Il était une fois l'Europe. Une Europe qui, avec Maastricht, rêva d'êtr une puissance autonome, indépendante de l'axe transatlantique, à l'autre pôle de l'Occident; dont la Russie rêva si fort qu'elle demanda à la rejoindre et François Mitterrand ne fut pas insensible à son appel; puis qui fut rattrapée par la réalité, parce que l'économie dominante du pays dominant de la confédération européenne, l'Allemagne pour laquelle canaliser il fallait confédérer l'Europe, dixit Robert Schumann dans le chapitre central de son "Pour l'Europe", voulait appuyer son hégémonie sur le pays dont la monnaie dominait le monde en croyant réparer, par son alliance avec un autre pays protestant, millénariste et messianique, les abominations du régime nazi qui lui avait fait perdre le droit moral à son influence philosophique et spirituelle idéaliste.
Il était une fois une Europe surprise par la première élection de Donald Trump au point que le pays sus-cité avoua son écoeurement par la bouche d'Angela Merkel; qui se refit la cerise quand Joe Biden l'emporta sur Trump et réintégra la communauté climatique des Accords de Paris en poussant l'Ukraine dans une riposte ingagnablecontre son envahisseur, une Ukraine où le fils du président américain qui semblait un peu dépassé pour faire de l'escalade avait nourri de juteux et douteux conflits d'intérêt; une Europe qui s'était fondée sur l'idée d'une "paix perpétuelle" à la Kant et qui croyait se refaire sur la guerre parce qu'un pays de l'ère russe venait de se faire envahir pour avoir voulu devenir occidental contre sa destinée manifeste; et pour finir une Europe qui se retrouve toute seule et se voit dans l'obligation de devenir une puissance ou de se dissoudre et d'abdiquer son rêve confédéral sous la pression conjuguée d'une Amérique qui ne veut plus faire alliance avec elle et d'une Russie qui veut faire alliance avec la nouvelle Amérique.
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