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mardi 12 novembre 2024

Le "fight" de Trump

Le "Fight" de Trump m'a beaucoup fait réfléchir. 

Lorsque le pape Jean-Paul II a été victime d'un attentat, luiou son staff se sont ingéniés à écrire que la Providence avait détourné la balle  pour réaliser le troisième secret de Fatima. Cette lecture un peu convenue ne convaincra que les providentialistes les plus défraîchis. 

Jean-Paul II s'est ligué avec Ronald Reagan pour désarmer la Russie soviétique. Son successeur préfère les ponts qu'empruntent les passeurs pour se livrer au trafics humain aux murs trumpiens. Moi qui ai applaudi à la chute du mur de Berlin (je m'en souvenais encore ce matin avec un ami organiste), je ne juge pas, j'expose, et je constate que le Vatican de François ne s'alliera jamais aux États-Unis de Trump. 

Dont l'angoisse identitaire lui paraît méprisable, comme est anti-évangélique la réaction instinctive -et tellement plus vraie qu'une promesse électorale- par laquelle Trump accueillait sa mortqui pouvait le faucher d'une seconde à l'autre en ne disant pas tant aux autres: "Vengez-moi" que "luttez pour qu'il ne vous en arrive pas autant". Rien de plus contraire au "tendez l'autre joue" qui devrait être la boussole des électeurs évangéliques de Trump. Y aurait-il une dissonance cognitive entre l'Évangile et les évangéliques? Ce ne serait pas la première fois que des chrétiens seraient pris en flagrant délit de ne pas pratiquer l'Évangile. 

Nulle référence évangélique dans ce sursaut dont Raphaël Glucksmann concédait que Trump opposait à la résignation générale une "incroyable puissance de vie" qui avait convaincu ses électeurs. Ce sursaut n'a pas davantage le providentialisme rétrospectif d'un Jean-Paul II se félicitant d'avoir pu régner quelques vingt-cinq ans de plus. Mais il fait écho àla manière dont le P. Jacques Hamel avoulu résister à son agresseur: "Retire-toi, Satan", cri dans lequel (les ecclésiastiques ne l'ont jamais relevé) un terroriste devenait le diable en personne. 

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