jeudi 25 avril 2013
Mariage, mystique et signe...
Dialogue avec Alain Heim
Voici la réaction de mon ami Alain Heim à la publication précédente :
"salut Julien,
je ne pense pas que pour l'Eglise le problème soit tant d'ordre anthropologique que mystique. Si l'on considère que le mariage soit d'abord le signe de l'alliance de Dieu avec les hommes, il présuppose l'altérité. Accepter que le mariage puisse concerner deux personnes de même sexe revient donc à en éliminer sa dimension mystique, ou alors il faudrait pouvoir distinguer un mariage purement religieux d'un "mariage généraliste" n'ayant pas de signification collective. Le vrai problème pour l'Eglise c'est d'attribuer une valeur de signe à un acte concernant des personnes ne le reconnaissant pas. Et la volonté du gouvernement rejoint pernicieusement cette problématique en cherchant à éliminer toute dimension de signe, d'où le conflit. Personnellement je reste assez optimiste quant à l'évolution des choses, c'est sûr que demain la loi sera votée, et quelque soit l'avis du Conseil Constitutionnel, l'Eglise gagnera en pertinence et en profondeur de vue. Les manifestants sincères ont bien compris que cette question touche à la crédibilité même de l'Evangile et ne peut en aucun cas donner lieu à une révolution violente. Si débordements il y a, ils sont certainement plus le fruit des pro-mariage gay pour qui il est vital de discréditer les croyants. Voilà mon avis!"
Ma réponse :
"A première lecture, je n'avais pas saisi la dimension de "signe" qui est la fine pointe de ta réaction. Je m'étais arrêté à la dimension mystique et me disais que la mystique et la politique ne font pas bon ménage. Il faut dire que, chaque fois que l'eglise parle du mariage (c'est vrai depuis saint-Paul), elle en parle comme d'un signe, d'une réalité figurative, transposition d'une union mystique dans la vie humaine. Le cal Vingt-trois lui-même a porté le débat sur le terrain anthropologique en disant que les différentes autorités religieuses du pays avaient refusé de faire "le front des religions" pour se cantonner à l'anthropologie. Donc ça allait dans mon sens.
Concernant la réalité signifiante vécue par un signifiant que nous serions, je suis également perplexe sur la viabilité d'une telle dimension figurative, mais je ne suis vraiment pas"expert en incarnation".
Là où je te suis en revanche (et le terrain institutionnel peut être celui du combat dans cette perspective), c'est que, pour notre civilisation penchant vers le nihilisme, rien ne fait plus sens, ni signe. Il s'en faut que nous n'ayons réputé la mort du signe après "la mort du sujet", "la mort de l'homme" (Michel foucault) et, bien sûr, la mort de dieu. Dans un tel contexte culturel, on ne peut se satisfaire de ce que le mariage soit un pur acte civil, car cela participerait à la subversion du signe et à la singerie générale, ce mariage-là étant la subversion d'une institution tournée en dérision.
Oui, mais concrètement, que faire maintenant ? Et comment éliminer le problème du catalyseur par lequel on jugera socialement de cette révolte sociale ? 'est une question presque infinie, et la surchauffe ne fait rien pour la sérénitédes débats.
Si j'essaie de clarifier cette question avec l'esprit de synthèse que je cherche à mettre dans tout problème ou discussion depuis l'école), il y a trois niveaux d'appréhension de ceproblème : un niveau politico-social, un niveau figuratif ou significatif, et un niveau mystique. La civilisation est au milieu, et ton avis tient ce milieu. Reste le politique et le personnel, ce dernier étant l'espace de l'homme, de l'homme qui ne peut plus se penser que comme individu, même et surtout dans les rapports sociaux.
En simplifiant la question, on pourrait la formuler ainsi : comment s'adresser à l'individu contemporain, au sein d'une société qui favorise son individualisme, pour lui parler de civilisation ? Le défi n'est pas mince.
lundi 22 avril 2013
Le mariage gay est un mauvais catalyseur
Un mot sur "la manif pour tous" et "le printemps français" avec le regret que l'eglise catholique ait trouvé dans le mariage gay un os à ronger qui n'est pas très comestible :
Le printemps français a choisi un catalyseur anthropologique pour s'opposer à l'inversion de trop à la manière des membres d'une société primitive.
Mais ce catalyseur ne contient rien de généreux ni aucune proposition positive.
J'entends bien qu'on ne choisit pas le catalyseur d'une insurrection ou d'une révolution, mais comme on juge de tout par les origines, on jugerait de ces menées insurrectionnelles si elles devaient réussir par le défaut du catalyseur.
samedi 13 avril 2013
"Mariage pour tous", une mutation en voie de maturation
MARIAGE POUR TOUS, UNE MUTATION EN VOIE DE MATURATION
(J'ai le plaisir et l'honneur de publier cette réflexion décoiffante et décapante de mon amie edma, non que j'en reprenne à mon compte les aspects et paradigmes ésotérique, évoluttionniste ou réincarnationniste, mais parce qu'outre qu'il n'y a jamais d'amitié ni de rencontre de hasard, l'approche physiologique, anthropologique et subtile quie est proposée ici est incomparablement plus riche que "la loi naturelle", habituellement opposée dans ce combat symbolique contre le "mariage homosexuel". Les lignes qui suivent déploient une pensée originale, étonnante et qui a le mérite de faire bouger les lignes de partage un peu trop confortables et établies entre ceux qui sont presque physiquement opposés à ce projet de loi et ceux qui y voient une conquête de la liberté à laquelle on serait d'autant moins fondé à s'opposer qu'elle ne nous enlève rien à titre individuel ou personnel…)
L'appellation "mariage pour tous" ne peut être retenue pour présenter à l'opinion le texte de loi censé s'intituler ainsi, car outre qu'elle travestit le véritable titre du texte "ouvrant le mariage aux personnes de même sexe", l'expression est fautive. En effet, une attirance de nature sexuelle entre deux êtres ne signifie pas qu'elle puisse prendre place dans un cadre de légalité, ainsi qu'il appert dans un contexte d'inceste, pour prendre l'exemple le plus extrême. A supposer que le "tous" de l'appellation ne concerne que les êtres humains et qu'onn'accorde pas le statut d'entités aux animaux et à d'autres êtres d'autres catégories telles qu'on les trouve mentionnées et attestées par les grandes religions de l'humanité, ce pronom "tous" ouvre la voie à des déformations qui ne sont pas compatibles avec ce que nous reconnaissons intimement et unanimement comme désirable pour l'être humain actuel.Tout coït (du latincoire, aller ensemble), présuppose un élément mâle et un élément femelle au niveau anatomique. Quand ces conditions ne sont pas réunies effectivement, les êtres humains concernés recourrent à des leurres, soit un leurre au niveau de l'emplacement du corps comme centre pulsionnel pour l'homosexualité masculine, soit un leurre au moyen d'objets confectionnés ou d'animaux et, pour les deux sexes, le recours à la main transformée, soit en gaine réceptrice, soit en organe phalique. Les animaux sont parfois utilisés dans ce même contexte. Là, le caractère de perversion atteint un degré voisin de monstruosité avec ce qui arrive dans la pédophilie ou, pus justement dit, la pédérastie. Ainsi, par quelque côté qu'on envisage l'homosexualité, elle ne peut, sur le plan philosophique, bénéficier d'une reconnaissance légale dans le cadre pérenne du mariage. Car un leurre ou une déviance est voué tôt ou tard à céder la place à la réalitéqu'elle imite, tant le vrai comme l'amour exige d'être reconnu in fine pour tel, faute de quoi la souffrance morale amoindrit l'être concerné et le conduità une mort non pacifiée. Mais comme l'injonction du christ Jésus, le sauveur : "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés, ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés", cette injonction surplombe la question de l'homosexualité, voici quelques éléments qui aideront à tenir le juste milieu entre le rejet infâmant et l'accession à la même reconnaissance statutaire que les vrais couples.
Car on trouve dans les textes sacrés des éléments qui indiquent que la sexualité telle qu'elle existe dans notre strate de temps est destinée à muter et que certaines audaces, qui consistent à séparer la génération de la volupté sont licites à l'être humain dans la dimension créatrice. Ainsi le prologue de Saint-Jean énumère de manière négative "ceux qui sont nés de la chair, nés des sangs, nés d'un vouloir d'homme", et l'on est autorisé à voir la Procréation Médicalement Assistée dans ce "vouloir d'homme" qui fait partie de l'énumération, même si cette énumération est placée sous la suréminence de ceux qui sont "nés de dieu". De même, la Parole : "Hélas pour celles qui l'auront dans le ventre en ces temps de calamité" annoncés par les evangiles, cette Parole signifie, outre le contexte de grande tribulation, que l'humanité doit parvenir à un stade où les femmes ne seront plus à porter leur enfant sur le mode mammifère , où la maternité telle qu'elle existe depuis des millions d'années cédera la place à un autre mode de procréation, analogue à la nature matricielle de la déité que nous ne pouvons pas envisager ni concevoir dans sa perfection à notre stade présent d'évolution, tant le modèle d'amour de la mère pour son enfant est inséparable de la représentation du sein maternel et du fruit de nos entrailles.
Mais une lumière juste sur ces données fondamentales vient de l'hindouisme, du bouddhismeet du taoïsme conjugués, auxquels s'adjoint la sagesse de l'Afrique ancestrale. On peut dire de manière annexe que les complexités quasi insurmontables auxquelles va se confronter le projet de "mariage pour tous" s'il est votévont réintroduire quelque chose de la structure clanique, puisqu'un enfant pourrait se retrouver avec plusieurs pères et mèrees, dans le cas des mères porteuses, c'est-à-dire dans la situation inverse de la famille nucléaire occidentale. Ces projets en cours comportent donc une part qui est réutilisable pour aller vers une mutation favorable de la société, à condition que la libération de l'eros soit surplombée par le Logos. A cette condition, on peut espérer que, comme le christ Jésus l'a promis, la mort disparaisse de l'humanité. Mais le chemin est long, très long, et l'humanité étant travaillée par les démons (ou "esprits retardataires") qui viennent contrecarrer l'œuvre des deieux, il faut impérativement apprendre à discerner quels esprits nous influencent, faute de quoi nos enfants nous jugeront et se transformeront en justiciers de manière à faire advenir coûte que coûte un monde de vie, un monde plus heureux. A propos de l'expression "mariage pour tous", on peut considérer que, présentement fautive, elle préfigure néanmoins l'amour fou de chaque créature pour chacune des autres créatures, vivant une relation de couple indéfiniment multipliée et étalée dans le temps. Mais ces perspectives qui sont de l'ordre du rêve le plus fou, si nous voulons y parvenir, nous devons commencer par honorer les lois qui régissent le corps, l'âme et l'esprit et les unifie dans le cœur, en les soumettant à l'amour du christ Jésus, notre Seigneur. L'Amour du christ Jésus est à mettre en œuvre non seulement dans les directions qu'ont amplement prises les catholiques fervents ainsi qu'une multitude de saints et d'êtres réalisés dans d'autres religions et de laïcs, mais également dans le sens de développement de l'ensemble des pôles de l'être humain, dont la représentation la plus adéquate est donnée par l'arbre des séphiroth dans la kabbale. A partir de là, la sanctification des différents pôles amène naturellement au plan terrestre, celui de la manifestation, à être apte à vivre l'amour nuptial. Donc les clefs de la réalisation d'un amour heureux, c'est le travail d'amélioration personnelle, tel qu'il doit être effectué dans les meilleurs casau sein de la structure familiale par l'éducation qui requiert une part de communication, de dialogue, une part de satisfaction, de plaisir, et une part d'effort. Une sociétés qui ne travaille pas à ce juste équilibre est vouée à être remplacée non sans grand domage.
Avec la pénétration en Occident des religions et philosophies d'Orient, c'est la notion de métamorphose et d'évolution qui tend à prendre le pas sur les normes considérées comme pérennes et vécues jusqu'alors par la majorité des êtres humains de cette humanité. En effet, le Taï Ghi tu (le yin et le yang) a sa correspondance dans le corps humain. La femme a un germe de masculinité avec le clitoris, l'homme un germe de féminité avec le prépuce. Donc s'il y a un germe qui n'est pas un leurre, qui est effectif, cela signifie que cette vocation féminine dans un corps mâle est appelée à acquérir son plein développement organique et à faire muter le corps mâle en corps féminin et vice versa. La vocation masculine du clitoris dans un corps féminin entraînera la mutation du corps féminin en corps masculin. C'est à partir de ces données physiques qu'ont pu être élaborées des données sur le genre. L'autre élément fondamental qui les a fait surgir, c'est la donnée de l'inversion des corps éthériques entre l'homme et la femme. D'après la connaissance initiatique, le corps éthérique d'un homme est féminin alors que le corps éthérique de la femme est masculin. Ainsi, si l'on met bout à bout les éléments de l'anatomie qui sont mineurs, mais représentés, avec l'inversion du premier des corps subtils, le corps éthérique, on peut voir que l'être humain n'est pas composé d'éléments parfaitement stables, mais également de variables, ce qui trouve sa justification ou son explication dans l'effectivité de la réincarnation. L'homme est effectivement appelé à faire l'expérience d'être tantôt homme, tantôt femme, et cette transmutation a vraiment lieu, mais elle s'opère et se répète au fil des incarnations successives, et c'est une erreur préjudiciable au plein équilibre et au bonheur humain de vouloir courre-circuiter dans l'espace d'une vie ce qui normalement a lieu sur deux vies, puis s'inverse à nouveau et se répète.
Homosexualité, onanisme et transsexualité procèdent de la même erreur de vouloir rendre présent, en brûlant les étapes, un état de modification heureuse du stade où l'on en est en vue de dissiper un mal-être. Au niveau de la sensation et pour employer un langage théologique, tous ces comportements relèvent de la soif ou de la concupiscence, qui est elle-même produite en l'être humain par d'autres catégories d'êtres que lui-même. Quand la soif au niveau du chakra sacré est manipulée par des entités démoniaques, elle devient hybris et lubricité. Quand la soif est recueillie par des entités appartenant à la hiérarchie angélique, elle devient désir, c'est-à-dire le moteur de la manifestation, puisque la procréation est issue du désir. Au niveau de l'être intérieur, du cœur et de l'âme, ces déviances sont activées par les mémoires générationnellles bloquées, de même que le célibat non confessionnel et non choisi. Chaque personne doit pouvoir accéder à son histoire familiale, faute de quoi elle est vouée à en reproduire les échecs, et ce repris par d'autres générations, de quatre à sept, jusqu'à ce qu'un cataclysme ou une calamité viennent abolir, rayer les descendants qui n'ont pas réassumer l'héritage mémoriel (cf sodome et gomorhe, tir et sidon, mais aussi les deuils prématurés…), ou jusqu'à ce qu'une mise en lumière de ce qui était caché et un rétablissement des données propices au bonheur humain vienne lui redonner ses droits.
En d'autres termes, le Logos doit avoir la prééminence sur l'eros, à partir de quoi une incarnation humaine peut avoir un cours harmonieux. Tout logos, pour ne pas devenir du verbiage, doit s'appuyer sur une parole fondatrice, sur un testament visité de transcendance. A partir de là, conformément à l'islam, on se soumet autant que possible à ces Normes, et on évolue en pliant son individualité qui demande à connaître la liberté, on évolue donc en s'insérant dans l'ordre cosmique. Si tel ou tel se sentent frustrés de ce qu'ils attendent de la vie, la conscience de la réincarnation leur ouvre une espérance, d'autant plus qu'elle s'associe à une expérience de l'impermanence. Tel objet de soif, intense à une période de la vie, devient beaucoup moins important par la suite. Les Normes et par-dessus tout la loi d'amour descendue sur terre par le christ Jésus et préfigurée par Bouddha, ces Normes sont les "moyens habiles" qu'emploie le créateur pour modeler une portion de néant, pour amener à la Lumière une part des ténèbres. Sur d'autres mondes, l'infinie Imagination de Dieu a dû très certainement établir d'autres règles pour faire surgir d'autres êtres. Mais nous avons été mis sur terre, pour la présente incarnation en tout cas. Aussi nous devons honorer les lois de la terre et la famille, avec une parentalité constituée d'un père et d'une mère, cette famille est l'irremplaçable terreau de la croissance harmonieuse des êtres humains.
Quand on commence à avoir une infime notion de l'immensité et de l'infinité divine, on est habité de tremblements. Ce tremblement d'effroi, il faut, en mettant en œuvre l'amour et tout ce qu'il entraîne avec lui comme qualités et aptitudes, le transformer en tremblement amoureux, ce qui raisonne avec la phrase du sage indien qui dit approximativement que, tant qu'on ne se roule pas par terre à la seule évocation du Nom de dieu, c'est qu'on n'a pas MARIAGE POUR TOUS, UNE MUTATION EN VOIE DE MATURATION
(J'ai le plaisir et l'honneur de publier cette réflexion décoiffante et décapante de mon amie edma, non que j'en reprenne à mon compte les aspects et paradigmes ésotérique, évoluttionniste ou réincarnationniste, mais parce qu'outre qu'il n'y a jamais d'amitié ni de rencontre de hasard, l'approche physiologique, anthropologique et subtile quie est proposée ici est incomparablement plus riche que "la loi naturelle", habituellement opposée dans ce combat symbolique contre le "mariage homosexuel". Les lignes qui suivent déploient une pensée originale, étonnante et qui a le mérite de faire bouger les lignes de partage un peu trop confortables et établies entre ceux qui sont presque physiquement opposés à ce projet de loi et ceux qui y voient une conquête de la liberté à laquelle on serait d'autant moins fondé à s'opposer qu'elle ne nous enlève rien à titre individuel ou personnel…)
L'appellation "mariage pour tous" ne peut être retenue pour présenter à l'opinion le texte de loi censé s'intituler ainsi, car outre qu'elle travestit le véritable titre du texte "ouvrant le mariage aux personnes de même sexe", l'expression est fautive. En effet, une attirance de nature sexuelle entre deux êtres ne signifie pas qu'elle puisse prendre place dans un cadre de légalité, ainsi qu'il appert dans un contexte d'inceste, pour prendre l'exemple le plus extrême. A supposer que le "tous" de l'appellation ne concerne que les êtres humains et qu'onn'accorde pas le statut d'entités aux animaux et à d'autres êtres d'autres catégories telles qu'on les trouve mentionnées et attestées par les grandes religions de l'humanité, ce pronom "tous" ouvre la voie à des déformations qui ne sont pas compatibles avec ce que nous reconnaissons intimement et unanimement comme désirable pour l'être humain actuel.Tout coït (du latincoire, aller ensemble), présuppose un élément mâle et un élément femelle au niveau anatomique. Quand ces conditions ne sont pas réunies effectivement, les êtres humains concernés recourrent à des leurres, soit un leurre au niveau de l'emplacement du corps comme centre pulsionnel pour l'homosexualité masculine, soit un leurre au moyen d'objets confectionnés ou d'animaux et, pour les deux sexes, le recours à la main transformée, soit en gaine réceptrice, soit en organe phalique. Les animaux sont parfois utilisés dans ce même contexte. Là, le caractère de perversion atteint un degré voisin de monstruosité avec ce qui arrive dans la pédophilie ou, pus justement dit, la pédérastie. Ainsi, par quelque côté qu'on envisage l'homosexualité, elle ne peut, sur le plan philosophique, bénéficier d'une reconnaissance légale dans le cadre pérenne du mariage. Car un leurre ou une déviance est voué tôt ou tard à céder la place à la réalitéqu'elle imite, tant le vrai comme l'amour exige d'être reconnu in fine pour tel, faute de quoi la souffrance morale amoindrit l'être concerné et le conduità une mort non pacifiée. Mais comme l'injonction du christ Jésus, le sauveur : "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés, ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés", cette injonction surplombe la question de l'homosexualité, voici quelques éléments qui aideront à tenir le juste milieu entre le rejet infâmant et l'accession à la même reconnaissance statutaire que les vrais couples.
Car on trouve dans les textes sacrés des éléments qui indiquent que la sexualité telle qu'elle existe dans notre strate de temps est destinée à muter et que certaines audaces, qui consistent à séparer la génération de la volupté sont licites à l'être humain dans la dimension créatrice. Ainsi le prologue de Saint-Jean énumère de manière négative "ceux qui sont nés de la chair, nés des sangs, nés d'un vouloir d'homme", et l'on est autorisé à voir la Procréation Médicalement Assistée dans ce "vouloir d'homme" qui fait partie de l'énumération, même si cette énumération est placée sous la suréminence de ceux qui sont "nés de dieu". De même, la Parole : "Hélas pour celles qui l'auront dans le ventre en ces temps de calamité" annoncés par les evangiles, cette Parole signifie, outre le contexte de grande tribulation, que l'humanité doit parvenir à un stade où les femmes ne seront plus à porter leur enfant sur le mode mammifère , où la maternité telle qu'elle existe depuis des millions d'années cédera la place à un autre mode de procréation, analogue à la nature matricielle de la déité que nous ne pouvons pas envisager ni concevoir dans sa perfection à notre stade présent d'évolution, tant le modèle d'amour de la mère pour son enfant est inséparable de la représentation du sein maternel et du fruit de nos entrailles.
Mais une lumière juste sur ces données fondamentales vient de l'hindouisme, du bouddhismeet du taoïsme conjugués, auxquels s'adjoint la sagesse de l'Afrique ancestrale. On peut dire de manière annexe que les complexités quasi insurmontables auxquelles va se confronter le projet de "mariage pour tous" s'il est votévont réintroduire quelque chose de la structure clanique, puisqu'un enfant pourrait se retrouver avec plusieurs pères et mèrees, dans le cas des mères porteuses, c'est-à-dire dans la situation inverse de la famille nucléaire occidentale. Ces projets en cours comportent donc une part qui est réutilisable pour aller vers une mutation favorable de la société, à condition que la libération de l'eros soit surplombée par le Logos. A cette condition, on peut espérer que, comme le christ Jésus l'a promis, la mort disparaisse de l'humanité. Mais le chemin est long, très long, et l'humanité étant travaillée par les démons (ou "esprits retardataires") qui viennent contrecarrer l'œuvre des deieux, il faut impérativement apprendre à discerner quels esprits nous influencent, faute de quoi nos enfants nous jugeront et se transformeront en justiciers de manière à faire advenir coûte que coûte un monde de vie, un monde plus heureux. A propos de l'expression "mariage pour tous", on peut considérer que, présentement fautive, elle préfigure néanmoins l'amour fou de chaque créature pour chacune des autres créatures, vivant une relation de couple indéfiniment multipliée et étalée dans le temps. Mais ces perspectives qui sont de l'ordre du rêve le plus fou, si nous voulons y parvenir, nous devons commencer par honorer les lois qui régissent le corps, l'âme et l'esprit et les unifie dans le cœur, en les soumettant à l'amour du christ Jésus, notre Seigneur. L'Amour du christ Jésus est à mettre en œuvre non seulement dans les directions qu'ont amplement prises les catholiques fervents ainsi qu'une multitude de saints et d'êtres réalisés dans d'autres religions et de laïcs, mais également dans le sens de développement de l'ensemble des pôles de l'être humain, dont la représentation la plus adéquate est donnée par l'arbre des séphiroth dans la kabbale. A partir de là, la sanctification des différents pôles amène naturellement au plan terrestre, celui de la manifestation, à être apte à vivre l'amour nuptial. Donc les clefs de la réalisation d'un amour heureux, c'est le travail d'amélioration personnelle, tel qu'il doit être effectué dans les meilleurs casau sein de la structure familiale par l'éducation qui requiert une part de communication, de dialogue, une part de satisfaction, de plaisir, et une part d'effort. Une sociétés qui ne travaille pas à ce juste équilibre est vouée à être remplacée non sans grand domage.
Avec la pénétration en Occident des religions et philosophies d'Orient, c'est la notion de métamorphose et d'évolution qui tend à prendre le pas sur les normes considérées comme pérennes et vécues jusqu'alors par la majorité des êtres humains de cette humanité. En effet, le Taï Ghi tu (le yin et le yang) a sa correspondance dans le corps humain. La femme a un germe de masculinité avec le clitoris, l'homme un germe de féminité avec le prépuce. Donc s'il y a un germe qui n'est pas un leurre, qui est effectif, cela signifie que cette vocation féminine dans un corps mâle est appelée à acquérir son plein développement organique et à faire muter le corps mâle en corps féminin et vice versa. La vocation masculine du clitoris dans un corps féminin entraînera la mutation du corps féminin en corps masculin. C'est à partir de ces données physiques qu'ont pu être élaborées des données sur le genre. L'autre élément fondamental qui les a fait surgir, c'est la donnée de l'inversion des corps éthériques entre l'homme et la femme. D'après la connaissance initiatique, le corps éthérique d'un homme est féminin alors que le corps éthérique de la femme est masculin. Ainsi, si l'on met bout à bout les éléments de l'anatomie qui sont mineurs, mais représentés, avec l'inversion du premier des corps subtils, le corps éthérique, on peut voir que l'être humain n'est pas composé d'éléments parfaitement stables, mais également de variables, ce qui trouve sa justification ou son explication dans l'effectivité de la réincarnation. L'homme est effectivement appelé à faire l'expérience d'être tantôt homme, tantôt femme, et cette transmutation a vraiment lieu, mais elle s'opère et se répète au fil des incarnations successives, et c'est une erreur préjudiciable au plein équilibre et au bonheur humain de vouloir courre-circuiter dans l'espace d'une vie ce qui normalement a lieu sur deux vies, puis s'inverse à nouveau et se répète.
Homosexualité, onanisme et transsexualité procèdent de la même erreur de vouloir rendre présent, en brûlant les étapes, un état de modification heureuse du stade où l'on en est en vue de dissiper un mal-être. Au niveau de la sensation et pour employer un langage théologique, tous ces comportements relèvent de la soif ou de la concupiscence, qui est elle-même produite en l'être humain par d'autres catégories d'êtres que lui-même. Quand la soif au niveau du chakra sacré est manipulée par des entités démoniaques, elle devient hybris et lubricité. Quand la soif est recueillie par des entités appartenant à la hiérarchie angélique, elle devient désir, c'est-à-dire le moteur de la manifestation, puisque la procréation est issue du désir. Au niveau de l'être intérieur, du cœur et de l'âme, ces déviances sont activées par les mémoires générationnellles bloquées, de même que le célibat non confessionnel et non choisi. Chaque personne doit pouvoir accéder à son histoire familiale, faute de quoi elle est vouée à en reproduire les échecs, et ce repris par d'autres générations, de quatre à sept, jusqu'à ce qu'un cataclysme ou une calamité viennent abolir, rayer les descendants qui n'ont pas réassumer l'héritage mémoriel (cf sodome et gomorhe, tir et sidon, mais aussi les deuils prématurés…), ou jusqu'à ce qu'une mise en lumière de ce qui était caché et un rétablissement des données propices au bonheur humain vienne lui redonner ses droits.
En d'autres termes, le Logos doit avoir la prééminence sur l'eros, à partir de quoi une incarnation humaine peut avoir un cours harmonieux. Tout logos, pour ne pas devenir du verbiage, doit s'appuyer sur une parole fondatrice, sur un testament visité de transcendance. A partir de là, conformément à l'islam, on se soumet autant que possible à ces Normes, et on évolue en pliant son individualité qui demande à connaître la liberté, on évolue donc en s'insérant dans l'ordre cosmique. Si tel ou tel se sentent frustrés de ce qu'ils attendent de la vie, la conscience de la réincarnation leur ouvre une espérance, d'autant plus qu'elle s'associe à une expérience de l'impermanence. Tel objet de soif, intense à une période de la vie, devient beaucoup moins important par la suite. Les Normes et par-dessus tout la loi d'amour descendue sur terre par le christ Jésus et préfigurée par Bouddha, ces Normes sont les "moyens habiles" qu'emploie le créateur pour modeler une portion de néant, pour amener à la Lumière une part des ténèbres. Sur d'autres mondes, l'infinie Imagination de Dieu a dû très certainement établir d'autres règles pour faire surgir d'autres êtres. Mais nous avons été mis sur terre, pour la présente incarnation en tout cas. Aussi nous devons honorer les lois de la terre et la famille, avec une parentalité constituée d'un père et d'une mère, cette famille est l'irremplaçable terreau de la croissance harmonieuse des êtres humains.
Quand on commence à avoir une infime notion de l'immensité et de l'infinité divine, on est habité de tremblements. Ce tremblement d'effroi, il faut, en mettant en œuvre l'amour et tout ce qu'il entraîne avec lui comme qualités et aptitudes, le transformer en tremblement amoureux, ce qui raisonne avec la phrase du sage indien qui dit approximativement que, tant qu'on ne se roule pas par terre à la seule évocation du Nom de dieu, c'est qu'on n'a pas la moindre notion de ce qu'est la déité, le Brahman.
la moindre notion de ce qu'est la déité, le Brahman.
Le mariage est-il une institution chrétienne?
Trois questions majeures au sujet du mariage, fruit d'une longue réflexion sur la caducité de ce Sacrement, dans la forme historique qu'il a prises :
1. Est-ce que les conditions dirimentes ou même positives de validité du mariage demeurent recevables aujourd'hui ?
2. (Mais cela s'étend à l'engagement en général, donc cela touche aussi les vœux religieux) : Le mariage comme sacrement reposant sur un serment est-il bien évangélique, dès lors que le sermon... sur la montagne interdit aux hommes de faire des serments (ou plus exactement nous recommande de ne pas en faire)?
3. Est-ce que le mariage repose sur une base suffisamment naturelle pour pouvoir être un engagement que se donnent les époux devant dieu ? Je veux dire que je ne sache personne qui n'ait eu, au moins en esprit (or le désir suffit à qualifier l'adultère)plusieurs amoures. Mais là encore ma question dépasse le seul mariage, et concerne le commandement lui-même (ou la recommandation pour avoir une vie heureuse et digne de la condition de créature de dieu, je crois que ça va mieux en le disant ainsi qu'en parlant de "paroles" comme le font les juifs, car ils entendent "paroles" au sens de Promesse. Or, comme le dit Marie à bernadeth, Dieu "ne nous promet pas le bonheur en ce monde". faire croire le contraire, pardonnez ma verdeur habituelle, relève d'un attrape-couillons de pêcheur d'âmes - j'ai dans l'esprit en faisant cette charge passablement véhémente une rencontre de nouvelle évangélisation pour des jeunes à Paris en 2003 dont l'accroche (publicitaire de l'hameçonneur) était) :
"Qui nous fera voir le bonheur ?" -
Mariage et filiation, ma contribution au débat sur "le mariage pour tous"
1. Je pense qu'il y a deux erreurs à ne pas commettre au sujet du mariage: prétendre que le mariage est une institution qui a pour seule fin le couple, et prétendre que c'est une institution qui est uniquement au service de la filiation. Cette seconde affirmation est démentie par le fait qu'on laisse se marier des couples dont la femme n'est plus en âge deprocréer.
2. Il y a aussi deux erreurs à ne pas commettre quant au rôle de la sexualité dans les unions contractuellement sanctionnées par la société: l'erreur minimaliste, qui ne lui donnerait aucun rôle, et l'erreur maximaliste, qui ferait tout reposer sur elle.
3. Partant de là, il faut ajouter un facteur propre à notre époque, qui est le besoin de reconnaissance d'un certain nombre de minorités.
4. Si vous mettez sur le même plan l'union d'un frère et d'une soeur et l'union de deux personnes homosexuelles, vous ferez plus de mal à l'institution familiale que si vous acceptez que les unions civiles homosexuelles bénéficient des mêmes avantages civils que le mariage, excepté la filiation. (C'est pourquoi, à l'époque de la discussion sur le PACS, j'ai toujours pensé que ceux qui voulaient mettre sur le même plan l'union d'un frère et d'une soeur et l'union de deux concubins homo ou hétérosexuels faisaient preuve d'une hypocrisie coupable, qui ferait plus pour la banalisation de l'inceste que si l'on ne niait pas le caractère sexuel de l'union considérée).
5. Seule la filiation à laquelle ouvre de jure le mariage est véritablement contraire au "bien commun" dans le projet de loi dit du "mariage pour tous". Mais si l'on exclut par principe que les contrats d'union civile de personnes homosexuelles portent le moindre droit à la filiation et que l'on admette d'autre part que le mariage est fondé sur ces deux piliers que sont le couple et la filiation, alors l'union civile homosexuelle qu'on aura ouverte ne sera pas un mariage, puisque tout droit à la filiation en seraproscrit.
6. C'est pourquoi la proposition de Frigide barjot est sage, de se battre surtout contre la filiation, même si la motivation de son combat est fautive, qui prétend que le mariage est une institution entièrement dévouée à la filiation.
vendredi 5 avril 2013
Billet d'humeur, Cahuzac et le mariage gay
5 avril 2013
J'en viens à me dire que, contre l'éducation à la culpabilité ou à la déculpabilisation, on devrait favoriser l'éducation à l'examen de conscience.
Affaire Cahusac :
La plupart des hommes politiques adoptent le principe : "Pas vu, pas pris". L'affaire cahuzac illustre jusqu'à l'indigestion la théorie du bouc émissaire. Manuel valls ne veut même plus lui adresser la parole parce qu'il l'aurait trahi. Celui qui a l'honnêteté d'avouer devient le traître le plus infréquentable. Mais traître à quoi, à la morale ou aux lois du milieu, qui veut que nul ne doit jamais justifier qu'il soit mis fin à l'omerta sur les "petits arrangements entre amis" des baronies ? Et ce alors même qu'il se pourrait que le remords ait en effet tellement "dévasté" Cahuzac, qu'il soit sorti de lui-même et sans aggravation particulière de son cas et de son casier judiciaire de la "spirale du mensonge". On tient un bouc émissaire, on ne va pas le lâcher. Nos sociétés post-chrétiennes ne veulent plus avoir à connaître le pardon. Ca ne les rend pas intelligente,, au point qu'il leur est vain que rené girard croie sous leur ciel et dans leur siècle avoir trouvé le fil à découper le beurre en décrivant très bien le processus par lequel on n'hésite pas à pousser quelqu'un au suicide. L'entourage de Jérôme cahuzac sonne l'alerte, mais on ne va quand même pas libérer la proie en plein lynchage médiatique. Puisque la référence à rené girard n'est décidément pas opératoire (d'autant que Girard se trompe en décrétant que les victimes sont forcément arbitraires et nécessairement innocentes), on en appelle à la fin de l'acharnement sur Cahuzac au nom du dr thierry costa, le médecin de Koh-lanta, qui vient de mettre fin à ses jours parce qu'il ne supportait plus que l'on attente à sa réputation. J'en sais quelque chose, il est très difficile de vivre, précédé d'une réputation sulfureuse, qu'on l'ait ou non méritée. "La mauvaise réputation" de brassens ne devient un conte de fée souriant que par exception.
Jérôme Cahuzac est dans le creux de la vague et fait l'objet d'un déchaînement de haine pareil à celui qui a agité la presse en pleine affaire strauss-kahn. Or ces affaires se terminent toutes de la même façon : le plus loin qu'elles aillent, il arrive un moment où on se lasse de lyncher. Après avoir léché, puis lâché, puis lynché, on se lasse. Il se peut aussi que cette lassitude tienne à ce que l'adoubement dans la classe politique soit irréversible et ne permette de déchéance que temporaire. Si Jérôme Cahuzac prend patience, il reviendra come Laurent Fabius ou alain carignon et tout le monde le sait, à commencer par les faiseurs d'opinion les plus indignés. On lèche, on lâche, on lynche, on ressasse, on se lasse et on relance. Le lynchage n'est qu'un hochet, mais pas facile de hoqueter pendant ce lancer de nains de jardin, quand on est le nain lancé par les tefeurs. Franchement, faut être un peu camé pour se réjouir de voir une "faute morale" dans un truc qu'on pardonnerait à n'importequel contribuable, s'il ne s'était pris les ailes dans le piège que lui tendaient ses juges.
Eclaboussé par l'affaire, Pierre Moscovici reste inamovible et françois Hollande tient bon sur un point où il fait bien de rester inflexible : il ne dissout pas l'assemblée Nationale et ne remanie pas le gouvernement. La France n'a pas besoin de cette instabilité. Elle aurait peut-être besoin que l'on revienne sur la politique portée jusqu'à l'imposture par l'ancien ministre du budget. Mais François Hollande tient à cette politique et là-dessus, il a franchement et grandement tort.
HOECHET TOUT ROUGE, HOCHET TOUJOURS
Qu'est-ce qui est le plus condamnable, Qu'on aménage la possibilité de célébrer de rares mariages gays ou qu'on rembourse tous les IVG et toutes les PMA à 100 % en pleine cure d'austérité ? Eh bien, la seconde mesure, autrement plus "concernante" que la première, vient d'être décrétée le jour de Pâques, et l'Eglise catholique s'en fout, parce qu'elle aime mieux se battre sur des enjeux symboliques.
jeudi 28 mars 2013
Gethsémani (poème de mon frère)
gethsémani
fais que je reste avec eux
que je ne profite pas
de leur engourdissement
pour fiche le camp
je leur dis veillez et priez
pour ne pas entrer en tentation
mais eux ils dorment
me laissant seul alors que
c'est la dernière nuit
que je passe parmi eux
je leur dis veillez avec moi
quelques heures
avant d'être cloué
je leur dis restez avec moi
sans quoi moi aussi
je pourrais être tenté
priez avec moi ou bien
ce serait si simple
pendant que vous dormez
demain vous diriez
avec judas et les gardes
où est-il
même si vous dormez
je ne pars pas
je reste là à les attendre
parce que si je pars
il n'y a pas de salut
pour vous
le projet de dieu reste
inaccompli
je suis venu pour mener
son projet à sa perfection
sa perfection
c'est moi sur la croix pour vous
pour réparer la faute
vous rendre la liberté
son goût
mais beaucoup
ne veulent pas y goûter
même gratuitement
même si la sueur
épaisse comme le sang
coule sur mon visage
je ne bouge pas d'ici
même si vous dormez
d'un sommeil
qui lui est occasion
pour me tenter
je reste
dans ce jardin d'angoisse
voisin d'éden
jardin d'agonie
où l'homme
parce que je ne pars pas
redevient l'ami de dieu
gethsemani
jardin d'angoisse voisin d'éden
au bas du mont des oliviers
pressé comme une olive
voici que broyé par la pierre
l'huile sourd du noyau dur
de mon front
olivier
tu es l'avant dernier
arbre que je touche
je m'adosse contre toi
toi mon ami
tu me soutiens
bientôt on m'adossera
contre un bois
moins amical
mais je ne serai pas seul
à le porter
comme cette nuit
incroyable vous dormez
ma dernière nuit
parmi les hommes
je suis seul
ils vont me clouer
pour vous
pas pour moi
je suis
je le suis
pour vous
pâques 2011
gilles weinzaepflen
fais que je reste avec eux
que je ne profite pas
de leur engourdissement
pour fiche le camp
je leur dis veillez et priez
pour ne pas entrer en tentation
mais eux ils dorment
me laissant seul alors que
c'est la dernière nuit
que je passe parmi eux
je leur dis veillez avec moi
quelques heures
avant d'être cloué
je leur dis restez avec moi
sans quoi moi aussi
je pourrais être tenté
priez avec moi ou bien
ce serait si simple
pendant que vous dormez
demain vous diriez
avec judas et les gardes
où est-il
même si vous dormez
je ne pars pas
je reste là à les attendre
parce que si je pars
il n'y a pas de salut
pour vous
le projet de dieu reste
inaccompli
je suis venu pour mener
son projet à sa perfection
sa perfection
c'est moi sur la croix pour vous
pour réparer la faute
vous rendre la liberté
son goût
mais beaucoup
ne veulent pas y goûter
même gratuitement
même si la sueur
épaisse comme le sang
coule sur mon visage
je ne bouge pas d'ici
même si vous dormez
d'un sommeil
qui lui est occasion
pour me tenter
je reste
dans ce jardin d'angoisse
voisin d'éden
jardin d'agonie
où l'homme
parce que je ne pars pas
redevient l'ami de dieu
gethsemani
jardin d'angoisse voisin d'éden
au bas du mont des oliviers
pressé comme une olive
voici que broyé par la pierre
l'huile sourd du noyau dur
de mon front
olivier
tu es l'avant dernier
arbre que je touche
je m'adosse contre toi
toi mon ami
tu me soutiens
bientôt on m'adossera
contre un bois
moins amical
mais je ne serai pas seul
à le porter
comme cette nuit
incroyable vous dormez
ma dernière nuit
parmi les hommes
je suis seul
ils vont me clouer
pour vous
pas pour moi
je suis
je le suis
pour vous
pâques 2011
gilles weinzaepfle
fais que je reste avec eux
que je ne profite pas
de leur engourdissement
pour fiche le camp
je leur dis veillez et priez
pour ne pas entrer en tentation
mais eux ils dorment
me laissant seul alors que
c'est la dernière nuit
que je passe parmi eux
je leur dis veillez avec moi
quelques heures
avant d'être cloué
je leur dis restez avec moi
sans quoi moi aussi
je pourrais être tenté
priez avec moi ou bien
ce serait si simple
pendant que vous dormez
demain vous diriez
avec judas et les gardes
où est-il
même si vous dormez
je ne pars pas
je reste là à les attendre
parce que si je pars
il n'y a pas de salut
pour vous
le projet de dieu reste
inaccompli
je suis venu pour mener
son projet à sa perfection
sa perfection
c'est moi sur la croix pour vous
pour réparer la faute
vous rendre la liberté
son goût
mais beaucoup
ne veulent pas y goûter
même gratuitement
même si la sueur
épaisse comme le sang
coule sur mon visage
je ne bouge pas d'ici
même si vous dormez
d'un sommeil
qui lui est occasion
pour me tenter
je reste
dans ce jardin d'angoisse
voisin d'éden
jardin d'agonie
où l'homme
parce que je ne pars pas
redevient l'ami de dieu
gethsemani
jardin d'angoisse voisin d'éden
au bas du mont des oliviers
pressé comme une olive
voici que broyé par la pierre
l'huile sourd du noyau dur
de mon front
olivier
tu es l'avant dernier
arbre que je touche
je m'adosse contre toi
toi mon ami
tu me soutiens
bientôt on m'adossera
contre un bois
moins amical
mais je ne serai pas seul
à le porter
comme cette nuit
incroyable vous dormez
ma dernière nuit
parmi les hommes
je suis seul
ils vont me clouer
pour vous
pas pour moi
je suis
je le suis
pour vous
pâques 2011
gilles weinzaepflen
fais que je reste avec eux
que je ne profite pas
de leur engourdissement
pour fiche le camp
je leur dis veillez et priez
pour ne pas entrer en tentation
mais eux ils dorment
me laissant seul alors que
c'est la dernière nuit
que je passe parmi eux
je leur dis veillez avec moi
quelques heures
avant d'être cloué
je leur dis restez avec moi
sans quoi moi aussi
je pourrais être tenté
priez avec moi ou bien
ce serait si simple
pendant que vous dormez
demain vous diriez
avec judas et les gardes
où est-il
même si vous dormez
je ne pars pas
je reste là à les attendre
parce que si je pars
il n'y a pas de salut
pour vous
le projet de dieu reste
inaccompli
je suis venu pour mener
son projet à sa perfection
sa perfection
c'est moi sur la croix pour vous
pour réparer la faute
vous rendre la liberté
son goût
mais beaucoup
ne veulent pas y goûter
même gratuitement
même si la sueur
épaisse comme le sang
coule sur mon visage
je ne bouge pas d'ici
même si vous dormez
d'un sommeil
qui lui est occasion
pour me tenter
je reste
dans ce jardin d'angoisse
voisin d'éden
jardin d'agonie
où l'homme
parce que je ne pars pas
redevient l'ami de dieu
gethsemani
jardin d'angoisse voisin d'éden
au bas du mont des oliviers
pressé comme une olive
voici que broyé par la pierre
l'huile sourd du noyau dur
de mon front
olivier
tu es l'avant dernier
arbre que je touche
je m'adosse contre toi
toi mon ami
tu me soutiens
bientôt on m'adossera
contre un bois
moins amical
mais je ne serai pas seul
à le porter
comme cette nuit
incroyable vous dormez
ma dernière nuit
parmi les hommes
je suis seul
ils vont me clouer
pour vous
pas pour moi
je suis
je le suis
pour vous
pâques 2011
gilles weinzaepfle
mercredi 27 mars 2013
En lisant les deux derniers chapitres du livre de Josué
23- 1 Et longtemps après que l’Éternel eut donné du repos à Israël de tous leurs ennemis à l’entour, — et Josué était vieux, avancé en âge,
23-3 et 12 (sauf erreur) : l'Eternel a combattu pour vous.
23-12-13 refus de tout cosmopolitisme : 12 Car si vous retournez en arrière, et que vous vous attachiez au reste de ces nations, à celles qui sont demeurées parmi vous, et que vous vous alliiez par mariage avec elles, et que vous entriez parmi elles et elles parmi vous,
13 sachez certainement que l’Éternel, votre Dieu, ne continuera pas à déposséder ces nations devant vous ; et elles vous seront un filet, et un piège, et un fouet dans vos côtés, et des épines dans vos yeux, jusqu’à ce que vous ayez péri de dessus ce bon pays* que l’Éternel, votre Dieu, vous a donné *Pour Josué, les nations sont des épines… dans les yeux du christ ? Une des explications possibles de la couronne d'épine est que le Christ, Roi des juifs, a eu les yeux dessillés de ce caractère spinal des nations, en a eu les yeux dessillés au point de vouloir devenir roi des nations.
23-15 Les bonnes et les mauvaises paroles.
23-4 * La geste de Josué : *ainsi que toutes les nations que j’ai exterminées, jusqu’à la grande mer vers le soleil couchant.
23-5 Ne s'écarter de la thorah ni à droite, ni à gauche.
23-8 conclu par "et vous vous attacherez à l'eternel": le rappel des trois premiers commandements.
23-13 Et je vous donnai un pays où tu n’avais pas travaillé et des villes que vous n’aviez point bâties, et vous y habitez ; vous mangez [le fruit] des vignes et des oliviers que vous n’avez pas plantés. *1. Citation que l'on pourrait renvoyer aux sionistes qui justifient leur projet politique par la fructification agricole.
Mais 2. Le serviteur qui a peur de Son Maître dans la parabole des talents reprend exactement ces mots, et Jésus les infléchit en disant :
"Je vais te juger d'après tes propres paroles."
24-15 "Choisissez qui vous voulez servir, mais Moi et ma maison, nous servirons l'Eternel."
24-16-18 Le choix de l'Eternel.
24-19 Et Josué dit au peuple : Vous ne pourrez pas servir l’Éternel car il est un Dieu saint, Une lecture spirituelle s'arrêterait à cette phrase et ne retiendrait qu'elle : "Vous ne pouvez pas servir l'Eternel", donc inanité du précepte catéchétique ancien, enseignant que Dieu nous a fait "pour L'aimer et pour Le servir." Dans cette perspective aussi pouvons-nous lire la Parole selon laquelle nous ne sommes que des serviteurs inutiles. Mais la lecture spirituelle croit être arrêtée parce que le verset se poursuit et que l'impossibilité de servir l'Eternel est mise en rapport avec le châtiment de quiconque L'aura mal servi. Il est tellement transcendant que Sa vengeance, à son tour, ne pourra être que terrible. En quelque sorte, c'est à peine s'il est favorable de servir l'eternel, du point de vue de l'instinct de survie. Mais l'instinct de vie ou plus exactement "le choix de la vie" commandent de le servir quand même. * il est un *Dieu* jaloux : il ne pardonnera pas votre transgression et vos péchés.
24-20 Si vous abandonnez l’Éternel, et si vous servez des dieux étrangers*, alors il se retournera et vous fera du mal et vous consumera après vous avoir fait du bien.
Consumation de l'offenseur et de celui qui abandonne l'Eternel précédant le sentiment que dieu puisse nous avoir abandonnés et précédant d'autant plus le choix de l'Abandon à Dieu.
21 Et le peuple dit à Josué : Non, car nous servirons l’Éternel.
22 Et Josué dit au peuple : Vous êtes témoins contre vous-mêmes que c’est vous qui vous êtes choisi l’Éternel pour le servir. Et ils dirent : [Nous en sommes] témoins. *1. Cette fin du livre de Josué manifeste que la malédiction des juifs qui s'étendrait à ceux et aux enfants de ceux qui auraient été les instigateurs directs de la Mort du christ relève d'un genre littéraire, qui estAssumé par le retournement que fait le christ du témoignage contre soi en témoignage pour soi.
2. Il se trouve qu'il y a une heure, avant de méditer ce passage, je méditais l'Evangile du jour qui est cette célèbre controverse opposant les pharisiens à Jésus, dans laquelle les premiers accusent le Second, l'Alpha et l'Oméga, d'être un faux témoin puisqu'Il Se rend témoignage à Lui-même. Mais Jésus leur rétorque que la validité de Son témoignage S'appuie sur le témoignage du Père. Hors d'une logique trinitaire implicite, la critique des pharisiens continuerait de s'appliquer, puisque Jésus n'aurait qu'un témoin: le Père. La méditation de ce passage célèbre de saint-Jean, sur lequel Lyta basset a malheureusement trop extrapolé,ouvre encore d'autres perspectives: la réponse de Jésus à l'accusation de faux témoignage portée contre Lui est que ses accusateurs ne savent pas d'où Il Vient et où Il va. Jésus ne leur répond pas qu'ils ne savent pas eux-mêmes d'où ils viennent et où ils vont. Sous-entendu : Lui seul pourrait les amener à ce savoir, étant donné que, ce qui compte, ce n'est pas le témoignage que chacun de ceux qui Le critiquent pourrait se rendre à Lui-même. L'objet de la critique est bien identifié : elle doit porter sur ce qui concerne Jésus étant donné que ce qui concerne Jésus rend témoignage à notre origine et à notre destination. A quiconque se sentirait frustré de cela, on voit que Jésus n'en opère pas moins une révolution en sa faveur : Jésus retourne le témoignage contre soi en un témoignage pour soi qui devient lui aussi qualifié. Le retournement de ce témoignage contre en témoignage pour représente un tel saut qualitatif qu'il est étonnant qu'après cela, le christianisme ait pu verser dans la fausse humilité.*Même fin que
celle du livre du Deutéronome :
26 Et Josué écrivit ces paroles dans le livre de la loi de Dieu. Et il prit une grande pierre, et la dressa là sous le chêne qui était auprès du sanctuaire de l’Éternel ;
27 "et Josué dit à tout le peuple : Voici, cette pierre sera témoin contre nous, car elle a entendu toutes les paroles de l’Éternel, qu’il nous a dites ; et elle sera témoin contre vous, de peur que vous ne reniiez votre Dieu."
24-29 Mort de Josué et sépulture du patriarche à Thimnath-Sérakh.
La fidélité des fils d'Israël se prolonge tant que vivent les témoins… oculaires des exploits de leur dieu : "31 Et Israël servit l’Éternel tous les jours de Josué, et tous les jours des anciens dont les jours se prolongèrent après Josué et qui avaient connu toute l’œuvre de l’Éternel, qu’il avait faite pour Israël."
24-32 Le tombeau de Joseph à sichem (note e
à gn 33:19
Joyeuses fêtes de Pâques à tous mes lecteurs!
23-3 et 12 (sauf erreur) : l'Eternel a combattu pour vous.
23-12-13 refus de tout cosmopolitisme : 12 Car si vous retournez en arrière, et que vous vous attachiez au reste de ces nations, à celles qui sont demeurées parmi vous, et que vous vous alliiez par mariage avec elles, et que vous entriez parmi elles et elles parmi vous,
13 sachez certainement que l’Éternel, votre Dieu, ne continuera pas à déposséder ces nations devant vous ; et elles vous seront un filet, et un piège, et un fouet dans vos côtés, et des épines dans vos yeux, jusqu’à ce que vous ayez péri de dessus ce bon pays* que l’Éternel, votre Dieu, vous a donné *Pour Josué, les nations sont des épines… dans les yeux du christ ? Une des explications possibles de la couronne d'épine est que le Christ, Roi des juifs, a eu les yeux dessillés de ce caractère spinal des nations, en a eu les yeux dessillés au point de vouloir devenir roi des nations.
23-15 Les bonnes et les mauvaises paroles.
23-4 * La geste de Josué : *ainsi que toutes les nations que j’ai exterminées, jusqu’à la grande mer vers le soleil couchant.
23-5 Ne s'écarter de la thorah ni à droite, ni à gauche.
23-8 conclu par "et vous vous attacherez à l'eternel": le rappel des trois premiers commandements.
23-13 Et je vous donnai un pays où tu n’avais pas travaillé et des villes que vous n’aviez point bâties, et vous y habitez ; vous mangez [le fruit] des vignes et des oliviers que vous n’avez pas plantés. *1. Citation que l'on pourrait renvoyer aux sionistes qui justifient leur projet politique par la fructification agricole.
Mais 2. Le serviteur qui a peur de Son Maître dans la parabole des talents reprend exactement ces mots, et Jésus les infléchit en disant :
"Je vais te juger d'après tes propres paroles."
24-15 "Choisissez qui vous voulez servir, mais Moi et ma maison, nous servirons l'Eternel."
24-16-18 Le choix de l'Eternel.
24-19 Et Josué dit au peuple : Vous ne pourrez pas servir l’Éternel car il est un Dieu saint, Une lecture spirituelle s'arrêterait à cette phrase et ne retiendrait qu'elle : "Vous ne pouvez pas servir l'Eternel", donc inanité du précepte catéchétique ancien, enseignant que Dieu nous a fait "pour L'aimer et pour Le servir." Dans cette perspective aussi pouvons-nous lire la Parole selon laquelle nous ne sommes que des serviteurs inutiles. Mais la lecture spirituelle croit être arrêtée parce que le verset se poursuit et que l'impossibilité de servir l'Eternel est mise en rapport avec le châtiment de quiconque L'aura mal servi. Il est tellement transcendant que Sa vengeance, à son tour, ne pourra être que terrible. En quelque sorte, c'est à peine s'il est favorable de servir l'eternel, du point de vue de l'instinct de survie. Mais l'instinct de vie ou plus exactement "le choix de la vie" commandent de le servir quand même. * il est un *Dieu* jaloux : il ne pardonnera pas votre transgression et vos péchés.
24-20 Si vous abandonnez l’Éternel, et si vous servez des dieux étrangers*, alors il se retournera et vous fera du mal et vous consumera après vous avoir fait du bien.
Consumation de l'offenseur et de celui qui abandonne l'Eternel précédant le sentiment que dieu puisse nous avoir abandonnés et précédant d'autant plus le choix de l'Abandon à Dieu.
21 Et le peuple dit à Josué : Non, car nous servirons l’Éternel.
22 Et Josué dit au peuple : Vous êtes témoins contre vous-mêmes que c’est vous qui vous êtes choisi l’Éternel pour le servir. Et ils dirent : [Nous en sommes] témoins. *1. Cette fin du livre de Josué manifeste que la malédiction des juifs qui s'étendrait à ceux et aux enfants de ceux qui auraient été les instigateurs directs de la Mort du christ relève d'un genre littéraire, qui estAssumé par le retournement que fait le christ du témoignage contre soi en témoignage pour soi.
2. Il se trouve qu'il y a une heure, avant de méditer ce passage, je méditais l'Evangile du jour qui est cette célèbre controverse opposant les pharisiens à Jésus, dans laquelle les premiers accusent le Second, l'Alpha et l'Oméga, d'être un faux témoin puisqu'Il Se rend témoignage à Lui-même. Mais Jésus leur rétorque que la validité de Son témoignage S'appuie sur le témoignage du Père. Hors d'une logique trinitaire implicite, la critique des pharisiens continuerait de s'appliquer, puisque Jésus n'aurait qu'un témoin: le Père. La méditation de ce passage célèbre de saint-Jean, sur lequel Lyta basset a malheureusement trop extrapolé,ouvre encore d'autres perspectives: la réponse de Jésus à l'accusation de faux témoignage portée contre Lui est que ses accusateurs ne savent pas d'où Il Vient et où Il va. Jésus ne leur répond pas qu'ils ne savent pas eux-mêmes d'où ils viennent et où ils vont. Sous-entendu : Lui seul pourrait les amener à ce savoir, étant donné que, ce qui compte, ce n'est pas le témoignage que chacun de ceux qui Le critiquent pourrait se rendre à Lui-même. L'objet de la critique est bien identifié : elle doit porter sur ce qui concerne Jésus étant donné que ce qui concerne Jésus rend témoignage à notre origine et à notre destination. A quiconque se sentirait frustré de cela, on voit que Jésus n'en opère pas moins une révolution en sa faveur : Jésus retourne le témoignage contre soi en un témoignage pour soi qui devient lui aussi qualifié. Le retournement de ce témoignage contre en témoignage pour représente un tel saut qualitatif qu'il est étonnant qu'après cela, le christianisme ait pu verser dans la fausse humilité.*Même fin que
celle du livre du Deutéronome :
26 Et Josué écrivit ces paroles dans le livre de la loi de Dieu. Et il prit une grande pierre, et la dressa là sous le chêne qui était auprès du sanctuaire de l’Éternel ;
27 "et Josué dit à tout le peuple : Voici, cette pierre sera témoin contre nous, car elle a entendu toutes les paroles de l’Éternel, qu’il nous a dites ; et elle sera témoin contre vous, de peur que vous ne reniiez votre Dieu."
24-29 Mort de Josué et sépulture du patriarche à Thimnath-Sérakh.
La fidélité des fils d'Israël se prolonge tant que vivent les témoins… oculaires des exploits de leur dieu : "31 Et Israël servit l’Éternel tous les jours de Josué, et tous les jours des anciens dont les jours se prolongèrent après Josué et qui avaient connu toute l’œuvre de l’Éternel, qu’il avait faite pour Israël."
24-32 Le tombeau de Joseph à sichem (note e
à gn 33:19
Joyeuses fêtes de Pâques à tous mes lecteurs!
lundi 18 mars 2013
Note idéative (I)
C'est à dessein et à regret que j'insère cette rubrique sur ce blog plutôt que sur journaltorrentiel. Mais bien que ce blog-père n'ait pas été alimenté depuis près de trois ans, la logique du développement interne de son texte s'est déployée comme un livre sur lequel je n'ai pas le temps de travailler pour le moment. Aussi essayé-je cette nouvelle forme d'"inaperçu" indiscipliné et dont l'avenir dira si elle se peut raisonner, mais qui, du moins, à l'origine, ne prétend pas à l'origine à une exhaustivité intenable et à une organisation dont je suis trop bouleversé pour être capable. Alors lançons-nous, et vogue la galère de cette série sur ce torrent, dont ce blog est le radeau qui ramasse le plus de vestiges. Et encore, il se croit obligé d'en jeter beaucoup à la mer, que ceux qui seraient dignes d'être recueillis sur cette arche veuillent bien en pardonner leur indigne serviteur!
18 mars 2013 (le premier soir, où j'inaugure cette manière encore plus désorganisée de noter le bric-à-brac de mes idéesen vrac : En lisant l'Emile de rousseau : C'est une constante ambition de l'homme que de trouver son semblable jusqu'en l'inventant tout différent, qui se fait voir de Pline l'ancien à la paléontollogie moderne Un peu plus haut dans le texte, Inaperçu de l'histoire (et contresens pour faire grossir le chapeau qu'on veut faire porter à rousseau) : rousseau, le pédagogue fantasque, qui voulait que les enfants apprissent l'instruction civique après avoir choisi leur fiancée, s'il inspira la ", parla, lui de chercher quels étaient "les devoirs de l'homme et du citoyen"., Faut-il que nous parlions toujours en exagérant ? Nous nous croyons toujours dans l'anfractuosité où va s'ouvrir la faille. Ainsi rousseau : Dans son apologie du "bon sauvage", il force ainsi le trait : Le sauvage ne convoite rien au-delà de sa faim, c'est nous qui sommes les vrais cannibales : "Mais pour nous, à qui la vie civile est nécessaire, et qui ne pouvons plus nous passer de manger des hommes", nous émigrons dans des "capitales cannibales" : "Voilà pourquoi tout afflue à Rome, à Paris, à Londres. C'est toujours dans les capitales que le sang humain se vend à meilleur marché.". Les capitales sont cannibales comme le capital, et le marché aux hommes négocie toujours la valeur travail à prix de sang humain,sauf qu'avec l'économie numérique où les ordres se donnent plus vite que les services ne se rendent et que les biens ne peuvent être transportés, la valeur-travail est plus une valeur retranchée qu'une valeur ajoutée. "La question humaine", en devenant une différence, favorise une indifférence inhumaine. PENSEE DE VIRGILE, VENU NOUS VISITER CE MATIN : Nous faisons comme si nous n'avions que des extrémistes politiques et pas d'extrémistes économiques. Or nous sommes arrivés à l'extrême pointe du capitalisme, comme il y a une vingtaine d'années, les Européens de l'Est étaient arrivés à l'extrême pointe du communisme avant la destruction du mur de berlin. Ces extrémistes économiques qui font que le capitalisme est à son "pick oil" sont ceux au nom desquels les peuples vivent si mal sans savoir ce qu'ils leur doivent. Ce sont les inventeurs du néo-esclavagisme, qui est plus vicieux que l'esclavagisme ancien, car au moins, l'esclavagiste ancien était paternaliste, c'était un maître qui avait des domestiques, lesquels faisaient partie de son foyer en travaillant à son usage.
18 mars 2013 (le premier soir, où j'inaugure cette manière encore plus désorganisée de noter le bric-à-brac de mes idéesen vrac : En lisant l'Emile de rousseau : C'est une constante ambition de l'homme que de trouver son semblable jusqu'en l'inventant tout différent, qui se fait voir de Pline l'ancien à la paléontollogie moderne Un peu plus haut dans le texte, Inaperçu de l'histoire (et contresens pour faire grossir le chapeau qu'on veut faire porter à rousseau) : rousseau, le pédagogue fantasque, qui voulait que les enfants apprissent l'instruction civique après avoir choisi leur fiancée, s'il inspira la ", parla, lui de chercher quels étaient "les devoirs de l'homme et du citoyen"., Faut-il que nous parlions toujours en exagérant ? Nous nous croyons toujours dans l'anfractuosité où va s'ouvrir la faille. Ainsi rousseau : Dans son apologie du "bon sauvage", il force ainsi le trait : Le sauvage ne convoite rien au-delà de sa faim, c'est nous qui sommes les vrais cannibales : "Mais pour nous, à qui la vie civile est nécessaire, et qui ne pouvons plus nous passer de manger des hommes", nous émigrons dans des "capitales cannibales" : "Voilà pourquoi tout afflue à Rome, à Paris, à Londres. C'est toujours dans les capitales que le sang humain se vend à meilleur marché.". Les capitales sont cannibales comme le capital, et le marché aux hommes négocie toujours la valeur travail à prix de sang humain,sauf qu'avec l'économie numérique où les ordres se donnent plus vite que les services ne se rendent et que les biens ne peuvent être transportés, la valeur-travail est plus une valeur retranchée qu'une valeur ajoutée. "La question humaine", en devenant une différence, favorise une indifférence inhumaine. PENSEE DE VIRGILE, VENU NOUS VISITER CE MATIN : Nous faisons comme si nous n'avions que des extrémistes politiques et pas d'extrémistes économiques. Or nous sommes arrivés à l'extrême pointe du capitalisme, comme il y a une vingtaine d'années, les Européens de l'Est étaient arrivés à l'extrême pointe du communisme avant la destruction du mur de berlin. Ces extrémistes économiques qui font que le capitalisme est à son "pick oil" sont ceux au nom desquels les peuples vivent si mal sans savoir ce qu'ils leur doivent. Ce sont les inventeurs du néo-esclavagisme, qui est plus vicieux que l'esclavagisme ancien, car au moins, l'esclavagiste ancien était paternaliste, c'était un maître qui avait des domestiques, lesquels faisaient partie de son foyer en travaillant à son usage.
Note idéative (I)
C'est à dessein et à regret que j'insère cette rubrique sur ce blog plutôt que sur journaltorrentiel. Mais bien que ce blog-père n'ait pas été alimenté depuis près de trois ans, la logique du développement interne de son texte s'est déployée comme un livre sur lequel je n'ai pas le temps de travailler pour le moment. Aussi essayé-je cette nouvelle forme d'"inaperçu" indiscipliné et dont l'avenir dira si elle se peut raisonner, mais qui, du moins, à l'origine, ne prétend pas à l'origine à une exhaustivité intenable et à une organisation dont je suis trop bouleversé pour être capable. Alors lançons-nous, et vogue la galère de cette série sur ce torrent, dont ce blog est le radeau qui ramasse le plus de vestiges. Et encore, il se croit obligé d'en jeter beaucoup à la mer, que ceux qui seraient dignes d'être recueillis sur cette arche veuillent bien en pardonner leur indigne serviteur!
18 mars 2013 (le premier soir, où j'inaugure cette manière encore plus désorganisée de noter le bric-à-brac de mes idéesen vrac : En lisant l'Emile de rousseau : C'est une constante ambition de l'homme que de trouver son semblable jusqu'en l'inventant tout différent, qui se fait voir de Pline l'ancien à la paléontollogie moderne Un peu plus haut dans le texte, Inaperçu de l'histoire (et contresens pour faire grossir le chapeau qu'on veut faire porter à rousseau) : rousseau, le pédagogue fantasque, qui voulait que les enfants apprissent l'instruction civique après avoir choisi leur fiancée, s'il inspira la ", parla, lui de chercher quels étaient "les devoirs de l'homme et du citoyen"., Faut-il que nous parlions toujours en exagérant ? Nous nous croyons toujours dans l'anfractuosité où va s'ouvrir la faille. Ainsi rousseau : Dans son apologie du "bon sauvage", il force ainsi le trait : Le sauvage ne convoite rien au-delà de sa faim, c'est nous qui sommes les vrais cannibales : "Mais pour nous, à qui la vie civile est nécessaire, et qui ne pouvons plus nous passer de manger des hommes", nous émigrons dans des "capitales cannibales" : "Voilà pourquoi tout afflue à Rome, à Paris, à Londres. C'est toujours dans les capitales que le sang humain se vend à meilleur marché.". Les capitales sont cannibales comme le capital, et le marché aux hommes négocie toujours la valeur travail à prix de sang humain,sauf qu'avec l'économie numérique où les ordres se donnent plus vite que les services ne se rendent et que les biens ne peuvent être transportés, la valeur-travail est plus une valeur retranchée qu'une valeur ajoutée. "La question humaine", en devenant une différence, favorise une indifférence inhumaine. PENSEE DE VIRGILE, VENU NOUS VISITER CE MATIN : Nous faisons comme si nous n'avions que des extrémistes politiques et pas d'extrémistes économiques. Or nous sommes arrivés à l'extrême pointe du capitalisme, comme il y a une vingtaine d'années, les Européens de l'Est étaient arrivés à l'extrême pointe du communisme avant la destruction du mur de berlin. Ces extrémistes économiques qui font que le capitalisme est à son "pick oil" sont ceux au nom desquels les peuples vivent si mal sans savoir ce qu'ils leur doivent. Ce sont les inventeurs du néo-esclavagisme, qui est plus vicieux que l'esclavagisme ancien, car au moins, l'esclavagiste ancien était paternaliste, c'était un maître qui avait des domestiques, lesquels faisaient partie de son foyer en travaillant à son usage.
18 mars 2013 (le premier soir, où j'inaugure cette manière encore plus désorganisée de noter le bric-à-brac de mes idéesen vrac : En lisant l'Emile de rousseau : C'est une constante ambition de l'homme que de trouver son semblable jusqu'en l'inventant tout différent, qui se fait voir de Pline l'ancien à la paléontollogie moderne Un peu plus haut dans le texte, Inaperçu de l'histoire (et contresens pour faire grossir le chapeau qu'on veut faire porter à rousseau) : rousseau, le pédagogue fantasque, qui voulait que les enfants apprissent l'instruction civique après avoir choisi leur fiancée, s'il inspira la ", parla, lui de chercher quels étaient "les devoirs de l'homme et du citoyen"., Faut-il que nous parlions toujours en exagérant ? Nous nous croyons toujours dans l'anfractuosité où va s'ouvrir la faille. Ainsi rousseau : Dans son apologie du "bon sauvage", il force ainsi le trait : Le sauvage ne convoite rien au-delà de sa faim, c'est nous qui sommes les vrais cannibales : "Mais pour nous, à qui la vie civile est nécessaire, et qui ne pouvons plus nous passer de manger des hommes", nous émigrons dans des "capitales cannibales" : "Voilà pourquoi tout afflue à Rome, à Paris, à Londres. C'est toujours dans les capitales que le sang humain se vend à meilleur marché.". Les capitales sont cannibales comme le capital, et le marché aux hommes négocie toujours la valeur travail à prix de sang humain,sauf qu'avec l'économie numérique où les ordres se donnent plus vite que les services ne se rendent et que les biens ne peuvent être transportés, la valeur-travail est plus une valeur retranchée qu'une valeur ajoutée. "La question humaine", en devenant une différence, favorise une indifférence inhumaine. PENSEE DE VIRGILE, VENU NOUS VISITER CE MATIN : Nous faisons comme si nous n'avions que des extrémistes politiques et pas d'extrémistes économiques. Or nous sommes arrivés à l'extrême pointe du capitalisme, comme il y a une vingtaine d'années, les Européens de l'Est étaient arrivés à l'extrême pointe du communisme avant la destruction du mur de berlin. Ces extrémistes économiques qui font que le capitalisme est à son "pick oil" sont ceux au nom desquels les peuples vivent si mal sans savoir ce qu'ils leur doivent. Ce sont les inventeurs du néo-esclavagisme, qui est plus vicieux que l'esclavagisme ancien, car au moins, l'esclavagiste ancien était paternaliste, c'était un maître qui avait des domestiques, lesquels faisaient partie de son foyer en travaillant à son usage.
dimanche 10 mars 2013
Les clarifications nantaises de mgr fellay
Pour rendre compte des clarifications nantaises de mgr Fellay, j'opterai pour une recension commentée de sa dernière conférence (que l'on peut écouter sur la porte latine), où tous mes commentaires seront encadrés de deux astérisques et où je me permettrai de bouleverser la chronologie des paroles de l'orateur si je puis, sous un chapitre, regrouper plusieurs de ses idées.
Même si la FSSPX ne désigne jamais nommément le pape ou un évêque comme hérétique. Mgr fellay n'en dit pas moins que le discernement de sa fraternité doit déterminer, à terme, quelle est la proportion d'évêques qui sont objectivement hérétiques. Il n'en établit pas une liste, se bornant à constater en fin de conférence que certains clercs conduisent objectivement les fidèles dans le péché. Il engage ses fidèles à "prier avec beaucoup d'intencité et à supplier le ciel :
"Ca serait génial de nous donner un bon pape !"
I SITUATION GENERALE DE L'EGLISE
Il commence par envisager comme pouvant se poser et correspondant à l'état de l'Eglise actuelle la question de saint vincent de Lérins :
"Le corps entier peut-il être malade et l'eglise… dérailler" ?
ayant répondu par l'affirmative à cette première question, il se demande comment cela peut se produire, si l'on admet la majeure exacte d'un syllogisme dont les modernistes et les sédévacantistes tirent des conclusions opposées. Cette majeure est que l'Eglise est infaillible. Les modernistes poursuivent le syllogisme ainsi : Or L'eglise a voulu le Concile ou la nouvelle messe, donc le Concile et la nouvelle messe sont infaillibles. A l'inverse, les sédévacantistes poursuivent le syllogisme comme suit : Il y a des erreurs dans le Concile, donc le Concile n'a pas été fait par l'eglise. Mgr Fellay propose de formuler une mineure qui conduise à une juste conclusion du syllogisme, qui ne soit, ni celle des modernistes, ni celle des sédévacantistes. On verra que cette conclusion, il ne la formulera jamais. Pour faire comprendre à son auditoire quelle est sa démarche intellectuelle, il fait un détour par la théologie sacramentelle et rappelle les trois conditions qui sont fixées pour la validité d'un sacrement : la conformité de la matière, de la forme et de l'intention du ministre qui administre un Sacrement. Mgr fellay souligne ici que même un prêtre qui aurait perdu la foi peut administrer validement un sacrementpourvu qu'il veuille faire ce que veut faire l'eglise. Mais il peut aussi, à l'inverse, substituer une matière différente, employer d'autres mots, une forme différente, ou avoir un défaut d'intention :
"Le bon dieu, même lorsqu'Il promet Son assistance, ne prive paps les hommes de leurs facultés les plus hautes qui sont la raison et la volonté et qui le font libres. Il n'offense pas cette liberté. Je veux dire en fait que le bon dieu réclame de ces créatures auxquelles Il promet ces privilège de coopérer aux privilèges de cette Promesse et, s'ils ne veulent pas, ils restent libres et ça fait un désastre."
Ce détour par la théologie sacramentelle permet à mgr Fellay d'introduire comment il va contourner la difficulté touchant le Concile. Sa mineure consistera à affirmer que les Pères du concile n'ont pas voulu obéir à l'Esprit-saint au cours du concile validement convoqué par l'eglise. Et sa conclusion se tire de là, sans être exprimée au bout du syllogisme au cours de sa conférence, mais en étant symbolisée par son refus de signer après les injonctions romaines, de plus en plus pressantes, que, puisque "les Pères du concile n'ont pas voulu faire ce que l'Esprit-saint attendait d'eux", (donc) nous ne pouvons accepter le concile.
A la fin de sa conférence, mgr fellay reprochera au pape d'avoir connu cette position dès l'origine et, dès lors que la fraternité avait clairement fait connaître qu'elle ne pourrait pas changer de position, il dit ne pas comprendre pourquoi le pape a provoquer des discussions avec la fraternité en vue de la signature d'un accord pratique sans "mettre le Concile en veilleuse", nous y revienrons.
Pour fonder sonafirmation que les Pères du concile n'ont pas voulu obéir à l'esprit-saint au cours du concile, Mgr fellay prétend qu'ils n'ont "délibérément" pas souhaité suivre les formes ordinaires… des conciles antérieurs, et ont préféré qualifier le second concile du Vatican de "Concile pastoral", en faisant une fausse distinction entre "concile dogmatique" et "concile pastoral". Or cette distinction a été introduite, pour autant que je sache, par les critiques du concile qui l'ont relayée pendant le concile dans une revuecomme "ITINERAIRES", et ce refus de dogmatisé s'est vu infirmer, puisque le concile a produit, parmi ses constitutions, déclarations et décrets, deux "constitutions dogmatique" ("LUMEN GENTIUM" ET "DEI VERBUM") et une seule constitution pastorale ("GAUDIM ET SPES"). Que si ces constitutions n'ont pas produit de dogme nouveau, tous les conciles n'en ont pas défini, mais le Concile a développé, dans ses constitutions dogmatiques, des notions nouvelles venant enrichir le dogme ancien.* Mgr fellay regrette enfin, à la suite de mgr Lefebvre et de quelques autres pendant le concile, que le concile ait délibérément abandonné la forme des définitions scolastiques traditionnelles, qui serait "la philosophie du bon sens" face au kantisme condamné par Saint Pie X dans "PASCENDI" comme la source de l'agnosticisme aux origines du modernisme, à la phénoménologie ou à l'existentialisme, condamné par Pie XII comme le pire dessystèmes relativistes. Il ne déplore pas ici l'abandon de la pratique de l'anathème : *mais la sanction contre ceux qui ne croient pas en un dogme accompagne-t-elle nécessairement la définition de celui-ci ? Ce refus de recourir à l'anathème est sous-tendu par une Eglise qui se perçoit désormais davantage comme une "communion de charité" que comme une organisation sur la défensive, quand elle défend le "le dépôt de la foi", même si la Foi et la charité ne sont pas en opposition : la foi est le roc et le socle, mais la charité est la plus grande des trois vertus théologale, ce dont prend acte le concile dans sa conception d'une eglise, dont lahiérarchie doit désormais présider à la charité.*
En plus des problèmes posés par les philosophies sous-tendues par le langage adopté par le concile, mgr fellay continue de poser comme nœud de son opposition "la fameuse trilogie" de "la liberté religieuse", "la collégialité" et "l'œcuménisme", trilogie (*habituellement complétée par la liturgie et la pratique du dialogue interreligieux comme prolongement naturel de la liberté religieuse*) dans laquelle mgr Fellay voit une transposition des "droits de l'homme" : la liberté religieuse appliquant la liberté, la collégialité instillant l'égalité au sommet de la hiérarchie éclésiale, et l'œcuménisme étant mû par un désir de fraternité. *L'a priori qu'on ne saurait inviter les droits de l'homme à la table de l'Eglise repose sur l'analyse, faite à la fois par Jean Madiran, André chouraqui ou rené cassin, sur des versants différents de l'échiquier politique, que les droits de l'homme sont pensés comme de nouvelles tables de la Loi. Mais, pour Jean Madiran, ce sont des "droits de l'homme sans Dieu" alors que, pour les rédacteurs de la déclaration Universelle des droits de l'Homme de 1948, les droits de l'homme ne visent pas à remplacer, mais à retranscrire ou à retranscrire le décalogue, origine de la loi naturelle aux yeux des catholiques, dans des termes supposés acceptables par toute l'humanité. Le traditionalisme catholique préfère la critique contre-révolutionnaire des droits de l'homme comme antidécalogue à la voie médiatrice (ou concordiste) des rédacteurs de cette déclaration, qui la considèrent comme un décalogue laïque.*
Mgr fellay s'étendra sans les nommer sur les méfaits de la collégialité, qui sera l'une des origines, sans que mgr Fellay les cite à comparaître, ce qu'il appellera "le double langage de rome" et qui expliquera selon lui l'échec des discussions.* Mais avant de comprendre les raisons qu'il en donne, il est utile de s'arrêter sur sa critique étayée de la théorie et de la pratique de l'œcuménisme et de la liberté religieuse.
1. L'œcuménisme ne peut être toléré parce que l'eglise catholique ne saurait transiger sur la foi dont elle est dépositaire et dont on ne saurait "lâcher un principe" (non plus qu'un principe de la morale, aura-t-il précisé précédemment), sans encourir cette condamnation de saint Athanase:
"A moins qu'il ne la tienne intègre et inviolée (la foi catholique), sans aucun doute il est damné".
Pie XII ajoute en proclamant le dogme de l'Assomption que "quiconque refuse ou simplement met en doute cette vérité, doit savoir qu'il a défailli entièrement." "Si quelqu'un, ajoute mgr fellay, ne croit pas à l'enfer, mais croit quand même que le christ Est Dieu, il se coupe de la Lumière de la Foi, car si le bon dieu S'est trompé sur un point, alors Il peut se tromper sur tous les autres. D'ailleurs, c'est insensé de s'élever contre le bon dieu et de prétendre : "vous avez tort et c'est moi qui ai raison !" (…) Les protestants, et tous ceux qui se mettent à contester une des vérités de la foi, se placent au-dessus ou au moins à l'égal du bon dieu, et arguent contre Dieu. Ceux qui ont fait [cela] ont démoli la Foi de fond en comble." *Pourtant, mgr fellay pourrait se laisser toucher par l'invitation isaétique :
"Venons et discutons". Ceux que dieu par le prophète convoque à se confronter à Lui, à lutter avec Lui comme Jacob, ou à contester contre Lui comme Job viennent toujours à résipiscence.*
2. "Jean-Paul II disait de l'œcuménisme :
"Cette unité n'est ni une fusion, ni une intégration" mais "une fédération", commente mgr fellay. Et si le bienheureux Jean-Paul II avait voulu souffler à notre esprit une analogie de l'œcuménisme avec la très Sainte trinité, "Union sans confusion", analogie dont on se demande si la séparation des Eglises chrétiennes en trois branches, comme la ramification des religions abrahamique en judaïsme, islam et christianisme ne peut pas s'interpréter comme des clins d'yeux de la Providence pour y discerner des traces de la trinité. Tel n'est assurément pas la position de mgr fellay :
3. Qui regrette que l'on ne puisse plus parler de "fausses religions" (le dernier qui l'ait fait étant Pie XII) ni présenter les juifs et les païens comme des "ennemis de l'eglise" :
a) "La claque que j'ai ramassée, simplement en disant que les juifs étaient des ennemis de l'Eglise ! (…)Or s'ils continuent à tenir pour un blasphème que nous confessions que Jésus-christ Est Vrai Seigneur et vrai dieu, ne sont-ils pas adversaires de notre Seigneur ? S'ils sont comme ça, comment est-ce qu'on pourrait nous dire qu'ils ont leur chemin pour aller au ciel? Saint-Pierre nous dit dans les actes des apôtres qu'"il n'y a aucun autre Nom qui Ait été donné sous le ciel pour être sauvés que le Nom de Notre Seigneur Jésus-christ. (actes 4:12) Et maintenant, on nous raconte que les juifs ont leur chemin à eux…"
Entre la théologie de la substitution et la théologie de la double élection, en dehors des manœuvres de théologiens, électrons libres, qui veulent prononcer un mariage forcé du judaïsme et du christianisme sans consentement ni conversion, le par. 4 de la déclaration "nostrae aetate" indique, me semble-t-il, la voix de la sagesse, en demandant qu'on n'impute pas la responsabilité de la Passion du christ, "indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps" ; que l'on continue de confesser le "verus Israël", mais avec l'humilité de "l'olivier sauvage" plein de reconnaissance pour"l'olivier franc" ; enfin, "les Juifs ne doivent pas être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits",malédiction qui semble percer sous le besoin que ressent visiblement mgr fellay de traiter les juifs d'"ennemis de l'Eglise",
b) et les païens comme de fausses religions (*l'islam semble assimilé aux païens, et sa revendication d'être, sinon la dernière, du moins l'une des ramifications abrahamiques n'est pas retenue*). "Le psaume nous dit que les dieux de ces païens sont des démons." Dès lors, le prélat déplore que l'on prétendent désormais que "les autres religions se dirigent vers notre seigneur" *(ce qui est pourtant le sens de la Promesse du christ :
"Quand Je serait Elevé de terre, J'attirerai tout à Moi" (Jean 12:32.)*
Mgr fellay reçoit comme un beau rêve, dénué de toute réalité, ces paroles de l'encyclique "ut unum sint" : "Notre Seigneur Est la fin de toutes les religions". Avec le pessimisme anthropologique qu'il opose à la naïveté de l'optimisme conciliaire,* il dit que, bien sûr, il y a de la beauté et du bien dans le mal, c'est même à cela qu'on le reconnaît. Une seule goutte de cyanure suffit à empoisonner la meilleure soupe de légumes. S'émerveiller de la beauté qu'il y a dans les autres religions, c'est peut-être, au départ, trouver un point d'appui pour amadouer celui qu'on veut amener à être un futur disciple du christ. Mais si on reste dans cette voie, de s'émerveiller [des grains de beauté] qui subsistent dans le mal, on "trompe son monde".
Mgr fellay utilise ensuite la métaphore du train : dire à quelqu'un qui se trompe de train que son train est beau et climatisé et qu'il arivera un jour à bon port, ce n'est pas se montrer charitable envers lui. *Or cette métaphore du train qui désignerait les religions me rappelle celle de l'abé célier comparant l'homme à une voiture dont Dieu aurait placé le mode d'emploi, la loi naturelle, dans la boîte à gants. Voir la personne réduite à une voiture et les religions, ces voies de passage vers le salut espéré, rabattues à des trains, cela nous appauvrit et nous humilieextrêmement. Pourtant, l'analogie du train de voyageurs est assez rigoureuse, la religion nous aide à passer, et la vraie religion doit nous aider à passer de ce monde au Père de notre Seigneur Jésus-christ, Qui est aussi notre Père. Seulement, si les adeptes des "fausses religions" ont pris le mauvais train, sommes-nous embarqués avec eux dans une voiture pour louer le confort de ce train, ou leur faisons-nous cette remarque dans les adieux des quais de gare ?*
4. Mgr fellay croit discerner la véritable nature de l'œcuménisme dans la mésaventure arrivée, "à Rome, au plus haut niveau de la hiérarchie", à cet évêque chismatique portugais qui, au soir de sa vie, voulut revenir au catholicisme, et que les autorités romaines en responsabilité des évêques et du dialogue interreligieux refusèrent de recevoir parce que, "depuis le Concile, ce [ne serait] plus nécessaire" Et bien sûr, pas question de le renvoyer vers la FSSPX, qui l'avait pourtant adressé à Rome :
"N'allez pas chez ces fosciles !"
Mgr fellay croit voir dans ce refus de rome l'essence de l'œcuménisme, puisque c'est "au nom de l'œcuménisme" que le cardinal Kasper aurait explicitement refusé de le recevoir ! *Ici, on ne peut s'empêcher de regretter que le moyen de l'œcuménisme se prenne pour une fin ; et quelles que soient les analogies de la division de l'universel chrétien en trois branches avec la Trinité qu'un élan métaphysique aux limites du panthéisme peut nous entraîner à risquer, notre pâte humaine ne peut que souscrire à l'espoir que nous gardons toujours, au fond de notre cœur, du retour de nos"frères séparés" : "ut omnes errantes ad unitatem eclesiae revocare" (litanie des saints). Car la troisième voie en qu'on peut essayer d'ouvrir face au constat du recouvrement difficile de l'unité dans l'Eglise, c'est de s'abstenir de considérations sur l'essence de cette unité ; et, c'est de prier pour la communauté de foi dans une communauté d'eglise, si c'est la forme d'unité voulue par Dieu ; mais si l'unité de la structure n'est pas ce que dieurecherche, s'Il préfère que "le salut puisse avoir pour portes d'entrée toutes les sensibilités chrétiennes" (malgré le "subsistit in"), sous la protection cachée du chef de l'Eglise catholique, référend et protecteur de toute la chrétienté, consciente ou non de ce rôle du pape qui bénéficie à tous les confesseurs du christ, c'est à nous de mettre nos sensibilités en veilleuse pour accepter que vivre de cet œcuménisme au sein de structures éclésiales dissociées nous soit d'un plus grand profit, d'autant que cela réclame de nous une plus grande abnégation, pour apprendre à vivre de l'Union trinitaire.*
II LES DISCUSSIONS AVEC ROME
*En fait de clarifications, le discours de mgr fellay demeure assez confus, si bien qu'il est difficile de dégager, ne serait-ce qu'une chronologie, parce que mgr fellay, comme à son habitude, se laisse emporter par son discours, ce qui l'amène, par exemple, à annoncer trois conditions fixées pour la réintégration de la FSSPX dans une lettre du pape du 30 juin 2012 (donc postérieure au 13 juin) et à n'en énoncer que deux. On peut cependant dégager quelques lignes de force : *
1. Le 14 septembre 2011, mgr fellay est convoqué par la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) pour procéder à une évaluation des discussions doctrinales qui ont eu lieu, deux années durant, et se voir remettre un "préambule doctrinal" pour analyse et signature avant tout accord pratique. *On croyait savoir que ces "discussions doctrinales" étaient un préalable posé par mgr fellay à Rome, et mgr Fellay continue d'ailleurs aujourd'hui encore de motiver son refus d'un accord pratique par la préséance de la doctrine sur une "belle situation" canonique.* Or mgr Fellay nous présente ici ces discussions comme ayant été initiées par la CDF pour lever des difficultés doctrinales qui se posaient dans la FSSPX (*mais dit-on la même chose ? Pourquoi n'est-il pas plus simplement parlé de "difficultés doctrinales" soulevées et ressenties par la FSSPX en face du concile.* Le cardinal Levada et ses assistants concluent cette évaluation des discussions doctrinales en affirmant qu'"elles ont atteint leur but, puisque chaque partie a pu exprimer clairement sa position. "Or les représentants de la CDF ne vont pas avoir une seule parole pour dire en quoi les objections soulevéées par la FSSPX sont "bonnes, mauvaises, justes ou fausses". La CDF présente à mgr fellay le "préambule doctrinal" comme un texte à signer, néanmoins modifiable, à condition de n'en pas changer la substance. *Quoique mgr Fellay ne le perçoive pas ou feigne de ne pas le percevoir, cette méthode de réception du "préambule doctrinal" ressemble à s'y méprendre à "la marge de discussion et de (critiquabilité) du concile", qui doit être appréciée selon la même méthode : non modifiable en sa substance, mais discutables sur les points litigieux. De même qu'on ne doit pas modifier la substance du préambule doctrinal, mais qu'on peut en préciser la rédaction, "on doit accepter le concile" (ce qui sera la conclusion de la CDF le 13 juin 2012, confirmée par une lettre adressée par le pape à mgr Fellay le 30 juin 2012), mais, comme le préambule doctrinal le stipule expressément, "il peut y avoir une discussion légitime sur certains points du concile qui font difficulté" dans le cadre d'une acceptation générale de celui-ci. Condition que mgr fellay résume ainsi : "Vous devez accepter le concile, après, vous pourrez en discuter. Mais si on l'a accepté, il n'y a plus rien à discuter." *La phrase prononcé par mgr Levada le 13 juin n'est pas contradictoire avec le principe qui semble se dégager de ce point désormais public du "préambule doctrinal" : "Vous ne pouvez pas dire qu'il y a des erreurs dans le concille", mais "la discussion légitime" vous permet de dire en revanche qu'"il y a des points qui", sans être erronés, font difficulté".
2. Le préambule doctrinal propose en outre un "cadre" à cette "discussion légitime des points qui font difficulté dans le concile" : c'est l'herméneutique de la réforme dans la continuité. (*Mgr fellay va d'ailleurs commettre un lapsus intéressant au cours de sa conférence : il considérera comme interchangeables les expressions d'"herméneutique de la Réforme dans la continuité" ou de "continuité dans la réforme". On doit donc entendre sous cap que le pape est essentiellement réformiste, voire accessoirement réformé. Ironie de la parole prise au piège de la liberté de son flux, mgr fellay dira, à la fin de la conférence que, si l'important n'est pas "que nous recevions le label catholique, quand bien même on nous excommunierait, nous devons protester… que nous sommes catholiques, et c'est cela qui les embête.")* De son propre aveu, mgr fellay va s'employer dans ses deux réponses au "préambule doctrinal", dont la seconde (dont il ne donne pas la date ici) précise la première du 30 novembre 2011 de portée volontairement générale, à "démolir" "le cadre" qu'on veut lui imposer pour "discuter" le concile : "l'herméneutique de la réforme dans la continuité". D'un côté, Benoît XVI condamne la rupture – "et c'est un point sur lequel nous sommes d'accord" - : "il y aurait une manière de comprendre le Concile qui serait fausse, expllique mgr Fellay décryptant la pensée du pape, c'est celle qui affirme que ce concile se pose en rupture avec le passé de l'eglise. Ce n'est pas une nouvelle Pentecôte, un nouveau début…" Cette critique de la rupture est en continuité avec la solution proposée par saint Vincent de Lérins pour sortir de la crise de l'Eglise qui avait lieu de son temps s'appuyer sur la partie saine, c'est-à-dire le passé. Le problème, c'est que benoît XVI ne s'en tient pas au passé : en introduisant le mot "réforme", il "bénit" tous les changements" introduits par le concile "auxquels nous nous sommes opposés". "Tous ces changements [résultant] du concile sont approuvés comme, non seulement bons pour l'eglise, mais aussi nécessaires." L'herméneutique dans la continuité est donc un cadre trompeur : il y a un point qui est juste, la condamnation de la rupture, et un point qui est faux, la justification des réformes conciliaires au Nom d'une "Eclesia semper reformenda". *De fait, "la Réforme dans la continuité" constitue bien un oxymore* qui induit, précise mgr fellay, deux conceptions de la tradition :
3. Au moment des Sacres, on avait reproché à mgr Lefebvre d'avoir "une vision incomplète de la tradition" :
a) Mgr Lefebvre s'est toujours référé à la définition de saint vincent de Lérins : "ce qui a été cru toujours, partout et par tous". *La Tradition serait donc éternelle (comme les sionistes prétendent que Jérusalem est "la capitale éternelle et indivisible de l'Etat d'Israël"), quand même il a fallu attendre la prédication de l'evangile pour qu'on puisse croire dans le Mystère du verbe Incarné. Mais mgr fellay a un argument très solide à opposer à ce qui semble un anachronisme historique :* "L'esprit-saint n'a été envoyé que pour rappeler les Paroles du christ, et le Christ a dit ce que, de toute éternité, Il avait reçu du Père." *On serait tenté d'opposerà cela "l'autorité et la nouveauté" de l'enseignement de Jésus constatées par les foules et souignées par saint-Marc (1:22 et 1:27), mais il va de soi en même temps que cette nouveauté est pour nos oreilles tout humaines, tandis que l'autorité de l'Enseignement du christ est divine. Il y a un dynamisme humain qui se joint à l'Origine divine de la pédagogie et du Pédagogue.
b) On aurait envie de dire que cette "autorité de (ou dans) la nouveauté" (sic) est ce qui contribue à rendre "la tradition" encore plus "vivante" que la simple adaptation du magistère aux conditions d'énonciation qui évoluent et doivent s'adapter aux changements de la situation historique des hommes au fil des époques. Mais on craindrait de hérisser mgr fellay, qui souligne au contraire* que "Rome utilise moins le concept de Tradition vivante". Pour eux, la tradition, c'est ce que fait chaque pape : chaque pape apporte une nouvelle strate de tradition. La tradition se construit par couches sédimentaires : la Tradition n'est plus l'objet, mais [ressort du] sujet qui transmet. *Pour les traditionalistes, Il ne peut pas y avoir de "développement interne" du dogme. C'est même le propre du modernisme que de penser que le dogme prend cette voie immanente pour préciser sa formulation.* C'est l'objet qui spécifie la tradition et non le sujet qui la transmet. Or "ils ont cassé la tradition". (Mgr fellay a ici des accents du : "ILS L'ONT DECOURONNE" de mgr Lefebvre).
4. La contradiction interne contenue dans "l'herméneutique de la réforme dans la continuité" peut expliquer qu'à romme, "nous fassions face à une contradiction, à une double communication, à une ligne officielle et une ligne officieuse", d'où la nécessité de rechercher constamment, à la fois "ce que veut le pape" et si ce que veut le pape est bon et acceptable pour la Fraternité." Mgr fellay donne plusieurs exemples de cette contradiction, dont il a même saisi le secrétaire d'Etat pour s'en plaindre, lequel était tout à fait dans la ligne officieuse, puisqu'il a promis à mgr fellay qu'une fois la situation canoniqueréglée, la Fraternité pourrait continuer de"tout attaquer", ce qui constitue aux yeux de mgr fellay une condition préalable de sa réintégration (*autant dire que mgr fellayprétend, enposant cette condition, être reçu comme "un ennemi de l'intérieur", à qui l'autorité permettrait de miner l'autorité (un fou du pape en somme ?), "ce qui est impossible pour une Autorité, reconnaît mgr Fellay lui-même)*. Mais revenons-en aux exemples de contradiction romaine pointés par mgr fellay, qui semble s'étonner qu'il y ait "des saboteurs" et des "faussaires" dans une curie qui devrait être "le bras droit du saint Siège", comme si tout groupe humain n'était pas soumis aux pressions contradictoires d'intérêts catégoriels divergents et comme si, dans le cas particulier de l'Eglise, il n'y avait pas depuis toujours des loups dans la bergerie :
a) Contradictions entre dicastères.
En septembre 2010, un prêtre qui a rejoint la FSSPX est excommunié par la congrégation des religieux en ces termes :
"Le Père un tel a déchu de la foi en rejoignant formellement le chisme de mgr Lefebvre."
Donc la cause était déjà jugée en septembre 2010 par la congrégation du clergé après la levée des excommunications et en plein dans les discussions doctrinales avec Rome.Je vais à rome et je proteste auprès de mgr Pozzo. Il ne m'a pas laissé finir ma phrase et m'a interrompu en disant que la commission "Eclesia dei" avait déjà signifié à la congrégation du clergé qu'elle n'était pas compétente pour prononcer un tel jugement et qu'elle devait par conséquent leréviser." (*Ici, on a moins à faire à une contradiction entre dicastères au sens strict qu'à une congrégation ou à un dicastère qui abuse de son pouvoir et de sa compétence.*
b) La contradiction par des procédés dilatoires.
Sur quoi, mgr Pozzo fait le geste de déchirer cette lettre. De même, au lendemain de l'ultimatum de la CDF, les interlocuteurs officieux de mgr fellay lui font savoir que tout ce qu'(il) doit faire de cette lettre, c'est de l'archiver. Ca ne veut pas tout à fait dire : la mettre à la poubelle, mais ça revient pratiquement au même.". Après que mgr Fellay a refusé l'ultimatum de la CDF, il rédige, sous la dictée de mgr di Noia, nommé pour trouver un chemin de conciliation avec la FSSPX, une lettre pour dire à la congrégation que "son texte est encore à l'étude". C'est une habitude à rome, lui explique mgr Di Noia, de dire qu'un texte est encore à l'étude pour apaiser les esprits. Mgr fellay de s'indigner qu'après cela, on écrive dans la presse que rome n'a pas encore reçu de réponse de sa part…
c) Une contradiction dans les nominations.
Mgr Levada démissionnaire est remplacé, à la tête de la CDF, , par mgr Müller qui, avant sa nomination, avait exprimé des positions très hostiles à la fraternité :
"Les évêques (de la Fraternité) doivent redevenir prêtre ; quant à leurs séminaristes, il n'y a qu'à les renvoyer dans les séminaires diocésains." "Cela revient à dissoudre la fraternité, voilà ce que dit de nous notre responsable", commente mgr fellay. Comme cette nomination pose problème, le pape nomme un second interlocuteur: mgr di Noia, *chargé de déminer le terrain. Mais on a en effet l'impression d'un jeu de rôle, où l'un jouerait le rôle du méchant et l'autre celui du gentil. C'est une tactique classique de gouvernement, dont on voit mal comment on pourrait la proscrire de l'eglise, puisqu'il est recommandé aux disciples d'être rusés comme des serpents et doux comme des colombes.
(Mt 10:22)*
d) Une contradiction dans la position pontificale.
"Le pape me fait savoir que résoudre le problème de la Fraternité est au cœur des priorités de son pontificat." Mais, après que j'ai reçu l'ultimatum du 16 mars, je courre-circuite le mandataire officiel et écris directement au pape. Le pape me laisse faire ce geste, puis, après un moment, me fait savoir que je dois envoyer la lettre que je lui ai expédiée par le chemin normal. La congrégation se contente de corriger mon texte de façon qu'on revienne à la case départ. A ce moment-là, j'écris au pape" (restitution oral du contenu de cette lettre) que, dès lors qu'il manifestait le désir de réintégrer la FSSPX dans la pleine communion de l'Eglise catholique, "j'étais [fondé à] conclure que vous deviez mettre en veilleuse (sic) le problème du concile. Si l'on remet – dans le texte qu'on nous donne à signer – les éléments du concile qu'on ne peut pas accepter, je suis obligé de conclure que je me suis trompé. Donc dites-moi vraiment ce que vous voulez." C'est la seule fois que j'ai reçu une réponse du pape datée du 30 juin et qui expose trois conditions pour que la fraternité soit reconnue. La première, c'est que nous reconnaissions que c'est bien le Magistère qui est le juge de la tradition. (…) La deuxième condition (dont on pouvait craindre qu'elle découlât de la première), c'est que vous reconnaissiez que le concile fait partie intégrante de la tradition apostolique" *Comme je l'ai déjà signalé, la troisième condition a été omise. Quoi qu'il en soit, on constate que, s'il a pu y avoir, avant et après cette date pivot qui marque l'unique fois où le souverain pontife est l'interlocuteur direct de mgr Fellay dans cette longue séquence de discussion, des assouplissements et des raidissements de la part du pape, le pape, dans cette unique lettre privée, ne désavoue nullement, voire reprend quasiment les mêmes termes que la CDF, ce qui, du moins, ne le met pas en porte-à-faux avec cet organe du gouvernement de l'Eglise et même si cela n'empêchera pas le souverain pontife de continuer à faire des propositions de régularisation canonique très favorables à la FSSPX, qui, à partir du 13 juin, ne veut plus faire aucune concession, mais pose au contraire trois conditions : "que nous soyons reçus comme nous sommes, que nous n'ayons pas à signer ce papier de rome, et que continue de nous être garanti le droit de critiquer (parfois décliné en droit d'attaquer)." Comme, à cela, mgr di Noia oppose la nécessité d'une "critique constructive" et que la CDF ne revient pas sur sa condition d'acceptation préalable du concile, avant la discussion légitime de tel point litigieux, condition dont mgr fellay fait une lecture maximaliste en plaçant l'acceptation au-dessus de la discussion et en estimant que la foi passe avant le confort d'une situation canonique régularisée, "nous sommes revenus à la case départ" est la conclusion qui s'impose et que le prélat tire légitimement de ses discussions avec Romesous le pontificat de benoît XVI.
Mgr fellay est loin de nier la critique qu'on a peut-être manqué "une occasion historique" de signer un accord, comme l'ont nié beaucoup de suporters de la FSSPX, après la publication sur son blog d'un article de Jean-Marie Guénois, faisant état d'une ultime tentative de rapprochement de benoît XVI, information que le journaliste n'a jamais démentie bien qu'elle n'ait été confirmée par aucune des deux parties et ne semble fondée, à ce jour, que sur l'espoir qu'avait manifesté mgr fellay après l'annonce de la renonciation de benoît XVI, que "le pape ferait un dernier pas vers nous". Mgr Fellay, on l'a dit, reconnaît que les conditions qu'on lui proposait étaient favorables à un point que mgr Lefebvre n'avait jamais reçu de telles offres. Mais il assume d'y avoir opposé un "non possumus" tout à fait dans la tradition de l'action française, qu'il motive par la raison que la foi doit passer avant l'accord pratique et le confort d'une situation canonique, fût-elle une prélature personnelle à juridiction universelle. Il a beau appeler ses fidèles à prier pour que "le bon Dieu nous donne un bon pape", il n'y croit pas vraiment. Il prédit, à vues humaines, que le successeur de benoît XVI opérera plutôt un "gauchissement" à la mode Jean-Paul II, et que les cardinaux pourraient bien faire passer "un mauvais quart d'heure à la messe traditionnelle", sans toutefois aller jusqu'à accepter l'ordination des femmes ou la communion pour les divorcés remariés, ce qui serait, assurel'évêque dissident, "la dissolution de l'Eglise",
"Quant à nous, qu'est-ce qu'il nous reste à faire" ? "Regarder les cardinaux", continuer à construire une espèce de sauve-qui-peut, un raffiot de sauvetage en se disant : "On verra bien". Mgr fellay avoue à demi-mots avoir fait un coup de poker inspiré par "la politique du pire", puisque des conditions aussi favorables ne se présenteront pas de si tôt :
"Je ne vous promets pas la paix dans l'eglise avec le prochain pape".
Mais il vit le flottement de ce retour à la case départ avec beaucoup de zénitude : "Il n'y a pas de quoi s'affoler". La vie a besoin d'aventure. Nous vivons dans "une rue cernée de tireurs d'élite". L'aventure que propose mgr fellay come geste à ses fidèles consiste à ne pas marcher dans cette rue comme en "temps de paix". On est plutôt dans l'évitement que dans "LA CHANSON DE ROLAND". Mais ne le prenons pas avec tant de condescendance : il s'agit de "faire son salut par des chemins d'exception". Cette aventure n'est pas qu'évitement,. L'héroïsme est au rendez-vous. Mgr fellay convoque le témoignage d'une mère de famille de ses fidèles qui, le même jour de Noël 2011, a perdu deux de ses enfants : sa fille cistercienne assassinée au Nigéria et son fils, fraîchement reconverti du bouddhisme, à qui des bouddhistes avaient présenté une croix pour qu'il marche dessus et qui fut exécuté, parcequ'il avait préféré l'embrasser. La zénitude de l'évêque helvétique consiste à préparer ses fidèles au martyre en leur parlant d'apocalypse, tout en les exhortant à ne pas penser à de telles scènes (quoique la suggestion soit dans l'esprit), mais à faire leur devoir d'état, comme si de rien n'était, "par amour du bon Dieu", au milieu d'un "champ de ruines" : "Ce n'est pas compliqué, la vie catholique. C'est exigeant, mais c'est très simple." Il suffit de faire une consécration à saint-Joseph, "terreur des démons", en ayant à l'esprit les promesses de fatima que " le cœur Immaculé triomphera". Du monde, de l'état actuel de l'eglise ("il n'y a pas de quoi s'affoler") ou de l'apathie de mgr fellay, preux chevalier du statu quo ou véritable risque-tout du combat décisif ? Comment savoir ! La sérénité dans les épreuves fait rarement bon ménage avec une piété craintive.
ROME-FSSPX : CHRONOLOGIE D'UN MALENTENDU :
Cette esquisse de chronologie prend pour guide les notes que j'ai prises à l'audition de la conférence de mgr fellay donnée à Nantes, laquelle conférence étant orale, omet beaucoup de dates. Cette chronologie est donc susceptible d'être amplement complétée et corrigée.
14 septembre 2011: convocation de mgr fellay auprès de la congrégation pour la Doctrine de la foi pour évaluer les discussions doctrinales des deux années précédentes et lui présenter pour analyse et signature le "préambule doctrinal" comme préalable à un futur accord pratique ;
30 novembre 2011 première réponse de mgr fellay au préambule doctrinal ;
16 mars 2012 : ce qu'on a appelé l'ultimatum de la CDF disant en substance que "le fait de refuser la proposition du 14 septembre 2011, explicitement approuvée par le pape, revenait à refuser l'autorité du pape, et donc, à travers deux canons dont seuls, les numéros étaient cités,exposaient à une condamnation comme chismatiques et à une excommunication. "Dans sa bonté, le pape vous laisse encore un mois pour réfléchir et, si vous voulez revenir survotre décision, vous avez un mois pour le faire savoir à cette congrégation."
22 avril 2012, réponse de mgr fellay à la CDF, qui lui remet une proposition de prélature personnelle, assortie d'un nouveau préambule doctrinal
13 juin 2012 : nouvelle rencontre de mgr fellay avec la CDF pour un constat de désaccord et d'échec
29 juin 2012 : sermon de mgr fellay où il constate que la situation est bloquée, après avoir essuyé le désaveu de la CDF, mais avant de recevoir la lettre du lendemain, signée du pape ;
30 juin 2012 : lettre du pape adressée à mgr fellay dans laquelle il reprend les arguments exprimés par la CDF du 13 juin.
Et entre le 30 juin et la renonciation de benoît XVI ?
vendredi 1 mars 2013
Bilan théologique d'un pontificat catéchétique et théocentrique
"Le pape tourne le dos à la vie publique".
Ces paroles d'un contributeur du "Forum catholique" ont donné corps à une intuition que j'ai eue dès le début du pontificat de Sa Sainteté benoît XVI (pape émérite, si vous voulez), intuition qui s'est confirmée selon les voies impénétrables de l'Imprévu de Dieu.
Cette intuition était que ce pape aurait le charisme catéchétique.
On n'a qu'à relire ses catéchèses d'histoire de l'Eglise au cours de ses audiences générales, lire sa catéchèse exégétique sur NSJC, lire encore ses encycliques sur les vertus théologales (il nous manque évidemment une encyclique sur la foi, mais "Porta fidei" ne peut-elle pas constituer une porte vers cette encyclique manquante?) pour voir que recatéchiser son Eglise aura été le charisme principal du grand théologien cardinal Joseph Ratzinger, devenu le pape benoît XVI.
Comme j'étais assez déboussolé que le conclave ait élu un pape aussi âgé, je me disais:
"son règne durera trois ans, comme la vie publique de NSJC."
Eh non, il a duré sept ans, et le pape émérite aura comme pris soin de renoncer à sa charge avant que l'on célèbre le huitième anniversaire de son accès au souverain pontificat.
Lorsque Jean-Paul II, nommant Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la sainte face docteur de l'Eglise, à l'issue des JMJ de Paris en 1997, donna rendez-vous aux jeunes à Manille en l'an 2000, je me suis dit que, malgré son état de santé déjà déclinant, il avait reçu la Révélation du christ qu'il vivrait jusqu'en l'an 2000.
Il a pu rédiger "tertio millenio adveniente", se rendre à ces JMJ, il a vécu cinq ans de plus, et aux dernières JMJ auxquelles il participa, il ne donna plus rendez-vous aux jeunes, il annonça simplement qu'elles auraient lieu à cologne.
Faisons attention à une autre marque du pontificat de sa Sainteté benoît XVI: son dernier tweet
"Mettez le christ au centre de votre vie".
Tout au long de son pontificat, le message christocentrique aura été... central.
Il n'est pas impossible qu'une large part de ses réserves à l'égard de Vatican II tiennent aussi à ce que ce concile soit plus éclésiocentrique que christocentrique.
Comme le pontificats de Jean-Paul II et celui de Benoît XVI se complètent, on peut dire que le premier a été mariophanique, le second fut christocentrique.
On a beaucoup dit que ce pape aura réconcilié l'eglise catholique avec l'orthodoxie. C'est vrai, mais Jean-Paul II lui aura préparé le terrain. Ce qui aura empêché les orthodoxes de se reconnaître dans ce pape tient à ses origines slaves. Benoît XVI a complété la réconciliation. Mais le christocentrisme de son approche est fait pour séduire les luthériens et rapprocher le terme d'une réconciliation plus profonde avec ceux-ci.
Si l'on admet la centralité de cette dimension christocentrique du pontificat, cela permet de tirer deux autres conclusions:
-La première est relative à la nouvelle évangélisation. Cette expression peut agacer, et elle agace dans toutes les sensibilités catholiques. Cependant, la "nouvelle évangélisation" pensée par Jean-Paul II était très proche de "la nouvelle Pentecôte" des charismatiques, dont l'avant-dernier pape partageait une grande part de la sensibilité et certaines formes de piété comme le rosaire, dont les charismatiques n'ont pas le monopole, bien qu'ils aient beaucoup contribué à relancer cette dévotion. Benoît XVI remettant l'accent sur le christocentrisme du Mystère éclésial, resitue la nouvelle évangélisation sur l'axe de la prédication, de la catéchèse, de la transmission kérigmatique et spirituelle.
-La seconde conclusion nous amène à réinterpréter sa renonciation selon l'axe christocentrique, complété par le fait que ce pape aura voulu Imiter le Modèle de la Vie pubique du christ. Benoît XVI tient à dire qu'"il n'abandonne pas la croix"; mais comme il n'est pas le Christ, il ne juge pas nécessaire qu'on le voie sur la croix.
Cette interprétation théologique de la décision de benoît XVI ne gomme pas, malheureusement, l'impact défavorable qu'elle aura sur le plan médiatique : une assimilation de cette renonciation, non seulement à la modernité, ce qui constitue à mes yeux un moindre mal, mais surtout à l'euthanasie : puisque le pape a voulu Partir Dans la Dignité, pourquoi empêcherait-il ceux qui le souhaitent de "mourir dans la dignité"? "Le canard enchaîné" s'est déjà engouffré dans ce type de brèches en titrant: "La renonciation de benoît XVI, fin de la Papauté Médicalement assistée". Sans parler du papier de raphaël enthoven dans "l'"express où ce philosophe, habitué aux jeux de mots, prétend qu'on ne peut pas approuver en même temps "Jean-Paul II, le pape missionnaire" et Benoît XVI, "le pape démissionnaire". Au-delà du jeu de mots, R. Enthoven pose une vraie question.
Le pontificat de benoît XVI a été catéchétique et christocentrique. Sur quel point du Mystère de la Foi de l'Eglise mettra l'accent le prochain pontificat? Quelle réalité de ce Mystère nous donnera-t-il àvivre de plus près ?
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