel valls n’a que ça dans son logiciel de politicard qui n’a rien étudié, les « intellectuels », de OOnfray (un autre Michel, Saint-Michel archange de l’athéisme ?) à Todd (un vrai « pseuedo », celui-là) le traitent de crétin.

 

Manuel Valls a un vrai complexe intellectuel. Alors il les cherche et ferraille avec eux. Il envoie Najat les pseudonomiser. Beaucoup croient que Najat a le QUI de Valls. Je me souviens de l’avoir entendue, avant qu’elle ne soit connue, invité de dominique rousset dans Le rendez-vous des politiques. Elle était brillantissime. Elle s’est perdue pour avoir accepté de se laisser réduire au rôle de « beurette de service ». Comme Christiane Tobira se dégrade en étant susceptible aux clichés contre les anciens coloniaux : les singes, la banane ! Pourtant, « avoir la banane », n’est-ce pas avoir la gnaque, lafrite, la belgitude ?  

 

Autre avatar du même phénomène : hier matin, la chronique de frédéric Métézeau expliquait que, grâce à Yvette roudy, on avait sauvé les statistiques hommes-femmes ; mais que, si on en avait fait de même à cause de Robert Ménard, à supposer qu’elles soient nécessaires, y compris pour lutter contre les discriminations, les statistiques ethniques seraient déshonorées.

 

La République est devenue le plus grand (bien) commun diviseur. C’est au moment où une chose manque qu’on en affirme l’existence. Ainsi de la liberté d’expression. Liberté qu’on a tellement réduite que le seul désir qu’on en a est un désir de dire du mal : du mal des juifs, des musulmans ou de qui sais-je. Sous prétexte qu’on nous divise et que cette division devrait être notre seule cohésion, devons-nous individuellement, sur les réseaux sociaux ou ailleurs, céder aux dualisations catégorielles ? Sommes-nous nés pour détester des membres de l’humanité ? Et si on nous le fait croire, devons-nous suivre les mauvais bergers qui mordent les mollets de notre haine en prétendant exercer leur vigilance pour empêcher que nous haïssions ?

jeudi 7 mai 2015

Instantané politique

L’»instantané politique » s’oppose à « l’inaperçu de l’actu » en ce qu’il énonce un événement purement conjoncturel, c’est un concept de chronique que je viens de forger ce soir) :

 
Pendan qu’au Front national, une fille à papa organise un patriotisme parricie et que, dans le monde déboussolé, l’Amérique espionne le monde entier et l’Allemagne espionne pour le compte de l’Amérique, dans la République valeureuse, le nouveau Président organise en toute impunité l’inégilibilité de son prédécesseur, et ses écoutes sont validées par la justice, ce dont n’avait pas osé rêver Gilles Ménage du vertueux temps de Mitterrand.

Le narcissisme

Le « moi » du narcissique que je suis est envahissant, quoique je sois un narcissique contrarié de l’être, comme je voudrais que soient tous les narcissiques : s’ils sont torturés par leur image, que leur image ne crève pas l’écranr ! Les narcissiques devraient vouloir disparaître, par romantisme et non par humilité comme les mystiques. La connaissance de soi des chrétiens dénature la connaissance de soi des philosophes, parce que la seconde est appelée à leur faire connaître « l’univers et les dieux » à travers le miroir qu’ils en sont, tandis que la première vise l’humilité, la connaissance du péché et, non la mort, mais la disparition du pécheur. Par égalitarisme, les narcissiques devraient se demander s’ils n’occupent pas plus de place qu’il ne leur est échu par la justice distributive et la nature humaine, et s’ils n’enfreignent pas le fragile équilibre de la relation humaine, en occupant tout l’espace vital avec leurs problèmes existentiels. Les narcissiques devraient en rabattre parce qu’il est poli de s’effacer. On reproche aux narcissiques de ne pas s’aimer ou d’avoir peur de réussir ou d’échouer. Mais on ne mesure pas les bornes légitimes de l’amour de soi ou de la peur raisonnable. (La peur ne se raisonne pas, mais la peur peut être raisonnable.) On pouse les gens qui s’occupent des autres ou qui traversent une épreuve ou une phase de dévouement à davantage penser à soi. “Le moi” premier servi”. ON décourage le sentiment de culpabilité sans se demander si ceux qui se font des reproches ont des raisons de ne pas se sentir innocents. René girard reprochait à Freud d’être innocemment fasciné par les narcissiques absolu(e)s, comme l’individualisme reproche aux paranoïaques de l’d’avoir poussé dans ses retranchements.

Organisation et contemplation

J’ai du mal à m’organiser, oscillant toujours entre l’idée que tout est indigne del’activité humaine, qui ne se rapporte pas à dieu, la certitude du caractère indispensable de l’organisation en mettan au premier plan la prière que je fais rarement, et mon goût invincible de la diversion et du pas de côté, qui fait que mes journées ne se déroulent presque jamais comme je les avais planifiées. Un jour, j’avais fait part de ces perplexités à un couple de voisins musiciens, dont luiétai chanteur lyrique et elle, une pianiste exceptionnelle. Je leur disais cela come nous parlions de musique amateur. Je leur demandais pourquoi les hommes s’occupaient de musique. Ils sont tombés des nues. J’ai eu deux réponses hier soir, de deux ordres bien différens, moi qui m’étais entndu répondre par Franck à une question que je lui posais, par Franck qui est persuadé que je vis dans un labyrinthe et que je m’entretiens dans le plaisir d’y vivre : « Me poses-tu cette question pour en entendre l’écho en moiou pour avoir une réponse ? » Sous-entendu, moi, Franck, je peux te donner la réponse, parce que je parle avec Dieu et parce qu’IL me répond, mais surtout parce que je conçois la prière et son extension, la conversation, comme un dialogue qui ne doit pas tourner à vide, mais qui doit entrainer, non pas une conversion de la part de celui qui prie, mais une réponse de Dieu. A l’inverse (et je le disais encore à une catéchiste dimanche dernier, à qui je reprochais, dans les partages d’evangile qu’elle organise en vue des messes emmaüs, de trop recentrer les questions qu’elle invite les fidèles à formuler tout haut), je préfère le catéchisme de la question au catéhchisme de la réponse, le catéchisme par questions-réponses n’est qu’une anticipation peureuse de toutes les questions, à supposer qu’on n’en ait oublié aucune, que l’esprit corrosif ou “éveillé” du non croyant pourrait poser à celui qui a la foi. . Franck et moi avons beaucoup pratiqué ce catéchisme de la question, jusqu’à user les catachistes qui y croyaient. Nous mettions tellement la foi cul par-dessus tête pendant les séances de catéchèse auxquelles nous avions l’obligation d’assister, qu’il en fut un, Sandro, qui m’a dit un jour qu’il ne les oublierait jamais, car cela avait conforté son athéisme. Nous avons donc fait des athées bien que nous ayons toujours été, l’un et l’autre, Franck et moi, terriblement croyants. Heureusement que nous avons aussi permis quelques conversions, ou que nous avons filtré, laissé passé la Grâce de la foi pour quelques-uns, Nathalie m’a dit que je l’avais fait “entrer dans la foi”. . OU nous avons donné le désir de la foi. Le plus beau témoignage que j’en ai reçu fut public, publié sur le métablog par un Thierry qui, désignant l’abbé de tanoÜarn, maître des lieux et moi-même, nous demanda : « eh Guillaume, eh Julien, on fait quoi quand on n’a pas la foi ? » Il y a une manière d’organiser sa vie contemplative. Mais d’abord, il faut que je dise à quel point toute activité humaine qui n’a pas dieu pour objet me semble indigne. Cette indignité ne concerne pas que la musique amateur, elle s’étend à toutes les activités de reproduction et a fortiori de critique des chefs-d’œuvre ou des œuvres déjà produites. Tout mon malentendu avec les études et avec l’Université vient de là qu’à mes yeux, rien ne mérite d’être glosé si la culture qui est précisément cette glose, ne prend pas la mesure que gloser est un acte cultuel. Ma question relative à l’roganisation portait sur le rapport au temps. Comment organiser son temps pour bien l’employer tout en ménageant à l’oraison la place qui lui convient ? Je reçois par dame Glycéra, du “forum catholique”, qui ne savait pas que l’organisation m’avait perturbé ce jour, la réponse qu’y apporte François Malaval, aveugle et mystique marseillais du XVIIème siècle qui écrit ceci : « Ainsi la contemplation, pour vous la définir de nouveau, est une présence fixe de Dieu. Je ne dis pas simplement une habitude, car les habitudes se trouvent même dans ceux qui dorment, et pour cela ils ne méritent rien, parlent en rigueur. Ce n'est pas non plus un exercice ordinaire qui ne se fait qu'à certaines heures et en certaines occasions. C'est un acte continuel qui n'est proprement que la multiplication d'un même acte, mais si doucement et si facilement produit par la force de l'habitude, que l'on dirait que ce n'est qu'un acte seul, comme on voit que les yeux produisent une fois le jour une infinité de regards, mais la facilité naturelle de regarder ne semble les rendre qu'un seul regard. Aussi la contemplation est-elle un regard universel de Dieu présent. Je dis un regard, parce qu'elle est un acte de l'entendement qui est l'oeil de l'âme, comme la volonté en est le coeur. Le regard a cela de propre qu'il se fait en un instant, et qu'il sort de l'oeil sans effort, au lieu que la parole ne sort de la bouche qu'une syllabe après l'autre et ne frappe l'oreille qu'après une succession de temps. Le raisonnement de la méditation ressemble à la parole, il se forme d'une pensée après l'autre, et il est toujours dans une espèce de mouvement. La contemplation au contraire ressemble au regard, elle atteint son objet en un instant, et elle se repose dans l'objet, sans discours et sans pensée. Extrait de : Entretien XII (La vie contemplative), La belle ténèbre François Malaval écrit encore : « Il n'y a aucun attribut de Dieu, Philothée, auquel on puisse réduire ce terme ineffable : "Je suis celui qui suis", ou "celui qui est". (...)Il n'y a donc rien, Philothée, qui nous exprime Dieu plus parfaitement et plus noblement que le silence. » La première phrase reprend la théorie de la substance sans attributs (ou théorie des « dénoms » de dieu comme me l’a écrit le Croissant de lune), qui est à la base de la théologie apophatique et du jeu du Coran avec les quatre-vingt dix-neuf attributs de Dieu qui seront à jamais incomplets puisque leur manque le centième. Les musulmans ne veulent pas exprimer le centième attribut de Dieu comme les juifs cachaient le Nom de dieu dans Ashem et dans le saint des saints au Temple de Jérusalem. Quant à nous, les chrétiens, notre Loi se trouve dans un Nom, et ce transfert de la Loi au Nom (de Jésus) est censé nous affranchir, n’était cette ruse sémantique que dans ce « système en équilibre » qu’est la langue, la racine grecque de la Loi, nomos, est une extension du Nom. L’identification de l’expression contemplative de dieu au silence, dans la seconde phrase de françois Malaval que je viens derecopier, est remarquable chez un aveugle qui, si je me prends pour étalon de la cécité, devrait avoir peur du silence. François Malaval déclare presque bienheureux (d’une vision béatifique ?) ceux qui n’ont pas d’Image de Dieu. Naturellement, cela répond presque dérisoirement aux clercs des années 70 qui prétendaient répondre aux maîtres du soupçon qu’ils n’avaient fait le procès que de « caricature de Dieu « - Stann rougier « adorait » reprendre cette formule en boucle -. Mais j’ai aussi été consulter un thérapeute astrologue sidéral et karmique (« déliez-moi, mon dieu ») qui avait interprété un de mes rêves dont Dieudonné (qui travaillait chez nous et a largement contribué à notre déroute) était l’un des acteurs en suggérant que je rêvais de me donner mon dieu et que je ferais bien. Enfin, Jacques Lusseyran, résistant aveugle à qui Jérôme Garsin vient de consacrer une biographie, disait qu’il s’était toujours fait de l’amour « une grande image « et que ça lui avait permis de rencontrer et de toucher la femme avec des yeux multipliés par le nombre de ses doigts, mais jamais la femme qu’il aimait et encore moins l’amour, car l’amour ne peut pas se tailler ou se faire de grande image. « Que Dieu paraît grand, Philothée, écrit François Malaval, à qui le connait sans images, qu'il est ineffable, qu'il est inestimable ! » La contemplation est « une présence fixe de dieu » en qui nous demeurons de toute éternité. Ce qui rejoint la prédication d’Hervé, qui insistait sur cet aspect de l’invitation de Jésus à demeurer en Lui comme Il demeure en nous en disant qu’il ne s’agit pas de nous mettre à demeurer en Lui puisqu’Il demeure déjà en nous. IL ne s’agit pas de demeurer en Lui puisque c’est déjà ffait. Et il ne s’agit pas de nous donner notre Dieu puisque « revenir à Dieu », même pour qui « n’aime pas les déménagements », c’est retourner chez soi. Demeurer en Lui comme Il dmeure en nous, c’est faire un même usage du “comm” que dans “nous aimer les uns les autres comme IL nous a aimés”, sauf que la demeure ou l’assiette paraissent premières, tandis que, pour aimer, il faut accepter le crucifiement. Aimer est crucifiant où demeurer est naturel. Mais qu’Il demeure en nous avant que nous demeurions en LUi, avant que nous prenions la décision de nous unir à Dieu, voilà qui contrarie nos plans, car “le château intérieur” est déjà construit, et nous croyons que l’aventure humainne, que l’aventure mystique, c’est de construire notre demeure, alors qu’il s’agit de demeurer, etde ne pas céder à l’invitation au voyage si nous voulons “partir” pour aller vers nous-mêmes.

La brouille des le Pen analysée et condamnée par le croissant de lune

Voilà quelques définitions justes si on prend ce qui se donne à voire, pas ce qui devrait être mais qui n'est jamais. Le patriotisme qui a tué le père? Est-ce que le public frontiste et plus largement le public Français de souche autochtone aurait une morale nouvelle qu'on ne connaît pas? J'ai du mal à m'y faire, que les frontistes supposés être plus conservateurs que d'autres ne trouvent pas inesthétique et scandaleux ce qui s'est produit. Soit c'est authentique, donc une vraie brouille et la fille chasse le père, soit c'est pire encore si c'est un scénario plus ou moins un callevas connu d'avance, c'est plus scandaleux je dirais que Charly-Hebdo. Donc, la notion de père et de chef est piétinée par ceux-là même dont on croyait qu'ils seraient les derniers à la faire vivre? Et la famille dans tout ça? Quand je te disais que la France actuelle est dénaturée, tu objectais que non, le porc sera toujours remplacé dans les cantines parce que c'est une vieille tradition, mais vois toi-même. La fille qui chasse le père, au Front, où donc ailleurs survivrait un peu de tradition? Tiens, certains conjecturent que peut-être le président du Front s'est posé la question de la conversion, en tout cas, il est sûr qu'il a lu une traduction Coranique, ça s'entend dans certaines formules de ses discours. Comme il est faible en apparence, le parti des gens du sens en France! Tout vient en aide au non-sens, même le front. Croissant de lune

mardi 5 mai 2015

Quelques définitions des catégories faisant référence dans la cité divisée

L'antiracisme, c'est l'altérophilie sans l'autre. C'est la fascination de l'étranger dont on nie les origines alors qu'on ne voit qu'elles. Le socialisme, c'est le culte de la société impersonnelle, c'est la vibration intellectuelle du cœur pour la solidarité sans spécificité de demande ou de situation, C'es la dimension solidaire de la charité dénuée de sa transitivité transcendentale, divine ou personnelle. Le républicanisme, c'est l'appropriation de "la chose du peuple" par une idéologie caractérisée par l'affirmation de valeurs non définies. Et enfin, depuis hier soir, le frontisme, c'es le patriotisme qui a renié le père.

vendredi 1 mai 2015

L'individualisme, un aristocratisme contrarié

Par essence, l’individualisme des individus est aristocratique puisque tous les individus rêvent de célébrité, chacun rêvant d’une célébrité à samesure et convenance : la créatrice de mode rêve de faire les plus beaux modèles et la tête politique d’imposer son pouvoir. Tous les individus rêvent de célébrité, c’est-à-dire que tous sont mégalomanes et de ce fait paranoÏaques. Tous ont un préjugé de classe. Or l’individualisme est une façon d’être née de la démocratie faite pour des aristocrates de perception de soi. Le sentiment aristocrratique est donc ce à quoi renoncent les individus dans Le contrat social pour laisser libre cours à « la République des égaux » et des egos arc-boutés et voûtés dans les standards de l’impersonnalité.

Marine le Pen, ou comment la Jeanne d'Arc dynastique s'est brûlée les ales en vendant son père

LA FILLE ARC A TUÉ « PAPA JEAN » (contexte mulhousien)-MARIE(NE), LA FILLE NE A TUÉ PAS (Histoire d’une négation), LA FILLE ARC A TUÉ LA FLECHE ET LE ROI LEAR A TUÉ CORDELIA Jean-Marie le Pen voulait être Shakespeare ou rien. Le roi Lear ou le moins-disant des lyriques. Le pire des pères ou le plus pariat des déshonorés. Par la plus ingrate engeance des déshérités de « la République des fils à papa ». Marine le Pen est une patriote parricide. Somée d’être promue à la tête de son parti, à condition de renier celui sans qui elle ne serait ni sur cette terre, ni à sa tête. Sommée de le renier par des révisionnistes du lien de filiation au nom de la mémoire. Au motif que le plébéien tribun géniteur de la patricienne patriote se serait rendu coupable d’un crime, non de négation(ni[c]m, Estrosie Christian) ni même de révision(isthme de Suez, Ferdinand exterminateur ), mais de rehiérarchisation historique, pour avoir dit que : « Les chambres à gaz sont un détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale, à moins de considérer que la seconde guerre mondiale est un détaille de l’histoire des chambres à gaz. »

mercredi 15 avril 2015

Le sens de la Grâce

On passe toute sa vie à se poser certaines questions, notamment à se demander, pour moi, ce qu’est la grâce. C’est une notion théologique centrale de la foi chrétienne et pourtant, c’est aussi une notion étonnamment floue. Lorsque je me suis enquis de ce que c’était, quelqu’un m’a répondu que la Grâce, c’était ce qui jaillissait du Cœur de dieu, du Cœur de Jésus, du Sacré-Coeur. Or hier, je ne sais plus à quelle occasion, j’ai réalisé que la Grâce avait d’abord son sens premier, celui que l’on retrouve dans le droit de grâce, la grâce présidentielle, etc. Dieu fait grâce, c’est-à-dire qu’il nous élargit de la culpabilité ou de la dette qu’on a contractée à la naissance du fait de notre culpabilité devant Lui… La Grâce nous est donnée gratuitement par rapport à une dette que l’on a contractée sans rien avoir acheté. Et pourtant, il s’agit d’être racheté de cette dette que l’on ne peut pas acquitter. Supplément au sens de la Grâce : Au fond, je crois que j’ai trouvé, eureka La Grâce, c’est la rémission des péchés. Le credo devrait dire : « Je crois en la Grâce (au lieu de « la rémission des péchés « , puis) en la résurrection de la chair (dont la peine de mort serait commuée). Et la foi chrétienne est une foi qui naît de l’espérance. Dans la hiérarchie des vertus, l’espérance est première en temps, mais c’est la plus faible des vertus. L’espérance naît de la douleur de perdre et fait naître la foi,, laquelle peut transporter des montagnes, tandis que la charité peut renverser la foi. Dans la Foi chrétienne, la Rédemption précède la Création. On a besoin d’être régénéré avant de dégénérer. Mais de quoi a-t-on besoin d’être sauvé, si le péché s’opposant à la Grâce et n’étant synonyme que de transgression, c’est une règle que le Dieu Créateur aurait pu changer ? Pourquoi la foi chrétienne ne fait-elle que commuer la peine d’être créé ?

dimanche 22 mars 2015

Analyse à chaud du premier tour des élections départementales

Le relativement faible résultat du front national prouve que les électeurs répondent à la question qu'on leur pose et ne confondent pas élection locale et élection nationale. Les sondeurs se sont trompés une fois de plus et ne font aucun mea culpa. Marine le Pen réagit à contre-emploi en demandant la démission de Manuel Valls alors que sa stratégie a payé. Jean-Luc Mélanchon a formulé un mauvais diagnostique en pensant que la soirée électorale était jouée d'avance, mais a eu raison de dénoncer que cette élection était artificiellement construite autour du front national. Ces départementales marquent la victoire des candidats solides sur les candidas fantômes.